‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 178 sur 185 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l'interjection.

561. Les interjections ont diverses formes arbitraires et diverses significations.

Nous réunissons ensemble, par ordre alphabétique, les diverses interjections qui n'exigent pas de longues explications, et nous traiterons à part de L, de Ij , de '^^ill et des locutions interjectives, parce que ces mots demandent une exposition plus détaillée; ce chapitre finira par une liste des interjections, dont les Arabes se servent pour les animaux.

(a) Sib. l^o part, n^ 100, p. 177. (b) Sib. 2« part, n» 311, p. 41,

(c) Sib. 2«part. no 311, p. 41.

n° 562 J Trois, part. Ch. V. De rinterjection. 543

Interjections diverses .

562. P fi signifie qu'on déteste une chose. 2^ ^[ marque le mécontentement ou le dégoût.

3" "cJV^ - "i: bl - 'J3' ij> - 1:53' Iji - "doV - d6' j1 -

(^J^ J— <* ^» "~ ci-f ^> ~ tij' ^ ~" <Sy s'emploient pour éveiller l'attention ou exciter l'étonnement. Ces expressions équivalent à «comment? quoi? dis-moi, qu'en penses-tu? que t'en semble ?», ex. :

La mort est une porte par où tout le monde passe, mais dismoi? quelle est la demeure où conduit cette porte? JC^ b^ I^J^xSt 4cjB S^ *u)l JVl ûl qu'en pensez-vous? si Dieu vous envoie une calamité, quel moyen d'y échapper ?

On emploie ces mêmes expressions au femmm : du \j\ —

A proprement parler ^^J^ signifie « vois-tu », et ^} que penses-tu ?

4^ lil ^/ sert à témoigner du dégoût ou de l'ennui : aJIp ou 3 I5I y^ <^e ce/«/ Ce mot s'écrit encore : ^1 , I5J, w'»

Remarque. L'exclamation «^jJj ^^ est l'opposé de W; <i parfait:

5® ôi, ol, oi , ol, ôi «A / Ul , oji, o jl , O J 1 , ob 6 J* » «Jj' » jU j' »

j'i , of jl ôl ji servent à exprimer la soufî'rance ou la plainte. ^° L^l ^^ l/^' ^owc^e se disent si quelqu'un, en tirant à

544 Trois, part. Ch. V. De l'interjection. [ n" 562

la cible, atteint le but, et ^j^ manqué, s'il n'atteint pas.

7^ <jl ou 4)1 allons! s'emploie pour exciter à raconter: , *fi- ^ ♦« "

lî^ 1^ «ul ou ^^\ allons ! raconte-nous,

8° *«L->1 indique la suffisance, comme diLv>. cela suffit, et l:^ Ll répond à 'cSCJj tais-toi, 4.3 Ij finis-en. Ces deux interjections ont un sens de reproche.

9° ^ parfait marque le contentement ou la louange. On écrit encore J(f ou ^ i^ ; elle se répète aussi \ J-^^ ^'-C ou ^jj:;

10^ <i) 4> a le même sens que la précédente; déplus cette interjection s'emploie aussi pour indiquer qu'on trouve grande une chose : J^^ dljl 'U 4) certes, que tu es gros !

IP 'ej ôrûjvo sert à louer : Jic i) ,*lj ej ctlii ' Diî ^^ ^^** lui dit : Bravo ! et ordonna de lui donner de l'argent.

Elle sert aussi à louer d'une manière ironique.

12^ \^ ou bien 4^ .u? chut ! sert pour imposer silence.

13^ fjloj ou dll (^j3 qu'il soit ta rançon sert à témoigner

du respect ou de l'affection : fjlj^j ou dl) (^jj jôjJ' iû^'

di) b t Ij "/v** ci ^ ^ vizir, mon père soit ta rançon ! ton avis

65^ excellent.

Remarque. Quelques Arabes disent (j>Lj "wAl ^\ji ex. : -A.^ L )A^

p^JL5 f i^ V 1 viAJ t^-î^ doucement^ mon cher, que tout le monde soit ta

rançon (a).

