‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitivesChapitre 50 sur 148 · P Après un verbe, le pronom séparé doit toujours · texte numérisé non relu

P Après un verbe, le pronom séparé doit toujours

(a) Sib. ire part, n^ 220, p. 347. (b) As^abbân, V'^ part., p. 124.

(c) Sib. ire part, n» glô, p. 342.

n° 809 ] Quatr. part. Ch. XIX. Du pronom personnel. 247

être exprimé avant un autre sujet précédé d'une conjonction : ^ij U OyL- nous sommes partis, mon frère et moi; ^\^ j^ jl j jjij 4A 1JU> Pierre et André ont été crucifiés.

Remarque. En poésie le pronom se retranche quelquefois : \:J>. ij siJLol elle et sa sœur se sont avancées.

2^ Quand un terme intermédiaire isole le verbe, l'addition du pronom séparé n'est pas nécessaire : L\j ^'3\ OiCno?is sommes partis aujourd'hui, m,on frère et moi.

Il en est de même, quand la conjonction est suivie de la négation, ex. : tjbl Vj t^.c u nous ne nous sommes pas révoltés, ni nos enfants non plus.

3^ L'addition d'un pronom affixe au verbe n'empêche pas l'obligation d'ajouter un pronom séparé avant la conjonction : -x> jj U dlx^ .5) Zaïd et moi, nous f avons honoré.

4^ Si c'est un sujet mis à l'accusatif ou un régime direct, Taddition du pronom séparé n'est pas de rigueur; il faut observer cependant, que le sujet ou le régime, précédé du pronom séparé, ne se met qu'au nominatif: fj^lj c^i \ dljj ou diU OÊilal^ ili^i) toi et ton frère vous partez; i\^ ij ^;*1 ilC I ou -CVl"-.^ ^'^ ^-> ^^1 toi et ton père, gare au lionia)! iJTjlj il^b OJ ^ ou ill;.ij db Ij je vous ai vus, toi et ton frère.

Remarque. En poésie on trouve l'accusatif après le pronom exprimé : ^jl2 jjl Tt---«.J 1 -X^J s::-» I ilM 'prenez garde^ toi et Abd-al-Massih, d*approcher (6).

(a) Sib. ire part, n*» 55, p. 118. (b) Sib. l^e part. nO 55, p. 118.

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5^ Si un second régime suivait le premier régime représenté par un pronom affixe, il suffit de l'écrire à la suite {a) : IjLjjj dJ:u5T j^ i'f^i honoré toi et Zaïd. On peut répéter le verbe : U, j c^^j 'Ôc!aS\ ; U /îj i-'Jrf il les a honorés lui et elle; on peut aussi séparer le pronom affixe et l'unir à Cl, ex. : \jÎ j^ Û\i\^\ c^ $\ ^ ^'^^i ^^^ ^^^^ ^^ Zaïd que f ai honorés; fjflj U*3 'cJ^'fw Gbflj ir,$t.

6*^ Si le régime est indirect, l'addition du pronom séparé est libre, mais la répétition de la préposition est nécessaire : dU-i)j dl OjV ou dU-lj zJi^ dl) Oj j* j'ai passé auprès

c?e ^02 e^ c/e ^on frère.

Remarque. En poésie la préposition se rencontre supprimée, ex. : <»<^jij oj^t- Ji^-5aJi (i l» 5W^ ^^ chemin il n'y a que lui et son cheval (au lieu de <jyj mpj ) .

Construction du pronom après un verbe gouvernant deux accusatifs {h).

810. P Quand, après un verbe gouvernant deux pronoms à l'accusatif, il n'y a pas d'amphibologie à craindre, on peut joindre à 11 le pronom que l'on veut: ol>l dbjJapl (^jJ^^ ou flll iliaj^l ^ij ail la pièce d* argent ^ je te F ai donnée.

2° Pour éviter Tamphibologie, si elle était à craindre, on donne au verbe, comme pronom affixe, le pronom représentant la chose sur laquelle tombe l'action exprimée par le verbe : oU dulLtl -u'j quant à Zaïd, je te Vai donné; elLpî J^ Jbj l fJC[ il lui a donné ta personne, ô Zaïd.

(a) Sib. V^ part, n*» 216, p. 342. (b) Sib. l»o pai-t. n^ 211, p. 335.

n<» 810-81 1 J Quatr. part. Ch. XIX. Du pronom personnel. 249

3*^ Quand les deux pronoms sont unis au verbe, ils doivent se disposer par ordre de dignité ; le pronom de la première personne est plus digne que celui de la deuxième, et celui-ci plus digne que celui de la troisième ; le pronom accolé immédiatement au verbe est celui qui représente la chose sur laquelle tombe Faction exprimée par le verbe : oILpI <^ijûJl H ^'a donné la pièce d'argent; dUl I dlj IL&l a> j t cî Zaïd, le roi m'a donné ta personne.

