‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 157 sur 185 · Cet adverbe est une particule corroborative, qui pré · texte numérisé non relu

Cet adverbe est une particule corroborative, qui pré

n» 470 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 405

cède un substantif, un pronom affîxe, un pronom démonstratif ou un pronom relatif ou enfin une préposition avec son régime équivalant à une proposition. Il peut se rendre par «certes, assurément». Voici les différentes occurrences dans lesquelles on l'emploie [a).

P II se place au commencement d'une proposition : ^\ ^\ JI3I 4Ulj (3 j,J ^ assurément , Dieu est un en trois personnes ; J^ JaI t\,[ i)y.^ *(S^[ certes, vous êtes les bienfaiteurs de vos concitoyens; ^^â j A IJIa ôl (assurément, c'est un mensonge; Ojom jj^ O'J' ul assurémeyit, ceux qui t'ont donné des conseils ont raison; VzS^ ilxp Ol (assurément, tu «5 w^z livre chez toi; Lblj di>* \ t^-Up ûj certainement, se- /o?^ mo^^ ^w es excelleyit; ù^^ ^\ iky^ à> i>[ certes, je suis persuadé qu'ils sont coupables.

2^ Après un impératif et un verbe prohibitif ou déprécatif, on emploie 'J[ , avec ou sans la conjonction ^, dans la seconde proposition renfermant le motif de l'ordre ou de la défense : J^ 4.1)' Sj^ l& 4Jl dJCjj ^r=^^ honore ton prochain, lui qui certes est créé à l'imaqe de Dieu; Jj^\ J[ 1^^ 1 -pà^ V ^^jC;^ ne pèche jamais : car, certes. Dieu est vengeur du crime; Jl* L5 OU-^V' i>> %« i-lj '05 i-Jld ;^"*^l) \a\ crois au Christ, puisqu' assurément il est ressuscité d'entre les morts, selon

sa parole; J^I^ joJI 0| A lève-toi: certainement V ennemi

(a) Sib. po part. xP 269-273, p. 419-424.

406 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n" 470

n'avance; fjj) lit ^Jl dl,lc fjjl '/«^e i)/^!^ ^<? bénisse ! car il est ton père.

3° L'adverbe O! P^ut suivre les mots S[ puisque, parce que, ISl voici, voilà, V ^ est-ce qu'il n'en est pas ainsi? allons! certes, V! ouVli-^^^^ /«'es^ ^?/e^ 5<2rz5 ^i/e,U est-ce qu'il n'en est /?â55 ainsi ? certes ! ^r ensuite, x>- au point que, l^,^..^ où, '^assurément non, en vérité, (tXJ volontiers, à tes ordres, ^ i-M sans doute, ^; oui, U voici, ex. : ^i M ji' /,-* sli^îj' jj^ LÂ^I y^ 5WZ5 descendu de la montagne, parce que l'été fmissait; L ^>.U^JJI tj\ ISI5 j^>->- ye sortais et voilà que le tigre s'est élancé sur moi; ^jU. »— )ljî)l z,^ ûi-^^y ùl N^ jGIp ^«jijill J,[j «5^2 certes, l'homme est sorti de la poussière et il rentrera dans la poussière; Li r JC-* il ^1 ju^ LW aa5 U nul émir n'est venu chez nous sans nous honorer; OiL U (j^ j* ù>[^ ^[ j^ ^^ ^^ suis pas mis en route, que je n'aie été malade; Jua)H.5Uo.lj t^C I ûl ^^ certes, nos ancêtres étaient des héros; «Jj^ *>-j i[ i^ ji:iil j^ fj^l ^^ra^'l ton frère a quitté le pays; ensuite il y est revenu; ô^ji V ci ! J!>- c5j§-»f J^y mon beau-frère est tombé malade, au point que j'en désespère; ]^\j ♦.^IsCl' ûl ,1^ ^-Â5 tiens-toi debout à l'endroit où le prêtre prêche; J^L ifl Sli^sS^'^^^* J^^'l Ji? /<^25 cecz, m'a-t-il dit. Je répliquai : Assurément non, c'est certainemen^ défendu; ^*^ll v <»1^ i*i ûi-JV ûl>^^^^^ veVzVe, l'homme est excessivement faible; dX\ îTjUlj , l-.aÂ)' ûl *;i^ volontiers, de tout cœur : à toi l'excellence et la bénédiction !

n°410] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 407

4-^:50 1 (^b yi /tJâpVl y<U\ ûl f >V ^^^^ ^^^ doute, le souverâim Pontife est le chef de l'Eglise; Jo.j jp ^ai' ^ p-^^i ûl /»■«> oui certes, Jésus est Dieu; ^^>jiî rM5C n ctlîS 01 U vo/ce ^w<? ce discours est vraiment étrange. .

