P La contraction n^est pas admise dans les formes
y^ 5 ~" j^ J "~ y^ j ~" ^--? ~" oy^— *^ ^t u'y-— 9, ex. •• ^j^
lits, ]sL>- corps tendres (a), -^ boites [à), Ja^ abaissements, j^ dommage, j^ étincelle, ^ju droiture, ^a^ votsinage, j^^ épi, ^^ :> ç'w/ « ûfw ^i^ye^ (c), llo action de boire une seconde fois, us.^1 suffocation, lU religions, ^^a^ ^2^2 2Vzjurie, t^^^chose aimee, ijj justes, iu^ hérisson femelle, j\^ ^ duvet.
Le substantif 1^^.a affection ne se contracte pas.
Dans quelques noms cependant la contraction est préférable, bien qu'elle soit libre : JIJ^I ^i^ ou Jli^l ^^ U.j homme dans la gêne [d).
2^ Les verbes trilitères suivants JJI être cariée (dent), ^^x^ être abondant en lézards, ^^être aimé, j^l être réjoui, ^ avoir du cœur, JaL^ être courts et crépus (cheveux), ^ avoir les. paupières collées, 1^^ avoir une callosité au pied, ^yç. avoir les trous des mamelons étroits (chamelle) ne se contractent pas.
(a) Sib. 2e part, n» 559, p. 446. (b) Sib. 2« part, n» 559, p. 446.
(c) Sib. 2» part. ifi. 559, p. 444. (d) Sib. 2® part, n^ 559, p. 445.
336 Doux. part. Ch. XXIII. Des permutations. [n° 404-405
3^ La contraction ne se fait pas avec une lettre déjà contractée : 1^^ espioiiner^ ^\y fréquenter,
4*^ Dans les quadrilitères, la dernière radicale répétée ne
se contracte pas : , Ju se vêtir d'une rohe^ ^^ ,î tertre ro-
cailleux, ^jcll adversaire [a).
5^ La forme /^S^[ ne se contracte pas : ^^l.x«9 [ avoir le dos voûté [b).
Contraction par suite du transport de la voyelle sur la lettre muette précédente.
405. P Au présent de la première forme, à la quatrième et à la dixième forme, ainsi qu'à leurs participes respectifs, et aux formes ^^C ji, f^, ii^x 5l, if^i^, jS^a et fJsL^ la voyelle de la première lettre répétée se transporte sur la lettre muette précédente et l'on fait la contraction des deux lettres répétées : ^'^a refuge^ pour jy^; a c il étend, pour ^^s,\ }\ raffermir, pour j^î \ ; yi^l s'établir, pour j^l:^l ; '^j.A, pour 4A5a^ et Ja^, pour jjju maillet', "^l sourd, pour >y^l (c) ; oJl^ forces, pour ^otl ; ^^^ /Jre^^ pour ^j^it:li ; j^a .çecowr^n^ pour :>a^^ («?) ; 1^1 /e^^m^, pour ..^a,!?! ; ila^l
violents, pour il ^j^ll ; 4*>-l <2m2s, pour Iu,o-l; ^1 imans pour A^\', Lj^\ pâturage, ,.^11.
2^ Aux personnes du conditionnel, dans lesquelles la se-
(a) Sib. 2® part, n» 562, p. 448. (b) Sib. 2^ part, u» 562, p. 448.
(c) Sib. 2« part, n^ 559, p. 444. (d) Sib. 2® part, ifi 559, p. 444.
u^ 405 ] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 337
conde lettre répétée portant un — est finale, la contraction est libre. Dans le cas de la contraction, on remplace ce — par Tune des trois voyelles à la forme x Â), et par un — ou un — à celle en 4=2^ , ex. : ^j^c i ou 'oc *i ^^ "^^'^ P^^ étendu; j i, i ou yj 1 il n'a pas fui; Va^») i ou ^to 1 il n' a pas mordu ; lii^i i ou jili i il n'a pas tiré.
3^ A l'impératif la forme primitive peut rester : jyl passe, *^j\fuis, '^l\ tire.
On peut aussi faire la contraction en donnant à la consonne contractée la même voyelle qu'au conditionnel. Dans ce cas l'I initial du trilitère primitif disparaît : y passe, j>^fuis, jil[ tire.
Mais à l'impératif d'admiration la contraction n'est pas per-
mise : jI\ ijLll combien Zaïd est fort !
Toutefois si le pronom afâxe o était uni à ces formes contractées, le — serait nécessaire : o-xc I il ne Va pas étendu. Mais si le pronom affixe est U, il faut maintenir le — : U^j^ i il ne Va pas rendue.
4^ Quand la seconde lettre, qui porte un —, n'est pas finale, la contraction n'a pas lieu : O^y j'ai passé, ^j c elles passent.
5^ Quand la dernière consonne d'un mot est il ou ©, elle peut se contracter avec les pronoms affixes commençant par la même lettre : doj-b ou fJjO) il t'atteindra; °>.%^*~i^ ^* ou '(^^^ ^7 leur ressemble.
