CONSTRUCTION DE LA PARTICULE AVEC LE VERBE
Particules qui influent sur le verbe.
1030. Les particules qui influent sur les verbes sont les négations V , *i , Il , jJ , les conjonctions VI , b^! ♦ û' » iU ,i> ^ Li , *(S\ J » ife 1 ,1^ » *XS3 et j , ainsi que les par-
(a) Sib. ir» part, n» 52, p. 110. (b) Zaraakhcbari, p. 18.
n« 1030-1032] Quatr. part. Ch. XXX Vil. Part, avec le verbQ. 481
ticules conditionnelles l« M , j\ , jl , ly\ , ^^Ç\ , (^ ^tî , £1 ,
Remarque. Voir le chapitre XXXÏV au sujet de rinfluence des particules conditionnelles sur le verbe.
Nous allons traiter de la construction des particules °Jll ,
O'' , j' , ^^, li , jjl J,V, Slli^ , *J3^, MJT, I , Ù , *J et j avec le verbe.
De la construction des négations V, J. , Q et *J ♦
1031. P V donne au verbe la forme conditionnelle dans une défense : 1:aj V ne tue pas.
2° Après i et Q le verbe se met au mode conditionnel, sans cependant en avoir le sens : 'f^^ Ij " J:^\ c^Lî fai cueilli les dattes, quand elles n'étaient pas encore mûres ; ,^<IiCj i il n'a pas écrit.
3*^ J exige le verbe qui le suit au mode subjonctif : oJSd) j\ il ne mentira pas. Le régime peut le précéder : H/^^ ji la> 3 je ne frapperai pas Zaïd [a).
De la particule u^l(<^)-
1032. P Pour que la particule ^^l d,onc gouverne le subjonctif, il j a trois conditions à remplir : P le verbe qui suit cette particule doit être au futur, comme tout autre verbe mis au subjonctif sous l'influence d'une particule ; 2® elle
(a) Ichmouni, 3° part., p. 254. (b) Sib. V^ part, n» 237, p. 365 et Ichmouni,
S® part., p. 261.
482 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [noi032
doit occuper la première place dans la proposition ; 3° à l'exception d'un serment ou de la particule négative V, rien ne doit la séparer de son verbe : zJ^ iJjjJ^ J ^:^ fJ^\ (l Jl* dlL/fcl V ou ii^ 5^1 (il3 u^l ou dUj^î b^[ ton frère m'a dit : Je veux te visiter. Je lui ai répondu : Donc je t'hono^ rerai, ou je ne V insulterai pas.
2^ Si un serment précédait OM? on se servirait : P du futur affirmatif avec '^] dans une proposition sans négation, ex. : dll^/'^V ûH ^^' J-^V'j cJ^ 6?o/ïc^ par le saint Evangile^ je t'honorerai ; 2° de l'indicatif dans une phrase avec la négation V, ex. : di^*! V ùM J-^Vlj c^Ij /«e c?2V : Par V Évangile, je ne f insulterai pas.
3° Si ô^l se trouve entre les deux membres d'une proposition conditionnelle, elle reste sans influence sur le verbe qui la suit : dt 1 ô^l C'-'^j ûl ^^ ^^ V2<?^5 me ^o2>, conséquemment j^irai te voir.
Mais si Oi>i suivait une proposition conditionnelle, le verbe qui l'accompagne pourrait se mettre à l'indicatif, au subjonctif ou au conditionnel : d^^^l ou dU^S 1 ô^J ^' ^5-»^ i>\ ou dA^ir'l 52 tu viens me voir, j'irai te voir, et conséquemment je t'honorerai.
4P Quand la proposition antécédente est une proposition nominale, on peut mettre à l'indicatif ou au subjonctif le verbe qui suit uSl précédé d'une des deux conjonctions j et ^, ex. : i^jS 1 ûi>lj iijjj' tJy-\ si ton frère me visite, je l'honorerai.
ji
noi032] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. 483
Mais quand cette proposition est verbale, il n'y a que l'emploi de l'indicatif qui soit permis : i^jT^I oSlJ fJ^-^ à^jJx*
5^ La particule OM P®^^ accompagner un verbe au passé : 1° dans une simple proposition : 4*^^^ j^ ^jj«i' ù^l C^-i^J tu as donc fait du bieyi à contre-temps ; 2° dans une proposition conditionnelle avec le sens du passé et la particule J, ex. : j^-^1^ ûôl ^JozXi ù[ ^i ^^^ ^^ parlé ainsi, tu as dit vrai ; ou avec le sens du futur et l'addition facultative de li, ex. : illU c^rtV ou % OSI ^\i C-l«l ol si tu crois en Jésus- Christ, tes espérances ne seront pas déçues.
6^ Elle peut s'ajouter avec un sens corroboratif après les particules conditionnelles jl et Ol , ex. : dt^j4=»V uii ^îjj ) si tu m'avais visité, je t'aurais, certes, honoré ; J;ii ^Û>- 0^ fjjjl 52 tu viens me voir, j irai, certes, te visiter.
Remarques, l'* Vous direz avec l'aoriste indicatif: 1^ Ji 'îij.^l J Ji5 Jji.^7 ù^i ^^-L' J^-'^l ^(5-- ton frère m'a dit : Tbw^ e^^ vanité. Je lui ai répondu : Donc tu as raison, parce que JJ-^T est au présent ; 2** 3^
jjil^ *-A«^^ 1 oi-i-j iJjjjl ô^ -J^'ji "ii^*- I parce que jj:il n'est pas initial;
S^ cX»^^ss=s\ u| jjji c-wLj , parce que ,j^\ est séparé de son
verbe.
2** Quelques grammairiens ont permis l'emploi du subjonctif après jj j \ séparé du verbe par un vocatif ou par une proposition déprécative, par une proposition indépendante suivie de son régime, ou par un adverbe de lieu ou de temps. Mais leur opinion ne repose sur aucun exemple dans les auteurs. D'autres ont permis Femploi de l'indicatif ou du subjonctif à volonté, si ô^^ 6st intercalé entre le sujet et le verbe, ou s'il est précédé de 0^ suivi d'un nom ou d'un pronom, ou enfin s'il est précédé du sujet de oU ou du régime de ^^li , ex. : (^«^p^j ô ^[ -^3 donc Zaîd m'honorera;
484 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [noi032-1033
"»— l.«^x ii OM Ai j û" donc Zalà t'honorait '^ "^ii..*^^ ^S\ |jj j ,^J.;U fax cru donc que Zaïd t'honorerait ;
iV<? me /az55e j3as au milieu d'eux comme un étranger ; ow?, je 'périrai ou je m'échapperai comme V oiseau.
