Cette particule a diverses acceptions
P Elle se place d'ordinaire au commencement d'une proposition incidente et explicative, pour indiquer la relation de cette proposition avec la proposition principale : jdii V Ui U
G?^ow vient que nous n'adressons pas à Dieu de continuelles actions de grâces, après qu'il nous a comblés de faveurs et de bienfaits sans nombre ?
2^ Dans l'attente avec le futur, elle signifie « sans doute » : r.JI ^^U)l p-U) S» sans doute l'absent arrivera aujourd'hui,
3^ Dans l'attente, avec le passé, elle peut se rendre par (cil vient de, bientôt» '. j^aH\ ,.^i^ a? le prince vient de monter à cheval (a); ^llut I 0^*- ^ ^'^^^ bientôt le temps de la messe. Dans ces deux exemples, on annonce à ceux qui attendaient le départ du prince ou la messe, que celui-là vient de partir, ou que celle-ci va commencer. Dans ce sens, elle est souvent
(a) Zamakhchari, p. 148.
l9 482 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 419
accompagnée de U voici : l:^J I -^ llpi j,ï U voilà que nous avons terminé notice travail.
4° L'adverbe j.5 restreint le passé à un temps rapproché : liliU Z}<A Iq '^oi est mort, dlill sIjU a5 ^77^V ^ /^^^ longtemps qu'est mort le roi; "cJ^^ "cJ^ f^ cS^ j^ '^ous ai dit telle et telle chose, c^J "CJ^ (S^ zJ^ -J^ j^ ^ous ai dit tout à l'heure, etc.
5° Lorsqu'il est placé avant un temps passé, que précède un autre verbe au passé, il indique un temps antérieur : *u)l Oi^ K^j "iSj^ j3 'C \ ij^j;Vl cSb il quand le lépreux vit qu'il avait été guéri, il revint en glorifiant Dieu; ^1 -r.^ 0^ ^y SA J\^j o J^I I il était déjà malade, lorsqu'il partit pour la ville.
6^ Il a l'acception de « quelquefois » avec l'aoriste : Jj^ a5 J^ I 3^ J.5J *^ja5vl.l I quelquefois le menteur est veridique, et l'avare, généreux [a).
7^ Il peut indiquer que ce qui dépend du verbe est peu de chose : Jj I ^iU (i ^i^Jl ^^ ^jip ^° 1 l^ fj^^ 1 ^X" jj ton père sait le peu de soin^ que tu mets à acquérir la science.
8^ Il a aussi le sens de «souvent» : i^:^j Q^^ Oyîî il^î 'S» souvent je laisse mon rival avec la pâleur sur les traits.
9° Il marque encore la certitude : pj!) v^ ^'^ ij* r ' "^* ji-lj certainement, il prospère celui qui adore Jésus en esprit et en vérité.
10^ Il se joint au J affîrmatif : t^:* \j \ jj^l^i t^ 1 -u! ^Iit
(a) Zaraakhchari, p. 148.
420 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 482
par Dieu, nous avons fait éprouver à r ennemi une défaite honteuse; *B j2 ^Xa ûl certainement Pierre s'est levé.
IP II précède ordinairement le passé après les verbes ûlT'- j!^ -bÇ-^l -^\ -^^\ , ex. : ^tLl'i  ^^L' "^^ Pierre était parti; M^ j^j ilsC^^^I sa place était vide, il était mort. Elle est aussi parfois sous-entendue : z^u^ \ z^'S j'avais cru; c^!py /;^=»l J- je n'avais point encore été malade.
\2P II ne peut être séparé de son verbe que par un
serment : ^ûjj £^ diiU Lj \ >\)'jj Sa par Dieu, le roi s'est
avancé avec sa cavalerie et son infanterie ; \ A^ z^) ($.♦.»! S»j
par ma foi, j'ai passé la nuit dans l'insomnie [a).
13^ Le verbe se sous-entend quelquefois après Si, quand le
contexte l'indique suffisamment :
Rapide fut la marche, excepté que nos chameaux n'ont point rapporté nos bagages; mais c'est comme s'ils l'avaient fait, sous-entendu Lc-ilj (^)-
14^ L'adverbe Sa ne peut se joindre aux verbes défectifs ^^ , ^^p, ^^ et Jj , parce que ces verbes indiquent un état présent.
