‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 14 sur 148 · Quand les particules 0^» ûi» u^ et ^^^^ se trans · texte numérisé non relu

Quand les particules 0^» ûi» u^ et ^^^^ se trans

(a) Sib. ire part, qo 138, p. 246. (b) Al-Khidari, l^o part., p. 210.

(c) Sib. F« part, n» 136, p. 243. (d) Sib. pe part, n^ 136, p. 243.

(e) Al-Khidari, l»"© part., p. 208.

n° 608-609 ] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 35

forment en ùK ûK ô^^t jO avant le sujet, celui-ci reste au nominatif: ^^M a^ 3 Ol certes^ Zaïd partira; fj J. I ôl cUL«jii- certes, ton frère vaut mieux que toi; '-^CJ i!j:i-l ju U "i!j)'l ce n'e^^ /)«5 ton frère qui est parti, mais ton père [a)\

ûtjju oljb û^ ^'^ dirait que ses deux mains sont deux fourcAe^; J^l^ j^) j i)\ sl-Jp certes, je sais que Zaïd est veridique; Li a>3 ô' w-*->-v^ compte que, certes, Zaïd s avancer a;^i & cM>-j jr jijJIci Jî^) V û* y^ ^^^^ ^^^ ^^ n'est pas un homme, mais deux hommes qui sont à la maison (li) .

Remarque. On rencontre Taccusatif après ij\t ex. : ,jjl.kl.«-i l^^c (J\ certes, Amr s'en va {c).

Il en est de même après jli ex. : jSm ^.-.Jâ (j If on dirait une biche qui- court {d).

ô \Ç se construit, mais rarement, avec le génitif : jx>ô ^-J» ô o . Quelques grammaiiiens permettent l'accusatif après J>,Ji (e).

Ellipse après les particules

609. Après Oli /?0, J«i et ^ la préposition, ainsi que son régime, peut se sous-entendre, quand l'esprit la supplée facilement : î"))^ ûIj VU ^ùl^^ cSi 0\5^O i. V^* ^IF zV <2 ^zV : Ceux-ci sont dignes de pitié. Point du tout, répondis-je, ils ont de V argent et ils ont des amis; j^l ^^x-i J*4l^V cJ^

(a) Sib. li-e part, n^ 136, p. 244. (b) Al-Khidari, V^ part., p. 212.

(c) Sib. iro part, n» 136, p. 244. (d) Ibn-Hicham, p. 160.

(e) Ichmouni, V^ part., p. 299.

36 Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. [ n® 609-6 11

pagnons : Avez-vous quelqu'un pour vous ? car le monde est

conjuré contre vous. Ils répondirent : Nous avons le roi et

ses ministres ; t[tj% [ Uj\.p ôl ^ous avons d'autres chameaux

et d'autres brebis. Dans le premier exemple on a sous-entendu

^A à eux et dans les autres Û à nous [a). Remarque. On rencontre le verbe lui-même sous-entendu :

Puissent revenir les jours de la jeunesse ! sous-entendu c-.i-..5l (6).

Sujet après la négation V •

Sujet déterminé.

610. Après la négation V tout sujet déterminé, soit simple, soit complexe, soit singulier, soit pluriel, reste au nominatif : i^jK^A fj^^i Vj iiji IV ni ton père, ni ton frère ne partent; j^jt ifj k-x^^c- -V) j V ni Zaïd, ni Amr n'est chez nous; f[p.l V j J>-j -jA {J,-As^ L personne, pas mêm,e ton frère, n'est venu chez moi; l^l5^jl fJtjU. Vj fJljU V ni tes deux voisins, ni tes deux voisines ne sont partis; CiXis^X I V j ûy-^U ' V *u)l 4^ % -pMi-l ô^Xc^^ ni les croyants, ni les croyantes ne peuvent se sauver sans la grâce de Dieu (c).

Sujet simple indéterminé au singulier.

611. Le sujet simple indéterminé au singulier, ayant la négation V, peut être au nominatif et à Taccusatif.

(a) Sib. iro part, n» 137, p. 244. (b) Id.

(c) Sib. iro part. vP 182, p. 310.

n° 61 1 ] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 37

1° Avec le nominatif on peut vouloir nier tout le genre

ou simplement l'existence d'un individu contenu dans le genre.

Si le nominatif est employé absolument, c'est tout le genre qui tombe sous la négation: jUll(i^i>.jV nul homme n'est à la maison, c'est-à-dire aucun individu de V espèce humaine ne se trouve à la maison ;

Console-toi, car rien n'est durable sur la terre, et aucun refuge ne peut préserver de ce que Dieu a décrété.