De la particule ô^ (^)-
Emploi ordinaire de la particule o'*
1033. Le mot J\ s'emploie pour rattacher à un verbe ou à une locution exprimant un acte de la volonté ou de l'intelligence un autre verbe qui spécifie cet acte. Il gouverne le subjonctif dans les propositions verbales, sauf les exceptions signalées plus bas : fjjap J,^ ^y^ "j\ ^>-j\ j'espère que tu feras du bien à ton ennemi ; ^jAJX û^ w^c^j^ j^ désire que tu m'aides; Jj^^T ô' >^> y J^ veux que tu dises vrai ; ijjjj\ û' ci J^^ il m'est venu à l'esprit de te visiter ; O/ îj^ JIj V il te faut mourir nécessairement; /•^Uîl cS f^"* ô^ i)bl?~ ton but est de profiter dans les sciences ; J\ ijljl^j , £jij\^5 , iljUtî , ^jJi 7-1^ L JhÀj «ime, c'e^^ /e plus que tu puisses faire ; ôL 'y^'>\ il-J^ LJ^ comme il est beau que tu portes ta croix! ilL^ Jl5d:j 6^ prends garde de parler ; ^y^ 0^ ^b^ 7^ désire ^'î^e ^w /e fasses ; Jpi f dl*> i vdi^ j^c- sayis nul doute tu es malade ; "A ij 1 ^L^^ ^t d'après moi, c'est un voleur ; 1^ ijiU ^ \ (J,\j d'après toutes les probabilités que fai, ils sont morts.
(a) Sib. iro part, n» 274, p. 424.
n« 1 033 J Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec lo verbe. 485
Remarques. P Pour qu'un vorbe, après ,jl , comme aussi après une particule quelconque, se mette au subjonctif, il doit avoir le sens du futur et non celui du présent {a).
2" Avant une proposition nominale, la particule (j\ se remplace par jjl , sauf certains cas indiqués plus loin : J..^ tX'j, \ ou "J.scJ i)\ ^x.:j\ >r^aJl ^U Je \iense que tu es avare envers les pauvres. Mais il faut observer que la proposition verbale se change rarement en proposition nominale après un verbe qui exprime un acte de la volonté ; il est peu reçu de dire Jtlâ ^\ ^.«.Jsl , au lieu de J«jL* ol ^.Jb\ (b).
3® Quand la particule ô' dépend d'un nom antécédent, celui-ci peut garder ou perdre son tanouïn : ^j>.„\ ij\ J.*l ou Jjbl 4..i\ ïl est digne d'être honoré \ J ii 0^ <*^ ou olât *j^a il a fui par crainte d^être tué. Quand on garde le tanouïn, on peut aussi ajouter la préposition J à la particule ôl , ^x. : p^x-^ J')! (J-i^*- o[ ; J-li^ ô** <'^^^ «-rV* ('^)*
4<^ La conjonction ,j\ peut précéder un impératif : ^..5 ^\ <.J\ o^ti je lui ai fait signe de se lever ; ou encore un verbe à la forme prohibitive : »iA.'S J.ÂT ^ ùi <-*J^ vT^-i-iîT 7e /wz ai écrit de 7i'en rien dire {d).
5** Elle se change en L spécialement après les prépositions ^* J— .5 et Jlw (e), ex. : p..:.x.U U IjS j zis 0??^ souhaité que vous périssiez ;
Il est doux à Vhomme de voir que les nuits passent ; et pourtant, quand elles passent, c^est lui-même qui passe ; jJ ^J 1 ^Jx-.-i l*.* ^^.ac..i»Ji.T V ne félonne pas de ce que V enfant pleure; ^^\ «lo U jjw c-.-»- Je sww venu après </M'e5^ ye/iM mon frère ; 9^Jû U Xm ^^j:à\ viens me trouver quand tu seras /îôre ; mais si j.«j est précédé de ^-. ^ on ne peut remplacer (j\ par U ; ne dites pas ^ | « U U Jl»j ^^ ^•^--«^ •
6° Elle ne peut se séparer du verbe au subjonctif, nonobstant l'opinion de quelques grammairiens.
(a) As-Sabbân, 3» part., p. 261. (b) Sib. l^o part n» 276, p. 430.
(c) Sib. l^e part, n» 274, p. 426. (d) Sib. l^e part., n» 275, p. 428. (e) Sib. l«-e part, no 274, p. 425,
486 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [noi033
7° L'impératif ,* ordonne, outre qu'il se construit avec l'indicatif et le
conditionnel (978), peut aussi recevoir la conjonction ^\ ^ ex. : ^1 j^ K.îi ordonne-lui de lire. Il en est de même après j S et ©^ laisse.
S° On rencontre dans certaines expressions une suppression arbitraire de la conjonction (J\ , ex. : \yii y ordonne-lui de lire; "J,...» ^^jam\ xi.
iJji^li attrape le voleur avant qu'il ne t'attrape; CjJS U J.*j ^^.^j .sl^'^jt
A.L».j\ je me suis retenu au moment de l'exécution. On trouve enfin l'indi-
catif remplaçant le subjonctif après la suppression de (j\ ^ ex. : ^.IJi ^Jl-^'L \ \af \ ^^Ss.Jj\ oJ-^J' ^st-ce le mal que vous voulez me faire commettre, ô insensés ?
9^ On peut sous-entendre la particule J\ après un nom et avant une propositiou explicative précédée de l'une des quatre conjonctions j, j\ ^ xet ô , ex. : «UA*! j li L.»- 1>« ^^ ^X^\'j J^ mieux vaut pour moi mou-
rir et être sauvé que de vivre et être damné \ si^x JL.i ^J-L.») j ^).j..^\ VjJ
■' ^ " " ^ »t ^ ^. % ^ ^ — sans mon ami et son secours, j'aurais péri; J.«»"U û* iJj=^\ f: J^ c^»^
^^â. là mieux vaut me fatiguer en gagnant, que de me reposer en perdant ; j \ w-*j>c-J <»^ \ f UjJ <-^y^-^ ^'^^^ étonnant que je frappe Zaïd et qu'après je Vhonore.
Après un participe avec le relatif Jl ^ cette construction n'est pas correcte ; dites ljlrj.U j>.)3 ^^.iÂ.i..J ^IJaJÎce qui vole et met en colère Zaïd, c^est la mouche, et non pas .^.^.i.-i .
10° Après 'vUD U, ^iiJ li U ettiJUC U avec le pronom il ou tout autre pronom affixe, la particule (j\ peut se supprimer avant la négation V (515, 10°).
Mieux vaut placer j entre iJL\ prenc?5 ^'arrfeet OU e^:. : jJlC:J jjîjilU.
11*' La particule ^\ peut se construire avec le passé; oL ol j-^liJjs". i je suis peiné de ce que ton frère soit mort.
Elle peut s'employer avant j^aI , ^.-t et les autres verbes défectifs :
^jI^^ ^J^.o jji p..lLt z^ a su qu'il ne partirait pas ; Cjj-t <jl ^^j.-.* ^\ s^ >.
-X.»j il a pensé que Zaïd mourrait peut-être; xj J»J1^j-,a. ^1 ^^Jà| je pense que Zaïd est un méchant homme.
12** La particule (j\ peut se sous-entendre dans une seconde proposition unie par une des conjonctions j , o , jl et ^f à celle où elle se trouve.
ûM 083-1034] Quatr. part. Ch. XXX VII. Part, avec le verbe. 487
ex. : ^-»5c.:.5 ou ^^^^^■K..'^J 'J-*Â" û^ -J^J^ j^ ^^^-^ (Z^<^ ^^* agisses et fasses le bien ; Q-t Ist-T ^r Glj: U tjl Juj\ je veux que tu viennes nous voir^ et qu'en-
suite tu 710US racontes; o-S ') j\ J;-*-*^ i3-"-'-^ ù^ -^, J^ jc wwj «/we
h^ parles honnêtement ou que tu te taises.
