‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 167 sur 185 · F Elle signifie «ou, ou bien», ex. : iJ °JCj I j^ b · texte numérisé non relu

F Elle signifie «ou, ou bien», ex. : iJ °JCj I j^ b

AJ i cJ^ (î -5^ j*" r-?^ ^^^^^ ^^^"^ ^^ ^o?^5 ^i/z sommes au comble de la gloire ou de l'abjection; ^y l^,^ jl U^ ôlsCjl LU nous restâmes dans l'endroit un jour ou une partie du jour ; l il jl ^5^î ecrz^ ow /^5 à ta guise; ^ L j\ ^UpV >-jjUcombats les ennemis ou bien fais la paix avec eux; 'iJ^:^i^\

(a) Sib. l''e part. nO 262, p. 412. (b) Sib. V^ part. nO 262, p. 411.

n0 519] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 479

^j^ -^^ l)** J^ c%— ' ^^ ^^^ ^^^ ^^ ^^^^ ^^ ^om, ou bien un verbe, on bien une particule ; dl/- j\ ±\y\ ^U ^'^5^ ^o^z père ou ion oncle qui est venu.

Par ces exemples on voit que ji s'emploie comme Ul pour exprimer le doute, Tiacertain, la permission et le choix et pour séparer les termes d''une division [à).

2^ Elle remplace Vj '^i dans une proposition négative ou prohibitive : 1 jfe^ jl >i^U. jt\^ V ne fréquente pas l'ignorant ;ze l'impie; l/^j^ jl U^j juâH . JapI U il n'a donné au pauvre ni un pain, ni une pièce d'argent.

Dans ces sortes de phrase, elle a aussi le sens de \ ou plutôt, quand le terme qui la suit est le même que celui sur lequel tombe la négation ou la prohibition : ^15 U j\ ilj) 1 Aï U

fj^^l ton père ou plutôt ton frère ne s'est pas levé; ^ii) V ^ • **

2- w*<^-^ V J^ (S ^^ 9^^ ^^^ beau-frère ou plutôt mon beau- /?ère ne parte point (b),

3° Elle peut signifier 'j\ V[« moins que, ex. : j[5Vj.ip Ui* iVj* jl iLxlîl ^^/ï^ a dit : Je tuerai le mécréant, à moins qu'il 7ie croie.

4^ Elle a le sens de *ôl cil jusqu'à ce que, ex. * jl^jî ù: ^j"^ Ijjlj ye corrigerai mon fils , jus qu' à ce qu'il soit bien élevé ;

y^ trouverai facile toute difficulté, jusqu'à ce que j'atteigne

(a) Al-Khidari, 2<^ part., p. 96 (b) Al-Khidari, 2^ part, p. 97.

480 Trois, part. Ch. III. De la conjonction, [n» 519-520

le but de mes désirs : car il n'y a que l'homme patient, dont les vœux soient comblés.

5^ Lorsqu'il n'y a pas d'amphibologie, on peut lui substituer la conjonction j , ex. : L) ôL- .» /^x-Tl j LTl qui de vous ou de nous sont les cavaliers de la tribu?

6® Dans une disjonction, l'on se sert de jl lorsqu'il est possible qu'aucun terme de la disjonction n'existe ; par exera-

pie l îiÇ j /- jl j^jjl peut , signifier que 1 un ou l'autre est

avare, ou que ni l'un ni l'autre n'est avare.

La conjonction j\ est encore employée dans une disjonc-

tion avec le sens de Ol ^h ^x- • ^^ a^ jj-t i Ij^-i^V qu'il

vive ou qu'il meure, je le frapperai; c'est comme s'il y avait

"wjU ûIj J-vt û!,'

Enfin, dans une disjonction, elle peut remplacer J\ , quand l'un ou l'autre terme de la disjonction est nécessaire : fjj-l >L M>.lj jl LOj ûo 1 (^j3^ U (Jl VI ^o?^ frère est parti, mais j'ignore, si c'est à pied ou à cheval.

De la conjonction J» .

