III. Enfin elle précède les verbes au présent, au passé, et
au subjonctif futur.
P Avec le présent, elle signifie « au point que » : j^j Jti^l
ô^i ^Ul ûVI 4) c^j.^:^r ^>- J^>-^yî' j-* -^^^'^ <^ commis tant de turpitudes, que tout le monde le méprise actuellement.
2^ Avec le subjonctif ou le passé, elle peut signifier '<' afin c^ue, pour que, ou ô^ J,l jusqu'à ce que, au point de, ex. : J.:tl \l.:i\ ^>. Zjj.^ fcii marché jusqu'à ce que je sois entré dans le pays ; dilio ^1 fJjL i:>- \^ prie pour que Dieu te bénisse; ^j:^ ^^ s^fi>j H s'est fait religieux pour faire pénitence; jaJI ^ju7 ^x>. Ijl^ tj^\ Jlj U l'armée ne cessa point de combattre , jusqu' à ce que V ennemi fût en déroute; OjU /.^ <ra3i ^^^ 4)^^ z7 /'« frappé au point de le mettre à deux doigts de la mort.
De la conjonction ^j*
525. 1^ Elle signifie «tout le temps que, jusqu'à ce que », et ne s'emploie ordinairement qu'après une négation et la particule V[ • Le verbe qui la suit peut être au passé, au
n» 525-526 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 487
présent et au futur : ^l<ll.7 ^)j V[ ç\>\j ^ p ^-^ V
je ne ferme l'œil et ne m'endors, que quand tu parles; l^< j-i) ^j ^l:5C-î' S^ll! *^-^[ écoute la lecture du livre jusqu'à la fin; '^^^^ ^'j kj^^ je lui ai écrit, tant qu'il m'a écrit.
2^ Elle s'adjoint la conjonction ^\ , ex. : 1 i<a 1 Ju^lJ " î»
JU.II Jl Ji:> û^ vl<jj VI U^ Vj viXl^ V jLjâl c'e5^ un mauvais élève que cet élève; il ne se tait et ne reste coi que lorsque son maître le regarde.
3^ Elle s'unit à la particule U, ex, : <Û Jiil^j C\^\ ill^j J-^pj je lui accorde le temps d'enlever ses souliers et o?e 56 /â^ver /65 pieds; ^!>i5Cll^^ Ij&y t> jV[ o^^p cX^ l« /^ ^^ 5?^/5 resté chez lui que jusqu'à ce qu'ils aient eu fini de parler.
De la conjonction J^ .
526. P Elle indique ordinairement une succession immédiate : ^JSS o*jk J^^ Pierre est entré et il a salué ; ^l^ JjJ li>.j) /e«^^ es^ t;e7zw et ensuite Paul; a<lVl ISls c.>-^i v^bl» 7^ sîiis sorti, et voilà le lion à la porte [a).
2^ Elle indique aussi une succession morale : Jy j^j ^^jy J''\i Zaïd s'est marié et il a eii un fils ; C:»U oO^y i.>-C^<^l iil V ^\ l" 0 JÊs 4IU /j& 4ÏLI3 2/ «//âj trouver son compagnon et
(a) Sib. l^opart. n» 102, p. 186.
488 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [ n" 526
il le vit triste; il lui demanda ce qiiHl avait et lui dit : Mon frère, sois sans inquiétude.
3« Elle signifie j et, ex. : l^l^Il dll'S Çip lyi S\ lo il fit venir sa mère et lui lut celte lettre-là.
4^ Elle indique un changement de sujet, ex. : j^ J,
Lju5 iiifc /â52 â?e5 soldats sous mes ordres; je dis à celuici : Va et il va, à l'autre : Viens et ilvieiit, et à mon serviteur : Fais ceci et il le fait {a).
5^ Elle indique la cause ou la conséquence : j^L (^il^
^jlÎI oj 3 ^^-^^ ce qui vole en dépit de Zaïd, ce sont les mouches. J^ indique que Zaïd est dépité du vol de mouches; 4 Jlc cJ^}^ c—*i ^l ^^ maudit, et en conséquence je l'ai béni; \Js^ /^Éll ^^ k^\j^jlj ;f5 Zaïd a donné des coups c/e poing à ses voisins, et conséquemment le juge l'a condamné à la prison; ^J difi* ^S-Up «.^ t:X\ sors de chez moi, car tu es un voleur.^
6® Elle se place au commencement d'une proposition circonstancielle, lorsqu'il y a antithèse, et signifie «tandis que», ex. : j^, 3 àX^^ x«^ Sl ,#i c^ij y^â52 vu une femme qui pleurait, tandis que Zaïd riait ; i:?-j3 ^S^ ry» -^3 ^«^^i'^ 56 lève, tandis que sa femme reste assise.