Après toutes ces conjonctions on peut aussi se servir de l'indicatif :
^^-.jstJ^, U.ÎJ5C.T /• , ON J j\ (a).
13° Elle peut précéder une négation quelconque; 1 ou ^-»'^ o' 0^ Cr^ »s.^ V ou *^3 ^ ou *-»-^ 2^ « pensé qu'il ne reviendrait pas ou qu'il n'est pas revenu {b). S est parfois explétif : C/^jJS VI «Hl.*.:- C gwi i'a empêché d' étudier 'i
De la particule ô' après A& et ses synonymes.
1034. La conjonction J après les verbes qui signifient « savoir avec certitude », comme Aç, , ^y^ , jli , ^ , demandent l'aoriste ou le passé de l'indicatif; mais le verbe, qui suit la conjonction, doit en être séparé par la négation V ou U ou par les particules ^ , ^^^ , a«J et ^ , ex. : Zj^^^ u^ Ao 2/ a SU qu'il mourrait ; £)^^l ms^j^ V û^ s1*^-j M?' n'es-tu pas convaincu, que ton frère ne reviendra pas ? Ja— ,â> S» C) iSl\ ^jjâ50 1 je sais que le menteur dit quelquefois la vérité ; ô^oi^ ;«.**-i-l ^1^ y J^ ^i«> Jlji ne savait-il pas que, si tous
l'eussent voulu, ils auraient été sauvés? [c) Lj as ô\ ^Jlc Si j'ai su qu'il l'avait fait.
Remarques. 1° L'emploi de (j\ sans particule séparative est peu reçu après cette catégorie de verbes ; ne dites pas ^y.»JL^ (j\ Cws^ic je sais que tu le feras; Jj»^ Cj\ si— ^-i^c Xi j'ai su qu'il l'a fait.
2° En l'absence des particules susdites, on remplace ^jl par ,j\ avec un pronom affixe ou un substantif ; o^-t <^ \ p.Jlfr ^ etc.
(a) Sib. po part, n^^ 244, p. 382. (b) Ichmouni, l»"» part., p. 298.
(c) Ichmouni, 3® part. , p. 257.
488 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe, [n» 1034-1035
3° On rencontre parfois, surtout en poésie, la particule (j\ suivie immédiatement du verbe à l'indicatif :
Ils ont su qu'on espérait en eux, et ils ont fait, avant d'en être priés, les dons les plus grands qu'on pouvait leur demander.
4^ On explique en arabe cet indicatif par le pronom expositif sous-entendu: ainsi ^zjj.*-.J^ ù^ p,l& remplacerait Cjj.*^.^ ol p..le. . Dans cette hypothèse q\ ne serait que jjl sans le signe et sans voyelle finale.
5° Quelques grammairiens assimilent les verbes qui signifient «craindre» aux verbes qui expriment la certitude et disent pj..ÂT ,jl c-»--!^ je crains que tu ne te lèves (a).
'A De la particule J;l après les autres verbes de cœur.
1035. P Apres un verbe de cœur, on peut employer û^ avec l'indicatif ou le subjonctif; mais l'indicatif est préférable lorsqu'une particule est interposée entre '^\ et son verbe ; sinon, c'est le contraire : »>.j V 0^ -jt' J^ pense qu'il ne reviendra pas; •^j ^ -bl je pense qu'il reviendra (h); dilU ô<mkx^ 0^ /Jâ-*> ' erois-tu que ta richesse te sera utile? Oy 6^ JjAj \ est-ce que tu penses qu'il va mourir?
2P II est aussi permis de retrancher ^\ ; dans ce cas, le sujet du second verbe devient le régime du verbe de cœur : Ijjk^i jQl J4AJ 'kA quand penses-tu que la même habitation
nous réunira? [c] ^^\ a l/- m->.j ia>3 /jt! je pense que Zaïd
reviendra sous peu ;
nî 'it \ti ' ^-'^ •.-"' ' '"r ut i '"•■" '-'-*
(a) Ichmouni, 3® part., p. 258. (b) Ichmouni, 3® part, p. 257.
(c) Sib. ire part, n» 31, p. 51,
a" 1035] Quatr. part. Ch.XXXVll.l'ai't. avec le ^ei-be. 489
On m* a prévenu qu'ils avaient tourmenté par le [eu leur client ; mais est-il un autre que Dieu qui châtie par le feu ? 3^ La conjonction J\ peut se supprimer avant les négations C«,VetOl,6t avant J affirmatif, jl et "^ de multiplicité, quand ces particules se trouvent au commencement de la seconde proposition : ^.-jSd * V j<fc C« c^c âÏÏ fai su que ceux-ci ne sont point avares; A» fj^^l Oj cJ^ f^i pensé que ton frère ne s'est pas levé ; jj^)lj ci 0)3 V j^l je pense que ni Zaïd ni Amr ne se sont levés ; cX* J^j V CjJ^>-3 fui trouvé que personne n'est mort ;
Clrf^ ^ ?. Ja7 V lui ^\ 'l^A (>Ù C^^ -âj
Je le sais, la mort m'atteindra : car les traits du destin ne s'égarent jamais (a) ;
)' J iJ ùl5" jaî ^Tj Si^l ÛU y ;/ f ly Vî pA^ ab Z/«? monde sait que, si Hâtem eût voulu l'opulence, il Veut obtenue au plus haut degré ; Jc^ pi ^.5 \a iU '\ \jj 1 ji iU' ji>- n'avez-vous pas considéré combien d'hommes sont morts depuis la création du monde!
Remarques. P En dehors de ces diflférents cas, (j\ ne se supprime point; ne dites pas j.. j a la ^v^l je pense que Zaïd s'est levé,
2° Cette particule se retranche toujours après un pronom expositif : vUL^I c-..^ji *'-S\ je crois que ta mère est partie.
3** Après un verbe de cœur suivi de son régime à l'accusatif on peut employer la particule 'jl , suivie d'un pronom affixe se rapportant au régime du verbe (6) : J^Ê <jl 6{\ .^-1.1.!^ j'ai pensé que ton père est excellent; ^jL aI 1 "ilU-î o-i»j j'ai trouvé que ton frère était parti.
(a) Ichmouni, 2® part., p. 26. (b) Ichmouni, l'^ part., p. 281.
490 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [ n® 1036
Construction du verbe après un serme t.
1036. Les verbes qui signifient «jurer, conjurer, témoigner, et demander un serment » (a), se construisent sans la conjonction J ; alors on commence le second membre de la proposition: 1^ par le J affîrmatif avec ou sans J[, ou par ôl sans J affîrmatif, ex. : f^s-ou J^ £JU ù| ou ^:^fJj)V -ail ^> je jure par Dieu, que ton père est vivant ; 2^ par le J affîrmatif suivi du futur affîrmatif grave ou léger, dans une proposition verbale au futur sans négation : ^^UîV *u)l> ^*.dl fen jure par Dieu, je le ferai ; J^/bju ^Jd^[ il lut a fait jurer de partir; 3° par lui ou 'S» dans une proposition au passé sans négation : fjj) l Jj<^jS ou Sk\ ^\ ^»\ j en jure par Dieu, ton père a dit vrai. Si la proposition est négative, on emploie simplement V pour le futur et U , pour le passé : V <uj^ Jip L > 1 Dieu le sait, je n'ai rien fait ; ia> 1 ^jxLj V aÂs> -v^i il a pris de lui rengagement qu'il ne mentirait point ;
(^j9-t C-*5jC> t* z^ ' i'^^ y^re que je n'en avais rien su {b).
