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8j i.s ^J-a.1 onze.
ïj.tuc lx Lji douze.
ij-tA •JiJyJ treize.
ïj—^ if— fj quatorze.
ïi i»s ir*=^ quinze.
»; — . dix-sept.
5j ius JL*v dix-kuit.
ïj-tA s-Ji' dix-neuf.
Au lieu de 'ij-t^ ^Y^i °" P®""- ^^'"^ tr^ vJ^'> «^-ûi ij'-*^> et même ï^ J;'*^-
Tous ces numératifs, depuis orne jusqu'à dix-neuf, sont indéclinables, excepté^^c LiJt et ï^Lc Ulii, qui, au génitif et à
l'accusatif, font lie ''-Ij! et i'I^ ''iiJi.l»)
Ils appartiennent à une espèce de composés nommés ^^^ i t. , , * -^
,^^^^^, c'est-à-dire composés qui renferment une ellipse (n° 595),
parce que, dans ces composés, l'un des deux mots ou tous les
deux renferment l'ellipse d'une préposition ou d'un autre mot,(2)
comme O-^ <S^~j pour vJUwJ ^t vJuIj ,V de maison en mai- ■* * « " * ^-^ « # ** ' w ^
sow.'iW .^l~o pouriUl^j T-'-r^ Ji chaque jour, au matin et au soir. Ces manières de s'exprimer sont des formules adverbiales; j'en parlerai ailleurs. Dans les numératifs dont il s'agit, il y a ellipse de la conjonction et.
937. Les numératifs des dizaines, depuis vingt jusqu'à quatre-vingt-dix, sont les mêmes pour les deux genres :
^j^..>!»& Vingt. .j y , , soixante.
jjj-»-'*— > trente. .^-t.-.u soixante-dix.
^^^-«-fji quarante, ,^L^' quatre-vingts.
^^-— *^ cinquante. , ^-»— » J quatre-vingt-dix.
Au lieu de ^^jJ'iLi', on peut écrire \ ^LLj'.
Ces numératifs ont deux terminaisons, l'une pour le nominatif et l'autre pour le génitif et l'accusatif, comme les pluriels réguliers. Exemple : nominatif ^jj^, génitif et accusatif J^^
(1) Quelques grammairiens arabes cependant les déclinent dans certains cas, par exemple quand ils se joignent à des pronoms afflxes ; mais cela est contraire à l'opinion reçue.
(2) Voyez Martellotto : Instit. ling. ar., p. 137.
vingt, et ainsi des autres. Ils sont toujours employés comme noms et sont suivis du nom de la chose nombrée que Ton met à l'accusatif; mais ils ne perdent pas pour cela leur . final, comme le font les pluriels réguliers (n» 929) quand ils ont un complément; cela arrive cependant quelquefois. On dit alors au nominatif Lj i^, !jj!LJ', au génitif et à l'accusatif ^j i»=, J^', et ainsi des autres.
938. Dans les autres nombres composés de dizaines et d'unités, depuis wi'w^^^ jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf, on interpose la conjonction j et entre les deux numératifs, on place le plus petit nombre le premier et l'on décline les deux numératifs. Exemple: nominatif .j^i-sj J.^', génitif ^^i^j j>-^î, accusatif ^yijix^^ ]^j^^ vingt et un.
939. Les numératifs d'unités et de dizaines admettent quelquefois des pluriels. Ces pluriels désignent des agrégations composées d'un nombre égal d'individus. Ainsi l'on dit -^'yi^ des dizaines, des compagnies de dix hommes; vo' — —^^jSu-c des
vingtaines, des compagnies de vingt hommes; O^'-u^s*^ des cinquantaines, des compagnies de cinquante hommes, etc.
940. Les numératifs des centaines sont, pour les deux genres : cent. ï)L=o^^~. six cents.
)l/> deux cents. L)L» <i/ sept cents.
huit cents.
■>y ^'^' trois cents. JL-jL» ,UJ'
iuL» ji-J ,! quatre cents. Ï)U ^Uj i
i-jU |~^^ cinq cents. a jU> ju^J' neuf cents.
Les deux numératifs hy cent et .LLjU deicx cents se déclinent à la manière des noms : L>U fait au pluriel ^^j^' , o'-i^ , ^O et .y-j\-^. On écrit aussi a)U et i-X-/».
Depuis trois cents jusqu'à neuf cents, les numératifs sont composés des numératifs d'unités v^^î — > trois, ^j' quatre et autres, avec le mot ï— j L* cent; on en forme même souvent un seul mot. Néanmoins, on considère les deux numératifs qui entrent dans la composition de ces noms de centaines comme formant un rapport composé d'un antécédent et d'un conséquent. L'antécédent est le numératif d'unités, qui se décline régulièrement comme les noms de la première déclinaison, en perdant seulement la voyelle nasale, à cause qu'il a un complément (n» 939), et le conséquent est le mot ajU cent, que l'on met au génitif avec la voyelle nasale s'il n'a pas lui-même de complément, ou sans voyelle nasale s'il a pour complément la chose nombrée. Exemples : J4-. ajU*' ,1 il^- Quatre cents hommes
sont venus; ^^i-^j ^S'^^J M^ (r*^ *-"" ^ ^'^ l'année cinq cent trente et un.
Il faut observer que, dans cette composition des numératifs de centaines, il y a cela de particulier que le mot â-j. L^» est au singulier, quoique, dans la règle, il dût être au pluriel, les numératifs d'unités depuis trois jusqu'à dix exigeant le nom de la chose nombrée au génitif et au pluriel. (•'
(1) L'auteur du Kamous dit que l'on se sert de '^y »-i-^ et i-rf^ O-^J— i , mais que le premier est plus usité.
Ce que je dis ici sur la manière de former et de décliner les numératifs de centaines est contraire à ce qu'enseignent la plupart des grammairiens, qui veulent
que ces numératifs soient indéclinables et que l'on dise invariablement ijUiJj' et ii-jU«-j . ) , comme l'on dit j'^ iJLLJ eij^Lc 4 xj.). (Voyez Martellotto, Institut, ling. ar., p. 141 ; Guadagnoli, Brèves ling. ar. Institut., p. 180; Agapit à Valle-flammarum, F/oî-es grammat. ar. idioni., p. 197.) Mais je me suis décidé à m'écarter de leur opinion : 1» sur l'autorité de Djewhari et de Firouzabadi, qui
supposent évidemment que dans ces numératifs il y a *-* '— *>' , ce qui ne serait
pas s'ils formaient, comme >—^ i^;^J i , des composés indéclinables; 2" sur celle d'Ebn Farhât, qui ne compte point ces numératifs parmi les noms indécli-