520. P Cette conjonction signifie «ou plutôt», dans une proposition affirmative : iV ' J> ioj'j ^^"^^ ^7 « frappé Zaïd ou plutôt Amr; 1^» l, ^ J* ^U Pierre s'est levé ou plutôt

Paul; ç. A) iJjj i Jj ijJ-\ tJ /«55e /e ciel que ton frère ou

plutôt ton père se lève !

n» 520] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 481

2^ A la suite d'une proposition négative ou prohibitive, elle signifie « mais » : ^j> J^j' u^h'. f^ ^ Pierre ne s'est pas levé, mais Paul; oclJ '\^^ Ce 15 jo j u Zaïd n'est "point debout, mais assis ; i^ C J»y ^ V ^^ue Marc ne se lève point, mais Mathieu.

3^ Précédée de la négation M , cette conjonction sert de correctif à la proposition affirmative précédente et doit se traduire par « bien plus », par exemple : dL-^j J^^î' L-^ ^^^.^1 l> V j-Cil à Vierge, votre visage a Véclat de la lune en son plein, bien plus il brille comme le soleil.

Si la proposition est négative, iTV signifie « au contraire » : ^j- l, V Jbj pl5 U Zaïd ne s'est pas levé, au contraire c'est Amr ; 2\i Ûi£ -ÛJÎ (i ^1 j , l^ V d\ïj^ i* A^\^ mon «mz, je ?i'ai point rompu avec toi; au contraire la distance a augmenté mon affection pour toi.

4^ Elle indique une opposition entre deux propositions :

iïljl jUI oâ<û ^.aUj ^(fcj\^==l /e Fer^e de Dieu s'est incarné, pour inspirer aux hommes le désir des biens éternels ; malgré cela, la plupart d'entre eux préfèrent les commodités de cette vie passagère.

b^ Elle ne s'emploie pas dans une proposition interrogative ; il serait donc incorrect de dire \L1 jT los'j CjVri'i est-ce Zaïd ou plutôt Amr que tu as frappé?

482 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n° 521-522

De la conjonction jIT .

521. Cette conjonction signifie « excepté que » et est toujours suivie de J\ , ex. : L^ ij"î CC»' Jlli j\^ Jo'^j Zaïd est riche, excepté qu'il est avare.

Remarque. On peut dire aussi s^», et Sî L à la place de sJ .

Elle -veut dire encore «parce que, puisque» : -^ -^^1 \\

lX^J >y* ^' '^' ^^•^^' J^' /^ ^^^^ ^^ P^^^ éloquent de ceux^ ^W2 prononcent le ^l^ , parce que je suis de la tribu de Quoraïche,

De la conjonction tuT.

522. P Elle signifie « pendant que » et précède le verbe : ci ' r^ Uj^ C-^^ y^ ^^^ ^^^^ /eve^ pendant que se levait mon père,

2^ Elle se construit avec un nom ou un pronom : • ^ l^

i^"^ "^ M cT'J^»' pendant que nous étions assis, voilà cpie mon /rère est venu ; \al f-^5 ,^t t^ \^ pendant que je dormais, un voleur s'est présenté ; ài^\ J ii Cj^^É Si IJp »^Juil IfsJb pendant que le Saint était malade, la mère de Dieu lui apparut,

3° Elle s'écrit encore GaT, ex. : Jy >»B Ijuj C-«^ 7^ ^^ 5WiS levé, pendant que Paul se levait ; L\ ^U ^U- U u.j^^ pendant que j'étais assis, mon frère est venu; jj-i3l Ld "jol Xf^ A ù^*j^ pendant que le monde dormait, voici un voleur qui entra.

û<>523] Trois, part. Cli, III. De la conjonction. 483

De la conjonction ^ .

523. P Elle signifie « ensuite » et relie entre eux les differents termes d'une proposition : ^^ ^ <y}^\ "^ ^^^^^^ est venu, ensuite Paul. Elle peut aussi relier entre elles deux ou plusieurs propositions : \y/^ f ly-^^ ^^^' ^buil jiaiL.[ lyj.^ f le juge a interrogé les témoins ; ceux-ci furent d'abord sincères ; ensuite ils mentirent, et enfin ils revinrent à leur première sincérité.

^P Elle s'écrit encore i^ , c^^^ et z^-' \ l^s deux dernières formes ne se placent qu'entre les propositions : ^^-^ c.a^

^A-jUjw V zJ^ j^ ^^^^ ^^^<^' ^^ f^^ d^^ ' ^^^^ ^^ ^^ regarde pas, 3^ La particule i^ peut s'employer, quand il s'agit de choses successives, il est vrai, mais séparées par plus ou moins d'intervalle {a) : f:?^-^ ^'^Ivi ^.1^1 ^ zX*^^ Jj^\ 0'^^]^ le Fils de Dieu s'est incarné, et ensuite il est mort sur la croix pour le salut des hommes.