Le nominatif indéterminé après V peut encore signifier, quand le contexte l'indique, l'exclusion d'un seul individu du

genre : O^^^j 'A> j^^j^^^S J'rj'^ ^^ ^V ^ P^^ ^^ ^^^^ homme à la maison, mais deux hommes. Dans l'une et l'autre acception, le sujet indéterminé au nominatif peut être séparé de la négation : ^"^ J^jVl Je V il n'y a rien sur la terre; Ac>.j jljJI ci*^ ï}^ n'y a pas un homme à la maison.

2P Si le sujet simple indéterminé au singulier suit immédiatement la négation V, il peut se mettre à Taccusatif, mais en perdant son tanouïn. Dans ce cas, la négation exclut absolument tout le genre avec un sens corroboratif analogue à celui de la particule j;[ dans les propositions affirmatives; elle se nomme alors ^JjuJ:!! V ^^ particule d'exclusion ou \^aii iit V la particule Jiégative du genre, ex. : jljdl (^ J«>-jV

38 Quatr. p^rt. Ch. III. Cas où se met le sujet, [n» 611-612

il n'y a absolument aucun homme à la maison [a); ^l V il n'y a aucun mal; o\y\ \ jlalici jij V il n'y a aucun

homme à la maison, mais seulement une femme; ti L-j jV

^Xa^^S^ il n'y a aucun doute dans ce que tu dis.

Remarques. 1° Quand un nom propre est employé dans le sens d'un nom commun, il peut recevoir le Jl , ex. : li^y^âc J J? lo V il n'y a pas de Hatem dans ce siècle, c'est-à-dire un homme généreux comme Hatem {h),

2<' On dit >\a.j ou Jc*^ , \StÀ ou Joi 4jli*V il n'a pas son semblable; \St>\ ou Joi A* Jj V Zaïd n'a pas son pareil (c). Dans ces exemples, si le sujet se met à l'accusatif, c'est comme terme cii'constanciel.

3° Le sujet peut aussi se mettre au génitif avec la préposition ^^-., ex. : ^p^Ul \ ^^li J \ J-..U. j^* V H\ eh quoi ! îi'y a-t-il donc pas moyen d'acquérir la science! jUli j J.».j ^^• V il n'y a aucun homme à la maison {d).

Sujet suivi de mots complémentaires.

612. Quand le sujet est suivi de mots complémentaires, il est toujours à l'accusatif, et il garde le tanouïn quand rien ne s'y oppose.

Les mots complémentaires, dont il s'agit ici, sont : P pour le substantif, le régime au génitif, ou un substantif avec un génitif ou un pronom affixe se rapportant au sujet ; 2° pour le comparatif, la préposition '•^ et son régime ; 3° enfin, pour le participe, le régime direct ou indirect : fjj.:e îî-VI ji^ L->-V tu 'as pas de frère qui agisse bien chez toi; 'f]jU^ i^Ù uliV

(a) Sib. ire part, n» 175, p. 300, et Ichmouni, 2® part., p. 2, et Al-Khidari, V^ part., p. 215. (b) Sib. pe part, n» 182 p. 310, et As-Sabbân, 2» part., p. 5.

(c) Sib. ire part, n» 181, p. 308. (d) Ichmouni, 2^ partie, p. 1.

n» 612-613] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 39

nul chez toi n'agit bien; ^U y^ y^l V il n\j a pas de garçon de voyage présent; 1:^<ê d\>.^^ ^a Ijv^V il n'y a pas de meilleur que ton frère ici; ^«It M-<>.ÙlLV on ne voit paraitre personne qui gravisse la montagne; dJÎ ^ij^^^l l> ^y}^ tu n'as personne qui commande de te montrer de la bienveillance; juLlI ci tUcV U i^iUV ww/ ^«î^^ /^ /?«y.s ne fait d'excursion contre les ennemis; ^^^^ Lie ulU V ou Jlc ^ILV nul ne recherche la science; ^j-ûl 0\. dll.* J^*5lV parmi les hommes nul n'est meilleur que toi; Zj^^a^ x ^^>^ ^ ^^^ homme de bien n'est odieux [a).

Remarques. 1^ Les noms de nombre, composés avec la conjonction j suivent la même règle : uxic- urt.Utj HJi V nous n'avons pas de trentetrois (b).

2° Un participe, suivi d'un nom de temps, peut aussi prendre ou rejeter le tanouïn : a»V 1 7^ l^JL.* V ou ^j'u-* V il n'y a pas de voyageur le dimanche (c).