15° Il remplace quelquefois le verbe . ISd il suffit : ^'Si ^Aj^ une pièce d'argent me suffit. Il peut s'écrire alors avec un — (rare) : Skj^ Jo'j -G une pièce d'argent suffit à Zaïd.
(a) Zamakhchari, p. 148. (b) Zamakhchari, p. 148.
no 482-484 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 421
Remarque. On rencontre, comme une rareté, l'adverbe Si avec le sens
négatif : o^*Jl.5 ^^ (i vi*-o J.9 tu n'étais pas dans le bien, pour le con-
- * '■' naître.
t ■' De l'adverbe Jj .
483. P L'adverbe Jaï jamais se construit avec une négation et un verbe au passé : Ja* 4:0° Ij u /e ne /^â52 jamais vu,
i > > > > Il s'écrit encore tks, Jaï, U, Jaj»
Remarque. JaJ jamais ne se rencontre que rarement sans négation avec le sens de «toujours» : %^ ù\j\ c^^^ je le voyais toujours.
2^ Avec la forme iLj il a la signification de ^^i c'<?5^ ^5sez, jjidj ^/ 5?^/i^^ . ^iji ^.Lî ?/^e ^zèce d'argent me suffit.
3^ A la fin d'une proposition avec ou sans la conjonction ^, l'adverbe U veut dire ce ne... que, seulement» : V[ (ialp C JaAd ou Ja5 ùb^'P y^ ^^^^ ^^^^ ^^^' ^^^^ c^<?w^ pièces d'or. On
peut lui adjoindre le mot .aJI pour renforcer le sens : L«
«- ■* i '' '. ' "i ' • '' . yboll Ja5 1 Oifc Vj, C«Jp y^ 71' ai jamais su que cela.
De l'adverbe [jj-li^ [a] .
484. P Cet adverbe signifie «combien» avec le sens de multiplicite. Son origine est il comme et l^\ quel. Il s'écrit encore
2^ Il est ordinairement accompagné de la préposition -^ et doit être suivi d'une phrase ou d'une préposition avec son
(a) Zamakhchari, p. 73.
422 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 4R4-485
régime : ^^^Ij Uj ^a ^<^ ou j^ Is combien de personnes ne m'ont-elles pas visité! ^^Vl j^*^ U UU /^-^CX-iS^ 9'?^^ d'iqnorants sur la terre î >;. ^ iln.X-^-^ -^^ (<i^ ou //"û ^5^ *ù- (combien n'y a-t-il pas de pauvres meilleurs que les riches! Mais on ne dira pas Ap -a j\^ vlA— — * r^^ cS^ ,
parce que "• p • ^ jU. ne forme pas une phrase complète.
3^ Il ne s'emploie pas pour le futur; vous ne direz donc pas \Si Zjy^ J>j /^ ct^^ îZ^'^ d'hommes mourront demain!
4^ Il sert rarement à l'interrogation, comme dans cette phrase : S^ Jl J*^Vl l/J j£ ^combien de fois lis-tu l'Evangile? mille fois. Très rarement aussi, il reçoit une préposition avant lui: t^ 4*11 I à* m^v (^Lx> « combien vends-tu cet
De l'adverbe Ui^.
485. P Cette particule correspond à «de même, ainsi, aussi», ex. : Ii5^ilii.l c-'Gj Sli^iî illl cJ^j j'ai vu que ton père est excellent et que ton frère l'est aussi. Dans cette acception, elle peut s'annexer l'adverbe U, ex. : ^p ^x-^j IJ-Ca Ji* ^Li-I il parla ainsi, mais sans répondre à la question.
Elle équivaut à «tel, telle» : 1 lùl:^ j^ \ SS^j^t S t^^ mois, telle année.
2° Elle signifie «tant» : l^j^ 1 15 O-l^l fcii pris tant d'argent.
