‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 25 sur 148 · CONSTRUCTION DE L'ATTRIBUT AVEC UN VERBE ' SOUS-ENTENDU · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION DE L'ATTRIBUT AVEC UN VERBE ' SOUS-ENTENDU

Attribut au nominatif.

675. En général, quand le verbe est sous-entendu, l'attribut se met au nominatif: ^ iZclLj JC^- ^ j\tl un signe de lui est un ordre pour moi, et la déférence à sa volonté un gain; \^^^ XSy^^i I^jlCJ ij-\^==l 1^1 o^j ^ J^ ^^ ^uis convaincu que c^ était un mensonge qu'il proférait, et un piège qu'il tendait; :^ dL I (^Ij i^ij j^ dl^l (^Ij l'avis de ton frère est précipité, mais celui de ton père est mûri; \xa\L>- CjI^ notre glaive est tranchant; ju^.âj {% ^k^j 4«Jlo. ^^5w«i l^y ^\y -^ Xs^ y votre mère est clémente, tenant le plus haut rang chez les Banou-Sâad, et l'une des femmes les plus honnêtes de sa tribu; o\j^^y il'j^^ t^^ deux voisins sont riches {a),

Pronom séparatif ( \ct2 1 j\*>Jo) {h).

676. P On ajoute nécessairement, avant Tattribut, un pronom séparé de la troisième personne, s'accordant en genre

(a) Al-Khidari, V^ part., p. 142. (b) Zamakhchari, p. 53.

no 676 ] Quatr. part. Ch. YIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. 1 07

et en nombre avec le sujet, lorsque cet attribut, à cause de sa forme, peut être confondu avec un substantif explicatif ou un adjectif qualificatif : 4Â)I j<fc ^^iLxlil le Verbe est Dieu; jj)\ ^jjl j^i ^^ Up jj-b (iôl I ^Lî)l .A Jjj^^l OuVI le ministre

^â?è/e et sincère est le pivot , sur lequel tournent toutes les

affaires du gouvernement ; ji-1 ^<fc IJl.* eeei est la vérité;

>Li,Vl •^^ Î^Ipo)! ^ifc Ia31 /<^ raison est le fondement de toute

2^ Si le contexte indique suffisamment quel est le sujet de la proposition, ou encore si le sujet est un pronom de la première ou de la deuxième personne, ou un pronom démonstratif, ou enfin un pronom interrogatif, Taddition du pronom séparatif est libre : Cj\^J\ U ou j-lsClîl ^i U je suis celui qui suis; clA::) I ^a Ua ou di-j I U* celui-ci est ton fils; jy ^a t ^ iUtl ou l\J\ jy U je suis la lumière du monde; ^ <i» Z\

les sages et nous sommes les ignorants; dlill ûU«>^ dtljî ou dliU 0U«>^ /><û duijl ceux-là sont les auxiliaires du roi; ^ «^ iljj 1 ou ^j» 1 '-.A qui est ton père? ^li5Clîl la* ^a II ou lâ<fc u ^b5Cn $'we/ 65^ ce livre? S'^^JJ d^5 ;^^ ^^ Christ est ma /oyce e^ mo/2 espérance.

3° Quand le sujet est un pronom, mis à Taccusatif à cause d'une particule, le pronom séparatif n'est pas nécessaire, et, si Ton l'emploie, il est de la même personne que le sujet :

(a) Sib. ire part, n^ 220, p. 346.

108 Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent [n^ 676-677

Jl^ ji^ ou joi *a)l

-N* l* 1 ^U^ ji ^ ou jô) *a)l ûl ^«ew « trois personnes; ^M dli 1 ^i^l ou ^A^ I dl>l c^e5^ ^02 ç'W^ es le sauveur; sil j t 1 (il ou dA) j c^l c'e5^ moz $'^^^ suis ton Seigneur.

Remarque. Dans ces deux derniers cas, le pronom est plutôt corroboratif que séparatif, puisque son retranchement ne cause aucune amphibologie. Il sera question de ce pronom plus en détail au chapitre du pronom.

