Invasion danoise
Les wikings, ou pirates danois, proches parents des Angles, dominèrent l'Angleterre pendant plusieurs gém"'ralions, leurs chefs étant même de lOlG à 10i2 les monarques de tout le pays.
1066. Bataille de Hastings et établissement des Normands de Guillaume le Conquérant.
Guillaume, sixième duc de Normandie, descendait de Rolion, pirate Scandinave qui avait pris Rouen en 905. Ces Normands avaient rapidement oublié leur langue (le riorse) et leurs mœurs : ils étaient francisés, et Guillaume et sa noblesse imposèrent la langue française au pays qu'ils se partagèrent. Le français tout en se mélangeant à l'anglo-saxon resta la langue officielle jusqu'au xv*' siècle et la promulgation des lois anglaises se
fait aujourd'hui [encore au Parlement britannique par une formule non anglaise mais' française : le roy le veult.
1154. Henri II, premier Plantagenet.
Ce roi, fils du duc d'xVnjou, était donc français; mais par sa mère Mathilde, fille du roi d'Angleterre, il avait un droit éventuel à la couronne de ce pays. Ayant épousé Éléonore d'Aquitaine, femme répudiée de Louis VII, roi de France, il possédait féodalement mais souverainement, un tiers de la France qu'il ajouta à son royaume d'Angleterre.
1215. La grande charte.
Le roi Jean sans Terre fut contraint par ses barons de signer cette charte qui accordait des libertés considérables non seulement aux seigneurs, mais aussi aux paysans.
1258. Provisions d'Oxford — le Parlement.
La lutte entre la couronne et les barons continua sous Henri III. Simon de Montfort, seigneur français fixé en Angleterre, fut le champion des barons. En 1258 il fit voter par ses partisans l'établissement d'un Parlement aristocratique qui devait se réunir trois fois l'an. En 1265 il convoqua à cette assemblée deux délégués par ville et pour la première fois la bourgeoisie se trouva représentée.
1301. Les barons demandent que les ministres ou grands conseillers du roi soient nommés par le Parlement.
1337. Commencement de la guerre de Cent Ans.
Edouard III, petit-fils (par sa mère Isabelle) de Philippe le Bel, roi de France, prétendit, lorsque la descendance directe des Capétiens s'éteignit, avoir un droit d'héritage sur la couronne de France supérieur à celui du premier Valois, Philippe VI, neveu de Philippe le Bel. Il avait tort, même d'après le droit du temps.
1399. Avènement des Lancastre.
Richard II, petit-fils d'Edouard III, étant mort sans enfants peu de temps après avoir été déposé par le Parlement, Henri de Lancasire, descendant direct mais en branche cadette d'Edouard III, s'empara du trône, au détriment d'Edmond comte de March, et régna sous le nom de Henri IV. Ses deux successeurs furent Henri V et Henri VI. Ce dernier, presque imbécile, régna trente-