3^ Elle se répète : fôi^ "^^^U T^^^^ 5^^'^^'' }x ^Ij^^^ 'J^'
n° 485-487] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 423
on dira an pécheur le jour de la résurrection : Te souviens-tu de tel ou tel jour? \^j^ \jS^j lôT j^mÂ-» j'ai touché tant et tant d'argent.
De l'adverbe M5^.
486. P Cet adverbe signifie «point du tout». Il s'emploie pour nier énergiquement, avec'iine idée de reproche, une proposition non seulement fausse, mais aussi qui nous déplaît : U J, Jl? Mj ^15 ûua-iîl ^^ il m' a dit: Est-ce que tu aimes le diable? Je lui ai répondu : Point du tout; >o c*^j £]♦> \ dUai*.> Jl? ton père te hait, m'a-t-il dit. Je lui ai répliqué: Point du tout [a).
2^ Il s'emploie aussi pour exprimer un refus : ^Lp I J,^ Ji? *^ CJ» l^j^ a n^'^ dit : Donne-moi de l'argent. Je lui ai répondu : Non.
3° Il a enfin le sens de Us- en vérité^ ex. : O^-^iVl ûl *^ j^K l en vérité, l'homme est bien ingrat.
De l'adverbe
487. P Cette particule signifie « que, combien» sans interrogation, avec un sens narratif de multiplicité : AcSj \f^ 4â)l <2U. i Asù V ^j^j"^' j^-^-*^ Je combien d'hommes sur la terre ignorent pourquoi Dieu les a créés !
(a) Zamakhchari, p. 152.
424 N Trois, part. Ch. IL De l'adverbe. [ n» 487-488
2° Elle s'adjoint aussi la préposition • ^ : j> (3 j\^l o. ^ U^viiUl La t ij jvi-î j-v^ J— lAfl) c^^ combien de mercetiaires dans la maison de mon père ont de pain de reste et moi je meurs de faim ici; jIâxJI Jl* jl-p /.^ \^ combien d'esclaves n'ont pas tués les infidèles ; ji -a ll^ ^ combien de contrées n'avons-nous pas traversées.
3^ Elle peut précéder un verbe : O^cV' -s. J^-3^1 ^y, -xaU ^^ combien l'apôtre S. Paul n'a-t-il pas combattu pour la foi !
4^ Elle ne peut pas être suivie du futur ; on ne dit donc pas : 1j^ ôi 5L ^t5^ \ ^'we c?e livres ne lirai-je pas demain !
5° Cette particule est aussi interrogative : ^ a^l M^ ^ combien de corbeilles avez-vous prises? dllU l^j^ /v5^<^ comô^e^^ 5e monte ton avoir ? dil ^>lt /.^ ^ combien as-tu de serviteurs ?
6^ Elle se construit avec une préposition : ojr{^l ^<êj3 ^C à combien l' as-tu acheté?
7° Elle peut s'employer sans complément : il^^^ ^combien sont tes fils ?
De l'adverbe L5^- 488. L'adverbe lls^ indique la comparaison ou la cause :
soit faite sur la terre comme au ciel ; (^L j l^i^ ISy. ' r»^-^' ^-> ijvx^ (iy^^J fJ^' ci Seigneur, ayez pitié de mon père et de ma
n0488-489] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 425
mèrey puisqu'ils m'ont élevé, dès Venfance, dans la science et la piété.
De l'adverbe IXs^.
489. 1° Il s'emploie dans l'interrogation soit grammaticale, soit oratoire : j> I ^S comment te trouves-tu ? dlli u^^ ^S^ commuent cela s' est-il passé? ^^^\ j^j 'iX^y Cjy ^y>-j ^ij^ comment désirez-vous la mort de Joseph, lui qui est votre frère? ^^.JS JaI ^ Z \j ^^^\ ^j:> Ip ôj^' ,JiS comment pouvez-vous vous montrer avares envers ceux qui sont dans la misère, vous qui êtes de la classe des riches? Û lilS^ \^ sliU as 40)1 jat û^ />W ûIj ^^^^^5 avons dit : Comment pouvonsnous savoir que l'ennemi de Lieu est mort ?