Attribut après un sujet au génitif ou à Taccusatif.

677. Quand le sujet, sous l'influence d'une particule, se met à l'accusatif ou au génitif, l'attribut reste au nominatif : dl:^Aiil A>jV nul n'est plus remarquable que toi; «.^ U d\^\ \*j^ SL\ personne n'est meilleur que ton père; fjl^l ^1 jX*i \1a ton frère va et vient; JC^jAîI A>.j S^ combien n'y a-t'il pas de personnes plus pauvres que vous; sl£ S^ S jj i combien y a-t-il de brebis tondues ? i^ C ^ r fi Ji>j V 3-j J I JLip nul chez les Arabes n'est plus généreux que Hatem; 4^ (^jC V ^llil) i\l fJUl u' ^^ fai appris que ton frère était un chanteur inimitable , f\:i^S^\ U ^^ V rien n'est durable sur la terre; Cj/a^ ^y>- s^>-U V riul homme de bien n'est odieux; aIÉ !>Li UlU V on ne voit monter personne sur la montagne; ^yx^ 4 1«$ \x^>- V quiconque agit bien n'est pas répréhensible ; di:^ J^^ ^o-iV e/ w'y cl pas d'homme plus excellent que toi; ^\ *'a jU J^jV 'nul n'est meilleur que mon frère (a).

(a) Zamakhcharl, p. 15.

n® 677-678 ] Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. 1 09

Après un sujet mis à l'accusatif à cause de la négationV 1, l'attribut est toujours à l'accusatif, quand la proposition a un sens de souhait •' ;A) j j^ J^ I pMô V \ n*y a-t-il donc pas de meilleur serviteur que Za'id {a) ?

Remarque. Plusieurs grammairiens permettent néanmoins d'employer le nominatif (6).

Proposition où l'attribut peut être changé en terme circonstanciel.

678. P Dans une proposition où le verbe est sous-entendu, quand une expression, dont l'emploi est de compléter le sens, est la principale dans l'idée, cette expression, se rapportant au sujet, devient son attribut : jy^^ j^îl iS^ ^«^

f^ " ^ ,-' ^ )■ le froment est enfoui chez moi ; ^ÎU- dlî ^a il t'est dévoué entièrement {c) ; A ^^L fJalp Pierre dort chez toi; ^j)^ jQÎ (i ^13 Paul est debout dans la maison [d); ôy-v-* jjÛ i^} où est enterré Lazare? L>1^ X-^t {y--^^ aujourd'hui marche rapide; Jjl; toit i]\^\ cJ Dieu fasse que ton frère descende chez nous! ^r t l^\ b j^llîi le chat dort sur l'arbre; tl 4) }^ ili) Jl^o/* 4A)' JÛp moi, Abdallah, je m'humilie devant mon Dieu; ^jlj oCll> li .\a qui est celui qui est debout à la porte? ^tÀLA jv^b /^^ ^w^/ ^5^ ce/we qui est meilleur que toi ? [e) Lii jb*3 fJb celui-là, c'est-à-dire Zaïd, s'avance (/) . ^jj*^ J-^ Js>-j y^ lui, qui est homme de bien, est connu [g).

(a) Sib. ire part, n^ 184, p. 314. (b) Al-Khidari, l^e part., p. 224.

(c) Sib. ire part, n» 120, p. 221. (d) Sib. l^e part. xP 121, p. 223.

(e) Sib. ire part, n» 114, p. 212. (f ) Sib. l^epart. n» 119, p. 220. (g) Sib. 2® part, n» 121, p. 224.

