‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 109 sur 148 · DE LA RIME · texte numérisé non relu

DE LA RIME

13. La rime (-^-slîDl ) commence à partir de la dernière lettre accentuée, qui précède les deux dernières consonnes muettes du vers (a).

Nombre des lettres de la rime.

14. 1° La rime peut consister en deux lettres sans voyelle, placées après une consonne accentuée; on l'appelle alors o^l^nll <^>* , ex« •

Fais parvenir de ma part ce message à Nômân : Longue est ma prison, et longue est mon attente (6).

2** Si une consonne accentuée est intercalée entre les deux muettes, la rime se nomme ^l^i '^^j ®^' • «— 'O-*-'^ le corbeau, i^onr y\^.kJ\.

S^ Si deux lettres accentuées se trouvent entre les deux muettes, la rime s'appelle jjlJJill i-^w^ ex. : u^j-^t noire colonne,

4'' S'il y a trois lettres accentuées, on lui donne le nom de a^ Iî »— «^ I-a)1 , ex. : ^.flci-L^-Jl le chemin à travers les sables.

5** S'il y en avait quatre, on l'appellerait ij->(x— Jl -Li w, comme •Ai ^;,* c?e sow ^aî/5 (c).

Lettres et voyelles de la rime.

1 5. Six lettres et six voyelles servent à la rime ; les six lettres sont :

i^V^^I; 2o^i'fr, 3o[j,^lli; 40 oljl; ^'[y^'J^\; eo^j^ïi.

Les six voyelles sont : 1<^ t^^V-J^ ; 2° ^^ll ; 3° ^Çivl ; 4» jlï î ;

(a) Zakaria-l-Ansari, p. 88. (b) As-Sabbân, p. 87.

(c) As-Sabbân, p. 87.

n" 16 ] Append. Ch. III. De la rime. 521

'i - De la lettre (SJJ

16. La lettre 'c^jj est celle que l'on choisit dans la rime pour être immuable dans tout le poème. Cette lettre donne son nom à une pièce de vers, qui se nomme <J i j ou <-*V ou <.<.w|* ou <J jî ou aJ l» , suivant que cette lettre est un j ou un J ou un * ou un jj ou un v»j .

Mais si la rime variait dans une poésie, comme dans le traité didactique

t> d'Ibn-Malek sm* la grammaire, la lettre "t^j j ne pourrait donner son nom

à cette pièce de vers. Aussi l'on dit wLlU (j\ <^ll, en le dénommant du

mot i ÂJl mille, parce qu'il y a mille vers dans ce poème (a).

Toutes les lettres de l'alphabet peuvent être "(ijj excepté les sept consonnes suivantes (6) :

l'* Le * de la pause appartenant au pronom affixe, comme dans 4J à lui^

pour <J ; <» ^^ il l'a frappé^ pour <i^ ^J» ; 0 j\^ J dans sa maison^ pour

•j)j (i ou additionnel, comme dans ajvois, pour jet A..1 pourquoi , ou

remplaçant le 5^ comme dans O j.* ?;z//e, pour ÔJ.* .

Sont exceptés le * radical, comme dans 4x>j.l \ celui qui aborde un autre et le pronom « et le 5 précédés d'une lettre quiescente, comme aJU de lui • Lo\ il lui a fait oublier, «liuul la jeune fille, pour <;u •l.^Ji et SllÂJ) .

2<* Le ajouté par certains Arabes aux terminaisons \ et c5 —

(128, Remarque) : >^o.j homme, ^L». encewo'e, pour y^-j et J-~>- .

3° L' \ le J et le iS entrant dans la composition du duel, ou du pluriel : \j^ S ils sont partis, >U.^ ils sont entrés tous deux. Est exceptée la terminaison ) j J , comme \jaj ils ont jeté.

4° Le pronom personnel ^^ . sans accent final : ^^1^ mon serviteur.

Mais s'il est accentué, rien n'empêche de l'employer comme <^ jj ^ ex. : "(Suaf- mon bâton.

(a) Zakaria-1-Ansari,'p. 89. (b) As-Sabbân, p. 82.

522 Append. Ch. III. De la rime. [ n® 16-17

5<* Le t5 — du féminin dans les verbes : ^^ S\ va-t-en, excepté la termi- » __, » ^ •

naison iS ex.: .J^\ crains.

6® L' 1 ajouté après un ^ à la fin du vers : '^J\ ^^^i\j j'o-^ vu

Vhomme.

