‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 26 sur 148 · PARTICULARITÉS CONCERNANT L'ATTRIBUT · texte numérisé non relu

PARTICULARITÉS CONCERNANT L'ATTRIBUT

Attribut de ^, ^, lïf', ^^ , iiU et ja.» ♦ 687. 1^ L'attribut de '^ tous, employé seul, ou suivi

d'un pronom affixe, ou d'un génitif déterminé, peut être au

smgulier ou au pluriel : Oj>^i^ ^^ j^o\o- \y l^us sont présent s; ^^ ou Uuy ?y ^ ^^^^ étaient malades; ia^^j OUbO OU IuaIS /^^ M^"^ je les ai toutes trouvées sur leur dé^ part; ôj -v^L ou jl>.L v>:^^^Ll Ji tous les fidèles étaient prosternes; ôJZ}i^ ou y^^^ ^AS^ tous sont absents,

2° Quand son régime au génitif est indéterminé, son attri-

(a) As-Sabbân, 2e part, p. 97. (b) As-Sabbân, IrQ part., p. 203.

1 22 Quatr . part. Ch. IX. Particularités concernant l'attr. [ n" 6 8 7 but suit le genre et le nombre de ce génitif : 'k3^'^ ^j^ ^jf

^lil X j . ^ u t oute âme est créée à l image de Dieu; "^ JT ^J'^Jr* ^"^-^ ^oM^e ^r2Z»w eVazV en /wz^e ce jour-là; ^Xij J^

ôUijj/ A>.j " ^ les deux compagnons de chaque homme sont malades; ÔJ^*— >-y« (^« ' J^ ^^ ^^ rencontre toute espèce d'hommes.

3^ Quand l'attribut des autres mots exprimant la généralité est suivi d*lin génitif ou d'un pronom affîxe, il suit le genre

- ■» > sr ^ > —

et le nombre de ce génitif et de ce pronom : ^-Ull Xa\c ou ».,.»ooyù\aXA tout le monde s en va; ô^x^y r*"^****^ ils sont tous fidèles,

4P Après ^« l'attribut se met au singulier, quand il indique un seul individu, et au pluriel, quand il s'agit de plusieurs : ^13 Jl*il JaI ^»> un savant dit ; ôy>s\j Ji*ll J*l ^«j quelques savants disent.

Remarque. En poésie on rencontre Taccord de l'attribut avec toute espèce de génitifs, pourvu que le sens n'en souflfre pas, ex. :

U intelligence s'obscurcit en obéissant à la passion; qui la dompte voit s'illuminer son esprit.

5° Que le verbe soit exprimé ou sous-entendu, l'attribut de

^5^ tous les deux se met ordinairement au singulier ; mais il

s'accorde en genre avec le sujet, ex. : a^^-U i^ [if""^ ils

s'aiment mutuellement tous les deux; Oai^ ^|^ li^MS^ o^

tous deux détestaient le mal; isX ^^ÛS^ toutes les deux

pleurent; Z^^ ^ Iv'dS^ J^ toutes deux étaient malades:

n» 687-688 ] Quatr. part. Ch. IX. Particularités concernant Tattr. 123

'!LjLLl/>l^il^:i"ij fjy 1 ton père et ton frère sont tous deux des 77iédecins,

Pour affirmer davantage, on peut se servir du duel : ,^ia> ûUJ5 l^M5^ ^J^^3 Pierre et Paul sont certainement debout;

o^SjJl [J^)J ij-j^* i^y^j^ 3S les apôtres Pierre et Paul tous

' ^ ^ -> '^'j ^^' "» '"^ deux sont martyrs; Juis l^M^ i! J-lj iJy ^ ton père et ton

frère sont tous deux des médecins.

Attribut au génitif avec la préposition ^ {a).

688. Lorsque le sujet est précédé de la négation u ou du verbe ' Jî, l'attribut peut se mettre au génitif avec la préposition ^, ex. : jla> Q î:Gâ!I jb U la demeure périssable de ce monde

n'est point pour nous une demeure permanente ; la<fc ^al

j^ s^fbJi I cette opinion n est pas vraie.

L'attribut peut aussi se mettre au génitif après U suivi de ùK ex. : ,.^L«^) Vj ôU> iiv ' û' ^ ^^^ /^<^^^ /i'*e5^ wz débile, ni faible [b).