2^ Il veut dire «dans quel état» -fii-^ -U^l J-^j ^^5^ «?«W5 ^we/ e7<2^ ^5^ arrivé le blessé ?
3° Il a la signification de ce dans quelque état que soit » : \i^^S^ d\iy^ \ çj==^^ honore tes parents dans quelque état qu'ils soient.
4° Il a le sens de ce quelle chose » : ii*^ ri HjC. J«5 ^i^
■^ ^ ^ -^ -^ " . ^^^ -qu'a fait ton voisin, pour que tu le frappes ? £JUij iS[ ^JCL>
O JlI e/ que feras-tu, si la mort te surprend?
5^ Placé entre deux verbes du même sens et du même radical, il signifie « quelque chose que » : ^.i^l .:^ c-Â-j quelque chose que tu fasses, je le ferai,
6° Il ne s'emploie que pour interroger au sujet des qualités
426 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [n° 489-490
naturelles et non au sujet des qualités accidentelles ; vous pouvez dire : ^^ ' J ^'^\ jlj.Jsî^ comment se trouve Zaïd, est-il sain ou bien malade ? mais vous ne direz pas : j»*j >p'<
De l'adverbe J .
490. 1^ Cet adverbe corrobore le sens de la proposition et indique en général un temps présent, comme ^ et ^ »^, un temps futur. Il se met dans les propositions- nominales et verbales avec le verbe à l'aoriste. Sa place naturelle est au commencement de la phrase : i-\^ ilji^V certes, ton père est
bon; i^l C - iS^^ ^)^ ù^i-1 certes, maudit est V enfant,
qui a injurié sa mère ; SS\j^ v« X^\ i^ï'V certes, vous êtes plus avares que vos voisins; j^Vl (yJ certes, le lion se
''êve; ^C^ J, cJ^ II certes, ce que tu m'as dit est vrai;
JIp t)j ^^>-i \[ certes, quiconque aime son Seigneur est
sage; i\^ du Ov^ôU zJ^ ^^ certes, quand tu seras probe, tu trouveras un homme probe qui jugera en ta faveur ;
il dit : Je préfère être sous les ordres d'un Koraïchite, que sous les ordres d'un homme de la tribu des Eaouazen ; jl^H jb J^oi V ^*^'l *>• bJ^ Idî- ùiJ si nous portons notre croix avec le 'Christ, nous n'entrerons pas dans le lieu de la perdition.
.2° Il peut suivre un verbe de cœur ou un mot transporté :
no 490 ] Trois, part. Ch. II. De Tadverbe. 427
jiial* j^'j^J'-J^^ j^ ^^ ^^^^j ^cL^d part certainement ; kV dilU
<u <^l quant au roi, certes, moi je l'honorerai.
3^ Si une proposition commençait par l'adverbe Oi » lequel
est déjà corroboratif, l'adverbe J lui céderait la première
place, sans pourtant le suivre immédiatement; alors il se
transporte sur le mot, qui suit le sujet ou une locution cir-
constancielle : ^JiU . io i>li (Sj<^ ûl certes, mon joua est
doux et mon fardeau, léger; \^Ji S-v^ill ^^IxLtl S^l .5 (^ ol
^iJG certes, la lecture des mauvais livres est un poison
mortel ; fclalS^ tr^--^ ;^*""*"'' Ol certes, le Christ gouverne
son Eglise ; i J-^^ V \^>- Ui ^<l! [ vous êtes, certes, d'une
ignorance sans pareille; ^^MaJI V Ji^i^l i^iV /%xJl certes,
c'e5^ voi^s ^W2 êtes les ignorants et non les sages; A A)[
JSl" JSU certes, il est d'une grande pénétration d'esprit;
J^ i di^liii \jij Oi certes, Zaïd mange ta nourriture;
Vii f]-^-p ûl certes, il y a de la richesse chez toi.
Remarque. Quand une phrase est négative, l'emploi du J n'est pas permis; vous ne direz donc pas : aj..11. l*.J \^^ j (j\ certes, Zaïd ne se lève pas.