14® ^A signifie un refus non péremptoire : JS Ip J-\,a? cJ*

(a) Zamakhchari, p. 65.

n» 562 ] Trois, part. Ch. V. De l'interjection. 545

l^j^ clllaî^î (^ ^-* J6 lui ai dit : Fais-moi V aumône. Non, m/a-t-il répondu, et puis il m'a donné une pièce d'argent.

15® '4^ ou ^^ se rend par «arrête».

16® C^A , "cIXa , dlli , Li signifient «dëpêche-toi, vite»,

ex. : Li L^ IJI U^ -u5 la nuit est sombre, dépêche-toi [a).

17® ^oLl^ signifie «arrière! loin! n-on! », ex. : ^$^ V oÇ.a (^^ I Ua y V ^0/2 ! l'affaire ne se passera pas ainsi. On dit

encore cX^^^ , ^ôi^;*, ^^t^' Px^ ' ^^T^ ' -''--'^C ' ' /^t: ' ' *^*'

18® ôlj , Ulj , Ulj marquent la satisfaction, l'admiration ou la douleur [b). Dans les deux premiers cas, ces interjections se construisent avec c-j ou J, ex. : CJl, Ulj que le miel est doux ! Ulj f OMiî U'j qu'un tel est aimable ! Dans le troisième sens, on emploie p , ex. : cJi U b Ul j Ae7<25 .' cela nous a échappé !

19® ^j est une interjection de douleur ou de menace, ex. : dto* j — dil ^^ j malheur à toi ! jb ;i ^ ^ ou L j Ae/as ! le pauvre Zaïd ! JC^i ,^^j malheur à votre frère! Ce mot s'emploie de plus pour marquer l'ëtonnement : IJu) L> j chose étonnante !

20® J^j sert à exprimer l'ëtonnement ou l'invective : J^j 'ji&ï U oh ! comme il est négligent f Jo j [^j que Zaïd est admirable ou méprisable ! Elle prëcède Oi^ ^t O^S^ dans le sens de «ne vois-tu pas?» : ^ij 1^ <^ i ^^ V^ '^^^fe^ [^j

(a) Zamakhchari, p. 61. (b) Zamakhchari, p. 65.

546 Trois, part. Ch. V. De l'interjection. [n0 562

jC^ jCjù ne voiS'tu pas que celui qui est riche est aimé, et que celui qui est pauvre est méprisé? On dit aussi dijj allons ! mS» \ S Juc dl j allons ! Antar, en avant !

21° /j et ^j sont deux interjections, qui expriment la pitié et la commisération : O) :1 &rj et /j , jb 3 /j et a>*3 Cij pauvre Za'id!

Remarque, ^j signifie aussi J^j ma^/ieu/'/ d'après quelques auteurs.

'^ .'■ 22° ^°j exprime la pitié ou la louange spécialement pour

les enfants: iL-UI lôA i'j pauvre enfant! 2 Ci'j ^w^zV

est joli !

23° Jj j s'emploie pour exprimer la douleur ou la menace, ex. : Lj malheur à moi! dll ^ malheur à toi! dL 1 l> jl hélas î ton pauvre père! ^"IT dAi )j°^I il£3ji»5^l di) Ol 1 JL^ malheur à toi, ô Corazaîn! malheur à toi, ô Bethsaîda! J^ 'J >l j et l) j , l) j) 1 malheur à Za'id ! '»% jl hélas !