Remarques. 1° On trouve ij\ remplacé par Vi et U^ ex. : v;-*Jt IL^- «H»-,* u c^» ^.i II viA^lfr ye t'adjure de frapper ton écrivain avec le fouet ; .1-..II.9 Ol ou V\ ^UlJc ,^,.*^.î1 fais cela, je t'en conjure (c).
2<* Le verbe et la particule (jl se sous-entendent quelquefois, surtout après un verbe de cœur : ^2;-ÛjL:) pour ^Lai.:l 4Jul j par Dieu, tu le feras ;
Par Dèeif, 7e le sais ma mort est certaine : car les flèches du destin ne s'égarent pas {d). Telle est Topinion de quelques grammairiens.
(a) Sib. l^e part, n» 255, p. 403. (b) Zamakhchari, p. 164.
(c) Sib. lr« part, n» 255, p. 404. (d) Sib. l^e part, n» 255, p. 405.
a» 1036-1037] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. 491
3° Le verbe j.^i témoigner peut se construire avec jj| ou avec «jl , OU avec J , ex. : s a|jJ ol ji^il ou v^aJui ^1 jji ) je témoigne qu'il partira (a) ; ^-U« ^:i. jy^.i- V Jt-ji 1 ;e certifie que ton frère vaut mieux que toi.
4** On peut employer ,j\ après les verbes de serment, à condition qu'il ne soit pas suivi de 3 affirmatif :
.... à moins que tu ne me jures par le Dieu Très-Haut^ que je suis le père de cet enfant (6); ^^c est alors sous-entendu avant Jl .
5° Si l'on supprime la négation Si , comme il arrive parfois, le verbe n'admet ni le J affirmatif, ni la forme du futur affirmatif : J.*il .r *\ Ijti'l «ii.Jj je jure que je ne le ferai jamais. Cette construction du verbe
supplée la négation : car, avec un sens affirmatif, on dirait ^^*iV.
6*^ Les verbes de serment à la troisième personne se construisent comme aux deux autres personnes : ^mXJ ÙyaA "^.^.si ton frère a juré de le faire.
7° Bien que l'emploi de J soit rare avec un verbe au passé précédé
d'un serment ou de ^ , néanmoins il peut précéder un verbe mis au passé
avec le sens du futur pour donner plus d'énergie à la proposition : ^-!)
Tt-j^iJLi J;^.*-f i ÙJJ^ IjJLiâJ p-t-r^^ vi^l-.»-! si tu leur fais du hien^ ils
n'y répondront que par une honteuse ingratitude (c).
Construction du verbe Dl? dire et de ses équivalents {d).
1037. P Ce verbe et ses équivalents, comme ^Ul répondre, etc., ne reçoivent pas la particule 0' ni ù^ , quand ils ont le sens de «dire» ; ils se construisent avec ^^[ , ex. : ôl Jy M^ i! l) \ je dis que ton père est honnête ; a» 3 j**L ij \ i^ <J^ Amr a répondu que Zaïd est en voyage.
(a) Sib. iro part, n» 272, p. 422. (b) Ichmouni, l^e part., p. 283.
(c) Sib. ire part, n» 255, p. 405. (d) Ichmouni, 2® part., p. 32.
492 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe, [n» 1037-1038
Remarques. 1° Cette particule peut aussi se retrancher : J ♦-** '.i-Ji \ j lklr ou (j.JiJa-« "Ûy '\ est-ce toi qui dis que ton père s'en va ? j^-^t A» j 3^ j.Lk.:i ou ^J.lki* Zaïd a dit qu'Amr part\ 3^i 1 '»«^(bS JUs 3^ on a dit : Ton père est parti.
2^* Les Banou-Soulaïm emploient ij\ et o^ après Jls dire, ex. : ^JLs ^ \ j 1 tu dis que je reviens,
3" Si l'on cite les paroles de quelqu'un, on emploie ,j \ (518, 5**) : ^i.\ 4j)l i>.l ^A rt — ^l\ 0 \ Jj"ili ^»- ^OJ meilleure parole est celle-ci ; Jésus-Christ est le fils du Dieu vivant (a).
2^ Après une proposition renfermant le sens de Jiî û?2>e^
et de Ijtj-i répondre^ sans cependant avoir un verbe qui
ait proprement cette signification, J\ gouverne l'indicatif
et remplace la particule f^\ c^ est-à-dire, ex. : J^ \}\ sSjo
*s^j je lui ai écrit de revenir [b).
Construction des verbes de proximité.
1038. I. Les verbes de proximité c.^ , l;!tjl, J«?-, ^5 jtî [ , J^U, jit, JU.1 , Aï , Ijc» 1^, j\ , ^<û et jlo se construisent sans aucune particule, ex. : fc So- ^jC^ Llî ^ il commença par raconter une histoire; ^yj Z\J,\ c^^^ la femme se mit à gémir ; ^JxIjj TiiLH U:)*l V enfant a commencé à parler; Lî l> I^Ij -Xjjt^^l Z«i*o? 56 mzV à se dandiner avec orgueil; ^viSC^j ^jlaj fj-t Pierre commença à parler (c) ; jjjll J^l <lo r enfant se prit à pleurer ; jj^îl u Lj-^a) juV ,U>le prince se mit à fondre sur V ennemi ; Â^ jiU iV se mit
(a) Ibn-Aquîl, 1 repart., p. 204. (b) Ibn-Hichâm, p. 60.
(c) Ichmouni, l^e part., p. 269.
n» 1 038 ] Quatr. part. Ch. XXX VII. Part, avec le verbe. 493
i prier \ ^^^ Ol^a^ jlp le cheval se mit à boire; L\ ^^i ^JiSCj mon frère se mit à écrire ; i5^j^ LU il a été sur le point de l'atteindre ; jijT '^^^^i.; [JlU ils ont été sur le point d* expirer.
II. Les autres verbes ^Ic, ^y- , jl^)U|^ , v-j/^, ^15^, dl^jl admettent la particule ^ dans les conditions suivantes:
P Avec (^^ et jl^Ul l'emploi de 0' ^st necesaire : ^^Jtjjj' û' ;)Ji^l /'«^e viendra peut-être nous voir; ^^i 4UI. Jalj 0^ ^CJ' ^^ ^2^^ menace de pleuvoir,
2^ Les verbes dbji et ^Ip se rencontrent rarement sans la particule jl , ex. : Oj } ^^a» û^ /c-^ peut-être que Zaïd se lèvera ; ^^ " -^i ^j^ u^j^' diljl /^ malade est sur le point de mourir ;
Peut-être qu^une prochaine délivrance suivra la tristesse où tu te trouves [a).
3° Avec Sir' et ^T' la- particule *J n'est usitée qu'en poésie : jliT OjS^ou ^l^" 2/ ^5 e^e .^w/* le point de faire ;
(7(?^ AttôeV e7fl5zV 5wr le point de tomber en lambeaux, de vé~
tusté (ô).
Remarque. Si le contexte l'indique clairement, le verbe peut se sous-entendre : "^^ J\ Lj[J\ Za^ ^» celui qui patiente obtient son but ou n*en est pas loin (c).