110 Quatr. part. Ch. VIII. De Tattr. avec un verbe sous-ent. [ n" 6 78

L'idée principale de ces propositions est contenue dans ces mots : 3y5C—^ j^\ le froment est enfoui; ^u ^fi^ il est entierement dévoué; ^-t fj^J^, Pierre dort; ^[ï ^y^ Paul est debout; Oyju jjÛ Lazare est enterré; J^U ^^}\ la marche est rapide; Jjt fJ^i ton frère descend; ^l* jy^lH le chat dort; 4 J ^^A) ji^ t* je m'humilie devant Dieu; J^f^ V; ^wz est debout? dl*.^ j^<^ /.^ qui est meilleur que toi? jbj

XI* Zaïd s'avance; J»jj^ .a il est connu.

Ceci a toujours lieu quand l'attribut est accompagné de la particule corroborative J, ex. : ^Q jiJI t^ \j,ij JlZaïd est, certes, debout dans la maison {a).

2^ Mais lorsque l'idée principale devient secondaire, le mot, ajouté primitivement au sujet pour le modifier, n'est plus qu'un terme circonstanciel, qui se met à Taccusatif, comme on dira plus tard, ex. : i 3y5C^ j;! I (i-U-p le froment est chez moiy oit il est enfoui; l^U-dii ^a il esta toi, entant qu'il est dévoué; IJt ij^J^\ ii-^: Pierre est chez toi, oii il dort; Cld iji jl-^l i^ Paul est a la maison, où il est debout; ^Ji ^ l'j^ jjl*l ^^ ^^ li^ouve Lazare, en tant qu'enterré? /Jl ^[p 'i^^l aujourd'hui c'est la marche, qui doit être rapide; V jlj tj^~p i!i^^ C^-^ i)zew /«55e que ton frère soit chez nous, où z7 descendrait! \ù\ljf^\ ^ j^llU /e c^«^ ^5^ sur V arbre, où, il dort; 4,;Ji lî; Q^^ ^1^:^ j^ /e suis Abdallah, qui m'humilie devant mon Dieu; fclj ^LÎl iS *^^' ^'we/ e^/ ce/w^-

(a) Sib. po part, n» 136, p. 242.

n° 678-679 ] Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. 111

ci, qui est debout à la porte ? diL/»^ i ;^ b -^ quel est celui-ci qui est meilleur que toi? ^LI« a> j ilb celui-ci est Zaïd qui s'avance; Ijjy»^ J-^ L-k-^^* ^'^^^ ^^ homme de bien, qui est connu [a).

Remarque. Quand une préposition est dépendante de l'attribut, il n'y a

pas lieu de changer cet attribut en terme circonstanciel, parce que le sujet

avec la préposition toute seule n'offre aucun sens, ainsi : pJLJ \ S '^àj»-\

s^ \j ton frère désire la science, ne peut se changer en -JLJ 1 (3 i) *^li ♦ •^ ^ ^\ ^ "^ "^

U-lj parce que p..L*l \ (3 iJ^l ne dit rien à Tesprit (6).

Attribut au nominatif ou à l'accusatif.

Attribut après la négation V (c).

679. P L'attribut d'une proposition, dont le sujet est déterminé et qui est précédé de la négation V, est en général au nominatif: ^jC^ ^j*! ^ *^-^ u^ y f[p-^V ton frère n'est point malade, ni ton père en voyage; ijl:<fclS £[p.i Vj "iljj \ V ni ton père, ni ton frère ne partent.

2P L'attribut se met à l'accusatif, quand le sujet est indéterminé :

Console-toi, rien ne dure ici-bas, et mille forteresse ne te préservera d'un décret de Dieu contre toi; di:^^ J^^j^ J^j V nul ne t'est supérieur, 3° L'attribut de V, suivi du sujet à l'accusatif, est toujours

(a) Sib. ire part, n» 117, p. 218. (b) Sib. V^ part, n^ 121, p. 223.

(c) Al-Khidari, l^o part., p. 186.

112 Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. [n*» 679-680

au nominatif indéterminé : j<fclt 5L>- UlU V i^ul qui fasse r ascension de la montagne ne paraît ; j^>. Uj ^^ V ciucun serviteur de quelque homme n'est présent ; a» j -y*^ \j\^ ^ ^^^sTj 'i^ul meilleur que Zaïd n'est à cheval (a).