Remarques. 1<* On dit en maudissant Satan aJ >lj tjLk-.^l J3'-? ®*

2° On dit aussi sans les séparer K^y-j <JIj3 malheur à lui ! ^^-^^j du KSytj malheur à toi ! {a)

24° Pour exprimer la douleur ou l'étonnement, on dit :

^'ilT-'^c/l — ""cil ou ^iC — 'iC-Iii-

25° On manifeste Tétonnement ou la joie en disant : .^^C chose étrange! oL:iC, \ l^L ou ,^^=1, ^LL ou

26° On exprime la douleur après une perte en disant :

(a) Sib. pe part, n^ 68, p. 139. (b) Sib. V^ part, n» 153, p. 277.

n» 562-564 ] Trois, pai-t. Ch. V. De l'interjection. 547

ûMJ wâAi) — dXAc .<fti>i> <.^A\i \aJ l oVaÀ l) tC^J^ 'LJiÀh

dCIc JLIj — ""^liC — ofîlC — ôCâAl hélas !

27° On rend l'expression « ainsi-soit-il » par j\^i et Ca^I •

Du mot ^^iil.

563. ^iil cî i)4>M s'emploie : P dans une invocation : 1^1 ^^iî d />2(??«, secourez-moi! 2° dans une assertion que Ton veut confirmer : ^« r^r^^ J» r^' 0'* l5^^ ^^ est-ce que mon frère a échappé à V incendie? — Oui, certes; 3^ dans une exception, lorsqu^il

s'agit d'une chose rare ou peu probable : ^Vjl ^Vj^ ^y J»^ i:^ ilU O ji^ iSl 1^1)1 dLû ^w verras tes arrière-petits-fils, si tu vis cent ans .

y-it tf >

Remajique. p^l s'écrit encore en poésie pAV.

De l'interjection l" et de ses synonymes.

564. P Pour appeler à quelque distance que ce soit, on se sert

'' • ^ • ■"' avec le vocatif de l, 6, ^\ et ^^1 ; pour une distance rap-

prochëe, on emploie i , ex. : ^JJ^I sjs^y ^ o Joseph, assieds-toi; quand il s'agit d'un objet éloigné, on dit 1 — U — Ci : Jjl <j- Ja'^ ^ Pierre, avance. On se sert encore de I — L — \i\ — L/fc et ^ , quand il s'agit de quelqu'un endormi ou distrait. Toutes ces particules peuvent s'employer pour un objet rapproché; mais l'inverse n'est pasxîorrect {a).

(a) Sib. pe part, n^ 160, p. 283.

548 Trois, part. Ch. V. De r interjection. [n^ 564 ^

2° L'interjection l, peut être suivie des mots iS — \Xfi^ — 1Jl»-J — \J^ masculin, LÏl féminin, lorsqu'ils précèdent un nom commun déterminé ou le relatif /cJJI, ex. : k^U (^Jjl îil d ^oe qui m' as sauvé! UjUi^^l (^ homme! ôl^J' ùI-ÀaIî ^ c?ewa; hommes {a) ! ^Lîl Çj C o hommes! J^l G> 1 1 cî Vierge ! [b)

l> ne peut cependant pas précéder immédiatement le relatif (^Jjl; c'est le contraire avec •^, ex. : G^^ J^i: "^ tV ^ ^) I Tâ^ ip J -\^f ô toi, qui es toujours généreux, fais U aumône à ce pauvre !

^ -, ' tt 3^ L'interjection l peut aussi se supprimer avant '-j^, U^l ,

Li et Lio 1, mais non pas avant IS et 1 JIa, si ce n'est en poésie :

\jj\ l jlJ^ 1 ô vizir ! slSlî \^\ ô jeune fille ! il GJ^ 'jl^^ V j^ •

Il peut encore disparaître devant un nom propre : r-y

ô Noé ! jcl\ ô Esther ! ^^y ô Joseph! ainsi qu'avant les

noms communs accompagnés d'un complément : «.CJLlI jlU.

^jVlj ^ créateur du ciel et de la terre ! G» j o mon Dieu !

4® Contrairement à i,, l'interjection LJ ne peut être suivie que d'un nom avec l'article : ^^jV \^ à père! ^\\ 6 père!

j^)*3l) 0 Zâ5^^ .' ^1 j^^ t d Abdallah! j^ >'j U^ll LU" o Zazfl?.^

U.JI IÔaI) o homme! 0^1>-^ j^V^ifcl» o ^;ow5 ^ow5/

Le mot ^iîl grand Dieu ne reçoit aucune interjection.