3** Avec un régime direct ou indirect , le participe, d'après quelques grammairiens, peut rejeter le tanouïn : ^y-y '-^^ >^ 11» V ; j^c CaJL» V

Sujet simple répété.

613. Quand le sujet est répété pour donner plus d'énergie à la phrase, le premier mot reçoit le — , et le second les terminaisons et — ad libitum, ex. : i\^ ou i\^ ou -^U <C« V

(j jcc bjL il n'y a pas d'eau fraîche chez nous {e).

(a) Sib. li-«part. n» 177, p. 306. (b) Al-Khidari, V^ part., p. 217.

(c) Sib. 1^9 part, no 177, p. 306. (d) Sib. l^o part, n» 177, p. 306.

(e) Sib. l'e part, n» 178. p. 307.

40 Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. [ n*» 614

Sujet complexe.

614. Quand un sujet complexe est au singulier, le premier mot peut à volonté être au nominatif ou à l'accusatif en — ; quant au second, il j a quatre cas à considérer {a).

Premier cas. Supposons la négation V répétée et le second sujet sans régime; si Ton met alors le premier sujet qui suit V au nominatif, le second sujet peut être au nominatif ou à Taccusatif en —, ex. :

l •• >l 1 ,^\ ^ï '.'.' Vjo^^iN ou J>.j^>UV

// n'7/ a de salut et de félicité que 'par le Christ.

Si, au contraire, le premier sujet est à l'accusatif sans tanouïn ou avec un régime, le second sujet a droit à la triple termmaison — , — et — , ex. :

sSC \ V j ^jSi V ou ji^ ;^>ii V

Deuxième cas. Supposons que la négation ne soit pas répétée; dans cette hypothèse, le second sujet ne peut recevoir que la double terminaison — et — , ex. :

j^y^y V[ SiU^ ou S3l«^3 < js^l V

(a) Al-Khidari, ir® part., p. 216.

n*^ 614-615 ] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 41

Troisième cas. Supposons le second sujet avec un régime. Ce sujet se met alors au nominatif ou à l'accusatif, que la négation soifc répétée ou non :

Quatrième cas. Supposons enfin un nom déterminé, placé après le nom indéterminé. Dans cette hypothèse le nom déterminé reste toujours au nominatif avec ou sans la répétition de la négation : j^-^î' (3 /fj* V ou ^yj J>.j V nul homme, ni Marie n'est à la maison; fjjU 2^1 ou Si UV ou Su Ij Jo-jV (jt-^î ' (3 ^^^ homme, ni la femme ou ni le serviteur de ton voisin n'est au jardin.

Remarque. Quand après un nom indéterminé se trouve un autre nom, ayant un pronom affixe se rapportant au nom indéterminé, ce second nom peut être au nominatif ou à Taccusatif : ôU) ou •^ilj dil a>\c V tu n'as pas de serviteur ni de frère de serviteur {a).

Du sujet au duel ou au pluriel après V (b).

615. La négation V, avant le sujet au duel ou au pluriel, peut, comme au singulier, signifier Texclusion de tout le genre. Elle peut, de plus, simplement exclure la dualité ou la pluralité. Quelle que soit sa signification, le sujet qui en dépend se met au nominatif ou à Taccusatif avec les finales — , ^^ — , ^ — et Cj\~~ suivant la forme des noms; et c'est le contexte qui spécifie le sens : J>.j J, j\j}\ (^ ûU<>j ou O^^-jV ^l n'y a pas deux

(a) Sib. ir« part. nO 183, p 311. (b) Al-Khidari, l^» part., p.L217.

42 Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. [ n^ 615

hommes à la maison, mais un seul; jT t^ jU-j ou JUj\ VI 'yJ o^J «^ '^'y ^ f^hez nous que deux hommes seulement, et non plusieurs; yL^ J> ^y^\ cf^J'}^'* ^^ ÔJj^^--* )i il n y a pas aujourd'hui plusieurs voyageurs, mais un seul ; cX* ' S. ^ ^-"^ ^^ ^i^" "^ ^^ ^'^ ^ ^^^ plusieurs fils, mais un seul; 'ji<l ÔÊ»" ;?CJ vl^^îîi CjI-J.' ou 1,1? V eV ^^V « /?«« plusieurs filles à la maison, mais deux en tout ; J\y^ \ V ou I^jClil 'Ay\ VI o'£il ^jVi (i âV I "^ 2/ n'y « sur la terre ni père, ni mère pour les orphelins, si ce n'est leur Père céleste; sV,U oi* ti ûlsCl ou OlC-lV H n'y a pas d'habitant s dans cette île; l\y\ J> jijl ci DCj ou JU. j V «'^ n'y « pas d'hommes à la maison, mais une femme; ô^9>Xi V

ou 4 '^A\ oi* ci i>*-^ dans cette ville il n'y a pas de

laboureurs; i)^ J) 4A)U^ ol^ ou ObV Abdallah n'a pas de filles, mais des garçons.

