Les numératifs de mille sont
-^s \\ mille. ^ ^iJ! i j'iLJ' trois raille.
\ à '! deux mille. i^^' *^j' quatre mille.
et ainsi des autres jusqu'à dix mille;
UJI Jii6 j^) orne mille. LU! j-i.c u i'! doute mille. et ainsi des autres jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf mille ;
^à.n L-)U> cent mille. >^JI L>UîJj' trois cent mille,
y àJt L£jl> deux cent mille.
nables accidentellement, comme les numératifs composés, depuis treize jusqu'à iix-neu^ (msxi. ar. de la Bibl. du Roi, n° 1293 A, fol. 87 retto), et qui observe seulement que, dans les numératifs de centaines, on dit <^;^ au singulier,au lieu
qu'on devrait dire O^LI-^ ou vT-'r^—^ au génitif pluriel, comme on dit
/ • • ^ J 1 =^ 1 * '^ — * — ' (\bià., folio 118 xier%o) ; 3» sur le silence d'Ebn Malec
dans VAlflyya; de son fils dans son commentaire sur ce poème, commentaire dont le titre est ■^ ' — ' , . f-J ' ï '—i-i ! J,' di S LJJ I j-4-^''.
et de Hariri dans son commentairn sur son Molhal alirab, où il observe que, dans ces numératifs de centaines, ceux d'unités sont mis à la forme féminine
O-'— L-J', tj"*^) parce qu'ils sont effectivement féminins, à cause que ^.'— ^ est de ce genre, et ne dit pas un mot de leur prétendue indéclinabilité; 4» sur l'autorité de plusieurs bons manuscrits, où j'ai toujours trouvé ces mots déclinés comme je le fais, et spécialement de ce passage de l'Alcoran (sur. 18, vers. 26) :
l»~j' IjJiJjij ^~— i-J— ^ 0 o' «i^é^ ^ ^ L>-*~î «'* demeurèrent trois cents ans dans leur caverne et neuf ans en outre de cela. Il est vrai que les commentateurs ne sont pas tous d'accord sur la manière de lire ce passage, mais ils diffèrent seulement en ce que les uns lisent *-^. '-' sans tenwin, regardant ^J~^ comme son complément, quoique régulièrement il dût alors être au singulier *— ^-> , et que les autres lisent avec le tenwin ï— >U> , considérant , .r-— ' comme
un accusatif qui est en concordance avec w'-*-' , ce qui est indifférent pour la question dont il s'agit. Ebn Malec a suivi la première opinion dans son Alfiyya
ou^»-3r^' J i~sj»^l <«>'jO, où il s'exprime ainsi :
942. Tous les numératifs de centaines de raille éprouvent, en prenant un complément, les mêmes changements que les noms.
943. Dans les nombres où il entre des unités et des dizaines, on place toujours les unités avaîit les dizaines; mais, s'il y a des centaines et des mille, on peut placer d'abord les mille, puis les centaines et ensuite les unités et les dizaines, ou bien placer d'abord les unités, puis les dizaines et ensuite les centaines et les mille.
NUMÉRATIFS ORDINAUX
944. Les numératifs ordinaux sont nommés par les grammairiens arabes J^li .jj ^Jc .îiiJi ^ |J ll^l [Ji3\ noms
dérivés des nombres, de la forme du nom d'agent J&LJ.
Masculin Féminin Masculin Féminin
Jj' o^' premier, première. vJ^Li' ï-iJU' troisième. ^Lj' ï-^l-i deuxième. s >!. ï-*— :'!i quatrième.
JAeU au singulier le complément de cent et de mille; quelquefois cependant, mais rarement, on emploie le pluriel après cent (man. ar. de la Bibl. du Roi, n* 1234, fol. 129 recto, ci n" 1291, fol. 30 recto). ^
Enfin, la cause à laquelle on attribue l'indéclinabilité de t— ^c J— a.) onze et autres numératifs jusqu'à dix-neuf ae peut s'appliquer à ceux de centaines. On compte les numératifs indéclinables parmi les composés renfermant une ellipse
..~ft/.:a! ^^^j-A, et l'on fait consister cette ellipse en ce qu'il manque la conjonction et devant le nombre j—^ ou «j— i^ dix; or, cette raison ne peut avoir aucune application aux numératifs de centaines (man., 1234 ibid.)
J'ajoute encore que Djewhari, au mot ic',^—*-^ '*«'*'» assure positivement que l'on dit i'j-'^ L^ ^' *~„ ^ W Auj< /'emmes et ft«i<ce»(s, comme l'on dit *ij I J — J-t |<^'— ^ le kadhi d'Abd Allah, ce qui suppose évidemment que l'on décline^ Uj' comme ^c^^> et ï-r'.'-^ ainsi que ïj~^ comme -> — :-=.
Masculin Féminin Masculin Féminin
1^}-=^ i wli. cinquième. jj-^^' ^-^^~> huitième.
^^^L w ^.w^Lu. sixième. s wLj' Lju-L) neuvième.
^ — jLw i*)L» septième. , — i-Lc i'^lS dixième.
^j^us vingtième, et ainsi des autres dizaines pour lesquelles on emploie les numératifs cardinaux.