Remarques. 1° Les Banou-Tamîm n'emploient jamais l'accusatif.

2° On rencontre parfois, en poésie, l'attribut à l'accusatif avec un sujet déterminé : Li-I^* lj...s- ^^ Vj Ulj- LcIj lil > j^ ne désire qu'elle^ et je ne me relâche point dans mon affection pour elle (6) ;

Quand les dons, que Von accorde, ne sont pas purs de mauvais procédés, ni la gloire ne s^acquiert, ni les biens ne durent. (Moutanabbi).

Attribut après ôi ©* ^ négatifs.

680. Dans une proposition, où se trouvent les négations Ol et U avec un sujet et un attribut déterminés ou indéterminés, on met d'ordinaire à l'accusatif Tattribut placé après le sujet : l^.^»^ j<^\ *l^ *j*^ ô[ personne n'est exempt de la mort; ^laci f$s^s^ I ^ ^*-jy UJ^' ol ceux que vous voyez devant vous ne sont point des ennemis; «oLi- f^^a^ IxU ^11 ùl i homme en mourant ne meurt pas tout entier; i^tls J^j ôl wn homme n^est pas debout; ^r fâl O) j ôi ^^^c? w'es^ »«5 celui qui est debout; tJU a> j ôl -^«^^'^ w'e^^ ;?«5 debout; ^a ûl ijOl^l ^.i*^! ^ V[ aa^^ Te LL::^.« «V ^^ commande à personne, 52 ce w^c5^ â5e« ;)/ws faible des fous ; j^\ -a Ijv^ j^l ûl ^'?^^ ?i'(?5^ /?«5 meilleur que Vautre; \ At, f]j>-l U ^ow frère n'est

(a) Al-Khidari, l^e part., p. 216-217. (b) Ichmouni, l^o part., p. 264.

n<' 680 ] Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. 113

pas poète; Lrt" -wl U personne ne pleure ; tHî 1 li A U ce n'est pas un homme; iJU.! ^a U ce n'est pas ton frère; CU Uj ti personne n'est absent ; jîJik> fJ^^Vj fj^, I U ^on yoère e^ /on beau-père ne partent point ;

Quiconque te montre un visage souriant n'est pas un frère

pour cela, lorsque tu ne le trouves pas secourable ; j^xs> U

l.^__X« 0, 3 Zaïd ne demeure pas chez toi; L:*^ c^\ (J, U tu

ne t'occupes pas de moi; loL^ JiCj \^ 0\». J5^ U ce

n'(?5/ /?«5 toujours qu'un homme est véridique en parlant [a);

\Sj^ J^ ^^ ^ ^ul n'écrit, s'il ne sait lire.

Remarque. Les grammairiens de Bosra mettent au nominatif l'attribut après la négation (j\ et les Banou-Tamîm, après la négation U .

Exceptions. On met cependant l'attribut au nominatif : P Quand le sujet est précédé du régime direct de l'attribut: ,^^ t ^ :>L-I^ Jp U ou Oi j^ ^^ réponds pas à quiconque m'appelle; J==»l fJ^^l dl)U U ou ôl ^<^^ /rère ne mange point ton bien [b],

2P Quand u est accompagné de la négation corroborative Oi, ex. : jS^ fj^^l ^[U ton frère n'est nullement poète {c).

3^ Quand la négation l^ est répétée : i le fJ^l Ci il non non, ton frère n'est point injuste {d).

(a) As-Sabbàn, l^o part. p. 261 et Sib. po part, n» 19, p. 22.

(b) Ichmouni, ir» part. p. 261. (c) Ichmouni, V^ part. , p. 259. (d) Al-Khidari, l^e part., p. 185.

114 Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr.avec un verbe sous-ent. [n^ 68 1-682

Attribut après Ul •

681. L'attribut se met à l'accusatif après la particule ul, signifiant Ô^^ j)msque (513, 6^) : l^^j \j^^z^ ^ ^^ puisque tu étais consentant , ils ont consenti [à).

