CONSTRUCTION DE LA PARTICULE AVEC LE NOM
Il a été question précédemment de la construction des particules il,, ui , y , f j2, Ol5^, '^l^' . "j^ . i^^ (606) et des adverbes négatifs U,V et 'ô\ (610 et 679).
Il nous reste à traiter de l'influence qu'ont sur le nom certains adverbes, quelques conjonctions, les prépositions et l'interjection.
(a) Ichmouni, 2^ part., p. 159. (b) Ichmouni, 2^ part., p. 161.
(c) Sib. ire part., n» 202, p. 329. (d) Ichmouni, 2» part., p. 162. (e) Sib. ire part, n» 202, p. 328.
446 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ iq9 1000-1001
De l'adverbe.
1000. Les adverbes qui influent sur le nom sont -J» , ^^**^, L)j , JL5, !Lj , Ô;l5^ *C, Us^et C-V, ainsi que certaines locutions adverbiales, dont quelques-unes sont formées de prépositions unies aux pronoms afâxes. Nous diviserons ces adverbes en deux classes : P les adverbes qui influent par eux-mêmes sur le nom, ce sont ^j, j 15^, > , 105^ et CI^V; 2° ceux qui, simples ou composés, influent sur le nom, parce qu'ils ont le sens d'un verbe dont ils tiennent la place. Les Arabes nomment ces derniers JUVliC^. ^ les noms verbaux.
De l'adverbe uJj •
1001. Cette particule a toujours pour régime un nom indéterminé au génitif singulier, suivi, pour l'ordinaire, d'un mot spécificatif : 61^ Z^ L^*^ . .«Z iSt , Uj ^^ souvent l* homme, malgré sa diligence, se fatigue en vain.
Remarques. 1** i jj peut être suivi d'un second régime avec un pronom affixe se rapportant au premier, mais non pas d'un régime déterminé; dites U-»- oj^» LnXUa.:* 4.^ij J».j v«; j f ai passé parfois auprès d'un homme et de son frère qui étaient sur leur départ^ et non Jujj J^j «— *J %\ ÛAJuLkl* fai passé parfois auprès d'un homme et de Zaïd^ etc.
2° Quand ,^j s'annexe un pronom affixe (814, S** Remarque) il gouverne l'accusatif singulier : aJIj \j l*3^9. >\*. j ^ j /ai rarement vu un homme sage. En poésie on rencontre le régime de <> j au pluriel : "
/ai invè^^ quelques jeunes gens à ce qui leur procurerait de la gloire par le travail, et ils ont répondu à mon appel.
n" 1001-1003 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec lenora. 447
3° w» j avec U perd son influence 8ur le nom et peut précéder un mot déterminé : ^[âxij'^j peut-être que Zaîd est debout \ néanmoins cette construction est rare. On trouve [{j en poésie avec un régime indéterminé au génitif :
-Sbwven^ /ai refu ^es cowps rf'wne ep^e po^<e, ei dam mon corps les
larges blessures d'une lance.
De la particule \ (o,).
1002. Cette particule, comme on l'a dit précédemment, est une particule d'interrogation ( IL^Ql^l \ ) (187, 5^), ou une particule de multiplicité (îTj^:^ '1^) (187,1°). Nous allons traiter de sa construction dans l'un et l'autre sens.
De la particule interrogatlve X •
1003. P La particule interrogatlve *\ se construit gênéralement avec l'accusatif singulier indéterminé : iJtl >Uj i combien d'hommes sont venus te trouver ?
Remarques. 1** Les Koufites permettent l'emploi de l'accusatif pluriel : ^ » tf't '^ ^^ Ùy\ VW^ *mS . D'autres ne le permettent que lorsqu'il s'agit de différentes
classes d'individus : »— U lîl^Jlt ^ combien d'espèces de serviteurs as-tu "i
2° De graves grammairiens regardent comme régulier Temploi du génitif singulier : <jQ.j j/^^l "dU lL<,c. ^S combien, 6 Djarir, as-tu de tantes paternelles et maternelles ?
2° Précédé d'une préposition, son régime peut rester à l'accusatif, et c'est le mieux, ou encore se mettre au génitif avec '-4 sous-entendu : iJCi) ^\ (é-i> } Aç^ sur combien de
(a) Ichmouni, 4® part. , p. 69.
448 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1 003
troncs de palmiers ta maison a-t-elle été bâtie ? U.j *JC"
Cijy pi^ès de combien d'hommes as-tu passé?
Remarque. On rencontre parfois la préposition ^ exprimée avant le régime de «jT, précédé d'une préposition : j|jJl^^-i\ ^j:^ ^ o^ à combien de -pièces d'argent as-tu acheté la maison ?
3® Le régime de *\ peut se sous-entendre, quand Tesprit
le supplée : c^ \ (pour Uji *C) combien de jours as-tu
jeûné? iL:» î^(pour CJj |) combien sont tes fils? [a);
^*^^ *u)^ -C^ *C^(pour fej *1[) combien de temps Abdallah res-
tera-t-il? fj^l il^U i (pour ly i) combien de fois ton
frère est-il venu te trouver ? dfi aj^ ou 2i) ilL'MP^^^ ^-) V^^
combien as^tu d'hommes, comme lui, om autres que lui?
dlf i:^ IjU- '^(pour y^^ '\) combien as-tu d'hommes meilleurs
que lui ? (b)
4® 'C peut être précédé d'une préposition ou d'un mot qui le régit : jlaîl c^ Jv-^l >3^ ^ combien as-tu acheté la maison? ZjSi.\ J>.j \ JU de combien d'hommes as-tu pris V argent ?
5^ La place de ^est au commencement de la proposition (c); cette particule ne peut être précédée que d'une préposition ou d'un mot qui la régit (n® 4), ou d'un mot transposé (939, 5^).
6® Contrairement à C de multiplicité, *\ interrogatif s'emploie avec le futur : oJuL L CÉ5^ \ combien de livres achèterai-je ? [d)
(a) Zamakhchari, p. 72. (b) Sib. l^e part, vfi 141, p. 251.
(c) Sib. ire part, n» 141, p. 251. (d) Ichmouui, 4» part., p. 73.
n« 1 003-1004 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 449
7** L'appositif se met au cas de \ et non à celui de son régirae, ex. : jy:^ A 0>*-^' d\\[^ \ à combien se monte ton capital ? est-ce d cinquante pièces d'or ou à soixante ? [a]
8^ Le pronom affixe, se rapportant au régime de |, est toujours au singulier : iS'jï^l '\i\, \ combien as-tu acheté de chamelles ?
9^ On peut séparer \ de son régime par une préposition suivie de son complément, ou par un nom de lieu ou de temps [b) : ijb^ fjjûp C^ combien as-tu chez toi de pièces d'or? (^ \
%>.j j\J\ combien d'hommes à la maison? Mais il est rare que l'on interpose le verbe (c) :*^ji]\;\ \ combien d'hommes sont venus te trouver? IXc ciCJu \ combien as-tu possédé d'esclaves ?
10^ La réponse à une interrogation faite avec \ se met au nominatif : (a). J\jU> cS» i-Cc dU \ Jfi combien as-tu d'esclaves ? — Deux. Si 'C^est régime d'un nom ou d'une préposition la réponse est au génitif : ^^jj^ zX^ i«i> f^^ U6 combien Vas tu vendu ? — > Deux drachmes.
De la particule \ de multiplicité {e).
1004. P Le régime de *^avec le sens de multiplicité se met au génitif singulier ou pluriel; le singulier est préférable : \^ JU-j iTou JS j4j \ que d'hommes ont été tués !
(a) Ichmouni, 4« part., p. 73. (b) Sib. l'a part. nO 141, p. 251.
(c) As-Sabbân, 4^ part., p. 73. (d) Sib. Ire part, n» 141, p. 255.
(e) Ichmouni, 4® part., p. 71.
450 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1 004
Il se construit encore avec '•^, ex. : 'ji Cj:>j\ sV s-* *C
dU) *?-\ ^'Me c?e fois n'ai'je pas voulu rassembler tes
fils! {a)
Remarques. 1° Les Banou-Tamîm se servent de l'accusatif avec le singulier : s^JX\ à ^li %fj 'S' (6).