5^ L'interjection l> est nécessaire: 1° avant le saint nom de Dieu : ^lilL d Dieu; 2° dans les expressions exprimant la douleur : ÛiC hélas ! ou l'étonnement : l^à^C chose étrange !

(a) Sib. l»"» part, n^ 147, p. 265. (b) Sib. l^e part, no 147, p. 264.

n« 564 ] Trois, part. Ch. V. De l'interjection. 549

3^ quand on appelle au secours : dL>-\ jij'JI ô Zaïd, au secours de ton frère! 4^ quand l'objet appelé est loin et avant un nom indéterminé : %sjlj o homme quelconque [a)l 5° de-

vant un pronom démonstratif et un substantif commun : l'i^f 6 un tell U-jl, 6 homme !

Remarque. On trouve en poésie des noms communs au vocatif sans la particule L .

6^ Elle peut précéder Timpératiflja^lâ^c^ore^^ les particules ^cJ ~" cjj et 1), ou les verbes ^} — .^1^ — -eL — IJui- et ^, ex. : l!jy s^*) ôii ♦,& cJ^ à)Z^\) plût à Dieu que tu fusses exempt de cette faute! ^^D I ^j^^jOI ^ c L»j CjU Uj "^j L combien d'hommes sont morts sans connaître la vraie religion ! JlIc '} IjLs-t oh! s'il avait vécu ! i- j^ U ^L l oh ! que votre dessein est mauvais ! ^J^ \y€^ U ^lô l oh ! que leurs actions étaient belles ! ^^^ iT chose étonnante !

7^ Elle peut accompagner aussi un substantif dans une proposition nominale, imprécatoire ou déprécative : àl 4S^"C i}y,Ji}\ àTy Ip que la bénédiction divine soit sur la Vierge Marie! ^jij^y ' iS^- b jU)l 4:«1 1 d ^we la malédiction de Dieu retombe sur Judas Iscariote !

8^ On dit aussi pour marquer l'admiration : Ljlj ^^ L //?^e/ ôon cavalier ! jJU. ^^15 /.^ cfil L ç-we ^on cœwr est ferme ! \ii liJU quelle belle nuit ! tlj l quelle bonne eau!

Remarque. L'interrogation G, avant un vocatif commençant par J, peut

(a) Sib. li'opart. n» 146, p. 262.

550 Trois, part. Ch. V. De l'interjection. [n9 564-565

perdre son \ ^ ou peut faire disparaître le \ du mot au vocatif : ^ft^.l C

ô Abraham peut s'écrire ^^. b ou ^j'\i •

Si le mot suivant a un \ initial, l'interjection C demeure intégralement : > ^— ^ aS\ Ij ô Adam (a) /

Pourtant on rencontre quelquefois [> contracté avec 1' I du mot suivant :

ô iC» J l ô famille de Mazïne, pour 0 ^f* 3 ^ ^ •

De l'interjection ij.

♦ 565. P 1; signifie «hélas !»: ©li -Mj hélas ! [a] ol^-jlj

hélas ! Zaïd ! Elle marque aussi l'admiration ou l'invective: r)^"^ C^ I <4^ ^Jp^'^ '^^^^ père, que tu es éloquent! jj-i ^1 Ij m«z5, ^?/e tu es stiipide ! \\^^-.^ Ij ô honte! XJ^ 1^ chose étrange ! Enfin, selon quelques-uns, elle a le sens de l ô.

2° Elle se place avant les substantifs déterminés, le pronom relatif ^^ ou les participes [b] : a> j ^>ip Ij ^e7«5 .^ /<? serviteur de Zaïd! ajj Ij Ae7«5 .^ Zaïd! jc«U I >«1 Ij ^e7«5 .^ /e prince des croyants ! \CjCLc OU 1} hélas ! le défenseur de /lo^re ^rz^w .^ ^^"jl ii^ j^ Ij o vous, hélas ! qu'ont crucifié les Juifs! ollb^îjj 4f5lf G hélas ! les trente-trois {c) !

