Dans cette forme le ^^ de la deuxième radicale
des substantifs se change en j ex. : ^^b bonheur^ pour ^i?»
Cette permutation n'a pas lieu dans les adjectifs, ex. : <S- tji^ marche orgueilleuse; ^jC^ 4^.^» portion injuste; J^p- et ^jCp sont pour ^JC^ et ^jJto [a). Excepté ^^^et /j> (385).
2P Quand le ^ est à la troisième radicale, on lui substitue un
^ dans les substantifs, ex. : Lî ^ monde ^ pour (^ jî ^, de t^ —
jî J) e/re vil; L^aÎI V extrémité la plus reculée^ de 1^5 — ^^ ...» j t»
être éloigné [b). Excepté (^.U douceur.
Ce j reste dans les adjectifs : ^^^\ 4> UM /«/?yi dernière.
Mais cette règle n'est pas absolue : car on dit loj.ll l\X~\ la vie présente^ LUl ^jjH le degré très élevé (c).
3^ Si le ^ est radical, il demeure tant dans les noms que dans les adjectifs, ex. : urj sentence, La^i ô^e^^ dirigée.
De la forme iS^-^ *
387. P Dans cette forme, le substantif et l'adjectif gardent leur faible radicale : ^c^y -«y peuple où tous sont égaux ; i) 1^ quelle chose étonnante ! [d)
2^ A la forme (^ jO, le (^ de la troisième radicale se chan-
(a) Sib. 2® part, n^ 541, p. 411. (b) Sib. 2« part, n» 550, p. 426.
(c) Ichmouni, 3^ pai-l., p. 274. (d) Sib. 2° part, n^ 541, p. 411.
326 Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations, [n» 387-389
ge en j dans les substantifs : j^^ll tiiiel, ^/j^'i reste, ^^^ g ai' de, iS^j^" dchat [a).
Ce changement n'a pas lieu dans les adjectifs, ex. : l^ couverte de honte, Vx^ altérée, L j abreuvée.
Le j radical n'éprouve pas de permutation dans les substantifs, ni dans les adjectifs : iS^^^ procès, (SjJ^a contagion, ^j^ très avide, iSJi^) i^^'^ (^).
K J Qi iS supports du o\^ *
388. L'I est le support ordinaire du — ; le j celui du — et le ^^ celui du —, comme il a été dit au n^ 114. Nous ajouterons ici qu'après une consonne marquée d'une voyelle, si le — porte un — ou un —, son support suit la première règle des permutatiens: ^j bassesse, L.Ijj commandement, %"}} perle, JiLdemande.
Changement de l'I en (^ •
389. 1° Lorsque le verbe radical est de la forme ^^=?i au présent, on écrit un (^ après le — et le ^^ se prononce comme un \ : &j — iSx P^^^i'^^^ pour Icj — [tj^ ; ^j il a jeté, pour t«J; riîl le jeune homme, pour Éiil , du verbe iT —
^ être jeune.
Si le présent de la racine est 5^1 , il suit la règle générale : l;^ — y i être élevé.
(a) Sib. 2^ part, no 550, p. 426. (b) Sib. 2® part, n» 550, p. 426.
n<* 389-391] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 327
%^ A partir de la troisième lettre d'un mot inclusivement, quand la consonne est marquée d'un —, l'I de la finale se change en ^^ : ^$3 purifier de JSj — ^'j^ être pur; (^•î/ il est attaqué, J\i ^ ils sont attaqués tous les deux, cXj«* ^^^^^ ^^^^ attaquées, de \'}> — jV^ faire une incursion^ Ija^ 1 l'élu, de li^ — ^^) être pur \ ^L*^ donné, de lia^ — Jaiu recevoir \ i^j\ ,£i. bâton, de \1 — j^ frapper du bâton»
Sont exceptés les noms, dont la pénultième est un (^ : Co
monde, l lJa:i- péchés, l lie supérieure {a), [S — Tic parler
d'une manière inintelligible; [j^ — 11;:;, féminin et pluriel
de ûtV qui rougit, qui a honte; Lio — lli — Cicill ^^^^
incapable, Lp 1 e^re fatigué, bègue. Cependant ^^ 7«Am
(nom d'homme) ne prend pas d'I final.
Remarque. Les mots terminés par iS — reprennent 1 1 devant un pronom affixe : «U j il l'a jeté, ^\j\j.ct> leurs hâtons.