2^* p5^ avec le sens de î^* ^ se rencontre avec le nominatif :
c^jlifr j^c vi»,JU. juî ilcjii iJl»j ^j^^ '*^ '^-♦-^ f»^ Combien de fois tes tantes paternelles et maternelles aux pieds tordus m'ont trait mes chamelles ! ,^
2^ Cette particule ne se sépare pas ordinairement de son régime au génitif, à moins que, selon quelques-uns, ce ne soit par un mot dépendant du régime, comme dans ces exemples : S^U di> X que de monde est épris de toi ! (J,\;\ JîU. ^3\ x que d^a/famés aujourd'hui sont venus me trouver ! IJt î^ ^^at Ip A^ f^ combien de faveurs ai-j'e reçues d'eux en vain I Quoiqu*il en soit, si elle était séparée de son régime, celui-ci devrait, règle générale, se mettre à l'accusatif, par exemple : \j^\ ti^ ji^ (^ > que de mercenaires dans la maison de mon père ! Toutefois, si le nom qui sépare '\ de son régime était un verbe actif, on devrait employer «^ avec le génitif : sâ^!>l.7 ou jlUj •,-* ÉIK X^ que de disciples n'avons-nous pas instruits ? Autrement, il y aurait amphibologie : car Iju-b Glïp > peut signifier que de fois nous avons enseigné un disciple (c).
(a) Zaraakhchari, p. 73. (b) Ichmouni, 4^ part., p. 70.
(c) As-Sabbân, 4® part. , p. 72.
d9 1 004 1 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 451
Remarque. En poésie ^1"^ se rencontre séparé de son régime au génitif : <j,^JLli £j^ j[)j}\ «Jut (i ^ dans ces contrées combien n'y a-t~il pas de caractères généreux I Les Koufîtes permettent cotte séparation en vers et en prose à volonté.
3° Le régime de \^ peut être sous-entendu, quand le contexte l'indique suffisamment : ^*i-l oi* ci oU > combien sont morts dans cette guerre !
4P \ peut être régime d'an nom ou d'une préposition : i.1*.^! c^ZJi^ ^ (Jrl ^ combien d'indigents n'avez-vous pas
fait du bien! QL *^3 , ^aS dU^ ^ ji>- gue de rois dont les
soldats ont versé leur sang pour rien !
5® \ commence toujours la proposition et ne peut être précédé que d'une préposition ou d'un mot qui le régit, comme nous venons de le dire. Il peut aussi être précédé d'un nom transposé (939, 5*^).
6^ L'appositif de '\ se met au cas de '\ et non à celui de son régime : "^jf^ J, 0>ll^ J JU^ *C qice d'esclaves à mon service, cinquante ou plutôt soixante ! '^l.j V (jX\ af *C" ù^>.j Vj que de monde est venu ! ce n'était pas un homme ou deux hommes seulement [a).
7^ Le pronom affixe, qui se rapporte au régime de *\^ ainsi que le verbe, peuvent être au singulier ou au pluriel : Uj 'C* *^ Ij ou o \j que d'hommes n'ai-je pas vus ? Q.^ sl^l \
(a) Sib. ire part. ,,0 141^ p. 255.
452 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1004-1005
OU ^^ que de femmes n'ai-je pas rencontrées ! [a) ji.j C' jM^ll jlju ci I^aIT ou ôiT combien d'hommes se sont égarés dans les sentiers de l'erreur !
De la particule (j^ û- ^
1005. La particule ;j\S^ combien, synonyme de ^ avec le sens de multiplicité, demande d'ordinaire la préposition • ^ avec un régime indéterminé au singulier, toujours suivi d'une proposition verbale explicative ou d'une préposition indépendante avec un complément, ou enfin d'un adverbe de lieu ou de temps ; cette particule se place au commencement d'une proposition et ne peut être le régime d'un nom ou d'une préposition^ ex. : diil:* ou fja;& ou (^jl ou c^ *j U^ ^>* ilt û que d'hommes n'ai-je pas vus, ou ne vois-je pas, ou chez toi, ou là-bas! {b)
Chasse le désespoir par l'espoir ; que d'hommes qui souffraient et dont la prospérité a été décrétée après leurs angoisses !
Remarques. 1^ On rencontre quelquefois ^^ \Ç avec un complément à l'accusatif placé avant ou après le verbe explicatif : c-jI j SJi %>-j i>. ^ OU y,c>j vjujj ^ -L5 ûi ^^ (c).
2® On trouve aussi, mais rarement, une proposition nominale explicative ou une préposition dépendante après cette particule : <wi jo.^ ^» ^^ vT
(a) Zamakhchari, p. 73. (b) As-Sabbân, 4® part., p. 73.
(c) Sib. ir« part, n» 142, p. 256.
û» 1005-1006 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 453
oj/S Je <.»3^ que (Thommes que Dieu comble de biens, malgré leur
impiété ! ^ IIp >Uâi [J ^y^\'f de combien de bienfaits nous vous avons
comblés !
3° ^^ li interrogatif se rencontre "avec une préposition [484, 4°] (a).
De la particule \jS^
1006. P Cette particule se répète communément unie par la conjonction j et gouverne l'accusatif singulier indéterminé, quand il s'agit d'un nombre : l/>j3 lis^ \jS c^Jio^ fai touché telle et telle somme d'argent.
2^ S'il ne s'agit pas d'un nombre, elle suit, seule ou répétée avec j , le mot qu'elle détermine et lui sert de régime : 1 JS^ IJû ^^ Ia5^ r^ JJ^ \ te rappelles-tu tel et tel jour ?
3® Avec le sens de « aussi, ainsi, comme ceci » elle s'emploie
absolument : \JS illi^j M^lj fJU cJh f^^ trouvé que ton
père est excellent et que ton frère l'est aussi ; liS^fjCl U-^'p ^
c'est ainsi qu'ils ont honoré ton père.
Remarques. 1** 1 Ji ne se construit jamais avec ^j» . Les Koufites mettent le régime de rJû au cas et au nombre auxquels il se mettrait, s'il était régime d'un nom de nombre exprimé. D'après eux, celui qui aurait trois pièces d'argent devrait dire "p-^^O-^ ^ -^^ tS-^J^o ; celui qui en aurait quinze ou vingt, 1*.aj^ \XS' (^JuIp • et celui qui en aurait cent ou mille, pAjj \ jS (iJilP.. Les mêmes grammairiens suppriment aussi la conjonction qui unit \ X^ répété, et n'en exigent pas la répétition (6).
2^ Quand 1 Jo est narratif, la personne qui parle ne l'emploie pas pour elle-même, mais elle le remplace par le mot "j >L5 ; vous direz donc
(a) Ichmouni, 4® part., p. 74. (b) Ichmouni, 4® part., p. 75.
454 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1006-1007
<.J>1.âJ1 jljJli vIjj^-» j'ai passé par telle maison \ mais elle peut s'en servir quand il s'agit d'un tiers : i JiîT^ I Jti ^U» 0^^* J^ j ci J^» ^«^^ ^'« (^2^ : t/'aé joass^ /^ar ^e/Ze e^ telle maison {a). Cette façon de dire paraît la meilleure.
De l'adverbe L-L-V •
1007. P Ll-V surtout veut son régime déterminé au nominatif ou au génitif (ô), et son régime indéterminé, aux trois cas (c) : fj^l ou dlJ-i L-.^ Vj ^^aH ^J^\ le monde m'a plu, et spécialement ton frère ; ^^j ou J^j Cl^ Vj Ji^l Lp (il 0?^-^ "^ <u)l ^fe M ^^e ^e confie pas à chacun, et surtout à un homme qui ne craint pas Dieu.
Remarque. Quelques grammairiens ont permis l'emploi du régime déterminé à l'accusatif : \jj j l*.-- Vj ^j-»-^\ J-r?^^ ^^ monde m'a plu et spécialement Zaïd.
2® U.^V s'emploie aussi avant un accusatif circonstanciel : Cftj Ca-Vj OjJ é*^^ Zazc? m'« plu, surtout à cheval ; avant une proposition nominale commençant par la conjonction j ,
suivie de Tarticle ou d'un pronom séparé : L— . Vj fJu^ frIjAxil J^l /v*^ **j faime ton frère, surtout quand il fait l'aumône aux pauvres; iif yVlj L-- V^ yV ^-^ ^'^A /a^>e me plaît, surtout quand elle est ainsi; avant une proposition conditionnelle : ^1 ii)l ^il •,I.>.I Ol Ll^-'^j fiU^ .^J faime ton frère, surtout s'il fait l'aumône ; enfin avant une
(a) As-Sabbân, 4« part., p. 76. (b) Sib. pe part, n» 176. p. 305.