7° L' 1 , le j et le c5 réintégrés par licence poétique après leur sup- ><>^»- .^«^ ^ ^

pression : j J^ <l il n'a pas fait d'incursion ; ^^^ 1 il n'a pas jeté,

80 L \ qui suit un pronom : U-.j^l j je les ai vus tous deux ; Ujb sa maison ; Up^.^ il Va frappée.

9° L* I qui prend la place d'un tanouïn ou du jj du futur affirmatif léger : >U.^ o»ji j /a* vw im homme, pour >Wj • o jiJ»j V \J.j j ne frappe pas Zaïdf pour cS.^r^ *^ •

t^ et j employés dans les autres finales peuvent servir de lettres '^^ jj ^

bien qu'il soit préférable d'en faire des lettres J-^j (20)^ ex. : ^Jif-

e7iceinte\ ^^\l^\ le juge; jtjj il appelle] (SXÀ \ la direction', Ji il est

resté, pour ^yk> ; ç$y^ 1 V Egyptien, pour ci^-^-l i .

Le ô du tanouïn ou du futur affirmatif léger ne peut être "isjj •

On emploie cependant, mais rarement, comme l$jj les lettres serviles

\ j et(S dans les verbes, le o ^^ futur affirmatif, le pronom possessif {S

ou ^r ou cil — le • du pronom affixe féminin U précédé d*un !, et

le t5 de la finale <> pour ^.1, — ex. : \^.à\ \yy>.â\ frappez ; ^*^i

m (féminin) ; ^y>lc. ou <-*>\^ mon serviteur ; (iW mow ôd^on ; >\,i.^ è/s son^ entrés <ows c/ewa:; OaXi*[ pleure; <-.Lt (^o/î, pour Â^c (a); UU j iZ Va jetée.

17. La lettre rythmique "15 jj ne peut pas être suivie de plus de deux lettres; elle peut donc être la dernière, la pénultième ou l'antépénultième (6) : \^ <.A\ jJ-K (S-J^ oX^^J C ti 4l'î dû.». ï \SI

Si Dieu ne Vaide point dans tes projets, il ne te sera pas donné, pas plus qu'à toute autre créature, de les réaliser. Si Dieu ne te dirige pas dans toutes les voies, tu Végareras, eusses-tu VEpi pour guide (Hariri) ;

<j (ij-tj kS'J^\ (iJi-i \ (>X.--1S1 ^^iJl Vj jli.ll J^ij U iJ^*-J

<^) l'^tj «^a^l ^ J-^-* 1^-1 \^\j 0^\ ^^1 (5^1/* tj. -M'i-'

(a) As-Sabbân, p. 83. (b) Doumamîni, p. 92.

no 17-19 ] Append. Ch. III. De la rime. 523

Certes, ses palais et son opulence ne rendent pas heureux le riche, qui habite la terre et s'y fixe ; sois donc libéral de ton bien pour le bon plaisir du Ciel, et contente-toi du salaire et de la récompense qu'il t'accordera (Hariri, p. 240). Dans ces vers la lettre rythmique .j est pénultième.

Ne désespère pas, dans les revers, de jouir d'une douce tranquillité qui dissipe tes tristesses : car combien de fois un vent bridant a changé et est devenu un zéphyre (Hariri).

La lettre rythmique .^ est la dernière.

\^X^^ (S^Jl U--^-' *— 'J-* '^■^^ *^^J^ \.^>^ ^^^\ 'AjJ CAjbt

Il méprise, derrière la tribu qu'il défend, une vie précieuse, pour un combat à mort dont le sang des victimes n'est pas payé; et il sait que Vhomme n'est pas immortel, et que le guide du trépas marche vite (Akhtal, p. 24). La lettre rythmique J est antépénultième.

ri

18. La lettre (jjj est constante dans tout le poème; son changement forme deux défauts : l'^ le défaut appelé "41.1^1 qui consiste à la

rempla«er par une lettre analogue, par exemple »- j(t commentateur rimant avec r- jli leune homme; 2*^ le défaut nommé ôjla.1 ou encore ;jlo.\ chez les Koufites (a) ; ce défaut a lieu, quand on remplace la lettre <iJ J W^ ^^^ lettre qui ne lui est pas analogue, comme il arriverait si l'on faisait rimer J-.L5 peu, avec ^*i client. II n'y a que le mètre j^j où la lettre 'iS^j peut varier.

