CHAPITRE III
De la conjonction.
De la conjonction SI {a) .
509. La conjonction 'S[ se traduit par «lorsque, alors que, quand» et précède les propositions nominales et verbales.
P Elle ne s'emploie que lorsqu'il s'agit d'un temps passé,
bien qu'un verbe à l'aoriste puisse la suivre : A» SI cJ^ ^^
^15 Jij yi ou Myi) J;j 4 OU jj j pyi ^e 5Me5 venUj quand
Z(3zo? 5'6'5^ levé OU se levait ; .a JU J:^ b *a S' ;^"*^ ' ^
Oj^- /^ Christ s'est transfiguré, alors qu'il était avec Pierre, Jacques et Jean, sur une montagne élevée et que le Père dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes com~ plaisances; ô>Ulc^ fy^' SI Ojj* f ai fui , pendant qu'on n'était pas sur ses gardes.
2P Elle indique la causalité : l^"j5^i[ \S\ cJj^o j'ai frappé mon enfant pour avoir me?iti.
(a) Zamakhchari, p. 68,
no 509-510] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 457
3^ On dit U SI avec la signification de ol ^^ et le futur : ^\ ^ U il si tu te lèves, je me lèverai.
4P Quelquefois, avec le sens de L*, elle suit aio et signifie «après que» : Jj^ fjjji »^ij jJlSl -Uj jijjll J,[ Jii i\ dilji U vl>l J^l ^w ne G?oz5 /p<25 regarder en arrière, après avoir mis la main à la charrue, SI a«) pour U juo ♦
5° Zamakhchari n'approuve pas que Ton mette le sujet entre SI et un verbe au passé, comme dans cette phrase : Xi -V) j 'A lorsque Zaïd s'est levé.
De la conjonction ii[.
510. P Elle s'emploie dans une proposition verbale, quand il s'agit d'un événement futur. Le verbe qui la suit est d'ordinaire au passé et même souvent à l'aoriste : ^1 ISl dl^l 1^ I j'irai chez toi quand les dattes jauniront [a); ISl 'rj\
CL" ^^1/J^bryJ je me réjouirai quand tu te réjouiras,
'' > ^ » "t ^ ^ et je pleurerai quand tu pleureras; C,L:i5 «-s,^ sl>\j ISl
' » * w' * fc ^
c^t Lli 'Up V jMij s'i rCii ^li^-' >' J t -iii ù:*î , ;?jVi
IJUU? lui i\ z^>-j^3 quand les tribus de la terre verront venir, sur les nuées du ciel, le Fils de V homme, avec une puissance et une majesté sans égales, elles gémiront en s' écriant: Nous nous sommes trompées.
2P Elle s'emploie aussi quand il s'agit d'un temps indéter-
fa) Zamakhchari, p. 42.
458 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n° 510-511
miné : a Zyt^ c-^ S \y\ dlil' ^Ij ISl quand le roi s'occupe
avec soin d'une affaire j les difficultés s'évanouissent ;
Uâme se passionne, quand on excite sa convoitise ; mais, quand on restreint ses désirs à peu de chose, elle finit par être satisfaite.
3® Apres un serment, on rencontre le présent i?-'^ 1 i[ j^\j par la mer, quand elle est agitée,
4^ Très souvent elle suit immédiatement la conjonction ^ en sorte que, ex. : ÛjS:>j[a Ji 0\^ J 45^^^ °JC:5*^ J3 ùv^Ql Jji^ (i^/Xii^i Sljjll JCj'^i- 1 ij^ J>. -àl 4j mettez tous vos soins à plaire toujours à Dieu, afin qu'à votre mort il vous introduise dans le séjour des justes.
De la conjonction \.
511. 1^ Elle signifie «excepté, seulement, ne que» : *l; j^*3 Ml r^Ail le peuple s'est levé, excepté Zaïd; Vl ,^^1^ Ja 0%iUJI (•yH ^M2 ^'5^û5 sauvé, excepté les justes? jTUi 1^ ji-l NI U>— Aj* V /v5dla£LI^ ^*c?Ia1 I 52 /^ ^?^^6 V0W5 appelle et vous interroge, ne répondez que la vérité;
J'e/i jure par la vie de ton père, il n'est pas de frère qui ne quitte son frère, excepté les deux étoiles du pôle {a) ; Xi U O) 3 Vl c'est seulement Zaïd qui s'est levé.
(a) Zamakhchari, p. 32.
n0 511] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 459
2P Elle a le sens de « jv& autre» après un nom indéterminé : jiJI (i ^^«il J^ z^Ki I4 li 1 Ml Oj — U»^ ^j-jl-xll (i 6^ j^ 5^z7 y avait eu dans les écoles d'autres maîtres que vous, les sciences n'auraient pas été florissantes dans le pays; ^t^-j VI Jl^Jci f ai d'autres hommes que les vôtres ; e^JUp j^'j Vl Uj fai chez moi quelqu'un autre que Zaid.
3^ Elle signifie aussi ^^^^j non plus» : ôf^ 'o^ iz"^ ^b*^
/e Christ a voulu être pauvre ici-bas, pour que les indigents et les riches 7ie recherchent pas les satisfactions terrestres.
4^ Elle se construit avec ^\ et ô',ex. : jU û^^id^ il « voulu absolument partir ; \À^\ ^\ Vlci^t^ U à peine est-il venu me trouver, qu'ils sont partis [a).