338 Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. [ iû9 406
1 suivi d'un j ou d'un (^ accentué.
406. P Quand V\ est suivi d'un ^ ou d'un ^ accentué à la terminaison, ce j ou ce ^ se change en -^T— -, ex. :^\ç^ ciel, pour jl^I ; -iLj espérance, pour ^t^; ; ^l£j\^[ action de demander ufi présent, pour jlijiJl; \tfv-[ nom, pour ^1^, -^Lll noms pour jl^^i [a); -ii^j manteau, pour j^bj»
2^ Au participe en <lj et aux pluriels en jjlsC* nulle
contraction; seulement le j se permute en (^ et l'on donne
au (^ un Sji*^« JSK disant, pour Jjl* ; ^'U. craignant, pour
^jli ; »U vendant , T^our «jC;34^ vieille femme, y \^ pour
^jl^ ; Sji;, J5- ï/e^ ^ ij9- pour j^^lj,. ♦
Mais lorsque le j au singulier de jji5C5 est accentué, il reste au pluriel et ne reçoit pas de — : w^J lion, jjLï ; Jj-b-
ruisseau, i]j\J^ [b].
> • ^ 3^ Quand il arrive que l'I de la forme jjlsCi se trouve entre deux lettres faibles, celle qui suit l'I se change toujours en <^ et porte le signe — , ex. : l^tu^ bestiaux que l'on pousse devant soi, jtLl; Jv^ plein d'yeux, jCc ; J y loquace, Jo,iy ; ['S personne à la charge d'un père de famille, J.«-«Cp ; JL ôon, j-Ui-; Jji premier, iti^l (c).
Excepte ô>-i^ matou qui fait ûjU^* 4° Mais si deux faibles suivent l'i de jjlsCi, le— ne s'a-
(a) Sib. 2'' part, n» 548, p. 424. (b) Al-Khidari, 2« part., p. 299.
(c) Zamakhchari, p. 183.
n© 406-407 ] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 339
joute points ex. : J\y^ recueil de poésies, CjJ^j^ 5 f^j et -^lî immuable^ ^rjÛ ; jl^p tout ce qui blesse Vœil, jj\^ ; ^j-^jlU /?«o?î, ^ijijl?; (^jjt sarcophage, ^i^^y*
Remarque. Si un t5 arbitraire (341) venait se joindre à la lettre faible placée immédiatement après cet 1, le ^ devrait être maintenu : JJi Lt personnes à la charge du père de famille pour Jî L& (a).
5® Le j et le (^ restent sans le signe — au participe des
verbes en "J^ ayant trait aux couleurs et aux difformités ;
la même chose arrive aux pluriels en jjIsCTj dérivés d'un
verbe en jlj : JX^ mesure^ l) 1$C.^ ; ^j*- é-^^e ?202r, ^jL ;
a*^ ^^^'e morveux^ U) l^ ; 45 U^ secours, ô jl*^ ; ^ U-* ^«^^j,
Excepté î:^^^ malheur^ qui fait ordinairement ^l^^ et Sjlu /<35na/ et Sjw« caverne, qui ont indistinctement pour pluriel j/ U^ et j jLu , ^ U^ et j jli* .
6^ Dans la forme plurielle jjlsCÎ, quand un — radical ou additionnel est suivi d'une lettre faible finale, le — disparaît et sa voyelle se change en — , ex. : 4-Ua;i- péché, Jllai, LUa:^; 4) jlj angle, ij,\y),{\yj', l^\ a gourdin, (^La,
' J suivi d'un j ou d'un (^ accentué-
407. P Au passif des formes fKi et .5^15 on conserve la forme primitive : «ij) être stipulé dans un contrat, mi ^
(a) Zamakhchari, p. 183. (b) Al-Khidari, 2« part., p. 301.
340 Deux. part. Ch. XXIII. Dos permutât ions. [n» 407-409
être miiliiellcment stipulé; \}j.» être abouché, Uj 4aj s'être entretenu [a).
2® Le j suivi d'un ^j final se contracte avec lui : is '# jeté, pour ^^^ - ; ^ j\^ ceux qui me frappent, pour iSy.j^'', f cautère, pour (^ 4r; iJ intention, pour i J .
On dit rarement J^:?^. pour .-^ . ( ^^ J^»,, ) .
j initial suivi d'un j •
408. 1° Au diminutif et dans la forme jjlsCi, le j initial suivi d'un autre j se change nécessairement en I : f^\i\ nuits éclairées par la lune, pour ^f^\i) ; Ji^l gardes, pour Jl jj ; J^b Ouâssel, (nom d'homme) J^* jï (^).
Mais il demeure dans les autres cas : ^j\^ cacher^ (ijjj être caché [c).
Formes j^-3 ©t S ji^L J •
409. 1° Dans les dérivés de IsdJs, le ^ de la forme j^* et la lettre faible finale se contractent ensemble sous la forme d un (^, ex. : l^a& bâton, ^at pour j^^p; ^\>. accroupi , t>. pour jj^ ♦ Excepte ^ syntaxe, J- .