(c) Ichmouni, 2® part., p. 164.
n» 1007-1008 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 455
préposition et son régime, ou un adverbe de lieu ou de temps : «-j^l ci w-Vj 4)L.a)I Jw^ le courage me plaît y surtout pendant la guerre ; cIDGa L1- Vj Jt^!' xJl\ le combat a été fort, surtout là-bas.
Locutions verbales.
1008. Les locutions verbales se construisent avec le même cas que les verbes qu'ils remplacent ; leur sujet ou leur régime ne peuvent les précéder, ni en être séparés, même par un vocatif. Les Arabes rattachent aux locutions verbales l'impératif en jliCi , lequel suit la même construction. On ne dit
pas : C^Li j^ loin est le pays du Najd; dl.>j:> v^jCO^ »>• • ♦ ^
prends le livre; jU>. j,J^\ évite le lion , ni juV ^Jl jU». gare au lion, jeune homme ! [a) Voici leur construction :
P <L" avec le sens de ç-^ou fjj^l /âj me demande l'accusatif : l^jj «i)^ laisse Zaïd. *
Remarque. aJL se construit aussi avec le génitif : ju j 4.1) • on dit <"'*^-. •-.,». ^- • '
quelquefois |ju j l^JL et Ju j J^ (6).
2P ju ou fj^ veut l'accusatif et signifie jji donne du répit, un délai : la, 3 fjoj ou jj donne un délai à Zaïd (c).
3° ^^^p- , !a3 et Ja5 avec un pronom affixe veulent dire JSCir
il suffit et se construisent avec le nominatif * (Jâ 5 , Xjlli- ,
ûi^j;i ^jiaî deux pièces d'argent me suffisent ; si un substantif remplace le pronom affixe après ^5 et Jaï il se met au génitif
(a) Sib. iro part, n» 49, p. 107. (b) Zamakhchari, p. 63.
(c) Zamakhchari, p. 61.
456 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n" 1 008
OU à Taccusatif : jU,^ 1^*3 ou j^/j -\3 ou Jaî une pièce d'or suffit à Zaïd ; ^^^>. met ce nom au génitif : jll^ Ojj wl.^-;
si un autre nom suit le pronom affixe, il se met à l'accusatif :
^Aj^ ijb jj dAL^p- une pièce d'argent vous suffit à toi et à
Zaîd.
4^ j\X>. , ilji». et dl/j^'âfi^, avec le sens de jâ^[ prends garde, gouvernent l'accusatif : L^'jiljôi gare à Zaïd! on emploie aussi le génitif avec v^, ex. : jb'j -^ jlJio. ^ jlAo gare, oui, gare à Zaïd! Des Arabes ont dit \j^îj iljlâo- {a).
5^ ^ , avec la signification de ç- ^J viens vite, veut le génitif avec la préposition b , ex. : *^j^\ ip ^ venez vite à table !
Uni à Ma, il s'emploie : P avec l'accusatif pour j^^l viens; -Xj^l'Ci vene^ « /<35 soupe; 2P avec la préposition ^ dans le sens de «^^ appelle, ou V^ dépêche-toi d'appe- /ey* : fj. ^^ Ôy^j2\ jT^S \h\ si l'on parle des saints, parle aussitôt de Marie ; dJ(^^\i L-c^ appelle vite ton frère ; 3^ avec U et ^[ il remplace Jji avance toi, approchetoi, ex. : JV' le jl-ï^ entreprends vite V affaire ; û^^cil Jy>approche-toi vite d'un tel [à).
6° ÛJ^ î 3,vec un pronom affixe de la deuxième personne et le sens de 1^ prends, demande l'accusatif : v^lX ll /%5C-)j3 prenez le livre [c).
(a) Sib. l""® part, n^ 49, p. 105. (b) Zamakhcbari, p. 62.
(c) Sib. V^ part, n" 49, p. 105.
n* 1008 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 457
7° -\)jj, avec racception de L*\ attends, donne du répit,
gouverne Taccusatif : fjulj^jjj attends ton frère, donne-
lui du répit [a). Il s'emploie à tous les genres et à tous les
nombres [b).
Remarque. On dit avec le génitif »^-lf-l ^-^^ÔJ \ ^"^®c ^^ tanouïn et l'accusatif, iJU-l IJlij j ; avec un pronom affixe de la deuxième personne et Taccusatif, Ù\^\ 4Ju>jj . On dit aussi parfois i *,♦.& Juj Jj jj que Zaïd donne un délai à Amr ! (c)
8® Ofe^ ost une expression de louange spéciale à Dieu et qui gouverne le génitif ; elle est suivie parfois de t^&^j qui veut dire JI3jfL-[ action de demander le bien : a^\^jj 4^\ cM^ gloire à Dieu! mot-à-mot Dieu est exempt de tout mal, et c'est de lui que nous vient notre subsistance.
Elle s'emploie aussi dans l'étonnement avec v^, ex. : -^ 0^^ ^utl 4^p chose étonnante qu' Alquamah, le scélérat !
9° ô^c^^*^ , ûLC-^j et ûLla) réclament le nominatif et s'emploient avec ou sans le sens d'admiration à la place des verbes
ç.^. , dl-lj se hâter et ^^L être lent : J >.JI (^ ^yi\ J\c^,
le monde s'est hâté de partir ; \ 05^^»:^ U J^t^ll comme tu
as fait vite !
\0^ Jc^ a l'acception de 3y^\ ^^ ^ ^^^ séparé et se construit avec le nominatif: fj^ij Ûy} ctl quelle différence entre ton père et ton frère! [d)
(a) Ichmouni, 3« part. , p. 188. (b) Sib. l^e part, n'* 48, p 103.
(c) Ichmouni, 3® part., p. 189. (d) Ichmouni, 3^ part., p. 190.
458 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n« 1008
Remarque. Il se construit aussi avec U ou Cn» u, ex. : »lJLi j>i U ^JdL iU-ij ou ilji-î 3 ^Ùy\ L. uf-i •
11° b suivi d'un pronom affixe de la deuxième personne, avec le sens de 'A\ attache-toi, Nexxi Taccusatif : ia>'j iillp attache-toi à Zaïd, ne le quitte pas [a); JC^ÂJ 1 ^^SC^o occupez-vous de vous-mêmes.
Remarques. 1<* On emploie aussi le génitif avec la préposition ^ ex. : ^X^ l «iJLic attache-toi à ton frère ; 2** c'est par exception qu'on emploie un pronom affixe de la première personne avec le sens de ^^.JLti donne-moi^ et de la troisième personne avec le sens de a.^1 \ , ex. : )^».j <^Jit
• ié ^ s ^ ■'
qu'il s'attache à un homme ; i ^^ \ ^^It donne-moi la chose.
12® ilaic, avec le sens de 'JU., veut Taccusatif : iJjÛp ^y2l prends le serviteur [b).
13° £j^,ip, lJlÛ5 , fJlL«3 et illdi , avec le sens de dl^oJ^t je t'en conjure, mettent à Taccusatif le nom de Dieu, ex. : i)l i!^^ ou £!-LiJ je t*en conjure au nom de Dieu !
14° t^ji^ slJ^Î i»^^^ ^ Dieu que je susse se construit avec l'accusatif ou le génitif avec J ou -j,, ex. : '^poukiU ^^ cJ «I^ u ûM^ ou ôMî /?/w/ à i>2>M ^we je susse ce qu'un tel « /<2zY.' Il se construit aussi avec u, ex. : ybl U (^ j»^ jj (J^^Lc /?M^ à Dieu que je susse, si j'obtiendrai ma demande! On rencontre aussi le nominatif: j^/- aie ç\ fjal^i Jb'j c^jii^cJ que je voudrais savoir, si Zaïd est chez toi ou chez Amr !
15° Sliui ou S Si »A remplace avec le génitif suivi de ♦ ^ le
verbe S^l je me réfugie : il^t z,^ >\il sSu* ou Sl»^ ^we Z>2ew
(a) Ichmouni, S® part., p. 185. (b) Sib. F® part, n» 49, p. 105.
n» 1008-1009 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 459
me préserve du mal que tu me veux ! On emploie ^ après 3^t et ^L«n , ex. : fj * -^ «uil .^^c ou SLJi»
16^ 1.U gouverne Taccusatif et signifie : P ij^Iai^ /?^esentez, ^j fais approcher : 'j^\j^\j 'J^^^l JIa présentez vos frères et vos sœurs ; 2^ ^^[ viens : O) Jll 'A/n venez à la soupe [a).