Changement du J en (^ ♦
390. Dans les formes JO 1 — Jdif — tlL^ le — se change en - et le j en <^ '' à^^'^ ^^^ seaux, pour '/^^\', ^^\ le souhait, ])ouv ^ Jl ; JUI la négligence, ^omy 'y\p\*
Formes Jj,4=c5 et t",4=e5 •
391. A la troisième personne du féminin singulier, lej et le (i des formes isG et JCT se changent en 1, qui s'élide à
(a) Sib. 2« part, u» 550, p. 426.
328 Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. [no 391-393
cause du — de la consonne suivante, comme on le dira à la règle IIP n° 396, ex. : \\l il a fait une incursion, Zj^I, pour Cj^f — Zj\jl ; ^j il a jeté, ^j pour ^^^j — oUj»
Mais dans la forme ^Cj le (^ ne subit pas de permutation ex. : V^j il a agréé, j^l^j ♦
La m '^me personne du duel se forme de celle du singulier, après la permutation, ex. : tj^, b^j, li^j.
Règle II.
392. Les lettres I j (^, à la fin d'un mot, ne reçoivent aucune voyelle : Ijt il a fait une incursion, pour ^' l ; jji,
il fait une incursion, pour j-i, ; ^"'^ il est attaqué, pour ^^1* : ^oj il agrée, pour ^j (subjonctif); l^i 1 le bâton, pour^^Jl; xiU le jeune homme, pour Jiil; ^iDl le juge, pour ^'<^&ii»
Voici les modifications que subit cette règle.
Maintien de la voyelle à la terminaison.
393. 1^ Tout nom termine par j ou ^^ avec un — ou précédé d'une consonne muette reçoit les voyelles sur sa finale : jC^\ le poulain, j^J 1 V ennemi, yj I /e pardon, ^ ai^l /e chevreau, Jj]\ le seau, ^j^ ' J^Jl l'homme généreux.
2^ Le j précédé d'une consonne portant un — et le ^j, qui suit une lettre afi'ectée d'un —, conservent leur — final : j^I il a été brave; jji V) il ne fait pas d'incursion; ^6)1 sZ^At je me suis abouché avec le juge; ^^^\ (V-^ ô^ -'^j'. 7^ tJewa:
n° 393-394] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 329
que tu lances la flèche; Û^ ^^j^\ ^.>- j'ai parcouru tous
les déserts {a).
3^ Les deux mots (^Utl et (S\j\ les étendards, iplnriels de
4)Ip et ^jlj, gardent leur voyelle finale.
Remarques. 1° En poésie le final se retranche quelquefois : jji. ^^.)
il ne fera pas d'incursion, pour jJm ^I • j^^^ i>.! <7 ne jettera pas, pour
2° Parfois encore les poètes, contrairement à la règle, gardent la voyelle finale : jjj»*M i3 *»i ^j^»V que le ciehie bénisse pas les personnes du sexe \
Maintien du tanouïn.
394. 1^ Quand la lettre, qui précède 1 ou ,j, est marquée d'un —, elle reçoit le tanouïn dans les noms indéterminés pour tous les cas de la déclinaison : Ua& bâton, pour ^p ; r.3 jeune homme, pour tj . Sont exceptés les noms féminins qui ont la finale ^j, —, ex. : U>- enceinte (362).
2° Dans les mêmes mots indéterminés, si la pénultième porte
un — ou un —, le j et le ^ de la finale s'effacent et l'on met
un tanouin — sur la lettre qui le précédait : Js\» juge, pour
^o\fi\ Ji^ seaux, pour jJ^' ; ^ souhait, pour ^^ ; ô'y "♦* ^.> ^ ^ " ^ >^^*'
négligence, ^o\xY {X\y \ J^ déserts, ^^ouv ^S^^ (^)-
A l'accusatif cependant la lettre faible ^^ reparaît : C 'Jd,
Cj^i, CI:, uU*» En poésie elle reparaît aussi aux autres cas :
J,l^« «io?e, pour i\\y', ^^ ^ comme des servantes, pour
(a) Sib. 2® part, iio 548, i). 422. (b) Zamakhchari, p. 184.
(c) Sib. 2<5part. n" 548, p. 423. (d) Zamakhchari, p. 184.
330 Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. [11° 394-396
Quand un mot est de la deuxième déclinaison, il ne reçoit pas le ô'^yl à l'accusatif; vous direz donc jU^ au nominatif et au génitif, et ^)^ à l'accusatif.
Suppression du J et du i$ à la terminaison.