19. La voyelle de la lettre iSJJ se nomme iS^s^* î ©lie est constante, comme sa consonne, dans toute la pièce de vers [b). La lettre

iSJj s'appelle alors jJUa* <S Sj > Le changement de la voyelle (i^j»fc* en est un défaut appelé

'^\j^\, comme dans t^J^Sj* écoles rimant avec i^j^^i cavaliers, et celui de

en — est un autre défaut plus grave, nommé ^\j->js\ ou uJI^.-\ par

exemple jj.5 destin rimant avec ICnt il a passé.

(a) Doumamîni, p. 94. (b) Zakaria-1-Ansari , p. 30.

524 Append. Ch. III. De la rime. [ n» 19-20

La voyelle de la lettre (5jj peut être remplacée par un , à la fin du

vers. La lettre "iSjj prend alors le nom de j..«i. l^jj . La voyelle

de la lettre accentuée qui la précède s'appelle <-^j-' • Le changement de

cette voyelle serait un défaut nommé 4.->.^.di ^L- : néanmoms il est reçu

de changer le — en — , mais rarement en — ; ainsi J».j homme,

rime avec Jj^â. il a eu honte, mais peu avec J.j»ca- perdrix.

De la lettre Ai^J •

20. La lettre J.,^ j est celle qui suit immédiatement la lettre rythmique "(ijj ; elle peut être : 1^ \, j et (i de prolongation, comme ^<>-j\ l'homme ; UxJl ^e ôaion ; (^i^UJi le juge ; <i^r-<a-l \ V Egyptien ( pour ^S^aW^ ; l^o «75 on? 2^té\ ^yiiJi le jeune homme; c5,,nx-Jl /a majeure; cette lettre est sous-entendue après un ou un final : J^J\ équi-

vaut à y^f^'l et ,J^«>'J\ ; 2° le • avec un ^ ex. : <.-». front large,

•j\^ 5a maison ; A.^tji« vz^/e, ou le » accentué dans les pronoms : «jIj

ou U^b 5a maison ; p..fJt-- ^eur ^Zazve ; 3^ le ^ du pronom de la deuxième personne : wL tsT' ?on iêvre (a) ; 4o le ^ précédé d'un « ou d'un à dans le pronom, par exemple :

Volontiers, volontiers ! me voici près de vous deux ;

Vzszfe ifon père ei ?a mère, et tiens-toi debout sur leur tombe, comme si tu étais transporté auprès d'yeux ; 5^ le © radical suivi d'un \ et précédé d'une consonne accentuée :

UjU IXjfrJ ^^'i 1-^.9 J

ô^ai donné pour elle bon gré mal gré un verger renfermant beaucoup d'arbres dans son enceintCy une jument et un esclave svelte {b), La lettre J^ j est propre à la lettre "iSjj^ appelée J-Lk-^ c'est-à-

(a) As-Sabbân, p. 84. (b) Doumamîni, p. 94.

n® 20-22 ] Append. Ch. III. De la rime. 525

dire accentuée : car si la lettre "c^ j3 était JlJu ^ c'est-à-dire si elle avait un JL- par le fait môme elle exclurait toute voyelle, et eonséquemment toute lettre de prolongation.

Cette lettre ne varie pas dans le poème.

La voyelle de la lettre J^ j se nomme iU-i .

De la lettre

21. La lettre 7:3 J*- ©st la lettre de prolongation exprimée ou sousentendue, qui suit le a du pronom affixe servant de J.^ j , ex. : l(i-.:j> ; <i^ iSy C ^ pour ^ ) ;

C'est tout un pour moi que la perte ou l'existence d'un homme inutile aux

autres ( «^j^-j pour ^* -^j^J ) (^)*

De la lettre ^^^j»

22. 1° La lettre ôij est l'une des trois lettres de prolongation 1 j iS ou le j et le (5 portant un I quand ces lettres précèdent immédiatement la lettre rythmique Ï[$j0, P^r exemple le (i de J-a*- ou de JJ ^^ le i^ de c^^t dans 4j (i^j, r\ de <jI^j, le j de Ujj-*J dans le vers suivant de Férazdaq, p. 214 r

Ujj..*J ju^Ji r^O p-^^ O* W-r-^ si^iLo vi-^ U ^^Jl; ci-.,i5 Ma chamelle a terminé tout ce que f avais confié à ses soins en fait d'affaires importantes et de choses projetées depuis longtemps ; le {S de ù^ï dans ce vers de Haiii'i, p. 460 :

0 toi qui es un homme supérieur par ton excellence et qu'aucune honte n'a souillé! Enfin le j de Oj-^ dans cet autre vers de Hariri, 1®'' volume, p. 125 :

(a) As-Sabbân, p. 79.

