f Quelquefois, les adjectifs de cette forme prennent à
la fin unii,qui ajoute encore une nouvelle intensité à leursigni-
/ fication, comme i>-is eœtraordinairement savant. I^)
(i) Il y a quelques adjectifs qui, au lieu de la tonne J j-*^, preanent la forme
jy*-^ ; le nombre en est très petit, et l'on n'en compte que deux ou trois, tels
sont ■^yr' et ^i ^-^ • On dit aussi ^ J-^- et (^f-j --» ; ces adjectifs ont la signification passive. — Voyez le Sihah et le Kamous.
(2) On peut voir dans mon Anthologie grammaticale arabe, p. 91, ce que dit Hariri de l'usage légitime des formes J^Jj, J^, Jj*^, J^^ et S^/
(3) Il semble que, dans ce cas, le 'i ajouté à la fin de ces adjectifs verbaux soit destiné à les transformer en des noms d'individualité (n» 578); en sorte que
i/»NU signifierait proprement un %ava'n,t unique en son genre.
On a observé avec beaucoup de justesse que cette même forme parait avoir aussi été admise dans la langue hébraïque et qu'elle rend raison de l'espèce d'anomalie du mot n'' ip, qui, sous une forme en apparence féminine, est toujours en concordance avec des verbes du genre masculin et est effectivement
743. Cette forme d'adjectif verbal sert aussi pour les noms d'état, de pi'ofession,de métier, que l'on peut regarder comme des noms, quoique ce soient véritablement en arabe des adjectifs qui supposent le nom homme auquel ils se rapportent. Tels sont 'X-^ boulanger, X-sr' charptintier ,JCf>. tailleur, tLl~, porteur d'eau, <Xo rôtisseur. W
744. f On trouve aussi quelques adjectifs verbaux des formes J^'ï^, S-~^> J— *-^. '^-^, i-^-Lj, ïJj^J, j x À», JLx l^, 'LXxif et J^j», qui ont toutes la signification fréquentative ou
énergique, comme ^,^Ju tapageur, .^LJ.^ plat, j—;-sf plein de
jactance, ïjj'i fécond en récits, iLmS ingénieux, habile; ï.j. \ •••
très reconnaissant; i.»jj dormeur, Xxar-^ qui aime à rester au lit; LiL^s-^ rieur, ,l i>^j> et v-^-i-X- ^ bavard, abondant en paroles;
f k ' <- . •^ti'*' • . ^ ' ^
>!J sL^ audacieux, hardi; J ' j-*^ enclui à la retraite, ■^~>y^ et
V yys^ belliqueux; , Uaju» parfumé. Peut-être serait-il plus con-
venable de regarder les mots des dernières formes J — »-i-^, jLxi', A-LxL», JwJii^ comme des noms d'instrument ou de vase (n» 691) appliqués par métaphore à des hommes et qui signifieraient proprement instrument de loquacité, de solitude, de combat, de guerre; vase à mettre des parfums A^^
employé comme attribut fie Salomon et, par conséquent, comme un nom ou adjectif masculin. — Voyez Bochart, Hierozoïcon,\. I, col. 88; et l'édition de M.Rosenmiiller, t.l,p.2.3,' et S].itihn,EinleUun!i in die gœttl. Bûcher des Alten Bandes, 2« édition, part. Il, p. 828.
Par une analogie assez remarquable, de même que le ï, à la lin des noms,
indique l'unité et aussi ïintensité, le ^, en persan, fait les deux mêmes fonctions.— Voyez à ce sujet le Pend-namèh, ou Livre des conseils, p. 13.
(1) Dans ce cas, quelques f;rammairiens classent les mots de cette forme parmi les noms ou adjectifs relatifs, dont nous parlerons plus loin.
(2) Voyez la Grammaire arabe d'Erpénius, donnée par A. Schultens, édition de
745. - Il n'y a que l'usage qui détermine quelles sont, entre les formes d'adjeclifs verbaux comprises sous la dénomination de i-4-^iv» ï-i.^, celles auxquelles chaque verbe en particulier peut donner naissance. La forme intensive i-J*», quoique d un usage assez rare, est applicable à tous les verbes primitifs trilitères, d'après les grammairiens arabes; elle indique une qualité habituelle. Je crois que la forme JLxi a la même universalité que la forme iJUi.