Remarque. Cette tournure n'est employée qu'avec un pronom de la seconde personne.

Néanmoins, Sibaouaïhi permet d'employer un nom {h) : Uft\ j ju j Ul <a* c-"-.» i puisque Zaîd s'en va, je m'en vais avec lui ; et le grammairien

tu étais parti, je partirai.

Al-Moubarrad, le verbe (J^ lui-même : J-Ual 1 UA-kl. c>.:r Ul puisque

Attribut après Ol ©* J {c).

682. Après les conjonctions "jj^ et *} si, souvent le verbe "jé^ se sous-entend; dans ce cas, l'attribut reste quand même à l'accusatif {d), ex. : LlU o[3 \^j ul 4c^r^ j— rnarche vite soit à pied, soit à cheval; IjlP jlj i U, \s^\ amène-moi une montiire, ne fût-ce qu^un âne; *ap b j ^^[ a^Llil ?/n témoin, nul témoin; ^ 1^^ ô[j ^1» lil- ùj, i— i J^ te Jyi« i^l l*homm,e périra de la même manière quHl aura fait périr les autres, par Vépée si c'est par Vépée, et par le poignard si c'est par le poignard;

(a) Al-Khidari, l^e part, p. 181. (b) Sib. l^e part, n© 57, p. 123. (c) Sib. ire part, no 52, p. 109. (d) Sib. V^ part, no 52, p. 109.

11° 682 ] Quatr. part. Ch. VIII. De Tattr. avec un verbe sous-ent. 115

En aucun temps n'approche des gens de Moiitarrif, ni comme persécuteur, jamais, ni comme persécuté ;

Ç?^6? l'injuste se défie de la fortune, quand bien même ce serait un roi, dont les armées se presseraient à V étroit dans

la plaine et dans la montagne ; 1 j^ J\^^ ijuj ^j[ ^wail rj^l

honore ton hôte, qu'il soit riche ou pauvre; ôi J Ê?- ôl *^1S J-» L jû i;7'â52 ow faux, on l'a dit; \j\,JÂ ûl^>j!^ùl J«rj; Ojj* y^«e passé auprès d'un homme grand ou petit de taille ; 'j^ ôb ^-^3 ûi J^» ' fw-l» Jj*' /)â55.9e auprès des plus nobles d'entre eux, que ce soit Zaïd ou Amr; J\^ '(^}'^\i û^^(j-W'

*' * * *' ^ -^ '* *- ^ /e5 hommes sont traités selon leurs

œuvres : ils sont récompensés s'ils ont fait le bien, et châtiés s'ils ont fait le mal.

Remarques. 1° On doit mettre l'attribut à l'accusatif, quand il est nécessairement l'attribut de ^li sous-entendu; mais dans certaines phrases, comme dans la dernière citée plus haut, il y a encore trois autres constructions permises : on peut dire: l<*J)sl^ ^t Ô'J ^.-'t-' J}«- 0^ ©n sous-en-

tendant Vi. ou ^i.4 L*x. (3 /jo ôl ^'^^ y a du bîen ou c/w ma/ cfa?25 se5 -• - '^ "-^ >

œuvres; 2° 1 j^j Ij^i. û^ , ^^^ sous-entendant 0^^ Q-'^'^c les deux attributs; 3*^ l^jtJ w'^â-ôL comme s'il y avait l^<i.ôlx 3 ^i- <.L.c. J ôo ûT. Ces trois manières, surtout la dernière, sont moins correctes que la première (a).

11 est permis d'employer l'attribut au génitif, quand le verbe qui précède régit le génitif avec une préposition ; lî-'J» ùO jJ-U 0^ ô^^.'^Jy f^^ i)a55^ auprès d'un homme qui pouvait être bon ou mauvais [h).

(a) As^bbân, l^e part., p. 255. (b) Sib. Fo part, n^ 52, p. 113.