5^ Elle est quelquefois explétive : l Ju:u Ml .aJI Jij'V
/e temps ne cesse pas d'être soumis aux vicissitudes.
6^ Elle est rarement suivie de j et de 03 • (^ * *j Vl il!>- L« ou (^ * <fc !a5 Vi ^ peine étais-je entré, qu'il m'a reçu gracieusement.
Cependant, dans une sentence que Ton veut affirmer, V[ est suivi du j : «u^j 1^ <h Vj^ a^-l -^ U il n'est personne sans cupidité ni sans envie.
7° Elle se répète avant chaque chose exceptée :
(a) Sib. l^-e part, n» 192, p. 322.
460 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n^ 511-512
qti* est-ce que le temps sinon un jour et sa nuit, un lever du soleil et son coucher ?
8° Elle signifie enfin «si... ne», ex. : ^1 JkH VI si tu ne te lèves pas y je me lèverai.
9^ On traduit l'expression «pas davantage» par VI ^-.^i , ex. : V! [j^ ûb^^ ci^ ct'j ^^^^ capital est de deux pièces d'or, pas davantage [a),
10° On met avant Vl le mot ^^H, s'il s'agit, dans une exception, d'une chose difficile à obtenir, ex. : ISl VI ^iil fJjj;^ V iSCH^I c/p^ JQ ne te visiterai que quand tu seras roi.
De la conjonction "^1 .
512. I La particule ^1 ou bien précède le second terme d'une proposition disjonctive, dont le premier terme est accompagné de \ . Dans une telle proposition^ \ et A sont corrélatifs et remplacent ^1 lequel ; par exemple (^ jj jl -xlU- A jijJI est-ce Zaïd qui est à la maison ou bien Khaled est l'équivalent de jIjJI (X -vl^j O) j Li Jilj ùt-^li' ùvU-J' «i^ lequel des deux hommes nommés Zaïd et Khaled est à la maison ? Dans cette acception la conjonction ^1 se nomme U^^ unie, annexée.
En conséquence, elle ne s'emploie que quand, supposé l'existence réelle de l'un des termes de la disjonction, on est en doute sur celui qui existe de fait [a).
(a) Zamakhchari, p. 33.
n0 512] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 461
Voici les cas où elle est en usage avec cette acception : P Elle s'emploie dans une interrogation : diJl ^.^^^ S^UJ I tlâii' ^\ qui te plaît davantage, est-ce le bonheur ou bien le malheur? fjj) I j^l (^ ^ dill^l z,^ qui est-ce? est-ce ton oncle qui est venu, ou bien to?i père? ij) jup J cTj^ fj-^^ci Pierre est-il chez toi, ou bien chez Paul? V aMÔ* J.*Âj i /^ feras-tu, oui ou non ?
2^ Les objets sur lesquels porte l'interrogation doivent suivre immédiatement les particules 1 et ^\' On ne dit pas
ow Paul qui est chez toi ?
3° Elle suit '^\\^ il est égal, J, U U je ne m'inquiète pas,
Jlcl V, tij^' U f ignore, (jll ^ plaise à Dieu que je sa-
cAe et autres semblables, ex. : U.^ 3 r^ C-US^ 1-til /i«^'^'*-
- \ :- Sr »
2*/ m'e5^ eW/ â'2^e tu aies parlé à Bichr ou à Zaïd; \j!%j\ <^ll U ^ j^ *C^ C'-aI je ne m'inquiète pas que tu aies rencontré Zaïd ou Amr; \J A [^\ Al\ M je ne sais s'il a lu ou écrit; j /- J "i' O) j\(^j:>l \a j'ignore si c'est Zaïd ou Amr qui est là-bas; ^i- J\ fjjjc Jb'jl sj^ ^ plaise à Dieu que je sache si c*est Zaïd ou bien Amr qui est chez toi {a) !
Dans ce cas, bien que I et A soient corrélatifs, le premier peut se sous-entendre lorsqu'il n'y a pas à craindre d'amphibologie : °^j^JÎ *i 'a il Olj^lll iHc '^^^l il nous est égal que tu nous aies méprisés, ou que tu ne nous aies pas méprisés ;
(a) Sib. l^û part, u^ 278, p. 432.
462 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n0 512
o jl ,«- f^ 4-1^5 ^il*^ L$J-^^ ^ 7^ ^^ ^^^^-^ ^ ^7 Va tué avec un sabre ow Ô2en «vec wrz gourdin {a).
4^ Quelquefois le second terme de la disjonction se sous-
entend avec J : LMl^ a tjl (^j^l L« j'ignore si sa requête
est conforme à la vérité, au lieu de "l 'A CSia J<tj\ si sa requête est conforme à la vérité ou à V erreur.
5° La conjonction ^1 se répète avant tous les termes d'une disjonction, ex. : ,^^J^ A \y ^ A Jl^l t'assiéras-tu, ou bien mangeras-tu, ou bien partiras-tu ? ZJH ^M jo 3 ^^ -o7 I
lal,U. J15Ct \\ lyF" frapperas-tu Zaïd, ou bien insulteras-tu iémr^ ow ^2e?2 parleras-tu à Khaled? 5^ i j.1 jJUI Às> '^i^-. Oji^ f 1 C^^s-lj ce/« m'est égal que tu viennes ou que tu ne viennes pas, que tu t'impatientes ou que tu patientes; 1^^ A \jt' A c^ I jj 31 J,ll U peu m importe que tu aies rencontré Zaïd ou Amr ou Bichr [b),
6° Après un nom d'action, on supprime \ ou ^1 et l'on relie les deux termes de la disjonction par ^ ou j^ : As, -21^ il^^J j\ ou j di^U cela m'est égal que tu sois debout ou assis.