(a) Ichmouni, V^ part., p. 269. (b) Sib. V^ part, n*» 274, p. 427.
(c) Ichmouni, l^Q part., p. 271.
494 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [ n« 1 039
Construction des verbes incomplets.
1039. Le verbe ôo être, jU devenir, 4^\ être le matin, devenir, ^^\ être avant midi, devenir, jt être le jour, devenir, ^1^1 être le soir, devenir, ol être la nuit, devenir, " *J il n'est pas, A^ u tant qu'il a duré, ^Ij L, diij I U, d
^0^ » rx ^' <-^-^- ^ ^^ r^-^ ^ ^^ ^'^ ^^^ cessé s'unissent à un autre
verbe au présent sans nulle particule : J^i Ol^ ^^ disait ;
^ j j\^ il se mit à courir; jl^j J\ il ne part pas;
jaJI r^J ^ ^^^ j^ ^^ ^^^'^ ^^^ ^ blâmer le sort ; C.) I c^a^ U
^l ;ljj U/e n* ai pas cessé de pleurer sur la mort de ma mère;
ûjla» ijîljU 2/5 n'ont pas cessé de prier ; àx, ôjC> il doit dormir.
Remarques, l*' Le nom d'action de ô^^se construit de la même façon : ,^.,<A JJ vUuji ^^* vjL--M<.^ je m'étonne que tu partes.
2° Les verbes ô^, ?«-7^\ , j^\ , J-^ . t^— 1 ^ ^^. ^^ construisent aussi avec le passé et la particule Jt.» qui est parfois sous-entendue ' A^ Ai p.Jâ.J 1 ^^..*.l Vos s'est pourri', ^13 as ùj-^-' ^^ <ï ^^ sV^re ^ev^; c^ \ c-Jo f avais cru.
3° Les verbes ,^.i) , jl^ '^^S U et les autres accompagnés de la négation U ne s'emploient jamais avec le passé : v^JiSwjj l^i J\j u è/ n'a pas cessé de lire et d'écrire.
4** Se construisent encore sans particule, quand ils signifient « se mettre à ou recommencer», les verbes suivants : ^\j , jU- ^ ^\ ^ çjj-^ 1 ^?-J , A-*» . A[ot^^\ ^U, Ut et s; j\ , ex. : J»^ ^Ji^ il s'est mis à parler; ^ C-i jjj.*. V 2/ ?îe partira plus ; tli) l*-^ J"**j^ Jlsc.:-! 2/ s'es^ m?* à faire à sa tête ,* p-l^.:j A^^i zV s'e5^ mes à parler ; Le \ oy^JL a^?-^ « iZ ne retombera plus dans son péché ; t^Ûl j Cr-*-^^ J>^ ^ '^ /^ ^^ recommencerai plus à injurier le monde; JL.^J1 |»Jui ,>»\ è/ s'est remis à
n" 1039-1041 ] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. 495
blâmer les paresseux ; «—u ^s) \ jj*-\ V je ne recommencerai plus à te diffamer ; »i\.i V i J.a1 Vji«1 rjjS ^ je ne me mettrai jamais à louer les mauvaises langues; ^»j-M .jj^jJj] u je n''ai pas recommencé à te blâmer.
Construction des verbes Q* , IIIL et L ^y^
1040. Ces trois verbes se construisent sans particule, et précèdent immédiatement le verbe qui les suit au passé ou à l'aoriste : z^..J^i '*all dllâA) I ^\h souvent les événements du siècle t'ont réveillé, et tu as fait semblant de dormir; IJij dii>- ye suis venu rarement te trouver; <llj U ^^ 2/ pleure beaucoup.
De la particule ji (<3!).
1041. Cette particule gouverne le subjonctif, quand elle a le sens de J\ V[ à moins que ou de 0^ J,! jusqu'à ce que: ^1>- jçÂAj j\ di^^'JV y^ m' attacherai à toi jusqu'à ce que tu me fasses droit ; Jj.^ jl dll -bV /^ ^^ frapperai, à moins
que tu ne me dises la vérité.
Remarque. L'indicatif peut aussi remplacer le subjonctif : ^^iJâT j\ et
De la particule il. [b).
Cette particule se construit avec l'indicatif et le subjonctif dans certains cas, et dans les autres, ad libitum.
(a) Sib. l^e part, n^ 243, p. 380. (b) Sib. l^e part, n» 238, p. 367 et
Ichmouni, 3® part., p. 270.
496 Quatr. part. Ch.XXXVlI. Part, avec le verbe. fn<> 1042-1043
De la particule X>- avec l'indicatif.
1042. Le verbe qui suit J.i se met à l'indicatif à trois conditions : P il doit être au présent ; 2° il doit exprimer un effet, dont la cause se trouve indiquée dans la proposition précédente ; 3^ la proposition précédente doit renfermer par ellemême un sens complet et indépendant de la proposition où se trouve J.^ . Avec ces trois clauses {a) J!>. correspond à lil j et wici que : o al I J^^i X>- % ^y Zj^- f^i marché longtemps et voici que j'entre en ville ; Jff ^>-bÇ-J MJ cJj^^ j'ai marché jour et nuit et voici que je suis fatigue ; aj ^^-y V X?- Jbj ^ y Zaïd est malade et voilà qu'on en désespère .
Remarque. Dans ces exemples les trois conditions voulues pour l'emploi de l'indicatif sont vérifiées : ainsi \^ ^J j J^J» est une proposition indépendante et complète ; 2*^ <Jy>-J>^ V est au présent ; 3** la cause pour laquelle on désespère de la santé de Zaïd est contenue dans ^Jl>J» il est malade.
De la particule X>- avec le subjonctif.
1043. P Quand Tune des trois conditions précédentes n'éxiste pas, on doit employer le subjonctif: o jAI J^^i 'kv- O^j'ai marché dans le but d'entrer dans la ville [où je ne suis pas encore arrivé); dans cet exemple, il s'agit du futur: ^^♦.IJI m[i^ ie. \jC{j X^l tlj^- j'ai marché nuit et jour jusqu'au lever actuel du soleil ; ici le lever du soleil n'est pas un
(a) Al-Khidari, 2e part., p. 177.
n«1043] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. 497
effet (le la marche de nuit et de jour ; ji ^i J.i. (S^ -- ûo
o ai I /ô but de ma marche était d' entre?' dans la ville (soit que j'y entre actuellement, soit que j'y sois entré plus tard), (<jL- JS^ma marche était n'offre pas en effet un sens complet ; JS^i ç>-Cj--U je n* ai pas marché pour être fatigué y la fatigue, dont il est parlé dans la seconde proposition, n'est pas un effet de l'action de ne pas marcher.
Remarque. Dans une proposition interrogative on emploie le subjonctif, quand l'interrogation tombe sur le verbe de la première proposition : oj»-^^ V j». Jl» j ^^» jft Zaïd est-il malade au point qu'on en désespère ? la raison en est que, vu le doute que comporte toute interrogation de ce genre, il n'est pas certain que Zaïd soit malade et, par conséquent, que sa maladie ait été cause qu'on en désespère. Quand l'interrogation tombe sur un autre terme, on emploie l'indicatif si le verbe qui suit J». est au présent : ^îj»-^ V ja- ije>j<^ ^^ \ quel est celui d'entre eux qui est malade, au point qu'on en désespère ? <^y>-*J>^ "^ J** -^J uô* lj-* ^wanci Zaïd a-t-il été malade^ au point qu'on en désespère maintenant ? Dans ces deux exemples la maladie est certaine et elle est cause qu'on désespère de la santé du malade ; l'interrogation ne tombe donc que sur une circonstance de personne ou de temps (a).