7^ Elle a, comme le j , le sens de «pour que, autrement » avant le subjonctif : itjj3i^ ilj'i J^j-^ ^ j^ ^^ connais pas
(a) St Matth., ch. VIII. v. 9.
n° 526 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 489
ta maison, pour que je te visite; O^iaJLJi âX&kJi J^ V ne vole pas, autrement le sultan te tuerait.
Elle ne s'emploie pas avec ce sens, après une locution adverbiale ; on ne saurait donc dire : / Jî^I» dij iSC* reste à ta place y pour que tu te reposes; dij S^^ a^ silerice, pour que nous t'entretenions.
8^ Elle se place encore dans le second membre d'une phrase
qui commence par Ul , ex. : il^Vj' U^j «-Jr-oj % 'd\::^jj L*!?
dJîxll'i '% ta femme, ne la frappe pas, et tes enfants, ne les
scandalise pas.
Remarque. Si, dans une phrase commençant par j«.i U 1 , on retranche {jy^\^ le ^ peut aussi se retrancher : (j^^M. p.x Jlj U j.«; U 1 ensuite^ pourquoi péchez-vous ? ( sous-entendu Jjj là ensuite je dis pourquoi,..)i
9^ Elle peut séparer deux accusatifs ayant un sens distributif : !>U i M>.j ^a^^I faites les entrer homme par homme; ElIî lilt /?eaV « /9(9^2V.
10^ Elle relie, dans certains cas, les deux membres d'une proposition conditionnelle, comme il sera dit dans la syntaxe, ex. : ^i^\ J^\ ^ iz*""^^^ jê-"^ ^^J fl t}y "y quiconque abandonne son père et sa mère pour Jésus-Christ, aura une récompense éternelle.
IP Elle précède C\ (513, 4«), oi» (465, P), l'adverbe J (491) et suit I interrogatif (462, 4°).
12^ Elle est quelquefois explétive : [zSd^i» \[j JC^ 'J^--^ parle honnêtement, sinon, tais-toi; o S il icli \j) j ^W 6 Dieu, pardonnez à Zaïd sa faute; j^y fj^> ton frère
490 Trois, part. Cli. III. De la conjonction, [n» 526-528
Zaid; ^^y^ % Ijbjj ne frappe pas Zaïd ; Gj- ^:>. Il quand tu es venu, nous sommes venus.
De la conjonction *5^.
527. P Elle signifie «afin que» : ^^^ ^J dt!:>- je suis venu te trouver, afin que tu m* honores ; ^..r^a» Si 5^ cJ J^ f ai fui, afin que tu ne me frappes pas,
2^ Elle s'unit à la préposition J , ex. : ^^^^^ '^JÛ i^li ^1 priez, afin que Dieu vous bénisse.
3^ La négation V peut s'unir à * ?^ et à ^Cll ou s'en séparer ; on dit donc 5\l5Cli ou M , JCl , >l^ ou V \^, ex. : 4)^ (3 l^^j.7 M.jCj IJl^ priez, pour ne point entrer en tentation.
4® La conjonction ^^peut, en outre, s'adjoindre la particule explétive U , ex. : '^^LUc <u)l ^^b/" lc5^ !> *î /âiz^es pénitence, afin que Dieu vous rende ses bonnes grâces.
Remarque. En poésie, on rencontre ^^ et L.^ suivis de (jl que., ex. :
Est-ce pour tromper tout le monde, dit-elle, et le berner^ que tu n'as que de bonnes paroles ?
De la conjonction ^^^CJ [cl] ♦
528. Cette conjonction s'écrit encore -O et signifie t( mais ». Elle se place entre deux propositions opposées, contraires ou contradictoires et les pronoms séparés.