116 Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. [n^ 682-683

2" Après j!^ on rencontre aussi l'attribut au nominatif : Jj aLL Vl n'y a-t-ïl pas de nourriture, ne fût'Ce que des dattes ? (a) Dans ce cas» la proposition équivaut à j^ Il x^£' oj!^ J» J .

3** On trouve encore en poésie, après d'autres particules, l'attribut à l'accusatif avec '(j\Sr sous-entendu : l^î >Ij"| JLi V^-i jJ o* (sous-entendu J^Ji oJ ft xl j^ ) depuis que ces chamelles étaient pleines, jusqu'à ce que leurs petits les aient suivies (6).

Attribut précédé de Vj. , Jj , /)K-1 ? J et v 3 •

683. L'attribut d'une proposition, dont le sujet est précédé des négations oU ^^ ^ ^^ <r^K ^st toujours au nominatif, quand il suit les particules Vi , Jj et -fji ; si c'est une autre conjonction comme j ou ^ , on a le choix entre le nominatif et l'accusatif; ce dernier est préférable: l^jl Vi Js>.jV Oj'j 'y* il n'y a pas d' homme , qui ne soit supérieur à Zaïd; <m\^ V^A^i è ^li -U j \^Zaidn'est rien moins qu'une chose, dont on we s'occupe pas ; l^^.Jall VI dO I ^^i 2/ w^y « de vrai par- /wm que\le musc; 4> J^i^ V J^jV[ !>^«>.j jj^ U Amr n'est qu'un homme, dont on ne se préoccupe pas; j^Ji, Vl ^* ol ^^ 71^55^ qu'un méchant; "*^i Vl *^ U ce n'est qu'un voleur ; ^(^jlï M v-J[,^ V ww/ n'écrit sans savoir lire; ^^) IJt fj^'l Ci

.aC ^0/2 ^ère /^'e5^ /?<25 endormi, mais il veille; iT 0 G Oj* j Ol jpij Zttic^ n'e5^ /îas debout, mais il est assis; \ ^u £)^1 ,j«jJ

llp ton frère n' est pas sot, mais instruit; ^jbjV j^^ t^ V Jl ol «j^- J> lil) rien n'est durable sur la terre, mais tout

(a) Ichmouni, ir© part., p. 255. (b) As-Sabbân, V> part , p. 255.

n® 683-684 ] Quatr. part. Ch. YIlI.De l'attr. avec un verbe sous-ent. 117

passe vite; U.^ I aC ou fi>\^j Uk ^jL U Pierre n'est pas à la fois éveillé et endormi; ôV J-^y Jj ^it^^c i!j> i U ^o?2 ;}ère /z^ reste point, mais Use met en voyage maintenant ; ^'j,^ U à IS -SCi <I.jC 4^^121 4)^*^1 cet antique olivier n'est pas sec y mais il est languissant; UcS ou adS VjUjB -V)°3 U Zaîd n*est ni debout, ni assis {a).

Remarques. 1° Avec VI on rencontre en poésie quelques exceptions à cette règle : IiJum VI oU.U-1 ,— *.l^ U Vhomme mêlé -aux affaires est toujours dans les angoisses (6).

2<* Sibaouaïhi permet l'accusatif lorsque VI se trouve intercalé entre

l'attribut répété ; <j l.-ju V llii VI ^ ^ç^ w- I tu n'es qu'un être, dont on

ne se préoccupe nullement (c).

Attribut d'une proposition reliée à une autre par Vj.

684. Quand à une proposition, dont l'attribut a été mis à l'accusatif à cause de la négation U, est reliée une autre proposition par l'expression ^j, l'attribut de cette seconde proposition se met soit au nominatif, soit à l'accusatif, ex. . l-XtS ou acl* fJy-1 Vj IaIL:^ fjj» 1 U ton père ne s'en va point et ton frère 7ie reste point assis ; Z^ t[^^ Vj S c ^1^ 4^ J5^ U OU X^ toute chose noire n'est pas une datte, ni toute chose blanche une pulpe de grenade ; o^ \ "%\^ Vj l: 5^ a» 3 U ou

o^ \ Â^lc Zaïd n'est pas généreux, ni son père intelligent C o»> \ Slîlp Vj est pour e jl SlîU J^ 3 Vj) {d\

(a) As-Sabbân, Ire pa^t,^ p, £61. (b) Ichmouni, l^e part., p. 259.