Au lieu de jj*^'^ cinquième, on dit aussi ^.U. et, sans voyelle
nasale, ^^; et l'on dit de même :>L1 et voLl et, sans voyelle
nasale, ^^L et ^'L pour ^^^^L, sixième.
945. Les numératifs ordinaux composés d'unités et de dizaines se forment à peu près comme les numératifs cardinaux et sont indéclinables depuis owse jusqu'à dix-neuf, comme
Masculin Féminin
j-i^ ^^^ ij-iA» *-J.^l^ onzième, j-likO - — )l j' «»i* 2LwJLj' douzième,
j-^ »^JLJ' 'i'jJLs, ï l)U' treizième, et ainsi des autres jusqu'à dix-neuf. Mais, lorsqu'ils prennent l'article, on décline le premier nombre, et le second seul reste indéclinable. On dit^donc en ce cas, au nominatif Jii JJLU ! , au génitif jii ^ID t et à l'accusatif^ >iJU I le treizième, et ainsi des autres, tant au masculin qu'au féminin. Dans ^:il-l et ^^i, on dit avec l'article, au nominatif et au génitif, ^:^£^ ! et^jï) !, et à l'accusatif ^^Û: I et /^Û I (n» 226).
946. Depuis vingt, on place la conjonction j et entre le numératif d'unités et celui de dizaines, comme : nominatif ^jL^ iJiJ~^-> ^^^9t ^i unième, et au féminin ,jj/^ H'^'^; génitif, c^J-^-5 ^^}^'' accusatif, .^^j^^ ^jU..fi) Quelques gram-
(1) On trouve souvent, dans co cas, la conjonction supprimée. Je crois que,
mairiens ne déclinent que le numératif de dizaines. On peut joindre l'article à ces numératifs ordinaux, et il faut alors le
mettre aux deux numératifs. Exemple : ^\y^ ' i ^|p ' jJ*)^ ' le psaume guatre-vingt-quatrième.
On substitue quelquefois le numératif cardinal au numératif ordinal.
NUMÉRATIFS FRACTIONNAIRES
947. f Les Arabes ont des numératifs particuliers pour exprimer les nombres fractionnaires, depuis un tiers jusqu'à un dixième. Ce sont des noms de la première déclinaison, des
formes Jjt-i ou Ji* et J^*^- Exemples : *J^', siJLj' et O^JLi' un
tiers, (T--^ et / ^^x-' un sixième, ^ftJ et /;»*-J "w huitième. Ces numératifs forment leur duel régulièrement; leur pluriel est irrégulier et de la forme JUàL
Passé un dixième, on se sert d'une périphrase; on dit, par exemple, !»>=>. ^jî^ (^ •'>?'' LJ'bLi' trois parties de vingt parties, c'est-à-dirè trois vingtièmes.
NUMÉRATIFS DISTRIBUTIFS
948. t J'appelle numératifs distributifs ceux qui expriment les parties d'un tout divisé en portions égales composées d'une ou de plusieurs unités. C'est ce que les Latins expriment par les mots singuli, bini, terni, et que nous exprimons en français par ces formules: un à un, deux à deux, quatre à quatre. On peut exprimer la même chose en arabe, soit en employant le numératif cardinal et en le répétant deux fois immédiatement.
la conjonction étant supprimée, le numératif des unités devient indéclinable et doit toujours se terminer par un (alha; c'est du moins ce que semble exiger l'analogie, car ces numératifs complexes rentrent alors, ce me semble, dans la
catégorie des noms composés appelés jC^^^ (n' 595).
tV ûrSCOtIRS 427
comme J-a-tj >>Oktj un à un, .Ui'l .lli! deux à deux, et, pour ïe fè-
minin,ïJ^lj 'i'y^'^ une à wne^ .IxIj' t .L£IJ1 deux à deux, soit en faisant usage, depuis m)i jusqu'à dix, de numératifs particuliers des formes J 1x3 ou Jj>l^,que l'on emploie ou seuls ou redoublés. Exemples ; i^\ Jlkt ou i^j ^^^ ou enfin s~^y ^J^y un à un, îLjlj âLjJ' ou ^^-^ 5^-^ c^ewa; à deux, f-^< f-^j ou «jy» ^J^ quatre à quatre. Ces numératifs sont de la seconde déclinaison.
NUMÉRATIFS PÉRIODIQUES
949. f Les numératifs qui servent à indiquer le retour périodique d'une même circonstance après un temps déterminé sont de la forme Jjts et de la première déclinaison. On les met à l'accusatif avec ou sans article. Exemples : O-^LSJ ! ou Li-l-i'
tous les trois (jours, mois, ans), ^*iJ ! ou 1— ;6 J' tous les huit (jours, mois, ans).
Le plus souvent on se contente du numératif, sans exprimer s'il s'agit de j'ours, de mois, etc., parce que la nature de la chose dont on parle permet cette ellipse. Mais quand cela est nécessaire, on peut l'exprimer, comme dans cet exemple :
i.^-. isiJjD 1 ty> yi:L\ v-n-iUJ il boit du Vin une fois tous les trois ans.