‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 129 sur 185 · Il est permis dans certains cas de retrancher au vo · texte numérisé non relu

Il est permis dans certains cas de retrancher au vo

(a) Ichmouni, 3® part., p. 150. (b) Ichmouni, 3® part., p. 152.

(c) Ichmouni, 3® part., p. 149.

n** 369-3 70] Deux. part. Ch. XXII. Observât, sur la déclinais. 311

catif la finale d'un mot, c'est ce qui s'appelle en arabe ^^\ V adoucissement .

Ce retranchement consiste à effacer au vocatif tantôt la dernière lettre du mot, tantôt la pénultième avec cette lettre.

Nous allons expliquer dans quels cas il n'a pas lieu et, quand il est permis, la manière de l'effectuer, suivant la nature des mots et leurs terminaisons.

Retranchement prohibé.

370. Il n'est pas permis de retrancher la finale du vocatif :

1° Dans la complainte : ©L^<!bj;[j hélas î le pauvre Abraham !

2^ Quand on appelle au secours. Aussi est-il rare que l'on dise par exemple Jil L au secours de Malek! pour diîlll, comme dans ce vers :

Jli l) Ulô 4^1 ^ l) ^^ ^L« i^^t IUj

Chaque fois qu'un héraut a crié parmi eux : Au secours

de Taïm-Allahl nous avons répojidu : Au secours de Malek!

3^ Dans les noms propres qui n'ont que trois lettres, comme j) j Zaïd.

4^ Dans les noms propres composés d'un substantif suivi

d'un génitif, comme 4j^\ jCo Abdallah.

5^ Dans les noms propres régimes d'un nom commun :

<»jic Jll ô fainille d' Alquamah!

6^ Dans les noms propres composés d'une phrase Uk^ ^l£ Châba-Quarnaha,

312 Deux. part. Ch. XXII. Observât, sur la déclinais. [n« 370-371

7° Dans les noms communs, excepté dans les noms terminés par uns, ainsi que dans les mots suivants : ,^o\o ami, t-I^U Cj A I S^li J/ Vj jl-l r\^ ami^ sois dillcjent et ne perds pas le souvenir de la mort; ObT' P^'^^drix, \f\ - dlf[ V$^[, iSJC}^ Jj^Li â perdrix, tu qs le sommeil bien long ! et Jù^ lion, héros y .Jl^sùc C («) •

8^ Dans les mots indéclinables, comme par exemple ^IJ^

Hazâm. Néanmoins les mots, qui ont la terminaison 4)°j

comme <,' .j^ , peuvent la perdre au vocatif, nonobstant

l'opinion des Koufites : ,^ju-l ô Sibaouaïhi ! [b]

Remarque. Les poètes usent de ce retranchement en dehors du vocatif, et même dans les noms communs, ex. :

Combien de ruisseaux aux eaux abondantes sans voyageurs, qui s'arrêtent sur leurs bords et où retentit le coassement des grenouilles! iS:iUL^ pour

Retranchement permis.

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