4P Quand 'j;! mis pour ol ^st au commencement d'une proposition, l'adverbe J précède l'attribut ou le régime d'un verbe de cœur, pour empêcher ce ol affirmatif d'être confondu avec 'j[ négatif : G .O C-l'T^ûi certes, tu étais généreux; LL-ul lj)j CjJ^) ûl certes, j'ai trouvé en Zaïd un scélérat; Sj^^Ji îjl^ ù! certes, votre pays est cultivé, bien peuplé. /
428 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ 11° 490
5° Bien que, régulièrement, l'adverbe J accompagne le
verbe à Taoriste, néanmoins il peut précéder un verbe au
passé, quand la particule Ixs est placée avant celui-ci : jà
<^ Ip Ùj^ ^\jÏ-^ LsCla Mil JII5 DI5 quelqu'un a déjà dit,
qu' il ne pouvait répondre par crainte pour sa vie; illil ^1
pi* ji] certes, ton frère est debout; |»t Jà i)ju*i Uj j 0[ certes,
Zaïd a dormi chez toi.
Remarque. L'adverbe 3 conséquemment n'accompagne pas une proposition renfermant un verbe au passé ; on ne peut dire par exemple : "^ \ »lX.l»JJ iJuij (j\ certes^ Zaïd a mangé ta nourriture.
6^ Quand une proposition commence par ^J[ , l'adverbe J peut précéder les verbes défectifs ^«; — " !> — ^^p et ^L, ex. : ^)y Cp \>-j^ u^ ^^ fJC^ Oi ^^^ i»^^^ reviendra probablement sous peu; J^^l liûï illi.1 Oj, certes, ton frère est un brave homme ; jlt-l '^i ly^- ôl certes, Amr est un mauvais voisin [a),
7^ On le rencontre aussi après Vj^, ex. : dU-C jl Ip dVj JCll DjI^jT dlli ci u^5^^ VI J S>JI î^j-'ac remercie Dieu de ce que tu as quitté ta mauvaise conduite; sinon tu eusses été perdu,
8^ Il se place après les verbes qui signifient «jurer et conjurer», ainsi qu'après ^>J, â, etc. et les particules de serment,
- > - - - "^ v > *^ quand la proposition qui suit est affirmative : iSj^ ûj^V ^«i
^e yi/re ae pardonner à mon ennemi; ^>I^M J.J:^\ je prends
i)iew à témoin que je prierai; J^Ç'Js dl-U -ûii) CL^^i^^ je t'en
(a) Al-Khidari, l^o part., p. 207.
no 490 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 429
conjure au nom de Dieu, fais pénitence [a); y^,A^\ ^?-j û^jV' JTCa '^j,^ par la Croix, je détruirai les temples des idoles; dCSjlV d\ ^^^j ^Jl /e /i^re par moi-même que je te bénirai; il^^T V Oj'j ^U- Oi '^'j /^'^'^ i)^e^/, si Zaïd vient, je V honorer ai; jù^ ^«U '«.Jîl j3 jJ^ J^III J^ v>1 ^2 ^^ discours est court et succinct, il renferme néanmoins beaucoup de choses; ^L»^ ^JT 'H û^jf^ sl^>^^.i quand certes tu seras juste, tu recevras une belle récompense.
Si cette proposition commence " par j;[ , l'emploi de "J est libre; mais si elle est négative ou interrogative, on ne peut s'en servir : ll'jcÂI Liç-^ Vj) ^^par Dieu, sans Jésus-Christ nous ne serions pas dans la voie droite; IS^^. dlU -â ^Iilj par Dieu, Judas est damné ; ^Ic i!^i ^i l* ^\j par Dieu, ton frère n'est /?<25 médisant ; î.lj-Â*n ^ y j^^ dii^. V fUilj /?ar Dfe?/^ /e 5erviteur de la Vierge Marie ne périra pas; J, 1^ V 1 t/^l dir^; au nom de ton Dieu, ne me pardonneras-tu pas , ô mon frère ?
'jllû o I ou jl'j; i:fi ou vilXi^ fc ^J^ltî Lt bi Jr^y^
<>-V)Vloli-l /^û!^' l'Evangile, le pécheur, si son repentir est sincère, entrera dans la vie éternelle.