2^ La particule ^, avec le sens de ^Cl afin que, veut aussi Je subjonctif : fjjjjl ^>- ^J, jj visite-moi, afin que je te visite,
3® Cette particule a quelquefois le sens de Vi excepté que
et veut le subjonctif :
(a) Ichmouni, 3® part. , p. 273.
498 Quatr. part. Ch. XX XVII. Part, avec le verbe. [n« 1043-1046
Ce n'est pas de la générosité que de donner de ton superflu, excepté que tu donnes tout en possédant peu de chose.
Emploi de l'indicatif ou du subjonctif après ,'i>-»
1044. On emploie l'indicatif ou le subjonctif après it- , quand le verbe, qui suit cette particule, indique un futur relatif. L'emploi du temps dépend alors de l'intention de celui qui parle. Si vous dites îi) al I U.:>1 ^ Zjj.^ c^ vous faites abstraction du but que vous aviez en marchant, pour ne parler que
de l'entrée dans la ville, comme si elle s'effectuait actuellement;
cette proposition équivaut alors a celle-ci : \\ li[j Zjj^ z^
ijjAI cJU.^ après avoir marché, voilà que je suis entré dans la ville.
Si au contraire vous dites ijall Ji-^l x^-Cy-j C^^ "vous voulez parler du but que vous aviez en marchant, lequel était d'entrer dans la ville : cette phrase signifie alors je marchais dans le but d'entrer dans la. ville [a).
Emploi de X>- avant le passé*
1045. ^ peut s'employer avant le passé, quand il signifie «jusqu'à ce que» : ojAI cJU.^ ^p- »ly- fdi marché jusqu'à ce que je sois e7itré dans la ville.
Emploi de ô [ après ^>. •
1046. P On emploie ôl après £i. dans les propositions où
(a) Al-Khidari, 2» part., p. 177.
n» 1046-1048] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part. avec le verbe. 499
le verbe peut rester a l'indicatif; on dit i^[ Zp^ %jia Opîji-dl J^^^l, parce que Ton peut dire J;.^! ^>- % jL O^ • 2^ On emploie 0^ dans les propositions, dont le verbe se
met au subjonctif ou bien au passé ; ainsi l;.^i ^ \ x>. O^^ ou iôjdi cJU.3 est pour ojdl c^Ui ou J;.^! j.^. O^^.
3^ On dit o al I Ji-^1 J [ J.>- O^ sI^ÂT, suivant que, sans 0 [ , on dirait J^ ^i ou J^ :>i .
Des particules '^^ \S ^^ ^X3^ («).
1047. La particule ^^seule ou précédée de J, ou suivie de la négation V , gouverne le subjonctif : • ^C^ ou ^ c>^ ^$Z^y\ je suis venu pour vous honorer ; !M!SI.1 (S^jt'>- U (^jocl*^ ]e ne suis pas venu vous trouver , pour que vous ne m'aidiez pas.
Remarques. 1<* Si L explétif suit J> ou jdl ^ on emploie l'indicatif : luiJijj ^Â^ ^""r^ t^--ÂJi c>'?"Ji l«-î li ^-Â* *.4.^ Jl viJi 1 Si
*Sé tu ne te rends pas utile, sache au moins nuire : on n'est homme que pour nuire ou être utile.
2° Les Koufites permettent l'addition de ij\ après JT par exemple :
Des particules J et Ml) {h).
1048. La particule J gouverne le subjonctif avec le sens de « afin que » : dCfl •^^>-V iiii>- je suis venu pour te faire du bien.
(a) Al-Khidari, 2» part., p. 170. (b) Ichmouni, 3® part., p. 265.
500 Quatr. part. Ch.XXXVlI. Part, avec le verbe, [n^ 1048-1049
Remarques. 1° La particule J remplace parfois la particule (j\ ou s'unit à elle pour marquer le but ; elle est encore explétive : s^j:x-.I^ «^ \ OU w-lx-i ô V z7 lui a ordonné d'écrire, pour "wJoLj tjl o^-^ 1 avec J explétif; «-U 1 [^— »-) 0"^ »UIjl!». ; 3.»iJ, Ix-JL-»* ô^ ^^ ^^^i^^ i'^^^ à le faire, pour J.*jij ôl«
2° Elle ne peut se séparer de V 1 pour V Oi <^A^ S'we... non : diZjc^aî ■^ Jajtj >U)^ je i'ai ûfonn^ c?e5 conseils, afin que tu ne pèches pas. >^.^^ quelquefois s'explique par J ou ^Jo avec V explétif.
3** Elle s'ajoute après (J^ précédé des négations U et 1 et avant un verbe, quand ce verbe est sans négation et indique une action déjà passée ; on l'appelle alors jj^stjL \ aV lam de négation : J.*jL.i^ (yù \* il ne le pouvait faire.
Quelques grammairiens ont permis cette construction avec ^ , mais aucun avec (jl ou V ou LU C'est par exception qu'un poète a dit avec le sens du futur :
La famille de Djazimah a trahi ; mais moi, je ne suis pas homme à m'associer jamais à une perfidie.
4° J impératif veut le conditionnel ou le futur affirmatif : ^«^JlJ , la*JlJ qu'il parte !
De la particule J» {a).
1049. La particule ^ gouverne le subjonctif avec le sens de « afin que, pour que, autrement », lorsqu'on veut exprimer lé but ou la conséquence d'une action exprimée dans une proposition antécédente. Cette proposition ne doit pas être une proposition composée d'un sujet et d'un attribut ; il faut qu'elle soit verbale ou du moins qu'elle renferme un sujet accompagné d'une préposition indépendante suivie de son régime,
(a) Sib. ire part, n^ 241, p. 372.
noi049] Quatr. part. Ch.XXXYIl. Part, avec le verbe. 501
OU accompagné d*un adverbe de lieu ou de temps.
L'emploi de cette particule dépend de la forme que revêt la proposition qui la précède. Cette proposition doit avoir l'une des huit formes suivantes : 1^ être négative ou équivaloir à une proposition négative : ^i^ 'Jllj tlic lili *i il ne nous a pas saluéSf pour que nous le saluions! ^ ^L & a^ LurU LS tu ne mens guère nous trouver, pour nous raconter quelque chose ;
vili ^Jak^ Ldc sili* ôCi IS^ eS'tu donc notre roi, pour que nous t'obéissions? 2^ être imperative : ijj^Jd l*j3 visite-nous, pour que nous te visitions ; 3^ être prohibitive : ^^ J^-^ V ne vole pas, autrement tu serais emprisonné ; 4P être inter-
rogative : i;^«J oui»-* /^ ^ J a avons-nous des maîtres
/?owr qu'ils nous enseignent ? di^-Iij ^'^ ^} où, vas-tu, pour ^we nous te suivions? 5° renfermer une invitation : cJCî \i ijC wJi,âZJ dl)j> i n' honoreras-tu pas ton père et ta mère pour rencontrer le bien ? 6^ être précédée des particules d'exhortation pressante ou de reproche V K M<fc , V jJ et C^ , ex. :
-^^ J^' à* ^y^ lS^'^-^'^^ ti^*^.*^^Vjl que ne m'avez-vous corrigé dans mon enfance, pour que je devienne un homme vertueux ! 7® exprimer un souhait : ^^l* .»5C*^ cJ^^i^ l Jdll \ que n'étais-je avec vous, pour vous faire du bien !
