‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 173 sur 185 · Cette préposition signifie «comme»: ,^J · texte numérisé non relu

Cette préposition signifie «comme»: ,^J

l*^ sl^llj 2/ 65^ « la fois comme un lion (pour le courage), et comme une pluie (pour les bienfaits).

2*^ Elle équivaut parfois à k sur, ex. : dDU .^X^ '• <) ci*

526 Trois, part. Ch. IV. De la préposition. [n" 550-551

^ JI5 je lui ai dit : Comment vas-tu ? Il m'a répondu : est pour j.;. le • 4° Elle peut être corroborée par le mot l*^ , ex. : ^jio ,r-J "^^t rien ne lui est comparable.

Remarque. On trouve cette préposition employée en poésie dans les phrases elliptiques, comme dans celle-ci : ^j\\ li ^ *— Ij^^jj pour ^jL* ^s, CiUj jSnJli il rit en découvrant ses dents blanches comme la grêle.

5^ Elle s'unit à J et J (515, 8^) et (517, 12).

6° Elle s'unit A ô\; dans ce cas 1^ elle s'emploie pour exprimer la similitude : jjj\ b f>^y^ -J^^ -ul S 3^ ûo ^^^ soldats sont comme des lions dans l'attaque; 2P elle sert à exprimer une opinion ou un doute : ^^ lliX* 0^^ ^^^ dirait que ton frère est malade ; liclj a^-s-VI cK ô^^ ^^ dirait qu' il y a une bête fauve dans le fourré; Vl^ fja^ j€^ j'imagine ^we /M «5 fi?e l'argent ; li^ «.lilil dij IT' z/ semble que l'hiver arrive; 3^ elle indique enfin la certitude et correspond à XkJ^ en vérité : ^1 o\SCj JSZS* J5o \j\^^ O^j^' iSj ^i l^t ^^-lilj >1)IS -^l certes, souvent nous voyons le siècle perverti en tout lieu et alors, en vérité, le bien est languissant et le mal prospère.

De la préposition J •

541. La voyelle ordinaire de cette préposition est un — ; mais cette voyelle se change en — dans deux cas : 1® quand elle est unie à un pronom affixe, autre que le pronom personnel (^ ~ , ex. : j:J5 ^j Jo zJ^ j^ '^^^^ ^'^^ dit, et je

n» 551 J Trois, part. Ch. IV. De la préposition. 527

leur ai dit; (^ j je (X *y^ ^^^ ennemi m'a tendu une embûche; 2P quand, précédée de rinterjection l, , elle est unie à un mot pour marquer Tétonnement ou Tadmiration : ^^^ l

chose étrange! ou au nom d'une personne, dont on implore le se-

cours : dl^V ^i-4 J l o Joseph, au secours de ton frère !

(^ ili C viens à mon secours !

P Elle indique à qui une chose appartient : 'Cj^)^\ 'fz"^

î^jilj SjnHj ^JCi- Ij Sj^a) Ij /e Christ possède la divinité, la

puissance, la sagesse, la majesté et la miséricorde ; Ui ha <!

uv^jVl jU:i-L il a des notions d'histoire ancienne; j^ ,j^ dll

^?/ â55 (fe grandes richesses.

2® Elle indique le but : ^^-XpCI aB il se leva pour V aider ;

6'z /âj mo/'^ /e^ a détruits, rien d'étonnant, puisque c'est pour

la mort que la mère enfante.

3^ Elle désigne la cause : <, J,S3 i ^ il l'a, frappé à cause

de son mensonge.

4^ Elle signifie Jl , ex. : llJ J^V (ij-^ d? ^^^^ ^^^^ <^ / "^ . > >^ ^ ^ ' ^ "' '" un but déterininé ; dL:^V ,^^ J l ^ Joseph, au secours de ton

frère! pour dlJ-1 J,[.

5° Elle a le sens de la conjonction ?^l «/?n que, avec le subjonctif : ^ *>y"! ^-1* /3^ C*^ /^ ^^^^ ^^' ^^V ce/a, /?owr ^'t^e vous vous réjouissiez.