Remarque. L'accusatif féminin pluriel en o \ — après V peut encore se changer en o I — , ex. :

Certes^ tu te réjouis d*une jeunesse couronnée de gloire ; la vieillesse hélas ! n^ojfre plus de charmes.

On rencontre quelquefois l'accusatif en o \ -1- ex. :

iVz c?e vastes cuirasses, ni des escadrons bardés de fer ne préservent du trépas, quand Vheure a sonné.

Toutes les règles précédentes relatives au singulier précédé de V sont applicables au duel et au pluriel, autant que la forme du nom le comporte : ôj^t»- jÂ- JCJ^ V il n'y a pas

no 615-618 ] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 43

de garçons de voyage présents; J;j^<tlt lA-i v>*llb V on ne voit pas paraître de personnes qui gravissent la montagne ;

^11 J^^ «1 1, ^^y^ \ V tu 7i'as pas d'hommes qui ordonnent

qu'on te fasse du bien; aUl(^ Ou^^^j oy-ty^ ^^ ^ V ^ ^^ croyants, ni croyantes dans le pays.

De la négation V dans les propositions imprécatives ou déprécatives.

616. La négation V n'exerce aucune influence sur le sujet de ces propositions : dl^Jlc t^M> V point de salut pour toi ! comme on dit dllK p>U salut à toi! ill ^^ j"^ point de malheur pour toi [a) ! illil di> V point de mal pour toi !

De l'expression "^/Ç^ ir rien,

617. Quand Texpression -^"^t V est employée par opposition à quelque chose, elle est regardée comme un seul mot et se construit comme telle : -iT^ iull Vj dlf 1 toi et rien, c'est la même chose {b).

De la négation V après un nom de temps.

618. Après un nom de temps, le sujet précédé de V peut être au nominatif ou au génitif indéterminé ou à l'accusatif en — . La meilleure construction est la dernière : v>>. ^%s=9j

(a) Sib. ire part. l9 184, p. 312. (b) Sib. l^^ part, n^ 184, p. 313.

44 Quatr, part. Ch. III. Cas où se met le sujet. [ n^ 618-619

o ^A&\ JU OU JU OU JuV tu m'as abandonné au moment où j'étais sans ressource pour vivre {a).

Construction du sujet suivi de la préposition J (6).

619. 1^ Quand les mots ^1 père, ^\ frère et ^gendre, étant à l'accusatif à cause de la négation V, sont suivis immédiatement de la préposition J , ils peuvent prendre un i , comme ils le prennent avant un génitif ou un pronom possessif: iU Ui Vj iïî C ^ V ^w n'as pas de père et tu n'as pas de frère; ôl V- J» Cl V y^ ^'^i P^^s d'autre père que lui; b Ij l'i V ou o'Ij ,Ja^y ji^ O'.l il n'y a pas de père, ni de fils semblables à Joseph et son fils.

Si la préposition J ne suivait pas immédiatement ces mots,

V\ disparaîtrait: di) r ^. *n u-^lV tu n'as pas aujourd'hui

de père.

Remarque. Dans l'expression de louange ou de blâme i\) Il V,on peut dire aussi ^Jy' 1.V, 3CW', ilTlV ,ari.1v, ex.:

0 ^02, ^1*2 n'a5 pas de père ! est-ce que tu me fais peur avec la mort^ que je dois nécessairement subir un jour ?

2° Lorsque, après la négation V, le sujet est au duel en ^ji —

ou au pluriel en tlr^"", le 0 final peut se retrancher quand

il précède immédiatement la même préposition J, ex. : ^jb V

^^ tu n'as pas deux mains; ji^Sli^^iT V le prince n'a pas

(a) Sib. 1'"» part. nO 184, p. 313. (.b) Sib. V^ part. 11° 176, p. 301.

Tt? 619-620 ] Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. 45

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d'écrivains ; <ii -»-s==»àf <^Ji un habit sans deux manches .