8^ enfin, énoncer une espérance : 4 L^l^ ^J^ La^ l i
peut-être que mon ami viendra, afin que je lui donne l'hospitalité.
Remarques. 1° Lorsqu*on ne veut pas exprimer un but ou une consé-
502 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [ n» 1 049
quence, la particule 3 reste simplement copulative : iljjjîi l.'«^j visite-nous et ensuite nous te visiterons ; mais ce n'est qu'après un verbe exprimé dans la proposition antécédente qu'elle peut avoir ce sens ; conséquemment on doit dire avec le subjonctif ojjjkj j\j]\ J Jii j 1 Zaîd estait à la maison, pour que nous le visitions %
2® Bien qu'il ne soit pas correct d'employer 3 avec le subjonctif après une proposition composée d'un sujet ou d'un attribut, comme celle-ci
<»Jy li ^y>-\ -J^ J J* est-ce que Zaïd est ton frère, pour que nous Vhono-
rions ? néanmoins cette tournure est permise avec une négation : ^ij ^-•^LV :.« ^.<)l9îî ■^j»-' ^on frère n'est pas présent pour que nous lui parlions',
-o ^J»-li ^jjt j\'^ l.->.j.t Jean n'est pas coupable, pour que nous le frappions ; <l ^iU "«U V i n'y a-t-il pas de Veau, pour que je boive ?
3° Dans une proposition, où 3 est précédé de V 1 ou de JJO ^* ©^ ses synonymes, cette conjonction n'est que copulative et se construit avec l'indicatif, parce que la proposition revient à une proposition affirmative :
l:i Ju9fc-:i VI uJ^lj" cJl u tu ne viens pas nous trouver sans nous parler;
l:j juît.:J l^lT Jljr U iw ne cesses c?e venir nous voir et de nous raconter.
Si le terme universel ou collectif précédait la particule S?i ou si VI suivait la conjonction 3 , on pourrait employer l'indicatif ou le subjonctif : <'*^ Li J^ijVl Aol Jîlo U personne n'est venu me voir, excepté Zaïd, pour que je rhonore',^^.^^\j^\ p-lx.li lU l' U jamais tu ne viens nous trouver sans avoir des paroles aimables.
4^ Après une forme impérative irrégulière ou qui n'est pas un verbe, 3 ne gouverne pas le subjonctif : >lA.*-ir L* <,a silence, et je te parlerai ; i^«i. .<A.^-:.j J^^' descends, tu trouveras du bien ; ,^U\ ^IlJ lT*5L- sêZew-
ce et le monde dormira: ù'-^'îc.^ \ r^^ *--^ *- ^^^^^ parler et les voisins
dormiront; on emploie aussi l'indicatif après une formule déprécative : j\i\ <i <.i.iJl.3 Vu 4i\ j^i3j î'we i){ew m'accorde de la richesse et je la dépenserai pour le bieyi. Néanmoins, il y a des grammairiens qui permettent le subjonctif.
5° Il a été question précédemment (283) de la construction de 3 dans une proposition annexée à une proposition conditionnelle. Seulement nous
n" 1049-1050] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part. avec le verbe. 503
ferons remarquer que le verbe qui suit Ci ne peut prendre la forme conditionnelle après un impératif; on emploie alors la particule impérative J ex. : ^ Ji.5t.Jli <:LÎ \ viens le trouver et qu'il te parle (a).
6" Après It \ remploi de l'indicatif ou du subjonctif est facultatif : 'cÛa^ «Juia^ Jl yjL^ \s.\ il n'a qu'à faire signe à ses soldats, pour être obéi.
7° La préposition li avec son verbe ne peut précéder le premier verbe de la proposition : on ne dit pas Uu L <* ^x— 1.9 A» 3 U Zaïd ne vient pas nous voir pour que nous l'honorions.
8*^ C'est par licence qu'un poète a dit avec le subjonctif après une proposition simplement affirmative :
J'abandonnerai ma demeure aux Banou-Tamîm, et je gagnerai VHidjaz pour m\j reposer.
De la particule j {b).
1050. La particule j avec la signification de (( en même temps que, pendant que » veut le subjonctif dans cinq circonstances : 1^ après un négation : (J, J^ 3 iljjj' ^ j^ ^^ i^ ^2slterai pas, pendant que tu romps toute relation avec moi; 2^ après une interrogation : dU^» ij cc-^^" M ^^^-^c Ç'we tu me fais tort pendant que je suis juste envers toi! 3^ après un ordre : dUai Ij /c-Ai^Î ^ rends-moi justice pendant que je te rends justice ; 4P après une défense : i£^ Jl; j jii /^ ilf V ne prohibe pas un défaut, en même temps que tu t'en rends coupable ; 5® après un souhait : (^^ iS^ \p Ûj*^ caI^ JÎ C»aÎ ^ Ov^y. I dlL- ci ^4^ji^J plaise au Ciel que les idolâtres s'arra-
(a) Sib. ire part, n» 241, p. 375. (b) Sib. l^e part, n» 242, p. 378.
504 ' Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe, [n» 1050-1052
chent à leur impiété, en même temps qiûih 'prennent rang parmi les fidèles !
Remarques. 1° Les grammairiens permettent le subjonctif après j dans tous les cas où il est nécessaire après la conjonction 3 \ mais on ne le rencontre usité que dans les cinq cas précédents.
2° L'emploi du subjonctif avec j dépend de l'intention de celui qui parle : on peut dire, par exemple, ^^'^ ou ^^yjL^j »1JL^J\ J5 l* V Crtill K^jtjij ; avec «-j^-tj cette phrase signifie « ne mange pas de poisson, mais tu peux boire du lait», ou bien « pendant que tu bois du lait » ( ^^î formerait dans la seconde traduction une proposition explicative, n*^ 905, 9**, avec si-Jl sous-entendu); avec ^J,y^.iJ elle veut dire «en même temps que tu bois du lait »; et avec *-j^ij , « ne mange pas du poisson et ne bois pas du lait » ( V est sous-entendu avant <-j.[^j ) •
Partirulce sans influence sur la proposition.
1051 /Ces particules sont \\, llj^, Vl, VK 11, i^'j , V^ , G^ , J:^, â/*^ 5l* • Ces particules sont sans influence grammaticale Fytir la proposition et laissent le verbe à l'indicatif.
Remarque. Voir, dans le traité des particules à l'endroit respectif de
chr/une d'elles, les temps de l'indicatif et le genre de proposition avec les- / elles chacune d'elles peut se construire.
Place des particules en relation avec le verbe {a),
1052. Toute particule, qui donne au verbe la forme subjonctive ou conditionnelle, ne peut en être séparée. On ne dit pas ^^tfu ijojV ne frappe pas Zaïd ; ^^i \j1j ^ il ne frappera pas Zaïd ; ^Jû) ia>*3 11 il n'a pas encore frappé Zaïd;
(a) Sib. ire part, n» 256-258, p. 406-408.