6^ Elle marque à qui une chose est donnée, adressée ou destinée : ljil)i dif z^3 X J^ ^^ ^'^ ^^^ • ^^ ^'^^ donné une

528 Trois, part. Ch. IV. De la préposition. [n» 551

pièce d* or; cUI O^CU <^^ i}^ T3}\ ûjf'i^— J c^jl^ heureux les pauvres d* esprit, car le royaume du ciel est à eux ; ^biCJ I \ Aa di^ V ce^/e lettre est adressée à ton père.

1^ Elle s'unit a j;l et o^ dans le sens de «parce que»: i^ «û)l ^^J^l'^Iflj ûV /?^2e, parce que tu as besoin delà grâce de Dieu; Ui^î l^i.fV lôii il '«:Jâ^ û^ J^"* i^l ^^ mérite que tu lui fasses cela, parce qu'il aime notre nation. Quelquefois elle est sous-entendue : i*jCj; JldL^ J\ lâS^lJo *l^"V ne fais pas telle ou telle chose, parce qu'il t'en arriverait mal, dlU^ 0^ pour dtio; OV-

Unie cependant à Sfâ , cette préposition ne peut se sousentendre : ;^l^l dUl:.T V (»^ ^alj >lli S>;Vl il^i^^p 'f'^\ souviens-toi de tes fins dernières, pour ne pas te repentir au jour où le repentir ne te servira plus de rien.

8*^ Elle précède dans certains cas le complément direct : m:^ \J\ 5>^ ,,o-l u combien Jésus n'a-t-il pas aimé les enfants d'Adam; ,^fi>j L^J ilLiil^tu^^^ nous autres ermites, nous craignons le Seigneur.

9® Avec le — elle sert à exprimer Tétonnement ou la douleur: y^^^\i chose étonnante! ^^^Vl 4-*ltfJ l o honnêteté perdue! tCil l 6 quelle bonne eau! î.Cijl ^^.IaIjJI) l à quel malheur [a) !

Remarque. Quelques Arabes ont dit »l.».ll G v«Ji«JJU C (6).

(a) Sib. U» part, n^ 153, p. 277. (b) Sib. V^ part, rfi 154, p. 278.

n°551] Trois, part. Ch. IV. De la préposition. 529

Avec le — elle sert à appeler quelqu'un au secours : dL?-V ,JsL^- 4J L o Joseph, au secours de ton frère ! dliji l ^Jiâj ô roi, au secours de V opprimé! j lll 53 l a>*'î f Ô Zaïd, ô Bakr, au secours d'Amr I

Le J d'étonnement ou de secours peut se supprimer ou être remplacé par un 1 ajouté au nom : di^V ^^y l ou \k^y l â Joseph, au secours de ton frère ! LU l ou v^ L l ô joie ! (a)

Si le C n*est pas répété avant deux noms, le J reprend son — avant le second : ^)u-ib ûLliîj J4JCJI f ô vieillards, ô jeunes gens, au secours de la tribu ! Il peut même être supprimé : j^ J ^!U.j jI '} \i ô Zaïd, ô Khaled, au secours

d'Amr ! [b)

10^ Elle marque Tadmiration ou rétonnement : ï\i '-.a dJÎ l que tu es savant ! o I ^ \ «u) vraiment tu es son fils ! ej^ 4I), Ljiî quel excellent cavalier ! ^\ ^ que tu es grand! j,j[o.

J ^j //• <î ^ ^J, Paul est venu me trouver, mais quel

homme !

11° Après j€^ [a et ^ i, on ajoute J au verbe, qui

suit, pour donner plus d'énergie à la négation (c) : dXii I 0^^ ï^

oj\j^\ \c o^^jjj •ik^.i eVne se pouvait faire que le roi découvrît ses secrets à ses ministres; *ô^ caj ^ u j!») dii .iij fjj» I '-So i e ii:-JÎ ton père ne pouvait te pardonner, après que tu as refusé de lui demander pardon.

(a) Sib. li-e part. n». 153, p. 277. (b) Sib. l^o part, n» 154, p. 278.

(c) Sib. Fo part. 11° 234, p. 362.

530 Trois, part. Ch. IV. De la préposition. [n» 551

12^ Elle a le sens de ^i, dans : ^JL!.! c^^ il marcha dans sa route, il s'en alla.

La préposition J est toujours employée pour j,^ dans la date où se trouve ^i\^ ou ^^ ex. : [^^ jju ou i^ji. ^S- iS^ s-^>-j ï^i écrit cela le cinq ou le vingt-cinq du mois de rajah.