4^ Il est permis d'unir Ol ^ 1^ conjonction ^ , quand la proposition précédente commence par ui, ex. : ^Ij dl) Ij (^ Ul . Mju- 4JI Oj-^ t ÛJ-V^ ^^^ d'après ton avis, ils déploient tout /e <zè/e possible.

5^ Après un vocatif, il est loisible de se servir de l'adverbe ol, ex.: ^s>-jj j-Jul di'lUj Seigneur, que vous êtes puissant e^ miséricordieux ! ^^jsXJ^ difl tj- Jai l Pierre, tu m'aideras sans doute.

6^ 0' P^ut se répéter dans une énumération : uC la>*3 ô' iU Li^ ûb Zaîdest certes un ignorant et Amr, un savant,

7^ L'adverbe ol suit nécessairement un serment, lorsque l'attribut est affecté du J affirmatif : J^l^l U) j Ol *u)lj /^<^^ Dieu, Zaïd est véridique.

En l'absence de ce J, l'emploi de J[ est facultatif: ^â)!; '^ £]i)l ûj ou iJj>l />«r />^e^«, ^o?^ /?ere est en vie; ^^ I ^■^'Ij, dHU -u)l Al L-I) i (i-in ilsCiî Olou ;5l5C-î I je jure que l'impie, s'il n'a fait pénitence, sera damné dans l'enfer [a).

Le verbe j^ témoigner se construit avec Ol comme les verbes de serment : cJa^ J^ ^a t^j^ \^\ o^ij ^4^1 ^\''^ ^y

(a) Al-Khidari, l^o part, p. 203.

408 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 470

Marie est la mère de Dieu et je témoigne qu'elle est exempte de tout péché [a).

8^ Il peut suivre immédiatement les pronoms relatifs ^^âll et L. et quand il j a un pronom séparé, il se l'annexe : (^ *tU tijÂil *U, au lieu de o ^a (^i!l ^U ce/^^^ (^2/2 est pieux est venu; oSat û' l* j^-^lî î ^^ jCIji (i aaiÎ Llu^^li'^ ^oi^ V A'ei< /Z02/5 donnera dans le ciel des trésors, dont on ne peut supputer le nombre; dl«^ U jûi'v^ jii oj^ ôi t^ ilJLp^ y<? /M^ «2 donné quelque chose, dont le pire est meilleur que ce que tu as de bien;°jC:^^ j.« J^ V ^^\ ô[ ùl,-^^^ ^^Vj* '^a U voilà que ce sont des hommes, dont le plus lâche est plus courageux que les plus courageux d'entre vous [ô),

9^ Lorsqu'une proposition nominale commence par un pronom personnel séparé, ou lorsque l'attribut d'une proposition semblable est relié au sujet par ce même pronom, on peut employer l'adverbe ^[ et lui adjoindre le pronom personnel; cette manière de dire donne plus de force à l'expression : A^\ jS jl ou i; 1 3 o j3 je l'ai visité plein d'espoir [c); jj^'l Ç:?^lii.i '^)j (Jjj ou t Ij JjTJI /y^\,l j'ai imploré la Vierge Marie avec une pleine confiance en son intercession; Jj-«L ôvJI^-^l) y ou A àx*\ ta mère est venue toute en larmes; l^-i^il ou ^<ft ^j Ojiy j'di passé auprès d' un homme cer^ tainement généreux; ^^ ] 1<^ IC\ ou 4A a> j certes y Zaîd

(a) Sib. ire part, n^ 272, p. 421. (b) Sib. V^ part, n» 271, p. 421.

(c) Al-Khidari, F^ part., p. 202.

nO470] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe-, 409

est vil et avare; ^l^l 4^1 ou ^a SCij^isCn ^llr^V^ /« croyance catholique est assurément la vérité.

10^ Après le J^ du second membre d'une proposition conditionnelle, on peut placer l'adverbe O!, Q^- ' 'S\ ^ry 'y* <J[ 'y^ ij,^\i si quelqu'un me fait tort, moi je lui fais du

5i /'<9;2 /e frappe sur la joue droite, tu présentes Vautre et tu fais bien.