û0 1052] Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. 505
L> Ja) U*j *i il n*a pas frappé Zaïd; j)y U 'j J\ jl,jI V je ne • ■>♦♦•• \ / •* **^
ve?/a; /?a5 </Me /?/ visites Zaïd; ^j-^ (J, ^ d\^zl>- je suis venu te trouver pour que tu me fasses du bien ; s^J^ Ijj ;i frappe Zaïd.
Remarques. 1° La particule (j\ si peut être séparée du verbe, quand il
n'est pas au conditionnel : Cj^^ Uj^^.*-. ô\ j 'ô\yt> jjU ?;/5z^e assidûment
Hérat, bien qu'elle ne soit plus qu^une ruine.
2° On trouve en poésie les particules séparées du verbe ;
C^est une lance dont la hampe était un roseau, qui avait poussé dans le désert; elle s'incline au gré du vent.
2^ Les particules lil, 05 , Il , ,^> j , 1^ j , ,»- , j), ^ ^- , a^ , ali et les particules d'exhortation V^Sl' ^i, VjJ et L^ ne se séparent pas communément du verbe.
Remarque. Il y a des exceptions en poésie :
Souvent tu as détourné tes yeux loin de moi ; Vintimité ne dure guère après de longues froideurs. (Renvoyer cette remarque au n9 1040).
3® Les particules ji et lils^, comme le pronom ^^, ne se séparent guère du verbe quand il est exprimé : f)y.l ^13 J-^ ton frère s' est-il levé? dllS Ù^S^li^ comment cela s'est-il passé ?
4P La particule ôl certes, pour 01, peut précéder les verbes S^t, c'est-à-dire Ol5^, ilS^et "jU et ceux de leurs catégories, excepté ceux qui sont négatifs, comme ^ , Jlj u, etc., ex. : itf-ÉÎ Oi'j ûi^' ûl certes, Zaïd sera debout ; ^J^\ :>\S^ CA ei) Ojj-^ vil I JLi certes ceux qui t'ont fait bon visage, sont
506 Quatr. part. Ch. XXXVII. Part, avec le verbe. [ n» 1 052
sur le point de te trahir. Il est moins fréquent de la trouver unie à d'autres verbes {à).
5^ IclS^èl et *^0 précèdent les noms et les verbes.
6° Les négations C,V, I et *J peuvent s'intercaler entre un auxiliaire et le verbe suivant. Au lieu de Ol^==» t« dl^l ^Am) il ne le savait pas, on peut dire dlli) /J*> V o^\ au lieu de (^ ô^^ jî il ne l'aurait jamais fait, û/^ Jii' J ; au lieu de J^i" 6^^ V «'/ ^e o?027 pas faire, 'of^^ \^ V ; au lieu de 'J^^ 'JC!/ 1 z/ ne l'aurait pas fait, 1 "ôlf" Vif; X> ^l^i u 2/ n'a /•«er2 sw, au lieu de Jiio V ^*.^i .
On peut aussi intercaler d'autres mots et même une proposition : "«l) "/JSlf (':>[ ùl^ ^^ ^^^^^ éloquent, quand il parlait , lûi-i V-^ a* 'ftC li J[^ il avait, en partant, rassemblé des sol- (^a^5; 5i)^(^lljf Ix? ^(5 j IvIp OlT' zV 5'e7«2Y converge à la mort.
7® Quand un verbe est précédé d'une négation et du verbe :>\f peu s'en est fallu, cette négation se transporte avant le verbe Sl$^, ex. : 2)X^ ljil?^U peu s'en est fallu qu'ils ne le fissent pas; C^&"6^^' u/^\SCJ V ^'p ^^j{ t* qu'ont donc ces gens-ci? peu s'en faut qu'ils ne comprennent rien à ce
qu'on leur dit.
8° Les négations J ,1 , Il , C et ^ ne se répètent pas
après j, mais se remplacent par la négation SI , ex. : \^ ^^ ï
>D%^\ '*\ (i a:t ûtVl V ^^«^ "^J ^^ sans la foi, notre inteU
ligence et notre science ne servent à rien pour le salut ; ,^\j
(a) Al-Khidari, pe part, p. 212.
n° 1052 ] Quatr. part. Ch. XXXVIII. Figures de gram. 507
JLI yV ^j^\ ûj*Vj fc*p jii4 f 0-^' villS ù^ ilvit que ce corps n'avait pas été créé sans but, ni lié à l'âme pour une vaine fin; <::l) -j^ ^6 Vj iL U il ne s'est pas mis en voyage, et il n'a pas quitté sa demeure ; Cj ^^ U^ Vj cJ^^ ^^^ r^ ^^ n'est point pour cela que tu as été créé^ et ce n'est pas pour cela qu'on t'a donné des ordres ; \ y\ .L3I Vj fciJl l,v.pi û^ ^C«.«^ U eV ne m'<2 pas été possible de faire quelque chose ni de rien décider ; l^ I Vj (JÎ <! ;-> *i je n'ai plus ni père, ni mère.
Remarques. 1° Dans une proposition interrogative on répète, avec \ suivi de la conjonction j les mots (^xS ^ L et V ^ dans un sens corroboratif : CU-Î Ci-^il Cjî ou c-J ji u->>.l»« c->.Jj\ ou i^Ji Ul n'es-tu pas notre ami^ 7i*es-tu pas notre frère "i (a) VJ Xpc' "^ j\ ll^^l' Vjl ne viendras-tu pas nous voîr^ ne viendras-tu pas nous parler ?
Mais ces négations ne se répètent pas après la conjonction j\ . Dites
,^i.U ji L-a-U jl 'îl^l c^J 3^ et non pas l:..îwl^ o-.J jl uUi c-..J jl
LL-.J10 c:^--\ ji n'es-tu pas notre frère ou notre compagnon ou notre convîve'i
2° La négation V peut se répéter avant chaque terme d'une énuméra-
tion : çf i Vj (i i "i^ J ^-^r f *, f^ ^^ (^"^^^ ^î ^'-^-^ ^* ^^ ^'^ ^ ^" e?i^re nous ni querelle ni gros mots,
3° La première négation de la proposition se répète au commencement d'une nouvelle proposition unie à la première par la conjonction j , lorsque cette nouvelle proposition est absolument indépendante de l'autre : t?" \ ^ l» \i ^y ^^.Ix i i. mo?2 /»ère n'a pas écrit et mon frère n'a pas
mange,
4^ Dans un serment quelquefois on ajoute la négation, quand on affirme, ou bien on la retranche, quand on nie : 1^*.*-. \ 4JjIj c^^^W je jure de ne
pas lui donner à boire (pour [f-.i-i V ) ; v-Â.l»-î Vj s-.^.«âl U ^-a-U-Î V Jj1 <^(^ 'ji 'Cj\ ô^y^^ cAi ^ tOlaJl. je jure par la Croix ^ et je jure
(a) Sib. l«"e part, n» 283, p. 439.
508 Quatr. part. Ch. XXXVIII. Figures de gr. [ n" 1052-1054
•par la Vierge^ est-ce que Vhomme pense que Dieu n'entrera pas en compte avec lui ? ( ^Ul V pour ^\»\ ) .