Remarque. p-U pour J.-.9i veut J 1 ^ ex. : LJ 1 -Ja vèe^is à ?ioms.
17*^ OU se construit avec l'accusatif, et remplace U&l g?owwe^ ex. : cjlXJI vliU donne le livre,
18^ iU et iiU gouvernent l'accusatif et ont le sens de Jbprends, ex. : Ijb^ «U ou ilU prends une pièce d'or [b).
19° oCa seul ou répété se construit d'ordinaire avec le nominatif [c) :
^^^ ôt' (3^^ >^^c'*'-' ^^^-^ ^iè^^ PV:* P^a^ Z/Om G?'2C2 Aquiq et ses habitants ; dans Aquiq, pas un ami
auquel on puisse avoir secours.
Remarque. Il se construit aussi avec J ou avec (y ex. : ^ oL-a olj.jb Ipç..,.^^ 6^ew /om es^ son aurore; -fe^^Jâ»- t>* ôj*-^ ^^ olj.-* oI*-a L')ll\ ôèew loin est le bonheur que vous espérez dans les plaisirs de ce monde {d).
De la conjonction.
1009. Nous avons parlé de l'influence des conjonctions VI , Jj , ^J<J , j et <J sur l'attribut (683) ; de celle de j , Ij et de j^CJ sur le qualificatif ('704) ; de celle de j, J> , J> V et de -50
(a) As^abbân, 3e part., p. 191. (b) Zamakhchari, p. 61.
(c) Ichmouni, 3« part., p. 190. (d) As-Sabbân, 3® part, p. 183.
460 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n^ 1009-1010
,sur le régime direct (846) et le régime indirect d'un verbe (878); de celle enfin d'une conjonction sur le régime du nom d'action (903, 6°) et sur le régime d'un participe (925). Reste à expliquer la construction spéciale des deux conjonctions I9- et
o^ ou JU*
De la conjonction ^>' •
1010. 1^ La construction de la particule ^9^ dépend de trois conditions : 1° le mot qui la suit doit être un nom et non pas un pronom affixe ; 2^ ce mot doit exprimer la dernière partie du tout exprimé précédemment ; 3° cette dernière partie est toujours censée renfermée dans l'action exprimée par le verbe, à moins que le contexte n^indique le contraire. C'est par ces trois conditions qu^elle diffère de la particule ^l . Vous direz donc dQ[ o^lS^ je t'ai écrit et non pas fjb^ cJS" - Vous ne direz pas non plus (^b>- ^yll (^ le monde s'est levé et même moi. Vous direz encore Ol ^^ A,[ a^jUI Zjj-^ hier, fai voyagé jusqu'au milieu de la nuit et non pas JJOI ^^ ^>- , parce que le milieu de la nuit n'est pas la dernière partie du tout, c'est-à-dire de la nuit. Enfin, dites jjst U-'3 ^>- *Î5C^-Jl j'ai mangé le poisson jusqu'à la tête inclusivement, parce que le contexte n'exclut pas cette partie du poisson ; l^^lj ^J[ ^5^^^! cJ^\ 7'^^ mangé le poisson jusqu'à la tête exclusivement, parce qu'avec ^\,\ rien n'indique que la tête soit comprise dans l'action de manger.
D'après cela dites l^Jj J>. i^Clllî cJ^ tii* OU^ cJs^U
n» 1 0 1 0 j Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 46 1
je n* avais pas faim et je n'ai mangé le poisson que jusqu*à la tête exclusivement ; et l^îj J,[ <5d-lit cJst j ut^i cJ^ j'avais faim et j'ai mangé le poisson jusqu'à la tête indusivement [a).
Bien qu'une chose soit étrangère au tout, le nom qui la représente peut être néanmoins précédé de ^>. , quand elle coïncide avec la dernière partie d^un tout successif, par ex. :
cT*-***^ j-jlL^ u^j^' -'^^^ ^jr^ W0W5 avons veillé le malade jusqu'au lever du soleil. Dans cette proposition la fin de la veille coïncide avec le lever du soleil.
Dans ces conditions-là la particule i^ remplit les fonctions de préposition et gouverne le génitif : l^^lj f,- Î5C*-JI IzÀ^',
Gbâi A^ J; Sr/j ii^-jl^.^ j^^^i jîi
Pour alléger sa monture, il a jeté la plaque^ les provisions et jusqu^à ses souliers ; -jJ^^'M j>. m.,^\ zX* tous sont morts y et même le Christ ; ^^\ Ji ^\, J JS^OU tous mes ancêtres sont morts et même Adam.
2^ Elle peut aussi se restreindre à son rôle de conjonction et demeurer sans influence : \^J\j x>. 45Cl.»^l j^lSi •
3^ Enfin elle peut commencer une nouvelle proposition nominale elliptique : le mot qui la suit se met alors au nominatif, comme sujet de la nouvelle proposition : i^^lj Jp-^^H-JI jjsî, sous-entendu \<r^^ j'ai mangé le poisson et même la tête a été mangée.
(a) Al-Khidari, Ir^ part., p. 353.
462 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n^ 1010-101 1
4° Lorsque Ji ne précède pas le dernier terme d'une gradation ou la dernière partie d'un tout successif ou continu, elle ne peut régir le génitif : fjjiliî Ji \^î bC tous sont morts et même les rois ; fJ^J 1 n'est pas le dernier terme de la gradation : car on peut ajouter iLf V \ les prophètes, J^1 la Vierge, ^^ \ le Christ.
5® Un pronom séparé peut suivre J>. , ex. : L*l ^ ^Uîl Â
le monde s'est levé et même moi [a).
Remarque. Le pronom de la troisième personne se rapportant à un mot transposé peut être employé après J».. lorsqu'il est accompagné de M ^ ex. : oU j». rj-iJi w^-j^r-i» Juij j''o.i frappé le monde et même Zaïd (b).
Des conjonctions J^ et JJ,A'
1011. P Les particules 1< et ôl^ régissent le nominatif et le génitif; cependant lorsque le temps n'est pas encore écoulé, le génitif est nécessaire d'après l'opinion commune : fc,'lj u I j* b ..:i ju^ je ne lai pas vu dans ce mois ; \xAy j,a ^ly U je n'ai pas lu d'aujourd'hui,
2° Si le temps est écoulé, le nominatif est préférable avec X et le génitif, avec Jui, ex. : ôt«^ '^^ jJlis^U je n'ai pas écrit depuis deux jours ; j^c^^ \ jy o:^ ^^j^ ^* J^ ^^ suis pas sorti depuis dimanche ; Jji ^U ju et Jjl *Ip jxa depuis l'an dernier (c).
(a) Al-Khidari, 2» part., p. 93. (b) As-Sabbân, 3» part., p. 91.
(c) Sib. 2» part, n^ 311, p. 42.
no 101 1-1013 ] Quatr. part. Ch. XXXYl. Part, avec le nom. 463
Remarques. 1° Ces deux particules ne peuvent précéder un nom de
temps mis à l'accusatif en «on ne dit pas ^ii=t- -l:« <:^\ j U je ne l ai
pas vu depuis l'aube de ce jour (a). 2° On dit rarement jj\ a le Xl* .
De la préposition.
1012. Les prépositions proprement dites ^^i , w» , 1— cjp , jup , il , J , (^ jJ , «^ , ^.t , les particules de serment (534), ainsi que les adverbes changes en prépositions ^l3l , rUl , -Uj ,
".'•' 'f/ " *;;^ ^lî»!- T"'; T " " ♦!• "♦ > "*' '-*• 'i*- "[^r cnj , oV5^, sl*>-» ^wb^, ^Uo. , Jy-, ..^aU- , OJ^» J^£^» (jy » Jt* » f'-^* '
y^ et ^Ijj , veulent leur régime au génitif (ô). Voir^ pour les
exemples, le traité des particules.
Remarques. 1** ^j.* et [}.J sont très-rarement construits avec le géni-
tif; 2° II a été question des particules restrictives >\^ ^ VI , Sjc. ^ |jt ^
LiU. ^ (^^ ^ ^J*aJ et ôj>^ "^ ^.u chapitre XXXV.