11^ Après les verbes Jlî dire, s jUl répondre et équivalents, on doit employer l'adverbe Ol, parce que la proposition, qui les suit, est toujours considérée comme indépendante : ^a ^*1 dû '-^CT V illl Ljl (il Jl-^' '^î I!l5 /e Très-Haut a ^2^ ; Je suis le Seigneur, ton Dieu, tu n'auras pas d'autre Dieu que moi; Ul ib 1 JCll cJ^ /^^ ^^^ •' ^<5W5 êtes les fils «?i^ Très-Haut; ^4 j j.1 1 ^^^l jlla.u il ijj) 1 w^Ul ^^^^ ;?<?^^ « ^epondu, qu'il irait à la ville;, -j^"**^! t-^^i tjC- J^\ cil (j»y Jj^

Ll «ûil û: ' ^^ première parole est celle-ci : Je loue N. S. Jésus-Christ, fds du Dieu vivant; aÎiI j^^ ^-^ j ûl J^aÎI j\>. ce que je puis dire de mieux c'est ceci : Zaîd loue Dieti.

Cette particule peut aussi dans ce cas se sous-entendre :

^uii j^^^ ij) j Ol ^j^ Ji» ou bien ^Ul j^J^ 3 Jj^ Jl* ^^^ ^ c/îV .* Zaïd est le meilleur homme du monde {a).

12^ Lorsqu'un verbe de cœur (138) est suivi d'une proposition renfermant le J affîrmatif, on peut mettre j;[ au corn*

(a) Sib. Fo part, n» 269, p. 419.

410 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [n" 470-472

mencement de cette proposition : j^l ^j^j Jl juJ^ J^ l^- sais, Zaïd certainement est mort.

c et

Remarque. Dans certains cas, on peut remplacer jj\ par la conjonction ^\' nous les signalerons, quand nous traiterons de cette particule-ci.

La particule J\ a quelquefois le sens de «oui»; il en sera question plus bas.

De l'adverbe èl.

471. Cet adverbe est composé de 0[ et de U; la particule U lui donne un sens restrictif; conséquemment U[ signifie «seulement, ne... que» : (^l/-i(3 a^j 1 L^«ll U[ la vie future est seulemejit le but de mes actions.

Cette particule s'emploie avant un verbe et, en outre, partout où i)[ peut s'employer, autant que le sens le permet : ^ "J^ ^^>.V^ cJ ^ Ul difu9"j JG n'ai trouvé qu'une chose, c'est que tu es coupable de toutes les turpitudes.

r?^ ne ^?^es que des adversaires endormis et tu ne tues point un homme éveillé et couvert de ses armes.

De l'adverbe jl •

472. P II signifie ^1 où, ex. : * U^ 'J^ jl /e m'asseyerai où tu t'asseyeras .

2° Il aie sens de «comme», ex. : ILI J,l l. -^^^1 écrivez comme vous voudrez [a).

(a) Zamakhchari, p. 69.

n« 472-473 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 41 1

3^ Il a la signification de j^\ j^, ex. : ^^«Lil dCl j^ o?'o?"^ ^e t;2>^i^ ce^^e joie? ^tO' U<i dl! J> ^:>^^ l m^?^ frère, d'où tiens-tu ce livre?

4P II s'emploie avec l'acception de ^JàS^ comment, ex. : fJ^M jl comment va ton père? jÛ> ^^tl 4^' <^-^ J' J*^H ^^^ IaïIjj 4)Ç:V^1I 47jJa) c^i5 ^^^ l'ignorant a dit: Comment Dieu ressusciter a-t'il les hommes après leur mort ? Je lui ai répliqué : Par sa puissance^ qui ne connaît pas de bornes.

5® Il est l'équivalent de ^a quand, avec le sens interrogatif ou conjonctif : ci^ù>^ quand es-tu venu? dl.7j iS^y^ <i^ quand tu viendras chez moi, j'irai chez toi.

De l'adverbe i^ \ .

473. P Cette particule signifie «quand» et s'emploie avec le futur pour demander à quelle époque arrivera un grand

événement : J^lj îU-Vl ix^J ^^j^ (^i J^ j^ ' V- ' ^^i '^ ^ quand reviendra le Fils de l'homme sur le trône de sa gloire, pour juger les vivants et les morts ?

2^ Elle a aussi le sens conjonctif de ^a quand, ex. : U O4II ^jjô J^\ ûj,»^i ils ne savent pas quand la mort les atteijidra; dijji^ LjlJ ^jIj ^ quand tu viendras nous trouver, nous te parlerons.

Remarque; Cet adverbe s'écrit aussi ^C\ dans le dialecte desBanou- Soulaïm.

412 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ 11° 474-476

De l'adverbe ^\ -

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