7^ La conjonction ^^l ne s'emploie pas après un impératif ou un prohibitif; on la remplace par ji , ex. : jl fjl^i ^ U fjLî- jl dÛP assieds-toi à côté de ton frère, ou de ton oncle, ou de ton beau-père; \1 jl l^^^ jl i^ ^ mange de la vianc?e ow aw pain ou des dattes ; \1 ^\ L^i- jl IJui^ Jp t V /ï<?
(a) Al-Khidari, 2^ part., p. 95. (b) Sib. pe part. 0° 281, p. 436.
n» 512-513 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonctioa. 463
mange ni pain, ni viande, ni dattes; ji Iju^ *>^p Ul^ V ijuU? ^6 désobéis à personne d*entre eux, qu'il soit petit ou grand; j^ jl y, V o o^ prends-le avec ce qu'il a de grand ou de vil [a).
II, P La conjonction ^1 a aussi le sens de Ij \ ou plutôt. On la nomme 'kÀàsù^ séparée, non corrélative : A ^ iloiç U ju^ «5-^2^ G?w froment ou plutôt est-ce de l'orge que tu as ? L^ aj^ U ^\ bj^t U viendras-tu nous trouver ou plutôt viendras-tu causer avec nous (b) ?
2° Dans ce sens elle peut précéder tous les mots interrogatirs comme J/», ^^, U, (^i, j.^ excepte i, ex.: ,^*a) J.<fc ^^^ii iJl Jy/ *\^ ri fJ^i e^^-ce ^we /o/z /rère partira, ou plutôt qui, d'après toi, partiras [c) ?
Remarques. 1" La conjonction ^i est quelquefois explétive, surtout en
poésie : ôj\.* *' p-U^T \ju A qu'auriez-vous fait ?
2*^ Elle remplace Tarticle J \ surtout avant une lettre lunaire : J ^*
A au lieu de v jU 1 J ^^ ^m2 es^ à /a 'porte ? -<■ U ^i ^2^ pour ^v
,r UI 1 gw? 65^ débouta J---*. fl ^ vIjX*,*!) pour J-^-^-i «Jlc oJum*»
ye 5Mè5 mow^^ sur ia montagne.
De la conjonction Ul.
513. P Elle a la signification de «quant à» et se fait suivre
> -'''»'' ^■* ^ "^ -"- ■* ^ • ' * ^ ^ * de la conjonction 13, ex.: ^^^^U ^iL Xil ^^cil ^LlVI U
Sw;-;A) 3l;^lj ,rÛÎ (i 4Î>lG jVJ'ci î— «IJIî ÛjlII ô^w^n^ awa;
(a) Sib. 1^0 part, n» 282, p. 43<S. (b) Al-Khidari, 2» part., p. 96.
(c) Sib. iro part, n^ 284, p. 440.
464 Trois, part. Cli. III. De la conjonction. [n^ôlS^
trois choses que r homme du monde recherche, ce sont : V abondance dans les biens, la dignité parmi les hommes et les moyens d'arriver au bonheur de la vie future.
Remarque. Le ^J se trouve parfois supprimé : ^«K. .11 />>UV ^>LJ\ Ul
quant à la paix ^ nulle -paix pour Vimpie; ^\j\a\ 7^.^\\ \jX-9c->. ù>^^\ Ul
LjjJl S ji) , sous-entendu ^ ^j[hJ , quant à ceux qui ont renié le Christ,
on leur dira : Est-ce que les plaisirs du monde ne sont pas passés ?
2° Elle se répète dans une phrase disjonctive : jb'j à,/-C CIaI* j./- Uj C^, 5*^15 Jb 3 Uij j,/-j Zâ5za e^ ^mr sont venus me trouver ; quant à Zaïd, je l'ai honoré; quant à Amr, je l'ai traité avec mépris.
3^ Cette conjonction a aussi un sens corroboratif : jjj Ù jlJaJ Zaïd partira certainement; cette tournure équivaut
à celle-ci: jilali Jjjj ^l5^ iV* ûi^W ^/^^^9^'^^ arrive, Zaïd partira.
4^ Elle peut être précédée de ^ ou de j : i^i c^l Ulj quant à mon père, il prie ; l^ â <^\ Ulj quant à mon frère, il est malade.
et
5° Immédiatement après Ul on peut mettre le sujet, l'attribut, le complément direct ou indirect, une phrase conditionnelle ou une circonstance de temps ou de lieu, ainsi que la conjonction J, ex. : Jljylj ^^lli» j— ^^^>-' ^j^ Oo ûl ^i^ 5^^7 s'agit des pierres précieuses, c'est un diamant ou un rubis; d\^f^^ ii^-^3 ûl L*! m«2s 5? ^m me visites, je t'honorerai; ,^<tlS t U ,• Jl Ul quant à aujourd'hui je partirai; ^ Ul '^JU 1-x>*3 ûi> J^^' quant à celui qui est assis à la maison,
no 513-514] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 465
c^est Zaïd qui y est assis; JU) j^ JUj ô/^ V ' L*î poui' dire qu'il ne sait pas, Usait; ilp ^ ClU C)^ û* U^ jmur être savant, il est savant ; U>1 ^jj- ^oi^l 4.^ ul quant à l'amour du Sauveur, parles-en toujours [a).