Reste à ajouter quelques observations sur les prépositions en général et sur la construction de Jj^ et j en particulier.
Préposition avec U explétif.
1013. Bien qu'en général les particules unies à U perdent leur influence sur le nom qui les suit, cependant les prépositions suivantes i^, jÛT, <> , %p, jlc, '«.^et J suivies de U régissent le génitif : 4^j (c avec miséricorde ; u ^ /^ cX*
A^ il mourut sans maladie ; ^ia)^j ^y, lî^ c^J^>- jo me
suis assis entre Paul et Pierre ; ^^,5 1/^ ^»— ^-y H reviendra sous peu.
(a) As-Sabbân, 2« part., p. 200. (b) Zamakhchari, p. 38.
464 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n® 1014
Maintien et suppression de la préposition.
1014. P En général, quand plusieurs mots sont unis par une
conjonction, celle-ci tient lieu de la préposition : dt Jî^l jG (J,i
Jj\ sjL Je ^j>^3 ilûpj dlJpj ilûj *^^ ^^' \ je t'ai choisi à cause de ce que fai appris au sujet de ton excellence, de ta science, de ton intelligence et de ton zèle à acquérir la science.
2^ Lorsqu'un nom et un pronom sont régimes d'une préposition, celle-ci doit se répéter avec l'un et l'autre : ôo l^i Gî l' tj ;.A \j^ Ol5^ ^â\ ù^ j l2l> Jbîil si la guerre éclate entre nous et les hiboux, ce sera un mal pour nous, et un
bien pour eux ; ^ ^Xo -f^ ^ p Jèj^\ il s'est éloigné de
moi et de mon compagnon,
3° Dans certains cas, il est loisible de supprimer la préposition : P dans une réponse : O) j ou a> V cJ» Cjj ^ \z JB auprès de qui as-tu passé? — Auprès de Zaïd ; jll^ Jl^ Jt juo J^ siJS jUl c->i^' <^ combien de pièces d'or as-tu acheté la maison ? — A mille ; 2^ dans une interrogation faite avec la particule I pour avoir une explication : ^15 j^y^ Ojy Jlï j y^ 0: -^ 3 ^ /^* passé auprès de Zaïd, — Est-ce Zaïd, fils d'Amr ?
4^ Les prépositions peuvent se supprimer : P dans un serment avec le saint nom de Dieu : jUiV *U)' par Dieu, je le ferai (pour 4Âilj) • Quelquefois on trouve la même chose avec un synonyme de Dieu : -j^ V Jut i />a^ Celui qui sait tout, je le
nM 0 1 4-1 0 1 6 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 465
/er«i; mais cette construction est rare; 2^ quand le second régime d'une préposition est séparé du premier par un substantif : \ t o.^^lj la>3 j^oll (3 Ol ^<iïd est dans la maison, et Amr, dans la chambre; 3° après 'Jj ne fût-ce que : ^ jJj u» i^ac ^ quand nous avez-vous ramenés, ne fût-ce qu'une troupe d'entre nous ? 4^ quand une proposition conditionnelle suit une autre proposition : V uï ^\^ J^-S. ^Jy i-lLd ^f^ U> /«z />fl?55e auprès d'un homme bon ; s'il n'est pas bon, il est méchant ; 5° avant J\ quand le sens n*a pas à en souffrir : fljjj^ o^ wcj' h désire te visiter, ( pour ô^ ci ) î 6® après un pronom séparé corroborant un pronom affixe : O) Jj j>* 1 di» Ojy /«2 ;?«55e auprès de toi et de Zaïd,
De la préposition o«J^ •
, 1015. Cette préposition gouverne son régime au génitif : JU dU-l u-J 2^ y a de l'argent chez ton frère ; ÔJ^l Â^ ft ^paJl (^[ j^i 2V â5 dormi de midi jusqu'au déclin du jour ;
SjOc 0-J^ ^2/ matin.
Remarque. oJi c , régime de ô-J^ , se rencontre à l'accusatif, mais
rarement : Ij^^t. Cj-^ • Les Koufites permettent le nominatif : ^jjj
Sjjt . Si un second régime suit Sjji. à Taccusatif, il peut se mettre au
. , #ff -. ^ ^ ^» > • > -.
génitif ou à l'accusatif : Â^±je.j Zjji jjj le matin et le soir (a).
De la préposition j ( îo-lj I ou 4*»ll j) (6).
1016. Le particule j s'emploie comme une conjonction ou
(a) IbD-Aquîl, 2^ part., p. 20. (b) Ichmouni, 2« part., p. 130 et Sib. lr«
part n» 58, p. 125.
46 6 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1 0 1 6
comme une préposition avec le sens de «I avec. Dans cette seconde acception, elle gouverne l'accusatif (î«^ J^l). Pour qu'elle remplisse le rôle d'une préposition, elle doit satisfaire aux conditions suivantes :
1^ Une proposition complète, dans laquelle entre un verbe,
un nom d'action ou un participe, doit la précéder : j. ^Dlj iSJ^-^
Zc-jl^ suis le chemin en toute hâte, (mot-à-mot marche avec
le chemin); ^ Jailj j* L i)^?-! ton frère suit le chemin;
;) ,ylj ilju- *ç^^\ f aime à te voir suivre le chemin.
Remarques. P Le participe peut être sous-entendu : <j:.*«.^j J».j j,S à chacun son métier, au lieu de ^^»-j-* ^}e>.j Ji chaque homme existe avec son métier. Mais si Ton sous-entend un participe commun à ^^e^ et <^^ les deux mots Je^j 3^ °^ forment pas à eux seuls une proposition complète; conséquemment vous direz 4j:.«.^j J».j Ji en sous-entendant ô^î^ni* chaque homme et son métier sont unis ensemble.
2® Dans une proposition interrogative avec u que et ûi—^commen^ le verbe peut aussi être sous-entendu : i-i-Oj jUou (iLi U qu'ai-je à /aère avec Zaïd% pour J,^ ou j li ô^xj l» ; ^^J Cfl, O'-^^i *^^ ^-^^ qu* as-tu à faire avec une écuelle de soupe ? au lieu de c^j \ ôy^-^ ^-*-y •
3<* Dans la phrase '»^:»lj J V \Ia cm est à mon père et à ton père, le
j ne peut régir l'accusatif, parce qu'il n'est pas précédé d'un verbe, d'un
> y participe, ou d'un nom d'action et que 0^^^ ^® P®"* ^® sous-entendre.
4** L'attribut de la proposition antécédente ne peut être un adjectif au positif, au comparatif ou au superlatif.
5** Les noms verbaux (1008), parce qu'ils ont le sens du verbe, peuvent précéder le j ^ ex. : rJ^j} ^-4 j-? wJL.-.»- une pièce d'argent vous suffit à toi et à Zaîd.
2^ Cette particule doit être suivie d'un simple nom, et non
d'un verbe ou d'une proposition nominale : ainsi dans ces deux
n» 1 0 1 6-1 0 1 7 ] Qaatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 46 7
phrases iJiL ^^Ulj ilj) 1 *l>. ^on /?ère est venu y quand le soleil se levait, et clnJll ^^1*) j dl^^' J^^ ^ ^^ mange pas le poisson en même temps que tu bois du lait, la particule j reste une conjonction malgré la simultanéité des actions, parce qu'elle est suivie non d'un mot, mais d'une proposition.
3° Le verbe qui la précède ne doit pas exprimer la réciprocité : car alors son emploi serait un pléonasme ; conséquemment, on ne dit pas fjljlj ^ï,\ i}y<t\ mon père et ton père se sont associés ; A^ti^\^ tLU tSy'^ï l'^o.'^ ^t le bois sont à la même hauteur, (^^:J1[ est pris ici dans le sens de ^^jlJi s'égaliser ).
4^ L'action qu'elle indique et l'action du verbe doivent être simultanées .* iJijj C^t.>- je suis venu avec Zaïd ; iLH iSÇ^^Ï ^Jli-lj Veau s'est élevée avec le bois ifSÇ^^^Ï ^ i^^* ^® ^^^^ ^^ pajjI ) • Par action nous entendons une action produite, comme dans les exemples précédents, ou une action reçue, comme dans JJIj O;-- fcii marché avec le Nil, c'est-à-dire le long de Nil. Le Nil ne marche pas, mais il a reçu mon action de marcher sur ses bords.