(c) Sib. Iro part, n» 188, p. 317. (d) Sib. l'o part, no 19, p. 23.

118 Quatr. part. Ch. YIII.De l'attr. avec un verbe sous-ent. [n<^ 684-685 2° Si le sujet suit l'attribut, celui-ci reste au nominatif:

3^ Si le premier attribut était au nominatif, le second se mettrait au même cas : ool^ fj^^i Vj fJ^^ 1 jJ^> t* {b).

4^ Si le premier sujet avait un complément et si au second sujet était joint un pronom affîxe, se rapportant à ce complément, le second attribut serait nécessairement au nominatif : CJl^ C' Î V ou C^l Z^^ Vj LifciS ^'3 ^\C le père de Zaïnah ne part point, et sa mère ne reste pas (c).

5° Si le premier attribut est au génitif, à cause d'une préposition, le second attribut se met au nominatif ou à l'accusatif, lorsqu'il est indépendant de la préposition qui régit le premier attribut : \^ 4^ ou L^^ V j j ,^o a» j u Zaïd n'est point comme Amr, et ne hii ressemble en rien; i].^\ U X^-^ ou }^^ Vj L^ ton frère n^est point comme mon frère; il nô prospère point non plus. Mais si le second attribut dépendait aussi de la préposition, il se mettrait au génitif : ^f I U aiU Vj Jo ;S^ tu ne ressembles ni à Zaïd, ni à Khaled id).

Attribut d'une proposition négative précédée d'un verbe de cœur.

685. Après les négations 0[ ,V et U, précédées d'un verbe de cœur, l'attribut reste au nominatif: ^^ jJ j U ^Jic^ je le sais, Zaïd n'écrit pas; Î^J si Jl Vj .\^\» X^j^ cJ^jj^

(a) Sib. l^e part, n» 19, p. 23. (b) Sib. V^ part, n^ 19, p. 23.

(c) Sib. V^ part, n» 19, p. 24. (d) Sib. l^e part, n^ 20, p., 26.

qo 685-686 J Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. 119

Val pensé, nul homme n'esl excellent, et nulle femme n'a du cœur [a).

Attribut précédant le sujet dans une proposition négative, interrogative ou restrictive [h).

686. 1** Quand l'attribut suit les cinq négations V — bl ~~ U — \'^ et j\l et précède le sujet, il suit à volonté dans son accord les mêmes règles que le verbe placé avant le sujet, ou celles de l'adjectif avec le substantif; dans l'un et l'autre cas il reste toujours au nominatif. La même règle s'observe dans les propositions interrogatives ou restrictives ( c ) : 4.i>U i,*lS ou ,^<fclil est'Ce qu'une telle part? ^Ul ou si y 1 "^IaI I Ij^ U une femme s'est-elle présentée devant le juge? dUÎ Sjv-A*5 U ta mère n' est pas pauvre; iL^V î^iyAll J,[ ^j^ o\ ' <^,-^ ceux qui sont riches parmi vous ne font pas du bien aux pauvres; j^^l dil« J^^V personne ne t'est supérieur;

lJ- u^^^' P «jÇ*^ ^^^^ ^'^^^ stable sur la terre; <tX\y^ if] " " " ' , , -- -.i - .>^ - ^ -

e5^-ce ç'we ^65 sœurs sont généreuses? Uj iJ Jl 4^01 U ou Jl U

ût* Jl *>.ij /e monde n'est pas durable et le temps ne revient

pas; JÇJI 4^jlX ou TTjUU /e^ hommes ne sont pas dehors;

i)j__:ô o^j .k^ ou 3j ia^ U ^^5 /z/^ wô sont point expulses;

iluMc ûuj|^^ OU ^j^^ U est-ce que tes deux serviteurs ont

été frappés ? *!*, I ô^jM^ ou iLl^ 1 est-ce que vous partez ? (d)

(a) Al-Khidari, l^e part,, p. 234. (b) Al-Khidari, ire part., p. 138.