En fait de proposition indépendante, on ne peut intercaler entre Ul et le J» qu'une déprécation ou qu'une imprécation : aUl ^U ^^ ù^^ 4^' <57j <^l Uj /<^^ ^^^ joère^ ç'we Dieu ait son âme ! était un des honnêtes gens du pays; i^ jb j L*! lliâs «uil if quant à Zaïd, que Dieu lui pardonne! il est injuste.
Remarques. P En poésie, on dit UÎ au lieu de UÎ .
2<* Quelques grammairiens permettent de supprimer Ui dans un ordre ou une défense : p.Ja.o ^"jj glorifie ton Seigneur; v j^^ >^i \jt.j ne frappe pas Zaïd.
6^ Ul est aussi Tabréviation de diîV parce que toi; elle
se fait en retranchant J, en séparant le pronom affixe et en
ajoutant un U explétif: dl^y] ^\ C^ ^'1 U puisque tu
es joyeux, je le suis avec toi, au lieu de r-^ dif V di<>i) r- 3I .
De la conjonction U[ .
514. 1^ La conjonction U[ signifie «ou... ou, soit... soit»; elle se répète toujours avec la particule j .
Elle s'emploie : P pour donner le choix ( jCè^ ) : (^C» '• ^ i;. IjU)^ Ul J l/^j^ Ul prends sur mon bien, soit une pièce d'ar^ gent, soit une pièce d'or; Iju UIj Ui* Ul ^ parle en vers
(a) Sib. ire part, no 91, p. 163.
466 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n^SU
ou en prose; z^A{*[^ lit t 1 ï*! o?/ c'est toi, ou c'est moi ^W2 5W25 injuste; 2^ pour exprimer la permission C 4>.l V 1): iljU. UIj fJU.* 14 (tJQ- dssieds-toi, comme tu voudras, soit auprès de ton frère, soit auprès de ton voisin; 3^ pour indiquer une division ( ^^^B 1 ) : SJ- 14 J J*^ ^ï^ i^- ' '^l ^^^ /oi/^ mo^ est soit un nom, soit un verbe, soit une particule ; 4° pour exprimer le doute (dLilD ou l'incertain ( ^KJ^\ ): (tXjt \a\^ fJ^J \a\ «l>- c'est peut-être ton père qui est venu, ou
peut-être ton oncle [a); ij ^j, U[ j ti:? jo I^Âxl? iy^o U[ <) U l^
âldll cJ,») 50^ orzc/e maternel fut sauvé, soit qu'on l'ait
reconnu et épargné, soit qu'il ait fui à l'insu des meurtriers; 5® pour séparer les différents termes d'une énu-
mération C ^ L.^!\ ) : c> ^&,* 1*1 j Ov5^^ U J (jvC^U U , v-lSl ^-j ,<»» les hommes se sont enfuis, les uns en riant, les autres en pleurant et d'autres épouvantés.
2° Le premier Ul parfois est sous-entendu : onL ul j (••! a>3 Z«ZG? tantôt se lève, tantôt s'assied,
3^ Quelquefois le second UJ est remplacé par VI • *^'[ U[ jX-fe VI J jvïf fj^j parle honnêtement, sinon tais-toi. Souvent aussi jl tient sa place; Uji:> ji LW Ul -^ prie ou étudie.
4° La particule Ul s'emploie, mais rarement, dans le sens de ûl ^^ •* fv^ I i^j Ul si tu te lèves, je me lèverai. Elle a un sens d'intensité et peut se construire aVec un temps affirmatif:
(a) Al-Khidari, 2<^ part., p. 96.
no 514-515] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 467
4A)l -vul-lj -.ii>l dL) ^ Ul si le diable te tente, aie recours
Remarque. U\ s'écrit encore Ul ou Ul ex. : f5u« Tio^re mère n'est-elle morte et que son âme soit au ciel ou dans le feu !
De la conjonction u' •
515. 1° Cette conjonction signifie «que» et précède les verbes au présent, au passé et au futur, ex. : \j^\y \y^ ji
o w^^-'^j J 4-o«-ill L^-^' 4>-.v^ û^ , U-5 f^ l^ û' , U' 2/5 étaient convenus entre eux, avant qu'un des leurs ne fût tué, que son voisin le prendrait et remporterait ; 1^ ^\ ^J:. je me suis étonné de ce que vous vous êtes levés {b); \j^ ù^ Xi\^ j il s'est enfui par peiir de la prison.
2^ Elle exprime la causalité : dio^. o\ \ iSj \ Jû UâJ V
iA,5Cf y.*^ ne fais pas telle et telle chose : car il t'en arriverait du désagrément (c).
3° Elle peut se placer après Gr , ex. : fJiS J*>1 'j\ Cr, Jl moz /e suis capable de faire cela [d).