2^ La contraction ordinaire en j est libre dans le nom d'action : '^ ou ^5- action de s'accroupir ; ^r^ ou Xp 2W-
(a) Sib. 2» part, n" 542, p. 413 et 414. (b) Zamakhchari, p. 172. (c) Al-Khidari, 2^ part., p. 302.
nO409-410] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 341
> 'i '^ ri
3^ Au — du ^ on peut substituer un — : ^as^ , ^?-, ^c.» 4^ Quelques pluriels en Sj^^L-îse contractent comme ceux en
j^Ci • j^ syntaxe, "aJ- pour Sj^5i^ (a).
5° Certains mots dérivés de ^Ci subissent une permuta-
tion analogue : ^ vase de terre, ^ pour ^^ ; (^a J
mamelle, ($a. pour ^j^) ♦
Formes ^>— > et jjiX—d»
410. P A la forme diminutivejliC» , la lettre faible, qui suit le (^, se contracte avec lui : xj ^e^me homme, tj pour ^r^; i„ûp bâton, 4*^£; pour Sjl^p ; ^1^ faon, ^ ; Ia5 nuque, ^ ; j^
vieille femme, JJ^\ r\ frère, '^1; j:^^! 5œ?/r, ^ J-l ; Sj^o
anse, 4^>x; ^yZ piété, Laj ; ^1^^ chamelle qui ne voit rien devant elle, iCi^s^; j-^ petit d'un a?iimal, iSj^'i <Sj^ précipice entre deux montagnes, ,A';j*cl borgne, jCpl (ô).
2^ Si deux lettres faibles sont finales avec ou sans S et suivent le ^ du diminutif, la dernière se supprime : -^iLt (pour jUac. ) couvercle, lai; Zjy^ outil, ^:i\', ^j\i outre, Z .i; 4) jU^ Mouaouiah, 4**^; 4)jjl chèvre de montagne, 4)jl ; ill-. arrosoir, 4-,a^; jJp (pour ^^js,) ennemi, ^j,ç, (c).
^^o-l noirâtre fait j^l ou ^^1 d'après quelques-uns (a^).
3^ Dans les mots, où deux j précèdent la lettre finale, ces deux j s'élident au diminutif, ex. : ^j-jjLU paon, ^jh •
(a) Sib. 2« part, n» 548, p. 423. (b) Sib. 2° part, n» 384, p. 132 et 133.
(c) Sib. 20 part, no 385, p. 134. (d) Zamakhchari, p. 86.
342 Doux. part. Ch. XXIII. Des permutations. | n" 410-411
4° La contraction du ^ avec la lettre faible suivante est libre à la forme jj\5Cj dans les noms, qui ont leur
pluriel en j;l5Ci ^ Jjo >. ruisseau, JjUc>. ruisseaux, oy>J^
ou l) j,>. petit ruisseau; :i.^i grand serpent, ^^L-i grands serpents^ ^^^i ou j.^1 un petit serpent de cette race.
Des verbes en
411. Les quelques verbes, qui suivent cette forme, peuvent, eux et leurs dérivés, se conjuguer ou se former sans contraction comme ceux en j^y? . En conséquence, ils conservent généralement leur premier ^ radical dans toutes les formes.
Exemples pour le passe : "^^ il a vécu; ,2^^ elle a vécu {Y^ forme) ; L>. il a fait vivre (IP forme); l U nourrir (IIP forme); {^\ il a vivifié ;\L>-\ ils ont vivifié tous deux; \ y.>.\ ils ont vivifié (IV^ forme); Li---*! il a laissé en vie (X^ forme) ; ^, ^>. il a été nourri (passif delà IIP forme); ^>.l il a été ressuscité ; 1^5.1 ils ont été ressuscites (passif de la IV^ forme) ; ^^-^^ il a été laissé en vie (passif de la X^ forme).
Exemples pour le présent : Lf^ il vit; ^y,^ ils vivent ; ^^^
il ressuscite; J\.^ ils ressuscitent tous les deux (IV^ forme); ôy^l ils rougissent (X^ forme), etc.
Exemples pour le participe : ^^U vivant (P forme) ; ^ — i^ ressuscitant ; ;JJs- ressuscitant tous deux (IV® forme).
no 411-413] Deux. part. Ch. XXIII. Des permutations. 343
Exemples pour le nom : L^ lien où Von vit; X.^^ salutation: ^.,^— 'L^ pudique; X.^ petit serpent; 4.^>l pluriel de ^lo- vagin; ^^^ qui appartient aune tribu; Ol 4^ pour vHjU?- serpents.
412. Ces mêmes verbes peuvent aussi se contracter. Exemples pour le passé : .^,c^>-, SL^. (F® forme), etc. ^.^^
(passif de la IIP forme) ; ^1 (passif de la IV® forme) : /^^i (passif de la X® forme), etc.
Exemples pour le présent : -^ — ^yj^ (F® forme), etc.
Exemples pour le nom : iS- — 4^1 , * Lp 1 pluriel de Vp bègue y OU- serpents.