‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 23 sur 148 · P Quand un pronom affixe remplace le génitif du · texte numérisé non relu

P Quand un pronom affixe remplace le génitif du

sujet, et que ce génitif mis au nominatif suit le verbe, l'attribut

reste au nominatif : ^L::^ ©y \ J<î j û^5^ au lieu de jJ j y^ <jo

IaILI* le père de Zaïd partait.

^ ^ ^ ^^ 2'^ Quelquefois, après ou et -J , on rencontre l'attribut

au nominatif, ex. : jMc fjjj 1 jù\ jsi f fJ^i ^^ • Dans ce cas, les verbes Oo ^t J^ ne sont point incomplets, mais employés dans le sens absolu. Il faut traduire alors ces deux propositions comme il suit : Il est arrivé une chose, c'est-à-dire que ton père est juste, et il n'est pas arrivé une chose, à savoir que ton frère est malade ;

n" 667-668 ] Quatr. part. Ch. VII. De l'attribut avec un verbe expr. 99

Quand je serai mort y il arrivera que les hommes se diviseront en deux classes : les uns insulteront à ma mémoire et les autres loueront ce que f aurai fait ; ai* jC w) 1 Oo ^^ ^^t arrivé ceci y c' est que tu es meilleur que lui; VI ^^4=^' Ou ^ dl^J il est arrivé ceci, c'est qu^il n'y a de vrai parfum que le musc [a); ^1 VI -^^ ^ il n'y a de bon que Dieu.

3^ Si l'attribut est précédé d'un pronom séparé de la première ou de la seconde personne, et que le verbe ô\^ QS>i à une personne différente, cet attribut se met au nominatif, ex. :

o« k^ cJ^ -^'j ûo ^^ étais meilleur que Zaïd; t \ Jl-^ v z^*^ X ». .. * -

viil* j^ fêtais alors y ce jour-là, meilleur que toi (ô).

Remarque. On rencontre parfois la même construction avec un pronom de la troisième personne, placé après le verbe jjli mis à la même personne : "Cjy j\^\ jv«^ \^ili ^>v-.lJ -.ftUj^rf» U ce n'est pas nous qui les avons frappéSf mais ce sont eux qui nous ont frappés.

Attribut précédé de V ^ •

668. P Quand le verbe est exprimé, l'attribut qui suit la particule Vi est toujours à l'accusatif (c) : lS^UVj^a>*3 ûl^^ Zaïd n'était qu'un scélérat [d). Si l'attribut a un régime, Vi peut précéder soit l'attribut, soit le régime : ^> jl l û^j l^ tijail) Cûi.* VI ou î^ljj^ll ^\\^mJu'xA le malade n'éprouvait de soulagement qu'avec des remèdes,

2P Les verbes incomplets, qui sont toujours accompagnés

(a) Sib. l^e part, n^ 21, p. 27. (b) Sib. V^ part, no 220, p. 349.

(c) Sib. l^e part, n® 19, p. 22. (d) Ichmouni, ire part., p. 257.

100 Quatr. part. Ch. VII. De l'attribut avec un verbe expr. [n^ 668-669

d^une négation, comme Jlj u ne pas cesser , n'admettent pas la particule VI avant leur attribut, ni avant le régime de l'attribut; on ne dit pas y^\& VI il J-1 Jlj u ton frère est toujours malade, ni di»>-l ^ V|^ Ol— -^ap -AjJ Jlj t« Z^z'c? ^5^ toujours fâché contre ton frère.

Il en est de même des autres verbes qui ne se construisent qu'avec une négation, comme par exemple Al U ne pas profiter, t^C, j^l, U, jl^ U 7ie pas considérer, (^j^ U ne /)(25

savoir. Ne dites donc pas j^ljo )l 6^ le VI^JlI ûo t* ou

î^ljjdl) VI iî^ic» Ces phrases avec VI n'offrent aucun sens, attendu que xip Û^^^ J^3 t« équivaut à Ul^ !>Lic fj*^! ûl^;

i)cj^ O) 3 Jlj u à Ccb ûL^c -^ 3 ûIj ^t / le >£- , jO) 1 1 ûo u

à Lûi'^ u^ J- ' ^^ ^^ malade profitait. Il est donc évident que la particule VI ne peut alors s'employer dans ces sortes de propositions, qui sont affirmatives sous une forme négative [à).

Attribut d'une proposition reliée à une autre par Vj •

669. Quand, après un verbe incomplet négatif, l'expression Vj ni unit un nouveau sujet avec son attribut à la proposition précédente, le second attribut se met indifféremment au nominatif ou à l'accusatif; cependant, si le second attribut précède le sujet, le nominatif est préférable, ex. : *u)lj^ ôlS^U LaIS ou ,^<î>ii a> 3 Vj Ui]a> Abdallah ne s'en allait pas, ni Zaîd ne partait; \jCâ» ou ju5 fjy 1 V j !>Lle fj J-l " -J t07i frère

(a) îchmouni, l^o part., p. 257.

CHAEL'8 OOLLfcCe

ii« 669-G71 J Quatr. part. Ch. VII. Do l'attribut avec un verbe expr. 101

n'est pas malade, ni ton père pauvre; j^/- U [5 Vj C<fclS -b'3 0^^^^ ou mieux j /- ^ S Vj Zaïd n'était point parti, ni Amr de-

bout {a).

Emploi explétif de i}o.

670. Le verbe ô^^ ^st explétif dans certaines propositions et reste sans influence grammaticale ; il indique toutefois le passé, d'après l'opinion commune des grammairiens [h).

Le verbe J^ explétif se rencontre : 1^ entre le sujet et l'attribut : ^fi ôl^ -^*j Zaïd a été debout; 2^ entre le verbe et son sujet : dilt« o^ Jo-y \ tu n* as pas eu ton pareil; ol^^^i^l u?"l t 4-wuL)l belle a été la jeunesse, ô mon frère; 3° après le pronom relatif : 4:^"^=pI olS^ (^ olI ^U- celui que fai honoré est venu; 4° entre un substantif et son qualificatif: X^j^ C^jy* juj J^ fai passé à côté d'un homme pauvre; 5° entre deux termes unis par une conjonction: i,*>l^a3ij ^ 4.U11-1 (i à l'époque de V idolâtrie et à V époque du Christianisme ; 6^ entre une préposition et son régime :

Les principaux des Banou Abi-Bakr rivalisent entre eux pour les chevaux de race.

L'emploi de J^S^ explétif est une rareté poétique.

Attribut changé en adjectif qualificatif.

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