4® Parfois elle commence une phrase : Xâj U l^J ^ jT ù\
dU jC dXlj^cif^ <y^-? mieux vaut pour toi d'assurer la sécurité à celui qui craint et d'épargner le sang de tes ennemis; oli-Ql •,-* '^^ U Vl 4)^' jiiili I a:s> Ol -i^îi , J 0'
(a) Zamakhchari, p. 150. (b) Sib. l^e part, n» 274, p. 424.
(c) Sib. pe part, n^ 274, p. 425. (d) Sib. V^ part, n» 274, p. 425.
468 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [ n" 515
VhommBj à sa mort, n'a d'autre bien que les bonnes œuvres qu'il a pratiquées [a).
5^ Elle suit U répété : J US ii^l Û J\h'\ Jl ^1 J l-» j>-\ **-* / J* ^' quant à me rendre en Syrie, cela ne me dé~ plaît pas, et quant à y séjourner, cela me va aussi, puisque j'y trouverai un salaire (b).
6^ Elle peut remplacer >B en disant : I5 "j k:i'^^ je l'ai appelé en disant : Lève-toi; JU ô' <-il J-j' ^^ ^^^ ^ ^^v()?/e G?2Ve de venir.
Parfois même dans ce cas elle est supprimée : 0^^ luîl UcoT tjjco I i JU^I >^ I {X\ ^^^ Saints nous invitent à la joie éternelle en nous disant : Suivez-nous.
7° Elle précède V avec ou sans contraction. La contraction se fait quand le verbe est au subjonctif; avec l'indicatif, les deux particules restent séparées : ^^ V 0' C-^ /^^ ^^ qu'il ne se lèverait pas; ^y, V û^ c.ii^ y^<3:e pensé qu'il ne 56 lèverait pas; ^^i, "Vl C-ife id. ; ^L5 Vl iS^^y ^^ volonté est que tu ne partes pas; ^\ b 3^^ VI Û U pourquoi ne pas nous confier en Dieu ? Quand elle est contractée, elle peut recevoir la préposition J et signifie a afin que ne » : ^fâ \j ^[ ^j^ci !>U-C veillez afin que vous ne succombiez pas à la tentation.
8^ Elle s'unit à fj, avec le sens de «comme si», dans une phrase nominale et lorsque l'attribut suit immédiatement le
(a) Sib. ire part, n» 274, p. 424. (b) Sib. pe part, n^ 274, p. 425.
n» 515 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 469
sujet : Jl? j,) j J^ comme si Zaïd était debout. Ofe^P^ut aussi précéder un verbe accompagné de 1 ou de 05 , ex. : ^ i J^ comme s'il ne s'était pas levé; Jj> ^'^ a5 à^ comme si Paul s'était déjà levé.
9° Elle précède les paroles que Ton cite [a) : i^^i J\ 4Î y j^\ f y3 sa dernière parole fut : Jésus, Marie.
10^ Elle peut s'employer avant la négation V après les locutiens dliU — dill) U — di> b U, etc. pourquoi, d'où, vient que : ilU-l cij^V û^cit^ ou lSj^ ^ ^X^Ad'oii vient que je ne vois pas ton frère? ôj^ V -^O l U ou I^^T V 6' /3^ ^. ^ pourquoi ne priez-
vot^s /9a5 .? jiAill J,i ^oL^ V L5C» b u ou Lw^V û^ U-xJ U U
pourquoi tous deux ne faites-vous pas l'aumône au pauvre ? Si la phrase n'est pas négative, la conjonction ôl est toujours supprimée : 5cJ dlil) U pourquoi pleures-lu?
^Ij ^Ml!l wA^ ^ J«U1I |tf^i-l J0-JI3 J^'^'j 4««5]^l si c'est seulement par son intelligence que l'homme peut acquérir le bien, comment se fait-il que V ignorant obtienne la gloire et d'autres avantages, tandis que l'homme sage et intelligent ^l' éprouve souvent que des pertes et des revers ?
Remarque. En poésie, on rencontre ^jl à la suite de J.J et à la place de <; | ^ ex. : J.»il ^1 Jl^ peut-être le ferai-jc (c) ? (j\ \j^c JJ (J-*-^.J L>-*t^ û* Cp '^y^ ils ont su qu'est perdu quiconque marche nupieds ou avec des chaussures {d).
(a) Sib. l^e part, n» 275, p. 428. (b) Sib. l'-o part. n° 274, p. 427.
(c) Sib. 110 part, n^ 275, p. 429.
470 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [ n» 515-516
Quelquefois elle l'eraplace le pronom II 1, ex. : v:i^A.»3 ^Jl fai fait, pour
11^ Elle est explétive quand elle est placée entre un serment avec ou sans verbe et la particule jl, ou bien quand elle est précédée de iJ — II — Ui* et IS' quand, ex. : c^S } O' cS^ ^1a ^==>y 1^L> JG jure que, si tu avais été présent, je t'aum2,ç honoré; dl:*aj ^ji-' 5i^ liiu dlil^ 6^" j^ û^ j^b P^^ />2<?M, 52 ^on cœur était tourné vers la vérité, je t'aurais cru; o^«<^i ^^Ic -lJj ô' Il quand il arriva auprès d'eux, ils l'honorèrent ; dxi*j^\ z^>- i!\ ISl quand tu viendras, je t'honorerai; ClU o^ comme une biche.
^ ^ avec cette acception est rare.