Remarque. Si un verbe actif indique par lui-même la simultanéité des actions, on considère le j comme une conjonction : ,^».Dl3 ^Ji cJa.l<i. /aï mêlé le froment et Vorge.
Place de la préposition j •
1017. La préposition j ne peut précéder la phrase dont elle dépend, parce que, tout en étant une préposition, elle
468 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n» 1017-1018
conserve aussi un sens copulatif; ne dites pas O^- l3^j ni fj^-l JJIj jL ton frère a marché le long du Nil,
Remarque. C'est par licence qu'un poète a dit : <..«& îLJLaciJlj vji-o»-^- <.*^ji j ?M W7iè5 ^a calomnie et la médisance à la turpitude.
Emploi de la préposition ^ •
1018. P Cette préposition s'emploie après un verbe, qui ne peut se sous-entendre avant le régime de j , ex. : fjjj 1 iL ^^^\j ton père est parti le matin ( mot-à-mot avec le matin); on ne peut dire ^^l jCj ilji \ j\L •
2^ Au numéro 809, il a été dit que le pronom séparé doit généralement être exprimé avant un autre sujet précédé d'une conjonction : fj^'b V dj\^ ^^ous sommes partis ton père et moi; ^j^\j cJ^ ^f^^ asseyez-vous, toi et ton frère; si Ton retranche le pronom séparé, la conjonction j devient nécessairement une préposition avec l'accusatif : fjl Ij Cj)>\^j^ suis parti avec ton père ; fJU-lj JU3 1 assieds-toi avec ton frère.
3^ Après un pronom affixe, appartenant à un nom ou à une préposition non répétée, l'emploi du j avec l'accusatif est nécessaire : U,3j dlj HU qu'as-tu à faire avec Zaïd? c^Jl^ ^,L\ V^J ^ j^ ^'^^ salué avec tous ses frères. Si un régime au génitif remplaçait le pronom affixe du nom, le mot qui suit j pourrait se mettre au génitif ou à l'accusatif : JC u Ui ou A^V^ jI'j qu'a à faire Zaïd avec son frère ? {a)
(a) Zamakhchari, p. 26.
n« 1018-1019 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 469
4^ Dans les autres cas, Teraploi de la conjonction est préférable à celui de la préposition ; ainsi dites plutôt fjji \ «U ^^»-'j» Q^^ ilU^j £)>. ^ ^U- ^0^2 pare et ton frère sont venus ;
fjj/ij tl tl>j«C , que ilClj t' O^C ; fJ^-b O*^ ^*K que
De Pinterjection.
De rinterjection u et de ses synonymes, avec le vocatif semblable au nominatif.
1019. Après l) et ses synonymes (^1, (^1, 1 , 1 ,1)1 et La, le nom se met au vocatif avec la forme du nominatif, quand il s'agit d'un nom propre ou d'un nom commun déterminé, représentant une personne ou une chose qu'on a spécialement en vue à Texclusion de toute autre. Il faut en excepter les noms propres et communs composés avec un génitif : pî l d Noé ; J^j 1 J^ij l
(^ ^omme (spécialement désigné), avance! ^5^«^l, ô Mâdi-
karib ! OUjL ô les deux Zaïdî isi^r^\ ô Chrétiens!
O^jcrfbl, ôlesHind! ^-^L ô Moïse ! ^B C ô juge ! AJ^\i
ôHazâm! o ^^u- l> ô Sibaouaîhi! lit Ja) t l ô Tabbatha- ^ - j^u^ - -^ • -
Charran {a).
Le vocatif précédé d'un pronom démonstratif est toujours
au nominatif : ô*A>j\ OU* i> à deux hommes !
Remarques. 1° Si l'on s'adressait en particulier à une troupe composée de trente-trois personnes, par exemple, on dirait Ojl >U1 1 ou ô^^ l J *->^ « ou ô^>^^J ^-î^^ ^i <5 ^^5 trente-trois ! (b)
(a) Ichmouni, 3® part., p. 130. (b) Ichtnouni, 3® part., p. 132.
470 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n^ 1019-1020
2° On trouve par licence poétique le vocatif déterminé exprimé par le tanouïn en ou en \ ex. : ^4 li et loUC 6 Aadi et o Mathar !
Vocatif avec la forme de l'accusatif (a).
1020. L'interjection L et ses synonymes veulent Taccusatif : 1^ Quand on ne s'adresse pas à une personne ou à une chose spécialement désignée à l'exclusion de toute autre, par exemple : -ulL CjI^j M'^U L ô homme {qui que tu sois), qui vis dans l* incurie j tandis que la mort te recherche ! Xj^a^^ 1)6 (^-L> ô^ y^\j \i r aveugle a dit : 0 homme (qui que tu sois), prends-moi la main.
2P Quand le nom, qui représente la personne ou la chose à laquelle on s'adresse spécialement, est suivi d'un pronom affixe ou d'un régime au génitif ou à Taccusatif : *t\il j^IpI d Abdallahl bjt ô Notre Seigneur! JM;.VI i^,5^t o homme gênéreux de caractère ! JUl ^^iU b "i^^X ô homme passionné pour la science ! yi^ QlL l ô toi qui gravis la montagne !
3^ Lorsqu'il s'agit d'un adjectif faisant les fonctions du
verbe [b) : i^ij l^t* l, ô toi, qui es vilain de figure !
Remarques. 1° Si quelqu'un portait le nom de oj-*^*J <îlAJ on dirait au vocatif LAr>Ltj <.lL7l» . Il en est de même, si l'on s'adresse en général à une troupe de trente-trois individus ; 2<^ les Koufites permettent l'accusatif avec un mot suivi d'un qualificatif (c) : .il^-f 1 Jj jl d le bon Zaïd !
4° Quand l'interjection est sous-entendue, le vocatif se
(a) Sib. ire part, n» 146, p. 262. (b) Ichmouni, 3» part., p. 132.
(c) Ichmouni, 3® part., p. 134.
qo 1 020-1 02 1 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 47 1
construit comme si elle était exprimée : b j 6 Notre Seigneur, pour LTj t ; Ll ici ^^iaJI fpi^ o Sauveur des hommes, par donne z-nows, pour ^^H "yai^l; ^^jl w^i ô Jésus , ayez pitié de moi, pour $>^ t.
5® Quand le mot régi par l'interjection l et ses synonymes exprime une qualité et qu'il est suivi d'un qualificatif, d'une phrase explicative, d'une préposition indépendante avec un régime, ou d'un adverbe de lieu ou de temps, il se met ordinairement à l'accusatif indéterminé, bien qu'il soit question d'un individu spécial : S.^lL U C ô mère pure! Oïl ti SjL L 6 voleur de nuit ; iliaj >.y Q i^l ô homme dans la munificence duquel on espère !
Remarque. Certains grammairiens permettent le nominatif; mais cette construction rare est généralement rejetée : S^aClaM fit»; J-«iJl à Jj^-l' *
Vocatif suivi du mot iij,\ oxi ^\ (a).
1021 1^ Lorsque le mot Cf. [ fil^ ou o \ fille se trouve intercalé entre le nom propre du fils ou de la fille et le nom propre du père ou de la mère, ce dernier se met indifieremment au nominatif ou à l'accusatif {li) : ^^ ^} "Vj^ l ô Jésus, fils de Marie ! ^^\y o I ^f"X à Marie, fille de Joachim ! oClI-l i ^J^^ û ' ^ Salomon, fils de David?
Exceptions. P Le nom propre formé d'un nom et d'un géni-
(a) Sib. ire part, n» 149, p. 272. (b) Ichmouni, 3» part. , p. 133.
472 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n«» 1021-1022
tif se met à Taccusatif ' j>j CJ 4)il jlc. l o Abdallah, fils de Zaïd I 2^ quand le nom du père ou de la mère est accompagné d'un qualificatif, il reste au nominatif : j^/- ^[\ J^UH jÎj\> ô excellent Zaïd , fils d* Amr l 3® il reste encore au nominatif, si le mot ^\ ou ij'l est précédé ou suivi d'un nom commun : <m' ùi' ^v*-i ^ ^ Jésus, fils de Dieu! L>-1 ^'} a)*3l ô Zaïd, fils de notre frère! (a) -bJOl LUjw <^ homme, fils de Zaïd! 4° quand on emploie '^j diminutif de O-.^îOu j:^) pour iù*[, le vocatif garde le —, ex. : jb* j zJ^ a^A l» d fi^mo?, fille de Zaïd! aiU- ^> J^3 w ^ Z«^«?, petit fils de Khaled (ô).