526 Append. Ch. III. De la rime. [ n» 22-23

Est-ce que la mort ne fa pas appelé,, et ne t'a pas fait entendre sa voix ?

2^ L'emploi de la lettre J^ jj n'est pas nécessaire. Quand elle est employée dans le premier vers d'nne poésie, elle doit rester dans toute la pièce. Si c'est un i , il est immuable ; mais le ^ et le ci de prolongation peuvent se permuter (a) :

.Le5 hommes vils parmi les Banou-Fouquaïm^ dans leur haine envieuse, se mordent les doigts de rage à mon sujet ; les gens de Fouquaïm ne se sont jamais levés en masse pour de grandes choses, avec un briquet jetant de glorieuses étincelles (Férazdaq, p. 194).

3** Le retranchement de cette lettre dans un vers forme le défaut appelé

Owawrf tu envoies pour une affaire^ envoie un sage sans lui faire de recommandation ; et quand une affaire s'embrouille^ consulte un sage et ne le contredis point.

4^ Le j et le (^ précédés d'un peuvent aussi se permuter : ainsi ^^-c

mon œil peut rimer avec j ».* mon aide (b).

5<* La voyelle de la consonne qui précède la lettre >-J*ij se nomme jjo

comme le — du c-» de J-Ju- ^ le ^ du j de ^\ji ^ le du c. deUj^^.)^

et le — de ilni .

6*^ Le changement du avant un ^ est le défaut appelé ^iL*.

jJk.il comme dans Cj^jK.i\ l'œil rimant avec Cn-yali la Chine.

De la lettre ^^-U- b

23. 1** La lettre ^JJ^[' est un i de prolongation, qui se rencontre avant une consonne accentuée précédant la lettre rythmique "ci j ; ; elle doit se trouver dans le même mot que la lettre c5 j j . Le pronom affixe est con-

(a) Doumamîni , p. 96. (b) Zakaria-I-Ansari, p. 94.

n» 23 ] Append. Ch. III. De la rime. 527

sidéré comme faisant partie du mot, par exemple : iJ jl j ta maison (a) ;

J'aè vu ce/wé contre lequel tu t'ïrrites^ eût-il une nombreuse famille pour le défendre, passer la nuit sans dormir (Férazdaq, p. 114). L' \de'^^Jl est la lettre ^^-. IJ .

2** Cette lettre doit se trouver à chaque vers de la pièce, quand elle se trouve dans le même mot que la lettre "tSjj comme rlî ou ilj\j. Mais si cet \ appartenait à un autre mot que celui de la lettre "{Sij sa répétition à chaque vers n'est pas nécessaire, parce qu'elle n'est pas régardée alors comme une lettre (j-.i— iT ^ par exemple :

Allons! ne me blâmez pas tous deux, fat assez du blâme', du reste, le blâme n'a rien de bon ni pour vous deux^ ni pour moi ib) ;

J*ai crai^^ c?e mourir avant que la guerre n'ait été funeste aux deux fils de Dhamdham^ eux qui m'ont blessé dans mon honneur sans que je les eusse blessés dans le leur, et qui ont juré de verser mon sang, quand je ne suis pas présent (Antar).

3° Selon Topinion commune, 1' \ surmonté d'un pourrait servir de

j,jum,U ; ainsi ^^\ Ac?am pourrait rimer avec |? l'ail le sceau.

4° Le qui précède la lettre ^;-jl- l7 se nomme lyj ^ comme le — de

5*^ Le retranchement de cette lettre est un défaut nommé (j-jl— LJ\ jL-:

Si Von représentait à l'homme l'origine des choses comme leurs suites, il n'aurait pas à se repentir, puisque les périls de la terre ne lui seraient pas inconnus et qu'il pourrait échapper à la bassesse.

(a) As-Sabbân, p. 81. (b) Zakaria-l-Ansari, p. 95.

528 Append. Ch. III. De la rime. [ n^ 24-25

De la lettre L>. ^ ♦

24. 1® La lettre J-ji-'^ est la lettre intermédiaire entre la lettre ^^^-.lT et la lettre "(5 JJ , ex* î

iVi? /es reçoÈs pom^, s'z/s t'appottent Verreur : car parmi les hommes il en est de trompeurs, et il en est de sincères.