\2P Elle peut être précédée- de la particule V[ ou d^une préposition : z^ i} ^-^ C^ j^ ^^ ^^^^ étonné de ce que tu t'es levé; Ç'SjS\ ^^J\a> 'ol ci ^-c^J ^^ désira s'adonner aux sciences ; lAi^ ©Ijl J^ Vl ^a Uj voici que je le vois tout à coup.
13^ Ordinairement la préposition se supprime avant 0^»
a moins que le sens n'en exige le maintien, ex. : J^ -s. , Ij
f *i«i' wLlaT il s'est dégoûté de la recherche des sciences.
De la conjonction Ol •
516. P Elle signifie «si» : 'S^ iî Ij JÎJ ôl ^^ ^^^^ /?â!rdonnez, il vous sera pardonné ; Ijvj \j ûl ^ t->- J-^' ù^ \^ \^ j;[j ils poursuivront l'ennemi partout où il fuira, que ce soit sur terre, ou que ce soit sur mer.
n" 516 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 471
2^ La conjonction ôl s'emploie avec le futur et donne au passé le sens du futur : jUlUL ji) ^^j^ ûl -^'^^ ^^^ diligent, il obtiendra son but; i^i^ ^*ailS[ i:.c Zj) \Jsù oCjs^\ «i ù[ si l'homme sait se vaincre, il sera dans la joie, lorsqu'il terminera sa carrière [a),
3° Elle est rarement construite avec un verbe au passé proprement dit, excepté avec j€^, ex. : j^ jjull ci J^j^ ûl Cllap zX* s'il s'est enfoncé dans les déserts, il sera certainement mort de soif; \jj^zSi I ISL-ij dUiJIj jjs^\ ci Ixf' u[ ^dJS-^^l> si vous étiez dans la gêne ou l'angoisse, pourquoi n'avoir pas eu recours à vos amis? p^JI ^I^^s=?l ûl ^\ ^àki* Lss=>\ sJ!à si tu m'as honoré aujourd'hui, moi je f avais déjà honoré hier.
4P Elle se contracte avec les négations V et i, ex. :^5^a^ VI ii^lj ^°^\ X3j^ jUd si tu ne me crois pas, peu m'importe, puisque tout le peuple m'a crul ^^sdiu^^ I^CJÇt \y,yl i[ si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.
5° Précédée de j elle a le sens de a quoique» : ûl J U^ -^3 iî U^ni=» Zaïd est avare, quoiqu'il soit riche.
6^ La particule corroborative J peut la précéder : Oii 4 lic Jljb V jJull o'jt^ si tu combats l'ennemi, tu n'en
triompheras pas.
Remarque. Dans une proposition conditionnelle, on place dans certains cas la conjonction 3 au commencement du second membre de cette proposition. Il en sera question dans la syntaxe.
(a) Zamakhchari, p. 150.
472 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n0 517
De la conjonction
517. 1° Cette particule précède les noms et les pronoms, avec le sens de Jl que [a) : ^C^JI u^ illil o^ ^c^ ï^^ ^P' pris que ton frère est doux de caractère; ^jT dij I -i^! JQ te crois généreux; ^\ AÀ\ i>\ 'i^ la vérité est que la science est utile; \^% cUif \ c^J^p selon moi, tu es un personnage excellent; '^laU dX \ ^'<s jo\ le plus probable, selon moi, c'est que tu vas partir; 4^1 j^l ^J,\ i/- mon œuvre, c'est de louer Dieu [b).
2^ Elle suit un verbe passif : ^cX* j^ ©Il ^^ j>ic ^^ ^^^ ^ A^*^ connaître que son père venait de mourir.
3*^ Elle commence une seconde proposition, qui explique et
restreint une première proposition : IW 4j 1 joj <<^-^^ 7^ ^^^^
heureux d'une chose, c'est que Zaïd soit savant.
4^ Elle a quelquefois la signification de ji, ex. : J^Jl zA. IIa^L Ù c5J\^ dU i ^^â5 au marché : il est possible que tu y trouves quelque chose à acheter pour nous (c).
5^ On la trouve avec U signifiant «tant que» : ô\\^^jSL\ JU ijo j reste assis, tant que Zaïd restera assis.
6^ On peut employer J\ après un mot auquel est ajoutée la particule C, ex. : O^lLlf "JCin U ji^ Sk:i\ V /^ ^^ f^'^ois /9a5 comme vous le dites; Lj:^a vdlil lo Js- U* ^ ^^^ t'raz,
(a) Sib. l^e part, n» 261, p. 410. (b) Sib. V^ part, n^ 268, p. 416.
^c) Sib. pc part, n» 262, p. 411.
n° 517 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 473
comme il est vrai que tu es ici; 1 i zJ^ '-^j ^\j^ )- J^* ^^^.jui i/1 il a dit : Pourquoi as-tu frappé Zaïd? Je lui ai ré-
pondu : Parce que c'est un méchant homme; ^ i^dij \ i dllx-
- je t'aime à cause de ta générosité [a) ; l' j; ^ij llLel ï\ U ^
W0W5 avons multiplié nos allées et nos venues ; j,^ diJ ^ U-fi
yVl ti -^^^ ^^ prends guère soin de V affaire ; ij.lilîl(jl lilU
zY y « longtemps que je t'attends; , ^^1 i dij ' U Ju- e'est dur
ç'i^e ^w partes ; \ Xi vdX> I U je c'es^ pénible que tu sois
malade {h).