13^ Elle se rencontre employée pour '-^ avec, comme dans ce vers :

Lorsque nous nous séparâmes , Malek et moi, il me semblait, malgré la longueur de V entrevue , que nous n'avions point passé une nuit ensemble.

14^ Elle remplace quelquefois ^p de^ ex. : IjiU- i^jÀ\ J6 clnilUl J[ 6^:-^ (^1 ^jt'^S ÛIÔM ^^^ nouveaux venus dirent des partants qu'ils étaient les bienfaiteurs des pauvres.

15^ Elle signifie «jusqu'à», ex. : ^..lill ^jjà ^jJ^' pjb continue à étudier jusqu'au coucher du soleil.

16^ Elle sert au serment (534).

17^ Elle remplace parfois b, ex. : ô;] jlH ^i il se prosterna sur les mains.

18^ Quelquefois elle se met à la place de -a, ex. : JJ -^j

J^ 1 5^11)1 r ji 6^ 720 W5 serons, au jour de la résurrection, plus nobles que vous ; l^^ c/"^l j:^«*^ /^2^ entendu du bruit sortir de la meule du moulin.

19^ Elle entre dans certaines locutions elliptiques : ^ dliS cela t'est accordé ; jllf 'j^ ^i à)^ ji peux-tu faire cela ?

n° 551-552] Trois, part. Ch. IV. De la préposition. 531

\j3C^ ui *<V>^ Ja pouvez-vous écrire? .^Ijoll ii«-«j J,, J-* ^^^^* me procurera ce remède? il Cpjj ^j j)^ La^ à Zaïd l'eau et la sauvegarde ! lA* j^ ûf V l^ l admirez ce fils d'Amr {a).

De la préposition û-J^ •

552. C'est une particule de temps et de lieu, comme jcs. chez, avec certaines différences dans l'application.

P Elle indique la possession d'une chose présente et concrète : ^U kl A il a de la richesse; on ne dirait donc pas JU di-^^ u-vi (X ^^^ A^^e me doit, ni ^L^ 4.)*j.i il a raison, parce que la chose, dans le premier exemple, est absente et dans le second, abstraite.

2^ Avec la préposition -a , elle marque le point de départ : Jj^j t al ''y o«C un envoyé est venu de chez nous auprès de lui; ijaî \^ ZJ^ h ^^^^^ de chez lui.

3° Elle ne peut pas donner un sens à une proposition nominale, qui n'indique pas la possession : on ne saurait dire, par exemple, diil \ jj ta mère est chez nous, comme l'on dit t a^c dJ^i ; mais on peut dire 4 , .«1 dl^l ta) ta mère habite chez

710US, parce que la phrase ^I* dA^I a déjà, par elle-même, une certaine signification. C'est encore, pour la même raison, que la phrase suivante est mcorrecte : ^jjl 0-^ j-* j— âJI /e voyage a commencé à partir de Jérusalem.

(a) Sib. iro part, n^ 234, p. 362.

532 Trois, part. Ch. IV. De la préposition. [ n» 552-554

4^ Elle peut précéder une proposition verbale ou nominale : <^ sl^^ û-^ il y et un an que fai blanchi; ô-^ ©Ci»» $^^ »5l) cS^ souviens-toi des bienfaits qu'il t'a accordés, depuis que tu as grandi.

5^ Il accompagne un nom de temps : J^jj SjJc ÔJ^ ,^iS AJl I (JJJ il est parti vers le matin, et il arriva sur le soir.

Remarque. ôJ^-— ^ s'écrit encore de dix manières : x) — jJ — IjJ —

De la préposition (^ol ♦

553. La préposition ^^al , particule de temps ou de lieu, signifie aussi ju& chez.

l^ Elle indique nécessairement une chose concrète et présente {a) : JU i^-xl fai actuellement de l'argent.

2^ Elle ne se construit point avec j^, ni avec un nom abstrait ; on ne peut pas dire : ^CS te Uc ^ai fai connaissance de ce que tu as fait.

3^ Elle précède, comme ool , un nom de temps : Sjjic ^J^ vers le matin.

Remarque. On a dit quelquefois ^^ jJ avec le sens de Ja est-ce que ?

De la préposition «^ •

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