Lorsqu'un nom indéterminé est suivi d'un complément ou d'un adjectif, il peut se construire avec ij, ex. : il Cu i ,;!>-" > Ij *ol-\) i — IjojU — 1 ^iL pauvre orphelin repoussé !

3® On ajoute un 1 suivi ordinairement du © de la pause (134) au mot que précède Ij, lorsque ce mot n'est pas terminé

(a) Qualquachaiidi, 2^ part., p. 844. (b) Sib. V^ part, n» 155, p. 278.

(c) Sib. !»•« part. nO 159, p. 282.

n" 565 ] Trois, part. Ch. V. De l'interjection. 551

lui-même par un I ou un e, ex. : \jjj \j ou aù^ j \j hélas ! Zaïd! ôlsCii • JÛe b hélas ! Abd-al-Malek ! oU, 3 J^i i j pauvre serviteur de Zaïd! oljviHj hélas ! pauvre prince! i^\S^\^ paume Abdallah !

On ajoute ©1 — même à la fin d'une proposition ". iii '♦ ^ G ob^^ cî voM5^ hélas! qu'ont crucifié les Juifs!

4P Lorsqu'un mot, terminé par un 1 ou un (^ — , suit le Ij de complainte, l'unique terminaison permise est \\ —, ex. :

ôL*^ Ij Ae7«5 ! pauvre Moïse ! ou ^\^ ô pauvre monde !

Remarque. Quelques grammairiens permettent au duel : «Lis 1 j hélas !

les deux pauvres jeunes gens !

Ils permettent aussi : «L*-^ ou L--^« 1 j .

Si le pronom personnel ^ — suivait un mot de ce genre, il pourrait rester ou se retrancher : oL'È \j ou ol:S \j hélas ! ?non pauvre jeune homme [a) !

5^ La particule \j étant devant un nom, on peut placer Il — après l'adjectif ou un autre mot en rapport avec le nom : elc <0*l (^ J* G hélas! ce pauvre Pierre si généreux! j^^\ \j o\x^^ O;! hélas ! le pauvre Assad fils de Sâd! eXa^y tJj Ij hélas ! notre pauvre enfant Joseph!

6^ Lorsque deux mots se suivent unis par la conjonction j, le dernier prend la terminaison ol— , ex. : oi jUj J> j b hélas ! Zaïd et Khaled ! Le même mot peut se répéter : ©Ul Ij oUl l j /a pauvre mère, la pauvre mère !

7° Le mot 1 j ne peut pas se supprimer dans la complainte ;

(a) Sib. pe part, n» 155, p. 280.

552 Trois, part. Ch. V. De l'interjection. [ n» 565-566

on peut pourtant le remplacer par l, ex. : oUl i) ah! lapaiivre

mère !

8° Le pronom personnel (^ 7~ se retranche d'ordinaire après le mot précédé de Ij, ex. : ^X^ mon esclave ! o\ jûp Ij hélas ! mon pauvre esclave !

Il est permis néanmoins de dire : ^j<^ — -L-lc ~ jlp ij

ou -XaC- •

Si pourtant le pronom ^^ — appartient à un nom régi par un autre, il ne peut se retrancher; on dira en conséquence : ôt^É ou fSj^ f-^^ ' ' J ^ m.on pauvre dos brisé [a) !

Après les autres pronoms affixes, on ajoute certaines terminaisons (134).

9^ Quand un mot est terminé par ^— comme ^Ûl, ou par

,^ — comme au duel ^>U, et qu'a ce mot est uni le pronom

personnel ^ —, on peut, à volonté, ajouter ou ne pas ajouter la terminaison J\ — , ex. : ' '^15 Ij ou 'ôL^t Ij hélas ! mon juge ! (j/ Me Ij ou ôU«!>\clj hélas ! mes deux pauvres garçons [b) !