La lettre J^^, dans ce vers, est le ^ de J SU» et elle peut varier dans la même pièce (a).

2^ La voyelle de la lettre J-^^ est appelée oLil ; dans le vers précèdent c'est le -— de J^il.^ ; cette voyelle est immuable dans toute la pièce, même quand la consonne est changée. Le changement de cette voyelle, surtout du en ^ forme un défaut nommé j.VJuH\ ill.- (6).

Annotation.

25. La lettre rythmique peut être avec une voyelle (^jJLL*) ou sans voyelle (Jui*). Privée de voyelle elle peut être : 1° sans les lettres ^J-L-u et^-î^j , comme >?: J>- il est sorti ; 2° avec la lettre j^«Ur. LT ^ comme JL l. vain ; 3® avec la lettre ^ùj comme JU. état. Avec une voyelle elle prend toutes les formes de la rime (c). Si deux consonnes ordinaires se suivaient sans voyelle, comme J»^ pied^ elles ne pourraient servir de rime (d).

11 n'est pas reçu de terminer un vers par une rime qui, par son sens, appartiendrait au vers suivant ; ce défaut est nommé ùw^j ; mais la chose n'est pas interdite, quand la rime est précédée d'un ou de plusieurs mots faisant partie du vers qui suit {e).

La rime formée des mêmes lettres et ayant le même sens ne peut se répé* ter dans la même pièce, si ce n'est après sept vers. La violation de cette règle se nomme "^iLl (/").

(a) As-Sabbân, p. 82. (b) As-Sabbân, p. 91.

(c) Doumamîni, p. 101, (d) Doumamîni, p. 102.

(e) As-Sabbân, p. 93. (f) As-Sabbân, p. 93.

n» 26-27 J Append. Ch. III. De la rime. 529

26. Une pièce de vers, aana ancnn des défauts signalés précédemment et ins suppresf ter me ^ fin (a).

sans suppression de pied ou d'hémistiche, se nomme jL gloire., ou ^yaJ

De rincompatibilité (6).

27. Certains pieds, dans les mètres Jt^J», A. A» , r-j» ^ J-* J ? .— a-.»»- et 'i ^» * " ^ ^~'

Jl^^^ , ne peuvent recevoir une double altération dans leur mesure. Cette

incompatibilité est nommée -k^»U« . Elle a lieu dans deux

consécutifs d'un même pied ou de deux pieds ; ainsi le pied ô -^^^*» ^^^ composé d'un f-^-o-f -^'J ' ^*« , ^^ de deux >a.i^ *^.i-. : ,3^ et ô-> • Si l'on emploie l'altération jjÂ^s; par exemple, on aura (jS li« et si l'on choisit le changement «Ijû , le pied deviendra .„ni li« ; mais il n'est pas permis d'employer à la fois cette double permutation qui changerait le pied en ^> li- • Il en est de même pour deux pieds consécutifs dont l'un finit par un wJLi^ ,^ju1 et le second, par un autre ^^i^ <^ju. : ainsi les deux pieds (j^\à et ,jrVp U ont deux .^.».«- consécutifs jr et (i ; ils peuvent, avec le "s^ de ^^ ^ devenir J^ i5 o\ y^ U ou, avec le Cn^ ^ se changer en jj^x.» ^ \^ là sans pouvoir se transformer en

La lettre changée au premier pied s'appelle j.ïÊ ; celle du second pied, jx^ ; et les deux lettres réunies avec un changement dans l'un des deux pieds, (jii j.\» . Le pied qui reste sans changement se nomme "(S^, •

Dans les pieds qui subissent l'incompatibilité <..5i«.«, le changement n'est pas nécessaire et la forme primitive peut rester.

Mais dans certains mètres le changement est nécessaire ; il s'appelle alors Î.J r^ ; il ne peut avoir lieu que dans deux ^-.i» s^-v,- d'un même pied. Il se fait dans les mètres c. jl,Â. et s^.^ll» .

Enfin dans les mètres Ja— .î , j>-j , ^.y^ et p- ^/*.*-.i'» les deux .^.lprimitifs d'un pied peuvent rester; ils peuvent changer tous les deux ; l'un ou l'autre peut rester aussi à volonté. C'est ce qu'on appelle iij dC* .

(a) Doumamîni, p. 101. (b) Doumamîni, p. 33.

530 Append. Ch. IV. Du vers. [ b9 28

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