2^ Les noms suivants sont assimilés aux noms propres : ùMJ Ol oMî l 0 w?2 tel, fils d'un tel! Ji^ j^ jC- \ ô seigneur, fils de seigneur ! Xi J X^\i , Ji ilr* f^*^» » <^ ii, ot.*^
iiSi cj, ^Ul) , j^ 0:' J-^ ou. j;?lj et ^lU il/.* ^Xl» d Ao/wme inconnu ! [c)
De Tinterjection b avant plusieurs noms.
1022. P Quand plusieurs noms sont unis par une conjonction après L , ils suivent le cas qu'ils auraient chacun en
particulier, si l'interjection était répétée avec chacun d'entre eux : altj a>*3 ^ ^ Zaïd et ô Khaled! ÀJi^ jûpj j>j\i ô Zaïd et ô Abdallah ! j,îjj ii^ j^liWi 6 Abou- Abdallah et Zaïd [â) ; j./'V Jw'jC ô Zaïd et non Amr ! j /• ji jb'j l ô Zaïd ou Amr !
(a) As-Sabbân, 3® part., p. 134. (b) As-Sabbân, 3® part., p, 135,
(c) Ichraouni, 3® part., p. 135. (d) Sib. l>"e part, n^ 146, p. 264.
n" 1022-1024 J Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 473
Remarque. Les Koufites permettent le second vocatif à l'accusatif :
^jJU.j jujL et Uj jj -ô»! j-t L .
2® Si le second substantif avait l'article, il pourrait être à Taccusatif et préférablement au nominatif : ^J\ \Ll^\j a»*3l) o Zaïd et celui qui a une belle figure ! vl^jlt-lj -Ij l ô Bichr et Al-Hareth ! rMillj J>.j l> ô homme et ô serviteur !
De rinterjection 1^.1 — l^Ii 1 (a).
1023. 1° Elle se construit toujours avec le nominatif et rarticle(ô) : ji^î ^^ ô homme ! 'j^l \^]ô Vierge ! W^'î ç!l f <>.jl I ô le vilain de figure !
2^ On peut intercaler un pronom démonstratif entre L \ et l'article ou le pronom relatif (^ oî I , pourvu que ce pronom n'ait pas un fj final : UJl U* Li ô homme ! [c) ^B (^âl MS t d ^02 qui t'es levé ! <».j)l /.^i-l IS l o /e ôe«2^ c?e figure !
3^ Si un autre vocatif sans article suit le premier, il se construit sous l'influence de L sous-entendu : ji>3j fVI l-^J ^1 Ccij <? frère, ô Zaïd et ô Abdallah ! [d)
Du mot répété après Tinterjection U •
1024. 1® Si un nom est répété deux fois après l, lèpremier se met à l'accusatif ou mieux au nominatif et le second, à l'accusatif, s'il est suivi d'un génitif : ^ L' JJI 0!>LJl a> j tb jl"
(a) Sib. ire part, n» 147, p. 264. (b) As-Sabbân, 3« part., p. 141.
(c) Ichmouni, 3® part., p. 144. (d) Sib. l«"e part, n® 146, p. 264.
474 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n° 1024-1025
ô Zaîdy Zaïd des maigres chamelles ! *y J^^j J>jl o homme, ô homme du peuple ! Si le second n'est pas suivi d'un génitif, il peut être au nominatif ou à Taccusatif : Ij^j ou Ojj j^j t ô Zaïd, ô Zaïd ! {a) Avec un pronom affixe dites t^j j 'a» 3 1 • 2® Si un nom est répété trois fois, le troisième nom se met à Taccusatif : \[^ \JJ^ ou J.^ JJ>i^ ô Nassr, ô Nassr, ô Nassr ! {b)
De la particule J C 4 j UI--V I fV ) •
1025. Il en a été question au n° 551, 9^ et 10^. Nous ajouterons ici les observations suivantes :
P Quand on appelle au secours contre quelqu'un, on emploie la préposition • ^ avant le nom qui le désigne :
IS^ j^i ii^i'lîilJÎ j^^V ji'ù^ c-jÛVÎ (ijS JWj^'^
0 hommes de cœur, secourez-nous contre des gens qui, pour toute religion, n'ont qu^une excessive démence!
On peut aussi se servir de la préposition J ; mais il faut que le contexte spécifie qu'on appelle au secours contre quelqu'un :
0 mon peuple, o vous qui êtes comme mon peuple, au secours contre des gens, dont les excès dépassent toute mesure ! Autrement cette particule indique toujours la personne, en faveur de laquelle on réclame du secours.
(a) Ichmouni, 3« part., p. 145. (b) Sib. po part, no 146, p. 263.
no 1025-1027 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 475
2*^ Le qualificatif de la personne qu'on appelle au secours peut être au génitif ou à l'accusatif: >»Jlkli) ç-l*^~M jj'^C ô valeureux Zaîd, au secours de l* opprimé ! [a]
3® On emploie encore J pour indiquer un reproche, une menace :
y^^ Zt» j} jcj 1^ Cils" 4^ b^n jcji '
0 gens de Bakr, ressuscitez-moi la tribu de Kolaïb, ô gens de Bakr, où fuyez-vous donc? [b)
De la particule de complainte Ij r*[)X)i] (c),
1026. 1^ Le nom qui suit cette particule indique toujours une personne ou une chose déterminée ; il signifie l'endroit où se trouve la douleur, comme o\^\j\j hélas f ma tête I ou la cause de la douleur ©tx^^ Ij hélas ! quel malheur!
2^ Le régime de \j se construit comme celui de C ; on dit donc O) j Ij hélas! pauvre Zaïd! ^\ x.s^\j hélas! pauvre Abdallah ! U^Vjl CX* 4l5Cl^^ W \j o pauvre mère, dont les enfants sonts morts ! fjl> I Ij hélas ! ton pauvre père ! ^^J Ij ^li-l hélas ! ô toi dont les rapports étaient si doux !
Remarque, Voir pour Taddition d'un \ final et pour la pause les numéros 134 et 565.
Exclamation pour exhorter ou prévenir
un mal (il^cVlj X^^^ {d).
1027. P On emploie [[ avec un pronom affixe (805,2°) à
(a) Ichmouni, 3^ part., p. 154. (b) Sib. l^e part, n» 153, p. 276.
(c) Al-Khidari, 2° part., p. 123. (d) Ichmouni, 3« part., p. 173.
476 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ n« 1027
la place d'un verbe suivi de ^ (811) pour avertir de prendre garde à un mal. La chose à éviter se met à l'accusatif ou au génitif avec "y; quant à la chose que l'on veut préserver d'un mal, elle se met à Taccusatif, (566, P, 2«, 3^, 4^, et 5^) : a^ V 'y* ou Ju-V I fJi) \ prends garde au lion. On peut séparer lie \ de l'accusatif de la chose à éviter par la conjonction j , ex. : j,J^ Jj £jl>i • c'est comme si l'on avait dit ô' dX^Z Jj J, dll* yjl y ^--VÎ jf îj oIlVI ^ /J^ ' Dans tous ces cas, le verbe est toujours sous-entendu.
Remarques, l^ 1à\A peut se répéter avec ou sans conjonction (à) : x:sVj 3£i 7 3M ou 3C1 j 2Ci ou 3U "àU ;
Garde-toi de la contestation ! car elle pousse au mal^ et elle attire le mal, 2** 11 peut recevoir (^^î et i>fr ainsi qu'un pronom séparé (6), comme
appositif corroboratif (759, 1°).
3** Rarement on donne à \ï\ un pronom de la première ou de la troisième
personne sans raccompagner d'an autre M avec un pronom de la deuxième
personne (805, 2°); plus rarement encore, on lui donne un substantif pour
régime : ^J\ M j •\A qu'il prenne garde au mal !
4° Après Jilj\ etillii , on fait précéder de l>\j la chose à- éviter représentée par un nom ou par un pronom affixe (c) :
\\J\^j ill-fij jiïU'i.l Li^^'v Ne t'associe pas à un ignorant et prends garde à lui ! (d)
5® Les noms annexés par une conjonction à illTl se mettent à l'accusatif, par exemple : 1^')i\j 3U.lj 31' \ toi et ton frère^ prenez garde au lion !
