DES PRONOMS RELATIFS ET INDEFINIS
Notions générales.
818. P Le pronom relatif proprement dit, en arabe, est le pronom ^^oi I qui, que : car il suppose un antécédent exprimé
• et
ou sous-entendu ; sa forme plurielle masculine ^j^ \ est réservée pour désigner les êtres masculins raisonnables; les autres formes s'emploient pour les personnes et les choses.
2P Le pronom v^ ne suppose pas d'antécédent et signifie «celui, ceux qui, celle, celles qui», etc. Il se dit des personnes et ne se décline pas ; il est aussi interrogatif et conditionnel.
3*^ Le pronom U renferme aussi l'antécédent dans sa signification de «ce qui, ce que» ; il s'emploie pour les choses et reste indéclinable ; de plus il peut être interrogatif ou conditionnel.
4^ Le pronom l^\ est proprement indéfini avec le sens de
(a) Sib. iro part, n» 104, p. 188. (b) Al-Khidari, V^ part., p. 216.
n» 8 1 8-8 1 9 ] Quatr. part. Ch. XX. Des pron. relatifs et indéf. 257
« quiconque » ; il est encore adjectif avec la signification de « quel ». Interrogatif, il conserve cette acception. Enfin il peut avoir un sens conditionnel ou adrairatif, et se dit des personnes et des choses.
5° Le pronom jS est synonyme de fjj\\ dans le dialecte de Thaï.
Observations particulières sur l'emploi des pronoms relatifs ou indéfinis.
819. 1° Les pronoms relatifs peuvent être en même temps régimes d^une phrase précédente et sujets ou régimes de la suivante : ôW- -i» y (Sy^^ Cjjy f ai passé auprès du même que Salomon; diiSc A^ r^ \c A^ salue celui qui te salue; dl^iL) ^^\ ,„^>S aime quiconque d'entre eux te hait,
2^ Rien, si ce n*est un vocatif, un serment ou une proposition conditionnelle ou incidente, ou J[ et J^ avec un pronom affixe, ne doit séparer le pronom relatif de la phrase, à laquelle il appartient [a) : jLÛI cJ^j J jT ji^l ^Jj—* dL\j (S JÎ' fJ^S par ton père, celui qui connaît la vérité repousse les illusions de l* erreur; j^^^\ C^ Jk r-C^l 'j!^ J.^ jOV ne sois pas, mon amiy comme celui qui est avare à l'égard du pauvre; JS.J^ slX—- ûlc^J^^' *W celui qui, si tu te tais, parlera est venu; lia^J, ô^ 'ûi' i— ^-> ti-5' Û>U celui qui, Dieu ait son
(a) As-Sabban, l^e part., p. 173 et 183.
258 Quatr. part. Ch. XX. Des pron. relatif et indéf. [ n« 8 1 9-820
âme ! était mon ami, est mort; ^Àj iQc v^p Vj iSU qu'astu désiré, il n'y a pas de blâme à f adresser ? i lU i* [^^ Jd I CÀ*
celui qui était injuste est mort; fjy.1 ij o (^ôll «U il est arrivé quelqu'un, qu'on prendrait pour ton frère.
3^ La phrase, qui suit le pronom relatif, doit toujours offrir un sens complet et ne peut être optative, impérative, prohibitive ou interrogative. Elle se compose nécessairement d'un verbe ou d'un attribut avec un pronom séparé, ou d'un adverbe de lieu, ou enfin d'une préposition suivie de son régime et indépendante d'un autre mot : ^L Sa uo L^>i^î /«>-j (^^lui qui s' était mis en voyage est revenu; IJ^ ^i» tS ai • C-» 1 j ou »* JJic faivu celui qui est malade ; jlall i^ CJ^^^ J»j^\ ceux
qui étaient à la maison sont partis; dAiutf» ^ t S^^i • L*
il a coupé r arbre qui est là-bas ; ta;p(^âilr6 celui qui est chez nous s'est levé [a). On ne dit pas i^j ni i^ it ^ c^ôil A>
820. Les pronoms soit relatifs, soit indéfinis, soit interrogatifs se construisent comme les noms : ils sont, comme eux, sujets et régimes : ôj» I ^ t^ôîl ^Mp ^U le domestique de celui dont le père s'est levé est venu; ^;i ^* Cj,ï ^^ fi^^ ^^ 9^^ es-tu ? ^iî U ^ju4 c^^ ^'â5^ compris le sens de ce que tu as dit; CjU (^I a)j Ji^=s=sl élève l'enfant de quiconque est mort.
(a) Al-Khidari, V^ part., p. 120.
n« 821-822 ] Quatr. part. Ch. XX. Des pron. relatif et indéf. 259
Du pronom relatif (^ à! 1 .
Accord du pronom relatif ^ Jd > avec son antécédent.
821. 1^ Le relatif (^Âll — ^i 1 celui, celle qui s'accorde, comme le qualificatif, en genre, en nombre et en cas avec son antécédent, ex. : 1^1 tl ^il J1/-VI J*-*» c^ ^y ^ celui qui croîV en moi fera les mêmes œuvres que moi; iUlMp (^âl 1 «U ^)y ce/w^ c?o^^^ /<? serviteur est malade est venu; Ô!>UJ' ^1»^ Lx-jl û'-^î' ^^s deux hommes, que tu as envoyés, sont venus;
'IJl.aBlùu^.j'' ^\^faivu les deux hommes , qui sont venus (a). 2^ Avec un pronom de la première ou de la deuxième personne pour antécédent, le pronom relatif met le verbe, qui le suit, à la personne correspondante ou bien à la troisième personne : ju» "jJI fJlLfrî ou dl: Ja&î (^ ôî I Û je suis celui qui t'ai donné la pièce d'or; LdUl -^ ^^c ou c^Xa j^ill c^l ^.^ t d Jésus, c'est vous qui avez été crucifié pour nous !
Remarque. On trouve rarement l'accord en personne, quand le pronom relatif est sous-entendu: llii ô^i^.*r V Ul^.51 -Js»Jji(>j fai trouvé que vous étiez des personnes qui ne savez rien; l^iS o(Ll1 s^.^Jl ô^J^ ^A certes, nous sommes de ceux qui regardent la pauvreté comme une gloire. On doit dire régulièrement ùj^ir^i ^ ®* U^-— '^ •
Ellipse du pronom relatif (^ Jli i *