(c) Sib. ire part, n» 111, p. 201. (d) Sib. l^e part, n^ 111, p. 201.

^"20. Quatr. part. Ch. VIII. De l'attr. avec un verbe sous-ent. [n^ 686

^Ja> ,^13 c^ l^ ^^^^■'*^' ^jj wi^ <:^ Z^' J'' e5/-ce ^w'^^^^ «vertissement fait plus d'impression sur le cœur de Paul que sur celui de Pierre? ilC«M^ uÛt^ ou JU ^S comment sont «5515 ^65 ^ewa? serviteurs? fJljCpoOid ou ^ Ij Ql tes deux esclaves sont seuls debout ; fJ^Jô O^aIS ou .^(liS ^ ^^5 /?/5 ne partent pas ; fJlliVlûU-^B ou ^ 15 U 2*/ rz'y « §'?/e tes deux fils qui soient debout; (^l^>-^ Ô^Uij ou l>.lj U mes aewa: frères ne partent pas; a>3 o^> i f[i\ est-ce que celui, dont le père est debout, est Zaïd ? ^ I ôjUb ou U j J<è e5^-c5 ^we ?;oM5 jo«r/e^? (a) J;ja> jll O^JJî ou ^15 ^ les nommés Zaïd ne sont pas debout; fjl^i ôC*^-^ ou »^*lS x^ quand partiront tes deux frères? ô\j,'> '\\ ôljji-^ ou t^ji^».^ ^'we/ 65^ ce/w2 qu'ont frappé les deux Zaïd? oly i ûOl* ou ^^Bi e5^-ce ç'we 565 parents sont debout ?

Remarques. 1** C'est par exception qu'un poète à mis t\^ à raccusa-

tif après ^j^^ dans le vers suivant :

aS? <m ne now5 connais pas, renseigne-toi sur nous et sur eux : car ce n^est pas la même chose que savoir et ignorer.

2^ On rencontre, mais très rarement, la même construction dans une proposition qui n'est ni négative, ni interrogative : Jui^l jJj\ J-U les hommes droits arrivent au succès (6),

Si deux attributs au singulier ne sont pas du genre commun, on doit ajouter un pronom séparé après l'un ou Tautre d'entre eux : ûU*^^ i^ "L^^^J fj^'^ ou Oljb'j^l'L./ftlSj li*^ "^^Bl

(a) As-Sabbân, l^e part., p. 205 et Sib. V^ part, n^ 19, p. 22.

(b) Al-Khidari, l^e part. p. 140.

n<» 686-687] Quatr. part. Ch. IX. Particularités concernant Tattr. 121

les deux Zaïd sont-ils debout et partent-ils ? ,^aI1j '^A f^'\ i^ i OU i3 1 io ) s^^lSj f SI êtes-vous debout et partez-vous ? dijl/- 4«?-bj j*A-ifclS^ est-ce que tes tantes partent.et reviennent? dLlc^î^tj ^j*^ e5^-ce ^wc ta mère est malade et endormie? [a)

Si le sujet précédait le second attribut, celui-ci devrait se faire suivre du pronom séparé ou s'accorder avec le sujet : Jià\ ou l^ l.^lS J^l ûU'^î ^^J; 1 [b).

3° Quand deux attributs sont des deux genres, ils restent au singulier sans pronom exprimé : ôU)*jl ' ou lu* ^i^ '^f^P^ OU ÔJ^J' Eind est-elle blessée et tuée? ou les deux Zaïd ou /e5 Zaïd sont-ils blessés et tués ?

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