746. Les adjectifs verbaux qui n'ont que trois lettres radicales et tout au plus une des lettres ^, i^^ ^ entre leurs radicales donnent naissance à de nouveaux adjectifs verbaux de
la forme J — i-J', dont la signification est comparative et qui remplacent le comparatif et le superlatif des langues qui admettent plusieurs degrés de comparaison dans les adjectifs.
Cette forme est nommée, à cause de cela, A>vJa.t^J \ *-' nom
de supériorité, ou J^^LjJ ] Jjiit, c'est-à-dire la forme J-»Jt de
g Ce - c ■
supériorité. Ainsi, l'on dit ^^^^^ plus beau, ^] plus laid,y~S\
plus grand, f^ plus petit, jj] moindre j J-iJl meilleur, yJi pire. Cette sorte d'adjectifs ne se forme que des verbes trilitères primitifs; encore faut-il excepter les verbes qui ne signifient que la simple existence, comme ,Lf être, .L^ devenir, ou qui expriment un attribut qui n'est susceptible d'aucune intensité, comme O'L^ mourir. Les adjectifs verbaux de la voix objective et ceux qui signifient des attributs de couleur ou de diffor-
mite, comme (Jj ij' bleu, .J^—u.) noir, »•;-*) tortu, s.ci aveugle,
1767, p. 378; mon Anthologie grammaticale arabe, ■ç. 92, et le Commentaire de Tebrizi sur le Hamasa, édition de M. Freytag, p. .37,à l'occasion du mot Ju*^.
nu DISCOURS 325
,^I borgne, qui sont eux-mêmes de la forme Jji^', ne donnent point naissance à des adjectifs comparatifs. O
747. Celle sorte d'adjectifs comparatifs ne pouvant se former que de certains adjectifs, conmie nous l'avons dit, quand on a besoin d'exprimer les autres qualificatifs avec l'idée accessoire de comparaison et de supéi-iorité, on se sert de l'un
des adjectifs ^i! plus fort, ^^s^\ plus beau, Ji! plus laid,j^\ meilleur, yt,\ plus mauvais, eic, avec le nom abstrait de qualité dont il s agit. Exemples : Sw».^ ^t.] plus fort en rougeur,c'es\.-aidire plus rouge; U j.îLï. LLLsj i^^;~~^' plus propre à instruire et à donner l'éducation. Cette manière de s'exprimer s'emploie aussi lors même qu'on pourrait faire usage d'un adjectif com-
paratif. Exemple : iy^ Ji»l ,! ii . Là^^ LJ" '-sj f^.J^ ^:u.-i 'J ensuite vos cœurs se sont endurcis, et ils sont comme les pierres ou même plus forts (que les pierres) en dureté; on pouvait dire c^^- plus durs.
748. f Parmi les formes d'adjectifs verbaux dérivées du verbe i)rimitif trilitère, desquelles nous avons parlé, il y en a plusieurs qui sont d'un usage peu fréquent.
749. Les verbes dérivés du verbe trilitère et les verbes quadrilitères primitifs et dérivés forment leurs adjectifs verbaux, tant à la voix subjective qu'à la voix objective, de l'aoriste, en
substituant aux créments de ce temps, ou lettres ., >', un >
avec la voyelle dhamtna.
Voici le tableau de tous ces adjectifs verbaux, avec les aoristes dont ils se forment.
( I ) Il y a cependant, même dans de bons écrivains arabes, quelques exemples contraires à cette règle. On peut consulter à ce sujet Hariri, dans mon A nthologie grammaticale arabe, p. 74, 76 et 96.
'^"J £CTIFS VERBA VX formés des verbes dérivés du verbe trilitère primitif.