Lorsqu'un second attribut suit l'attribut mis au génitif avec la préposition ^ , il peut se construire comme le premier, ou se mettre à l'accusatif: di:^UVj ou dL>.lâ> Vj diJ-1» -Vo u Z«z7/ n'e^^ n2 ^orz frère, ni ton compagnon; jC^ j^j %Ii J^^ Vj ou !;A*^ Vj Z«^û? ^^^e5^ /^om^ lâche, ni avare.

Si l'attribut de la première proposition est au génitif avec

(a) As-Sabbân, V^ part., p. 262. (b) Ichmouni, l'^ part., p. 263.

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la particule ^ , l'attribut d'une seconde proposition, unie à la première par Vj, admet la même préposition, ou se met au nominatif ou à l'accusatif : jlcÉ ou jjèa j].^\ Mj .";lia:c iJ^ ' t« ou UpK {a).

Si les deux propositions étaient reliées par J, ou ^^ , le

second attribut devrait être au nominatif: Jj ,^<ilJ^^ jjy^ iU

l^*,^ i!ft>-^ ^o/i père ne part point, mais ton frère se met en

voyage; à il iîSî dfc '^^^ aL.\L îi^rôj!! ôJi* U cet olivier-ci

n'est pas sec, mais ce palmier-là est languissant.

Remarques. 1° L'addition de la préposition j j à l'attribut est peu

fréquente après V ^\s> ô" et un verbe de cœur : jAj«JI «iJu^ J

ïl ne m'a pas trouvé vil; jUl oX».» ^>— 'ai jj^ V ce n'es^ j^as un vrai bien, que le bien après lequel vient le feu\ ^xt ^\ Ja V 1 /f »-b JjJJ en vérité, est-ce qu'un homme vivant dans les délices est îmmorteH <JL^ ^1 le j.JLi ù-i JU jj V aucun riche n'a pitié du pauvre;

iS2 To^ a tendu les mains vers les provîslonsj je n'ai pas été des plus empressés : car le plus avide est aussi le plus empressé,

2<' Il est rare enfin que l'attribut se mette au génitif avec v j après ^^x J ^ (j\ et c^ ex. :

aSz tu Véloignes d'elle pendant quelque temps, et que tu restes sans la rencontrer, ne t'inquiète point : car tu n'es pas sans avoir éprouvé de sa part mille froideurs {b); Jr^ljj ^^J ij ^^.i. \ 1 j Os. J que n'est-il immortel celui qui est bon et généreux! ilrt-v| ljl*J ^J 1^1 ^>xJJ mais s'ils agissent, le salaire est facile', il^lin-l Je jjli» (i 1 ^ rJl we vois-tu pas que je suis capable de te sauver ?

(a) Sib. ire part, no 19, p. 25. (b) As-Sabbân, Iro part., p. 262.

n** 688-690] Quatr. part. Ch. IX. Particularités concernant l'attr. 125

3° On ne peut mettre l'attribut au génitif avec ^^ après V\ et dii'e par exemple : -rliS?! A» j iS-il (a).

Attribut après V^.

689. 1*^ Après Vjl l'attribut se supprime, quand il s'agit d'un état ou d'une action nécessaire : ^^1 (^ L-5jil fjj> \ Vjî 5«W5 ton père, nous nous serions noyés dans la mer C ^y^-y est sous-entendu) [b),

2^ Quand il s'agit d'un état ou d'une action accidentelle,

l'attribut s'exprime : fi jj,S \p ^cJ^ il 6^»^ fJiyiV^ ^«^5

le courage de tes soldats, tu n'aurais pas vaincu ton ennemi.

Remarque. Des grammairiens exigent qu'on prenne alors une autre tournure, et que l'on dise, par exemple, iJ^j..!». ^.tXsjL VjS .

3° L'attribut est toujours exprimé, quand VjJ ost accompagné de y, ex. : j^^îti Ûj^'^^^y fJU 6^ V^ ; fjSj-i ùW^'

4^ L'emploi de l'attribut après Vj) est libre, quand le contexte l'indique suffisamment : ^j\l V'jî cJ» i^^l /j-^ iljt^ ji IJB ou sliCU» c^jUV^ ou J,[ 'y^ il m'a dit : Est-ce que ton voisin te fait du bien? J'ai répondu : Sans mon voisin, f aurais péri (c).

Ellipse de l'attribut {d).

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