7^ On l'emploie avec Ul quand cette particule signifie l2i en vérité ou Us-I e5^-z7 ?;r<2z ? j^-i dlj I l^ r*-«l u^ vraiment tu es stupide; jiia:^ dlf I Ul e5^-ce vrai que tu partes {c) ?
8^ La particule ^\ se place après J^^Jj 1 penses-tu que et Jyl J.^ quand penses-tu que : J^I* ja»)! û' Jj^J^ penses-tu que l'ennemi approche ? ^^a1S diji J^l7 x^ quand pensestu partir [d) ?
9^ Elle se met après Ul. . .Ul, ^x. : JiC:) i/l Ul £!^:i-'i CÎC-wi tj I U[j ton frère tantôt parle, tantôt se tait.
10° Elle se met après ^o excepte , ex. : a > JlU j\5" -^ j
Ui^ i/ \ Zaïd est très riche, excepté qu'il est avare.
11° On la rencontre avec rp> signifiant «aussi, même, jusqu'à ce que», ex. : i\^ dL*, \ -?- iJ;^l cijP y^ connais tes affaires et même je sais que tu es bon; dlJ I ^>- OjIâ^Jl
(a) Sib. l»'o part. n« 262, j». 412. (b) Sib. l'» part, n» 268, p. US.
(c) Sib. l'o part. ii« 262, p. 411. (d) Sib. l»» part, n» 269, p. 420.
474 Trois, part. Cli. III. De la conjonction. [n"517
^:»-{ilj j'di attendu jusqu'à ce que tu viennes me trouver [a).
12^ Avec iJ elle signifie «comme, si» et indique la proximité, la similitude ou le doute : j,J\ Ijj 3 ôo comme si Zaïd est un lion; jQll ^i U) j û^ ^^ dirait que Zaïd est à la maison; \1a i\zz\\ dl.î IS^ o^ dirait que V hiver arrive. 4> (^ 15^ veut dire 27 me semble voir, je crois voir ; 4» (^ fe^ julî •)-« r*Ai 2*/ me semble le voir sortir du tombeau,
13^ Elle se met après ^J15^, ex. : »;U> dli I ^S cornmen^ feras-tu?
14^ Elle se rencontre en poésie après jj, ex. : o' \^y !}*!
dOc Jij Î^U peut-être un jour t'arrivera-t-il malheur.
15^ Elle suit 'jl sij ex. : ^^Û ji^^i* Il Ja^o:^ J[l^^\ tj' jl
JL îc 52 Vhomme était juste, les horreurs de la guerre
disparaîtraient {b).
16° La particule V'jl peut la précéder, ex. : ^^aIS dt * Mj j^A Ji S2 ^w 72e partais pas, je partirais (c).
17° ^ peut être suivi de OU ex. : ^ ^ dlj I c^ll ç'we
n'es-tu jurisconsulte ! /^y» I Jj 3 û' cJ /?/w^ à i>2ew ^we Zaza fût fidèle !
18° Elle accompagne i;^ — a>« depuis que, ex. : o Ij u ^U di> i Ji* ye ne Vai pas vu, depuis que tu es absent.
(a) Zamakhchari, p. 136. (b) Sib. V^ part, n^ 262, p. 410.
(c) Sib. V^ part, no 262, p. 410.
n^517] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 475
, - ^ i -i 19^ Elle peut se joindre à une préposition, ex. : ^^ dL>-\
jjiS^ di; î je t'aime^ malgré ton ingratitude ; ^\ dij !> C*a.1 j
/a2 confiance que tu es fidèle.
20° La préposition peut se sous-entendre, quand le sens n'a pas à en souffrir, ex. : ^j <j V ou 4J i «O)' ^iiil- 1 ye demande pardon à Dieu, parce qu'il est miséricordieux ; dilip c^i^ U J-I5 dij V ou dij I si je me suis fâché contre toi, c'est que tu es un scélérat; ^.*lSdlj I -y ou di-H J.^ V ^?^ 6/025 nécessairement partir (a).
2P 0^ signifiant «que» peut se repéter après une phrase incidente : ^ou^ o \ J^j lil i i c-^-J^ -^3 h savais que, s'il le faisait, il partirait [b).
22° Elle se met après V[ signifiant «excepté que», ou précédé d'un mot qui déjà exigerait ôl sans l'existence de Vl • c^.„^ l* Jjf 4J \ VI ye n'entendis qu'une chose, c'est qu'il est avare : on dirait sans VI • JJ^ o \ z^*y^r^ j'ai appris qu'il est avare;
j^ 13 'J^. ''A- i^'^ % s'^MpS ^('ji î Ji' 0-! ^-i*^ ^O^Zaïd était un homme déterminé et courageux, excepté qu'il était plein d'astuce et de méchanceté.
23° Après un nom de temps on emploie ^\, ex. : L \^}\ Jl? J^^^ sdlJ 1 |»^l ^iJl3 l'pl $^w^y a-t-il aujourd'hui de nouveau, a dit V homme ? J'ai répliqué : Ce qu'il y a aujourd'hui, c'est que tu pars (c); .^«tiS dk 1 lj^\ çy c'est vendredi que tu pars {d).
(a) Sib. l'-e part, n» 268, p. 417. (b) 8ib. V'^ part, n» 267, p. 416.