On peut voir, par ces exemples, qu'après un serment on n'emploie pas le simple présent ou futur et que le passé réclame ordinairement la particule jul ♦ On ne peut donc pas dire J^-vJ et l'on dit très rarement J^jJ ♦
9^ Il peut aussi se placer dans le second membre d'une
(a) Sib. ire part, n» 255, p. 403.
430 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 490
proposition disjonctive commençant par *jl si et Vjl sans, si ce n est, ex. : lîa:^ w-)»*^ O) j <U i si Za'id était venu, nous en eussions été charmés ;\a Ç'or^x^ illit llii^ fe^f dblfi ji
<L Ja!l i^j S>1)1 >j- /,-* 4 Jic c^ I quand bien même je fusse veriw te donner les conseils de la bienveillance, tu te serais obstiné à suivre une voie honteuse et détestable ; ^"**^l ^) lidlA sans le Christ nous aurions péri. Après V jî on retranche parfois le J qui devrait accompagner le verbe au passé : fidii '^^'l V^ •
Lorsque le verbe du second membre de la proposition est au passé sans négation, l'adjonction du ^ affîrmatif est nécessaire après °) : zS^^ ^c^ y ^'^^ l'eut su, il se fût tu ;
dX c^ia^lj ci-^«^ cJaL-i IÔa j^ szJ» J ^^ tu avais tenu un
autre discours, tu aurais baissé dans mon estime et je t'aurais méprisé.
. Après V j^, le J affîrmatif ne se met pas dans le second membre de la proposition, s'il renferme une autre négation que U. Avec cette dernière, quoique peu fréquente, l'addition du U est libre : 'j£S^ 1 ou lljj^ il ou U V*^*! Vji ou ^S °J ^ans le Christ, nous n^ aurions pas été sauvés.
Après ly on supprime ^ : od ;;^a.L)l ^paî^ ï) s'il n'avait pas fait venir le médecin, il serait mort.
10^ Il remplace parfois le U admira tif : "j^J} rj^j tij^^ J»)^ que ton frère est beau et ton père, généreux !
11° Il s'adjoint quelquefois la particule explétive U : Jp ôl
nM90] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 431
i-^ ilM^ ii 11 ôl^U chaque homme a un ange commis à sa garde,
12^ Il se met avec J»'^^ et "Ji quand IM de cette seconde particule est changé en o, ex. : à}i.y\^ ry.^ s^j^\ certainement^ ton ami se lèvera ; ^-SS- di:i certes, tu es sage [a). Son emploi avec ^ est rare.
13^ L'adverbe ^ est explétif dans certains cas : c'est lorsqu'il accompagne l'attribut d'une phrase nominale, ex. : 3^ ^j^i.\>-\ ç\ la mère de Houlaîss est une vieille femme ; ou lorsqu'il est placé après o^ , ex. : Clit Û^^Ù \^: \ Vj, uji^^" V ils ne boivent pas, mais ils prennent de la nourriture ; ou encore lorsqu'il est ajouté, d'après les Koufites, à Tattribut d'une proposition commençant par jC-1 , ex. : ju.»l \^:>. ^^ ^XJ j mais je suis transporté de son amour ; ou enfin lorsqu'il suit Jlj U il n'a pas cessé, ^j\ je vois et a*.^ ^ il est devenu, ex. : ^Ul5o c^îj u ;e ^^'^^ pas cessé d'être hors de moi ; xlii iJijl ye vois qiie tu m'insultes; xbl^'iJiJS j\» b^^^ ^^^1 Ijllî comment va votre maître, dit-il? Il est très fatigué, répondirent-ils.
14^ Le J affirmatif ne peut pas se mettre après J«5 , zJ^ , ô' 1 o^ et /^^ (^)» s^^f quelquefois après J\ et -^CJ , comme nous venons de le dire.
(a) Al-Khidari, V^ part., p. 205. (b) Al-Khidari, V part., p. 205.
432 Trois, part. Ch. IL De l'adverbe. [11° 491-492
De l'adverbe J.