Mais si c'était un pronom inférieur en dignité, sur lequel tombait l'action du verbe, on ne pourrait intervertir Tordre de dignité ; dans ce cas, le premier en dignité se construirait avec l, ^, ex. : ^Lldiill illL&i J^ijl) ô Zaïd, le roi t'a donné ma personne.

4° Si les deux pronoms sont de la troisième personne, ils peuvent se suivre dans un ordre quelconque, à moins que l'ordre ne soit déterminé par le sens : oyÊlkci ou ©Uliati ^«^j ali ou UyslLpl il lui a donné la pièce d'argent. Cependant il vaut mieux employer \a\ et dire «Ll UlJatl, ôCI ©IJapi ou ULl olLpl-

Emploi du mot ^^s^ avec un pronom afûxe correspondant à la personne du verbe [a).

811. Les pronoms personnels affixes ne peuvent être les régimes d'un verbe à leurs personnes correspondantes. Il faut alors les changer en pronoms possessifs, annexés au mot

(a) Sib. ire part, n^ 212, p. 337

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*AJ; ainsi, au lieu de ^j^, dites ^ ij c^)*^ je me suis

frappé moi-même; et, au lieu de dl O j^, dites dLi^ Oj^-b ^w ^'^5 nï/2 à toi-même.

Exceptions. P Quand un régime indirect accompagne un régime direct, le régime indirect peut se construire avec un pronom affixe, correspondant à la personne du verbe, sans l'intermédiaire du mot Jij , ex. : J^l 1., I z^,„.Jp f^i pressé mon fils sur moi-même^ contre mon cœur.

2^ Les verbes de cœur, d'après l'opinion commune, se construisent avec le pronom affixe sans le mot ^î, ex. : lllp dliilt tu fes cru savant.

3® Au verbe ^^lj, dans le sens de «voir», spécialement en songe ou dans une vision, s'annexe très souvent un pronom affixe correspondant à ce pronom : l jt,* ci"»*^-) /^ ^^ ^^^^ ^^ épouvanté; ^:il î^<>lt Ip ^51^ (Jû ^^ b j^ ^^ ^^^s vu deôow^ 5!/^ /e5 bords du fleuve; \ziA A\J\ (^ dt>lj ^w ^^5 vz^ mor^ en songe [a).

4*^ Les verbes Sm perdre, a<>.j trouver, et ^-Xc e^re pre-

we se rencontrent quelquefois construits sans le mot ^î , ex. :

^Z.a\c je me suis perdu moi-même; dii^^dljJU? tu fes

perdu par ton ignorance; Lp ^^-^ .i>-^-^oj j^ ^e suis retrou-

vé riche par mon application au travail.

5^ Au lieu du mot ^Jîù , on peut employer avec toute es-

(a) As-Sabbân, 2® part. , p. 22.

n° 811-813 ] Quatr. part. Ch. XIX. Du pronom personnel. 251

pèce de verbes un pronom affixe avec t[, dans les cas où il est permis de se servir de ce support (805) : i!ï[ Vl si^ii) U tu n'as été utile qu'à toi-même; o rô c^Ll je rne suis frappé

moi-même.

Traduction du mot «le même» (a).

812. Le pronom séparé se répète pour signifier «le même» : jjl jj Ij li* cJU* ôl ^^ ^^ f^^^ cela, tu seras bien le même ; Z^\ C^\ àXj^ji dil) V ]e fai éprouvé, et je t'ai trouvé le même ; ^\ ^ \ tu es toujours le même.

On peut aussi annexer le second pronom à l [ après un verbe de cœur : fjï \ ^f 1 dta^".* ^d)cl .r^»

Après un verbe incomplet cette annexion est nécessaire : iJl) [ c^J ^ C.-X 5 M/' si^Jj tu as entrepris une affaire et tu t'y es rencontré le même.

Remarque. On peut retrancher les deux pronoms après un verbe incomplet et le remplacer par le verbe répété : ^.S .i^jS^^i ca ^»- tu as été éprouvé et tu as été le même.

Du pronom possessif avec un nom de nombre.

813. On peut ajouter un pronom possessif aux nombres cardinaux, ex. : iij^^ olfi^ voici tes vingt , sous-entendu (( cbevaux»; iJ JU x>S Si- dU^ ^^jUl jLl-i ©j^ces cinq chameaux sont à moi y prends les onze qui t'appartiennent ; J^\ zX*

(a) Sib. ire part, n^ 207, p. 334.

252 Quatr. part. Ch. XIX. Du pronom personnel. [ n'^ 813-814

iJûî J^Cj l^s deux miens sont morts, et les deux tiens ont vécu [a).

Exception. On ne peut pas dire ilj Jip \Ù \ ni tSjts, bu [, parce que, disent les grammairiens arabes , ^^ et S^& remplacent le ô de ôû^ et ûl^l; en conséquence, de même qu'on ne dit pas dljl^jj, de même on ne saurait dire li[ 'iJ>^ (é).

Pronom afflxe avec une particule (c).

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