Le nom transposé se met nécessairement à l'accusatif
(a) As-Sabbân, 2» part., p. 75. (b) Sib. V^ part, n» 27, p. 38.
(c) Ichmouni, 2^ part., p. 74. (d) Sib. V^ part, n» 26, p. 36.
(e) Sib. ire part qo 25, p. 33.
Quatr. part. Ch. XXXI. Du mot transposé. [ n» 942
P Quand il est précédé des particules li[ si, quand et 'J si, ex. : C^'apLî i^^ef l,w-U^ ou Ll-t^ vil>. i ISI 52 un mal- Aewr atteint ton père et ta mère, porte-leur secours; J ^-v*J \^ld)c,yr^o\i^^^] Oifi^JÎ si ton fils eut été bienfaisant envers les pauvres, il serait heureux [a].
Remarque. Sibaouaihi permet de mettre au nominatif après \ SI le mot transposé {h).
2^ Quand il est précédé de la conjonction conditionnelle
^[, mais seulement avant un verbe au passé (c) : ilIiT U'j o[
'di*k^\ si tu honores Zaïd, je f honorerai; \^ U i^" 1 ijoj ûi
si tu ne rencontres pas Zaïd, attends-le.
Remarque. L'emploi de l'accusatif est encore nécessaire dans les cas suivants; mais cette construction est propre à la poésie, parce qu'en prose il n'est pas correct d'intercaler le nom transposé entre le verbe et les particules ou autres mots dont il est question dans cette remarque. 11 faut donc mettre à l'accusatif le nom transposé {d) :
1*^ Quand il est précédé d'un terme conditionnel quelconque, pourvu que le verbe soit au passé : <*^.é5s=» li <.:-.îl i Jwj j U-t..». partout où tu rencon-
treras Zaïd, honore-le; <! Ul 4 LJ Ia» j ^^^ quiconque rencontre Zaïd Voutra-
ge', <— le o^**9 U- ^oo\ <-X-'>- 1 U ta sœur supporte tous les mécomptes, qui lui arrivent.
2" Quand il est précédé d'un terme interrogatif, excepté i , ex. : «iiJjU ^y> l«-^.i> qui a frappé ta voisine'^ Uul dA.«l L. qu'est-il arrivé à ta mère'i •j-*:j1j liUi "ij^i où avez-vous vu notre frère 'i \.1s>-j JU LJ^ comment as-tu trouvé ton père ? <.i.ij\i iJL>i j i quand as-tu quitté ton frère ?
3^ Quand il est précédé des particules d'exhortation ou de reproche
(a) Ichmouni, 2® part., p. 68.
(c) As-Sabbân, 2® part., p. 68.
(b) Sib. l^e part, n» 29, p. 45.
(d) Ichmouni, 2® part., p. 68.
n" 942-943 ] Quatr. part. Ch. XXXI. Du mot transposé. . 375
Sf) ^ Vjl , U^J et >L« (rt) ex. : <:«^^ 1 "iil» | >\.<b comment! tu n'as pas honoré ton père ?
4*^ Un poète a dit par exception :
Ne crains jyas^ si je perds des richesses ; maïs si tu venais à me perdre^ c'est aloî's qu'il le faudrait craindre {b).
3^ L'emploi de l'accusatif est encore nécessaire :
Après I, quand le sujet est un substantif et quand le pronom affixe du nom transposé est joint au verbe, ou au régime du verbe, ou à la préposition du verbe : ojJ ôlil ^ -b ^ jCil est-ce que le frère de Zaïd a frappé Abdallah ? (c) .uil X&l
o^ I 4 )^ est-ce que le père d' Abdallah a frappé son fils ?
j)j A>j^ <u)' J^l&i est-ce que Zaïd a frappé Abdallah ?
Remarque. U pourrait avoir la même construction, même quand le pronom affixe serait uni au sujet, si celui-ci suivait le régime, ex. : C-j]^.^ U-j jl <*'%. «Vi-l est-ce que le serviteur de Zaïd a frappé le frère de celui-ci ?
4^ Le nom de lieu ou de temps, transposé dans les mêmes
conditions, suit la même règle après 1, ex. : ^i ^iLlf jîl^î (••î 4Â)I jCc est-ce vendredi que part Abdallah ? [d]
5^ Quand le nom transposé est précédé d'un verbe de cœur : i:*!) S' 10)3 C^.*-ic SA fai su combien de fois tu as rencontré Zaïd; Cui U )ji)3 j:^» Ijl dis-moi, as-tu rencontré Zaïd? [e)
Emploi préférable de P accusatif.