FIGURES DE GRAMMAIRE
1053. Les différentes figures de grammaire, c'est-à-dire la sjllepse, le pléonasme, l'inversion ou hyperbate et l'ellipse ont* été expliquées dans la syntaxe à leurs endroits respectifs ; en voici quelques exemples :
Exemple de syllepse : ^l^^l jj£ £>. \^>i^ ^^ÀWle peuple jeta les hauts cris (628) ; en effet, l'accord de \y>\^ et celui de jjic ne sont pas conformes au nombre de leurs sujets, mais à l'idée qu'ils expriment.
Exemple de pléonasme : ôy,^ ^^^IS^iUcV 1 \^ tous les ennemis ont été tués (758).
Exemples d'inversion : \c>.j^j U .5 t^^i ^^ U An^\ ^\ grand Dieu, donnez-nous le moyen d^être délivrés et de sortir de la mauvaise affaire où nous sommes (914, 5^) ; f'JC* ©l 1 ^* il honore son père ; Js^^ JL?U' -1 À il se détourne du faux; s-^ *U) iL>-i ton frère aime Dieu (934, 5^). Il reste à ajouter quelques explications sur l'ellipse et la répétition.
Ellipse.
1054. PLe saint nom de Dieu se sous-entend souvent avant une formule de bénédiction, ou se remplace par un pronom :
ii« 1054-1055 ] Quatr. part. Ch. XXXYIII. Figures le gr. 50^
Uj Jc^ 1)6 /e Très-Haut a dit ; J,li ôLl^j lâi^l observe les commandements du Très-Haut.
2^ Le sujet précédé de '-^ explétif avec un pronom affixe peut se sous-entendre : j^l L w j>£>.j J>. OU L^> u aucun des deux n'est mort, eii sorte que je les ai trouvés sains et saufs.
Répétition.
1055. 1^ On répète le mot sur lequel on veut appuyer : ^ .L ^jl» *U Pierre, Pierre est venu ; i U i U ^y^ Paul est savant, savant ; (J,\ cX* zX* mon père est mort ; ,.^<êS
^a^ , *S L5^-^^ ^^^ ^^^ ^^^ P^'^f'h '^on ami est parti ;
^^ii dU[ z^*' f>-«' ^^^";» ^^2^ ^^ ^^ coupable ; -i^M j;[ -5^*"^ ^;;[ <a)l ù:'i ^^ Christ, oui, le Christ est le Fils de Dieu; V SCÎÎ o^ ui ^1^ certes, oui certes, l'homme généreux est indulgent ;Zj^^ 4> Ojy -Cil -Loj Joj^ fai passé près de Zaïd et d' Abdallah , oui, près d'Abdallah [a). d)ilo .sl't Jo'y<L\llc> Zaïd te désire beaucoup {b).
2^ Un mot ne doit pas se répéter plus de trois fois :
s ^Vl 4^ s::^!^ ^^*>- ljL>. IJls- U*>. V \
£^A ^^^o^ ! 7i' était-ce pas un bon ami, pour lequel f ai souffert?
3° On répète l'idée sous une autre forme : eC«j jl i J! 31
«Va jeté, lancé la pièce d' or ; C>- llj jQl ci ^^ serpent est 2ci â?an5 la maison ; -^ j*î>. ^V L cJ 1 /w ^5 c?z^ne de ré-
(a) Sib. 1" part vfi 27, p. 39. (b) Sib. ire part, n» 131, p. 238.
510 Quatr. part. Ch. XXXVIII. Figures de gram. [ n» 1055
compense ; a» 3 -^** ^J^ Zaïd s'est assis ; $>Sf ^li J^j homme faible et timide ; ç-u pua rapide (vent).
4^ On corrobore l'idée exprimée par un substantif en lui adjoignant le participe ou l'adjectif de la même racine, ex. :
JJt j^ ombre épaisse ; j^ Jnt belle poésie ; Uc J ;t
affaire absorbante, qui préoccupe beaucoup [a); iJ^ ^ L^j homme assidu à son affaire ; J^^# J^a ou J)U J^a danger
terrible; ^jt ^j^o J<>.j homme d'un caractère difficile;
^)É:, , ju- blancheur très prononcée des cheveux ; a^U -\— ^
grands efforts, diligence extrême ; l* U 11* grave peine ; pj — '^JJ — ry\ ry jour brillant ; CV ou llîl IJ nuit très obscure; ^^^ Cjy* une mort terrible ; ^\^ wâI^ été brû- /«w^; J-î^ ~ J^' j ■" Jj Ij Jo Tnalheur terrible; lib ^jO ^ 6/owc, d homme ! a^C a* grand éloignement.
5° On renforce le sens d'un mot en lui ajoutant un autre
mot d'une consonnance a peu près identique : OUaJ ûLJaJ. wn
démon fieffé; j^j ^-w>. ^ joli petit enfant; ^^^ Ou^l
* jû w/2 misérable scélérat ; jlj ju>- extrêmement pauvre ;
^al) ^al>- cAo5e embrouillée (b); z^\Jù C^ j^ diable incarné.
(a) Sib. 2e part, n» 342, p. 88. (b) Sib. 2^ part., n» 314, p. 47.