Locutions interjectives.

566. P Pour avertir de prendre garde, on emploie seul, ou en le répétant avec ou sans la conjonction j , le mot qui représente la chose à éviter, ou la chose dont on veut préserver ; ainsi l'on dira : jlîîl; iljb retourne chez toi, gare à la nuit! dLlj dLU gare à ta tête! iX-\ — 4^Ii-l

(a) Sib. ire part, n» 155, p 279. (b) Sib. l'e part, vfi 155, p. 279.

n°566] Trois, part. Ch. V. De l'interjection. 553

£i.l — îiij iÙ le serpent, gare au serpent! jLJ\^ dl-G ta tête, gare à Vépée !

2® Lorsqu'on avertit de prendre garde, le verbe peut s'exprimer, quand on ne répète pas le mot qui représente la chose à éviter; sinon, le verbe reste toujours sous-entendu : dLi; dllif ou dUi Jii^l gare à toi! ii^lj dÛj ou (tXL>\j J[ gare à ta tête! jlXl jljA-l ou jUi^l j7[ gare au mur! A^\ i&] sauve qui peut ! i^l^ j^[ton dos, c'est-à-dire détourne-toi! jii^l jjj-l gare, gare ! [a)

3^ On emploie dans le même sens la particule fjtl, ex. : fjl,[ ilil ',A ou 4^1ai-lj prends garde au péché, évite le péché! A«t °ôb ^Ijl garde-toi de maudire !

4° Pour exciter à fuir un mal ou pour exhorter, on se sert aussi d'un seul mot ou de ce mot répété avec ou sans conjonction : o^îlj ^Éjl^ ou '^%}\ la fidélité aux promesses et au traité! T^^ilJI T'XiJi aux armes ! ZjI I CjX \ ou Cj\,\gare à la mort! %^l cS'^^ ^«re à V enfant, ne lui marche pas dessus! Quand on indique la personne ou la chose en danger et le mal à éviter, on les unit par la conjonction j, ex. : ^Ailj fjai j gare au loup pour ton enfant!

5^ Pour avertir on dit j« LU j, Lîl place! lais-

sez le chemin libre! l^ 1 , j^ qu'on frappe! il^L^'

ilît^l , ilLji^'i il(i?i dépêche-toi! dliCi'i prends garde à

(a) Sib. iro part, n-^ 54, p. 117.

554 Trois, part. Ch. VI. De deux mots ^J et C [ n» 566-567

toi ! ou avance ! fj jÛ> recule ! ou prends garde à toi ! dlflsC^ halte-là î à ta place l fJ^Tjj derrière-toi ! regarde! 'X ''X —

j^ % fil pour détourner un enfant de quelque chose.

6^ Voici quelques expressions pour souhaiter du bien ou du mal : 1 iij ZJ>^ déception et puanteur l llcj Uac>- puisse-t-il être mutilé et exterminé ! di-}» malheur à toi! [^"j \^m) arrière y loin d'ici! Ijj L.»-7 malheur à lui! L^j il iîL»- ^?/'27 meure de faim ! oMaÎ Ct ou LaÏj Lî malheur à un tel! s^ fj^^ que vous êtes heureux! u , Ua:* grand bien te fasse!

Interjections pour les animaux:.

On dit au cheval *jL.a? — >U-' Uo , au mulet ^^^t. , au chameau ^ y>. —

o^^o. — -X-c — Jl-a— ^U — oS — V— a-, à la chamelle Jo — ^-Ic , au petit

d'un chameau ojub — « jS au chameau pour le faire accroupir *^ — Y — f^ ~ f.^ "" r l f l» ^^^ brebis j^ — ^ — &li — ^ — ^^^^ — J^ — <fr — -?- au chien ,^jS — î^oè — Uc.» ^ aux poules r-S à l'âne

1— — ^». ~ ^.^j à une bête féroce oU., à la chèvre Ja». — J.-^ J.-^ »

à la vache r>-j (a).

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