Cependant, si deux ou plusieurs noms se suivent, le ^ du duel ou du pluriel peut disparaître dans le dernier de ces noms : dil,c^^o^ ùtoiS^ Vj <>.bl5 V iu n'as pas de lecteurs, ni d'écrivains; dii J.» jU ou Jvrô jUVj <1mMc V ^m n* as pas deux domestiques, ni deux servantes.

Enfin, si la préposition J ne suivait pas immédiatement, ne fût-elle séparée que par un qualificatif [a), le ^j du duel ou du pluriel ne s'éliderait pas, ex. : dli r'Jl ùîirV tu n'as pas aujourd'hui deux mains; y,^ jVl ûv^lS^V /e prince n'a pas maintenant d' écrivains ; ^sdl jujl^ CjJu^^ vous n'avez pas deux glaives tranchants ; Û (>. aC« JoL^V /zow5 n'avons pas d'habiles pêcheurs.

Ellipse après la négation V *

620. P Dans certaines expressions on retranche la préposition J avec son régime, quand le sens est clair : ^^l> V il n'y a pas de mal; Jb V ^l n'y a pas moyen d'échapper, il est nécessaire; ^jV il n'y a pas de doute, rj>-V sans doute,

2^ Il en est de même des autres prépositions [b) : • ^ ji JB J>-j V jj* jlJI ci J>-j 2*/^ dit : Y a-t-il quelqu'un à la maison? Tai répondu : Il n'y a personne (c).

(a) Sib. ire part, n» 176, p. 302. (b) Sib. l^^ part, n» 176, p. 303.

(c) Al-Khidari, V part , p. 352.

46 Quatr. part. Ch. III. Cas où se met le sujet. [ n"» 620-621

3° Le sujet lui-même est parfois sous-entendu après V dans certaines expressions, à cause de leur fréquent usage : Jo 'S^)S il n'y a personne comme Zaïd, pour a> 'i^ l>.j V; "dlip V il n'y a pas d'inconvénient pour toi, pour dillc ^rt V («).

Du sujet après V i interrogatif.

621. 1® Le sujet, précédé de V^ dans une proposition purement interrogative, suit les mêmes règles que dans les autres propositions, ex. : jUll (3 -l>-j V 1 n'y a-t-il personne à la maison ? ioj>.j ç-lL:^.« J»J j^ V l ^'y a-t-il pas un âge, qui, après s'être écoulé y puisse revenir ?

iV'y a-t-il pas de continence pour celui dont la jeunesse s'est évanouie en lui annonçant des cheveux blancs, précurseurs de la décrépitude ? oU U ^^l ^1\L\ jQa^l V I Salma n'a-t-elle point de patience, ou bien a-t-elle de la force d'âme ? i^jt ^u Vl n'y a-t-il pas de l' eau froide ? ^\, r'%^\ n'ai-je pas un domestique? ^ ^^^îêVbcl v V^ n'ai-je pas un père et n'ai-je pas deux serviteurs? dii JjU ou ù^ri'jUj ol«>UVl

n'as-tu pas deux serviteurs et deux servantes? \ uij *uVi

n'y a-^-z7 /?(25 ^e l'eau et du lait caillé? LC bjl" MIpj «U V^ n'y a-t-il pas de l'eau froide et du miel doux ? \^\ (^^Ip V ^ yt)^ n'y a-t-il pas de jeune homme meilleur que toi [b] ?

(a) Sib. ire part, n» 181, p. 309. (b) Sib. l^o part, n» 184, p. 314.

n® 621-622 ] Quatr. part. Ch. IV. Du sujet avant le verbe. 47

2^ Mais quand l'interrogation renferme un souhait, le sujet

qui suit la négation V est toujours à l'accusatif en — , ex. :V\

(^'j)J(— ^ n'aurai-je donc point d'ami? i^jl ou ^jL ^uVi

n'aurai- je donc point d'eau fraîche? J, ^#!>\c Vij J U VI

n'ai-je donc plus de père ni deux domestiques ! c^*^^ V \

iii JcijC-^ n'as-tu donc pas deux serviteurs et deux ser^ ^ .. .» ' .

vantes ! ({]j 4^ V^ n'y a-t-il donc plus ni eau, ni lait ! Aa V^ (si. iSjL l^^lpj n'y a-t'il donc plus ni eau fraîche, ni miel doux ! db^ 1^5 1 J>.j V I n'y a-t-il donc personne mieux que toi ! {a)

Remarque. Il y a pourtant des grammairiens qui permettent de construire la proposition 'interrogative avec une idée de souhait, comme une proposition purement interrogative {h).

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