Si l'on donnait
zJi\ comme corroboratif à 4L\, on pourrait mettre au nominatif les mots annexés : J.-.V Ij ilU.i ou 4 4^13 viJl 41 i • "«i-Jl ilL i
(a) Sib. ire part, n» 54, p. 117. (b) Sib. l»"» part. nO 55, p. 117.
(c) Sib. ire part, n» 54, p. 116. (d) As-Sabbân, 3» part, p. 177.
n» 1027 ] Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 477
\tyJLJ (j I Tt..^^.'
Ju ij\ «»^.J \ A^ j toi et Abd-al-Massihj gardez-vous d*approcher ! (a)
^ ^* V' ' . Aî"
Ce n'est qu'en poésie qu'on dit : Ji-V)j àj^\j "ilM .
2® La chose que Ton veut préserver d'un mal se met aussi à l'accusatif avec la particule Cl en sous-entendant un verbe : siCb 9^'"'^ à i^ i^^^f pour dLlj J préserve ta tête. Il en est de même pour une chose à éviter : a^V I gctre au lion, pour juV j Ju-Ï erzVe /e lion. Les deux choses peuvent être réunies par la conjonction j, ex. : lilUlj di-b ^âjre au sabre pour /a ^^^e, pour ,iLjl jJu'j di^lj J I JlUlj dli*! regagne ta famille, car la nuit approche. Chaque chose peut être répétée : dl-«lj dUlj gare, gare à ta tète l ^.JlJI ^JlJI gare au
^ttôre .^ j ôi-l j ôi-l ^«^^> ^«^6 / On peut aussi réunir par une
conjonction plusieurs choses qu'on veut garantir du mal ou
qu'on avertit d'éviter : Cj -iallj dilUjj dL-lj prends garde
ç'w'ow ne ^e frappe à la tète et aux pieds !
La chose à éviter répétée peut se mettre au nominatif : JL-VI JuV^ gare au lion,
3^ L'exclamation pour exhorter ou pour avertir se construit, comme la chose à éviter, mais sans la particule t [ ; vous direz : ^>llii ou »->UI 7->lUI aux armes ! jj jLii ou j> Jall r^}^^ place, laissez le chemin libre ; 4^* j \y\ chacun à sa guise ! ^j-jl\llj ilî It occupe-toi de l'étude; l>^ t^ frappe, frappe (b) ;
(a) Sib. iro part, n» 55, p. 118. (b) Sib. l'a part, n» 54, p. 117.
478 Quatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. [ û« 1027-1028
Attache-toi à ton frère ! car être sans frère ^ c'est courir au combat sans armes ; À}\ u^>^Vl3 j^â! \ fais du bien au pauvre. Si deux choses sont unies entre elles par une conjonction, les noms qui les expriment peuvent se mettre au nominatif : Xa illj \^ \ fidélité aux engagements et aux promesses !
Formules imprécatoires et déprécatoires {a).
1028. Dans ces formules, on met en général à l'accusatif les noms indéterminés et au nominatif les noms déterminés, par exemple : 1 Ipj dii \ojt puisses-tu être mutilé et exterminé! \^^^\s,^ qu'arrive la famine l l,5:>j4^^ déception et malheur ! L.« j L}j malheur ! ^A \ la peste soit d'eux ! 1 JU) fe-j arrière ! \U yj uiffc grand bien te fasse ! jC.) Mj ynalheur à vous ! ^ ii malheur à eux! Cà^< j dÀ\ u.j que Dieu te garde et t'accorde la pluie ! ^1*1 Vj L^ , V ^6 sois pas le bienvenu ! yi^t V que ta main ne soit pas mutilée ! C^j Vj Li>- V
ni pluie ni protection! 4ji) s J^\ gloire à Dieu ! diî L>'jll
malheur à toi ! i^^H dl) V qu'il ne t' arrive pas malheur !
Remarque. 11 n'est pourtant pas incorrect d'employer l'accusatif pour les noms déterminés, et le nominatif pour les noms indéterminés ; a>L.
fjA 11 iXJSs- salut à toi, 6 Marie ! »^j A' Ca> ^^ que le bien Varrive ! ^j^
»,'-> -r^ ' ,,-" , 1 , rr ^ "'' '* '^ ■* ' ^ **!*'
<i ^.-j ^ULl a toi le bien, a lui le mal! u) <.^ij — ^j^i^^j— J.jj
malheur à nous ! CnX>.UalJ^ Jj jj jL.:& >\l^ Jjj malheur aux riches et
malheur à ceux qui rient! ZX.\ J^L» que tu es heureux! Jjj <l J.ij
J>j.i» malheur à lui, malheur sans fin! dU Jj.c.j <^J J.ij malheur et
(a) Sib. Ifo part, a'^ 61, p. 130.
n»^ 1028-1029 ] Qiiatr. part. Ch. XXXVI. Part, avec le nom. 479
calamité pour toi l »ill '^ yé>j vil) i.L j ; ^-«Ij lii *i\) ^*U>^ (/we wion père et ma mère soient ta rançon ! ^.1 'dl.! "iLîj^ s^^ '-^' 1/" </^^^ ^^^^ ^"^^'^ ^^^' ^on protecteur, et ma mère, ta sauvegarde ! Il faut pour cela consulter l'usage. On répète parfois le mot déprécatoire indéterminé à Taccusatif après le nominatif : ^ ^\>)\jj <i\!i Jj j (a). On réunit aussi deux mots déprécatoires
par une conjonction en mettant l'un ou Tautre à l'accusatif : ô <i j j O iJ <J IJ j <J <i j malheur à lui ! (b)
ou
Propositions elliptiques.
1029. Certaines propositions elliptiques et proverbiales se construisent avec l'accusatif : iâ^ Vj ^^ J^ toute chose plutôt que cela (sous-entendu «:^1. fais); I^jCAj (sousentendu ^Japl donne-moi) tous les deux et les dattes par dessus f proverbe employé pour celui à qui Ton donne à choisir entre deux choses et qui les prend toutes les deux ; i^ij j \a>\ (sous-entendu ç-^ ) laisse-le à lui-même, ne te mêle pas de /wz; ^Lll \c ^M^ssisn (sous-entendu J-«jM lâche les chiens sur les vaches; iLs^^^^j Ûi^l (sous-entendu -^x> 0 e^^-ce ^we /w vends de mauvaises dattes avec une mauvaise mesure? c'est-à-dire est-ce que tu ajoutes un mal à un autre mal? Uifc^ ^ l^At V (sous-entendu ^JZjj V) n'ajoute ;?fl55 ce méfait à Vinsulte d'un homme libre ; dlTli^j Vj ii^ (sous-entendu ^i»*j V) /^«^ c^/<^ ^^ point de vaines imaginations ; ^L>.Vl jl^ (sous-entendu ^ SI ) songe au pays des amis; j\^\ Uij Jjl Ulj 17 U ôl (sous-entendu Oi^ ) 5^ ^w
(a) Sib. ire part, n» 68, p. 139. (b) Sib. l'^ part, n^ 69, p. 140.
480 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [ n» 1 029-1 030
te rends chez moi, tu seras le bienvenu, la nuit comme le jour ; Sj- V[j Ijb'j V[ J>j V 1 n'ya-t-Upas un homme, soit Zaïdy soit Amr? (sous-entendu ly" [«[J )a)*j [•[ iUll .^Ili) ; lypj loi'j (sous-entendu L>j-^1 ) frappe Zaïd et Amr ; '^\ uMc (sous-entendu i\, ^^^ ) 6 Dieu, accordez-moi un enfant ; i.11 Mî î-lâ?- VI [ci) si je ne suis pas en faveur, je n'en serai pas moins fidèle au devoir (pour l^\ ô^i Mj ilâi sl-^V b' ) • dUS ^^ \j^ >li (sous-entendu Jj^J ^w fais) allons! est-ce ç'we ^w ne /?ewa7 pas mieux faire que cela ? dllS j\& V i (sousentendu «i^ tu feras) quoi! ne feras-tu pas autre chose ? ^M u Jii^l ^^^c colère de cheval qui ronge son frein;
(^ .ri-i L*ji5j Sj# 1.v»-mJ \ e5/-ce ç'we tu es tantôt de la tribu de ••-■•* ••*-••• ^
Tamim et tantôt de celle de Quais s ? y<^ li^ J5l e^^-ce que tout ce que tu fais est avarice ? [b)
Remarque. Quelques mots se mettent au duel pour indiquer Tintensité, comme «^^ très-volontiers, etc.