4° Elle réunit les deux termes d'une antithèse : ji^l ly c Jl^Ulj liC^c ir ils ont connu la vérité, ensuite ils se sont donnés à l'erreur.

5° Elle exprime une idée d'étonnement : oU ^^Jl c^b -"^^ ^^U>1^ L^J^ c> ôj jCî 1 f £"^^1 les Juifs ont vu les miracles du Christ et ils l'ont renié en présence de Pilate !

(a) Zamakhcharj, p. 141.

484 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [n» 523-524

6^ Elle se met au commencement d'un discours, avec la signification de «or»: -^l Sa i!<^ ^^ ^i^ ^LOjl J^ f «t UaLJ o j\!ii uT 1 or Arphaxad, roi des Mèdes, avait soumis à son empire de nombreuses nations.

7^ Elle a le sens de dllS %a avec cela, ex. : ^ ^jdL. ijjl^ il",âj!l J,l Ou.„.^l -j^ IjjlS^ 2/5 étaient peu riches, et avec cela ils ont fait du bien aux pauvres.

8^ Elle indique la succession de différents événements, ex. : ^A^l jp ^ ^^\ ZXa ir iS^ Z^\.* f (^} Ol» m,on père est mort, ensuite ma mère et après elle mes frères jusqu'au dernier ; ^^\ ^^\ j^^uU^ U ^ ^^^Jl c^^m:-^ U ^l> fai appris tes exploits d'aujourd'hui; mais ceux d'hier étaient plus étonnants.

9° Elle se place entre deux mots répétés pour marquer l'insistance : S^ Jjj" /^ S -^^ malheur, oui malheur à

vous }

10^ Après elle, on peut répéter la préposition : afv OjV j -^«j ou jyp ^ j'ai passé à côté de Zaïd, ensuite à côté d'Amr. La particule d'interrogation 1 peut la précéder : Li ^ \ est-ce qu'ensuite il a prié?

De la conjonction i>. .

524. I. Cette particule précède les noms avec différentes acceptions.

P Avant un nom au génitif, elle signifie « jusqu'à » exclusi-

n° 524 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 485

parler jusqu'au lever du soleil; l^lj ^>. 45C^.JI viJi^l /a2 mangé le poisson jusqu'à la tête exclusivement; ^c rUâ)l X>- 4>.jIjI j'ai dormi hier jusqu'au matin.

2° Avant un nom au même cas qu'un nom précédent, elle a le sens de « jusqu'à » inclusivement ^ l^^lj X;»- îx.«-*Jl vJiJo ^ j'ai mangé le poisson avec la tête,

3^ Elle ne peut pas s'employer pour indiquer une partie d'une chose; on la remplace alors par ^j, ex. : ^[ zJjS. J.I1I sJxJi^ j'ai veillé jusqu'à minuit ; l^tC ^^l ^jCJI zJ^^ j'ai mangé le tiers du poisson.

4^ Avec la signification de « même », ^i. peut précéder un terme exprimant la partie d'un objet, dont on vient de parler : 4^^J^ ^ cTj^' i^-^^ Pierre m'a plu et même son langage. On ne dirait donc pas o^\ ^?- et même son frère j parce que o^^l n'est pas une partie de ^j-L Pierre.

5° La conjonction ^ s'emploie aussi avec la signification de (( même », avant le dernier terme d'une gradation : oU iCbVI Â^^o"^^^ ^^^ hommes sont morts et même les pro~ phètes; i)y^\ y^ ^u)l iJjlj jusqu'aux barbiers, tous sont venus te visiter.

6^ Après elle, la préposition qui la précède doit toujours être répétée : cfA^Tj.01 Jl J^ ^Ùî ^[ 'r^\ fais du bien aux hommes, même à tes ennemis.

486 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [ n^ 524-525

II. Elle précède une proposition nominale avec le sens de « en sorte que » :

Z/g 5«y2^ we cessa pas de couler des cadavres que roulait le Tigre, en sorte que Veau du fleuve en fut rougie.

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