(a) Zamakhcliaii, p. 139.
a0 528j Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 491
P -yil s'emploie devant les verbes et les noms : A* U iJj-^ ^15 -SCJ fjjj 1 ton père ne s'est pas levé, mais ton frère s'est levé; kl -O JJIaÎI c-' I c^J^ ce n'est pas toi qui par- /e5, mais c'est moi; U^^ê lji50. iljSa^l ^Cj dt^l ^L tes frères sont partis, mais tes amis sont restés ici.
2° -sCi peut être précédé de la conjonction j et, ex. : Âa.^ Cj\ 3 J^ 3j l« O^-' i^jr ye /^^^ ai parlé, mais il ne m'a pas répondu un seul mot.
3^ -^CJ se construit avec les noms et les pronoms affixes : il j^* 4XJ Lo L U<û U cec2 n'est pas en repos, mais en mouvement ; :>^ 1 ^X»! Ja^ \ ^a U «V 7i'est pas blanc, mais noir ; JL i 4^ ,5*^ -^1 ôO) Cj^S c^iî ij^^l /es ressources de ton frère ont diminue, mais non point sa générosité ; li x^ «SCJ jv-^ ^*jlj ^U mon /rère m'« quitté , mais mon ami est présent.
4^ -^i se construit aussi avec le j , ex. : ^\ fj^l ;J^ TrljJI ^^ iXli ^ 0**^' ^^^ /^'ère eVâreV g?^^w esprit pénétrant, mais faible de constitution.
5^ "-^J^ ne peut précéder le relatif '-^ dans une pro-
position conditionnelle ; cependant -a peut suivre «CJ au-
quel est annexé un pronom affixe : Jlll ^^ -Ja ^jf jiJ
^^Jlc JÂ^^ 1 15 «ci l^it^L /j^ -uO j ]e ne suis pas de ceux qui
ambitionnent la richesse, mais j'ai pitié de ceux qui ont
cette passion.
Remarques. P û^^, comme J. ^ sert quelquefois de correctif : ^U 2)jâ. \ j>>.j ^^. \ ton père est venu ou plutôt ton frère.
492 Trois, part. Ch. III. De la conjonction. [ n^ 528-529
2° Avec ,>x J en poésie, on sous-entend quelquefois le pronom affixe :
Si tu avais été de la tribu de Dabb, tu aurais connu ma parenté; mais tu es un noir aux grandes lèvres ; "|^^ j c^xJ j pour *lL:.x.l . 3*^ On dit poétiquement iJ V au lieu de ^J^LJ .
De la conjonction 11 .
529. Cette conjonction veut dire « lorsque, quand » ; elle unit deux propositions, dont la seconde indique un état ou une action corrélative à l'état ou à Taction exprimée dans la première. Elle précède toujours un verbe au passé.
Le verbe de la seconde proposition est lui aussi, d'ordinaire,
au passé et rarement à l'aoriste : jiijl Ulj l LJI c^ US
^fUi (j^jVl i^l J^j quand le canard ouvrit la bouche pour parler, il tomba par terre et périt; ^1 c^>.l IJli cl V;2) jJJa:-ll U -Xj'j après que j'ai eu fait du bien à Zaïd, autant que j'ai pu, il m'a nui,
La seconde proposition peut être nominale, à condition de commencer par 1 S[ voici, voilà ou par la conjonction J^ , ex. :
f^\> A-*-i-l quand il vous a sauvés de la pauvreté avec son propre argent, vous avez oublié les devoirs de la reconnaissance, et vous n'avez payé ses bienfaits que par une
honteuse ingratitude ; ^'-^3 e? -'Ua^ r^V* t5b ^ Jf- r*"*-^ ^ ^j5C1« quand il leur raconta ce qu' il avait vu, les uns le
crurent et les autres traitèrent son récit de mensonge.
Remarque. Quelques Arabes emploient UJ dans le sens de Vi ne... que
no 529-530 ] Trois, part. Ch. III. De la conjonction. 493
soit dans une phrase nominale : 4.-;^ji i)>l* *à \^ Ja-j J> ,jl chaque homme n'a qu'un ange commis à sa garde, soit avant un verbe au passé, mais avec le sens du présent ; iJUi L*J <« 1 ilJiJLil aw nom du ciel ! je ne te demande que d'agir.
De la conjonction jl •