VOIX SUBJECTIVE
Formes Atij. verbaux Aoristes
io
lie
V^LiJ
VOIX OBJECTIVE
Formes Adj. verbaux Aoristes
lie
Lkil
Manque
Manque
ADJECTIFS VERBAUX formés des verbes quadrilitères tant primitifs que dérivés.
VOIX SUBJECTIVE
Formes Adj. verbaux Aoristes
ire JJLlLi J. l La-î
3e JiljLU Ji^^^-â-J
4e JXi-C- J-L»i-J.
VOIX OBJECTIVE Formes Adj. verbaux Aoristes
ire J__Ljufi^ J.. .Lu ai
4e JJLji1> J-LiiJ
nu DISCOURS 327
750. La seule observation qu'il y ail à faire sur ce tableau, c'est que les adjectifs verbaux dérivés de la cinquième et de la sixième forme du verbe trilitère à la voix subjective et de la deuxième forme duverbequadrilitère à la même voix prennent un keam pour voyelle de l'avant-dernière radicale, quoique Cette lettre ait pour voyelle, à l'aoriste, un fatha.
751. f Les adjectifs verbaux de la cinquième et de la sixième forme du verbe trilitère peuvent aussi se former en retran-
cliant le O' et en doublant la première radicale, comme ,Joî-^,
au lieu de jJ-«x» (n» 454).
752. Les adjectifs verbaux formés de la voix objective des verbes dérivés servent aussi de noms de temps et de lieu, comme nous l'avons déjà dit (n» 688), et il parait qu'anciennement on les employait, outre cela, comme noms d'action. (D
ADJECTIFS VERBAUX dérivés des verbes sourds (n"" 478 et suivants)
753. Dans les adjectifs verbaux de la forme Jsli, on fait la contraction, et l'on dit 3U pour :>.)U (n» 487). Dans ceux de la forme Jxii, la contraction doit avoir lieu suivant la règle générale (no 480); ainsi, l'on dit 3.1! pour Si^,!.
754. Tous les adjectifs verbaux formés des verbes dérivés se conforment, en ce qui concerne la contraction, aux aoristes.
ADJECTIFS VERBA UX dérivés des verbes hamzés (n"' 490 et suivants)
755. Il ne s'agit, pour former ces adjectifs verbaux, que d'observer les règles de permutation de ïélif hanizé. Suivant ces
(1) Voyez Excerpa ex... Hamaaa, à la suite de la Grammaire d'Erpénius, édition de 1767, p. 509 et 579.
règles, on dira y! pour^j'!! (n» 194); JjLI pour J'H (n" 185); S^ pour ôU (n" 190); >^jj « (no 185) ou ^\\ (n» 204) pour ,1. ; (L^-^ (no 185) ou l xJ (no 220) pour l-jb! ;^^Jl j-^ pour
^11.; Jy pour JL» (no \%<o); yy pour^U (no 180).
756. Il faut aussi se souvenir que les verbe ^ hauizés se conjuguent quelquefois comme les verbes concaves ou défectueux
(nos 499 et 500). C'est ainsi qu'on trouve ^J — i^uU i, adjectif verbal de ' ^2=^, à l'accusatif, au lieu de ^\ — srU^J I.
ADJECTIFS VERBAUX dérivés des verbes assimilés (n°' 505 et suivants)
757. La seule observation à faire sur les adjectifs verbaux dérivés des racines assimilées, c'est que le ^ se change euj quand il est quiescent après un d ham?na. Alusi, l'on dit^.-w^ au lieu dej^/, elj^y au lieu de j--::.^ (no 180).
ADJECTIFS VERBAUX dérivés des verbes concaves (n"' 515 et suivants)
758. Dans les racines concaves, l'adjectif verbal de la forme J^li, dérivé de la voix subjective du verbe primitif, change la deuxième radicale en élif hamzé (no 235) ; et cet I se change lui-même en ^, à cause qu'il a pour voyelle un kesra (no 185).
Ainsi, l'on dit jJU» pour J'U>, qui est lui-même pour JjLj», et JL. au lieu de ,!L1., qui est lui-même pour^Ll. W)