(c) Sib. l'-o part. n^. 2G8, p. 418. (tl) Sib. V' part, n» 268, p. 417.
.476 Trois, part. Ch. III. De la conjonction, [n» 517-518
24^ La conjonction 'J\ reçoit la particule U, qui est explétive, selon l'opinion commune, ou qui donne à J\ un sens
restrictif, selon quelques-uns : ±^\ \ /ti Jb^ l: 1 oji^ Cj-^c^j
t;02C2 ^ow^e 50/z histoire, c'est que, d'après mes informations, il ne fréquente que les scélérats {a).
25^ On rencontre les idiotismes suivants : dl:^9 ^ii Ib-S^wÀÎ^-^ vi^^ /^^ ctpp^is que tu composes un ouvrage; O^Aila:^ ^\ ^jaUl jài y''â52 appris qu'ils partaient [b).
Remarque. Les grammairiens arabes donnent la règle générale suivante pour l'emploi de ^ï : On se sert, disent-ils, de cette conjonction toutes les fois que le verbe de la proposition peut se remplacer par son nom d'action, ex. : L-^a oLî | J.ii) 7'a2 appris que tu es ici; on emploie (j\ dans cette phrase parce qu'elle équivaut à \:^^cb 'iXi ^ (i-*^| •
Emploi de (jl et de jji l'^ïi pour l'autre.
518. Il est dit, au numéro 470, que l'adverbe Ol peut remplacer la conjonction J\ ; ceci a lieu :
P Après IS[ IJ02CZ, voilà [c), ilJ volontiers, à tes ordres [d) et (^^^ V sans doute [e], ex. : Jp ^U ^^Bl bl ^Xii C^jt je sortais et voilà que le tigre s'est élancé sur moi; J[ clXj dll 45^1 Ij J^l volontiers j de tout cœur : à toi r excellence et la bénédiction; ;LuiÛ*î ^b ^<^ ,^ic!VÎ jXî bl }^ V 5«2rî5 nw/ doute, le souverain Pontife est le chef de l'Église.
(a.) Sib. ire part, n» 265, p. 415. (b) Sib. l^e part, n^ 266, p. 415.
(c) Sib. l^e part, n^ 270, p. 420. (d) Sib. F^ part, n» 264, p. 413.
(e) Sib. ire part, n^ 268, p. 418.
n0 518] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 477
2^ Après le li placé dans le second membre d'une proposition conditionnelle : ^Jl '.^4- ci Ij J,t ,q- j» .^ ^^ quelqu'un me fait tort, moi je lui fais du bien.
3^ Après la conjonction J^ ou sans elle dans une seconde proposition renfermant le motif d'un ordre ou d'une défense, ex. : JJi^ <u)l Sj^ Ip i-Jl oL J (.5^1 honore ton prochain, lui qui, certes, est créé à l'image de Dieu; âjn^ ^^ \ji\ ^jià^ V
^ IcIa 7ie pèche jamais : car, certes, Dieu est vengeur du
crime [a).
4° Après un serment qui n'est pas suivi d'un J affirmatif :
^^,-i!U Ol ^y par Dieu, ton père est en vie ; IS*^. ûl t5j*-*î
Jul /?«/' m« /ot^ Judas est maudit ; 4 oLjl (< v ill^l J\ ^\
4) ^ i L^ je jure que ton frère est exempt de la faute qu'on
lui impute,
5® Entre deux propositions ayant seulement rapport à la parole; la première doit être nominale et renonciation exprimée dans la seconde, appartenir à la personne en question dans la première : «ui' J^\ J, \ Jyl u Jjl la première chose que je dis c'est : Je loue Lkeu.
En conséquence, vous direz seulement avec fj\, ex. : ^J, \ If «û)l j^l mon occupation est de louer Dieu; ^<^ "dJj 1 c^Ma:^;! ma croyance est que tu es généreux; et avec J;[, ex. .* cil ci J j^'.^ ye dis que je suis croyant ; ^f-\^ dli [ Jy I L« Jj\ la première chose que je dis, c'est que tu es bon [b).
(a) Sib. ire part, n^ 264, p. 413. (b) Al-Khidari, V part., p. 204.
478 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n^ 518-519
6° Après (^1 c'est-à-dire : -^** ^l *(^1 Si-i\ je suis jic'est-à-dire courageux [a).
7^ Après un pronom démonstratif suivi de la conjonction j , ex. : ,z,^>-\ U (^x.p dii ôl J ^-^ ^'^^^ cela, et tu trouveras chez moi V accomplissement de tous tes souhaits.
8° Quand une proposition tient la place du dernier terme d'une autre proposition: j^^ ilj Wt k^\ j j'ai trouvé que c'était un jeune homme, et qu'il avait de la jactance; zi f- Li^ 4^1j 1j^3 j'di connu Zaîd et son avarice; Vl« dli ul iUdlJlj tuas pour toi la richesse et la science. Dans ces exemples S. 4J I tient lieu de l^l^j, JJ7 <Jlj, de U^j et 7.^ ilfb, de Ulpj (ô).
Remarque. D'après tous les exemples précédents, on voit que l'on peut considérer la seconde proposition soit comme dépendante de la première, et alors elle se relie avec elle par la conjonction (j\ que, soit comme indépendante, et alors on la fait précéder de l'adverbe à] certes.
De la conjonction j\ •