V Lu niriiii' ciiost' se praliipie lorsque la consonne
djezmée qui termine un mot est homogène avec celle qui commence le mot suivant, mais non identique. Exemples :
120. f Cette sorte d'insertion se nomme, dans le premier cas, ^jli»,3l ^ Iji^ j,\k^S , c'est-à-dire petite insertion qui a lieu dans deux lettres semblables ; dans le second cas, on la nomme ^j*JW01 ^ j^à^ic M-^^ , c'est-à-dire petite insertion qui a lieu dans deux lettres analogues.
121. t Dans tous les cas dont j'ai parlé jusqu'ici, on doit omettre le djezma de la lettre quiescenle. On doit donc écrire
^>-a£J! et non [^*iJ! , ô'iw et non vj>i*j , ^\^ il et non ^L^ 3!, Jj Jj et non jj Jj .
122. + On insère aussi par un teschdid la dernière consonne d'un mot, lors même qu'elle n'est pas"djezmée,raais qu'elle est mue par une voyelle dans la première consonne du mot suivant, soit que ces deux lettres soient identiques ou qu'elles soient seulement homogènes. '•) Dans le premier cas, cette
(1) Ce genre d'insertion est particulier, je crois, à certains lecteurs de l'Aleoran et n'est point généralement admis. Je pense que les grammairiens qui l'admettent se contentent de prononcer rapidement et faiblement ou d'escamoter la voyelle qui termine le premier des deux mots consécutifs. Djewhari,dans un passage que j'ai cité précédemment (p. 42, n» 82, note), désapprouve ce genre d'insertion, et j'ai lieu de croire qu'il était particulier à un fameux lecteur de l'Alcoran, nommé Abou Amrou, imité en cela, du moins en partie, par Hamza. Voyez à ce sujet les Notices et extraits des vianuscrits, t. IX, p. 82.
insertion se nomme ^r^' ^^r>^ .-•'^■î', c'est-à-dire grande insertion qui a lieu dans deux lettres semblables. Exemples :
tf (ji^JU wSi'j *i5î j^ ., j-^ ^^Z»" Utt jUi
6 »>N u.Uj» »A*^3 lilj
6^C; ^^i^;^ jiî./y Jy! 3-^!j (3"^'-'
t^jCj ^jli' ^-iXi
Dans le manuscrit d'où j'ai tiré tous ces exemples, le teschdid, en ce cas, est écrit en encre rouge.
Si les deux lettres ne sont pas identiques, comme dans les exemples précédents, mais seulement homogènes, l'insertion
se nomme ^1.I.jU:'^*J1 ^ »^ JSS\ , c'est-à-dire grande insertion rjici a lieu dans deux lettres ho mo gènes. Quelque?) grammairiens appellent .(Llilsr^-» les deux lettres semblables et XiJsXj' les deux lettres analogues ou homogènes. O Exemples :
(I) Le principe général de cette insertion, c'est que les deux lettres soient du même organe ou qu'elles appartiennent à la même catégorie de lettres, telles que iSjj^sr^, A^^»^/> , lïxL^ , etc. D'ordinaire, la première lettre est absorbée dans la seconde; quelquefois, mais rarement, c'est la seconde qui, étant d'une prononciation plus facile ou plus euphonique, absorbe la première : il y a même des cas très rares où les deux lettres se changent en une troisième, comme dans
O»» pour ' .A--». .
M. Lumsden a traité, dans un grand détail, de ces élisions et même de celles
Dans ces exemples et autres semblables, le teschdid est écrit en encre rouge, comme dans les précédents.
Dans les deux derniers cas dont je viens de parler, il y a élision de la dernière voyelle du premier mot, et la consonne qui commence le second mol est doublée pour tenir lieu de celle
qui termine le mot précédent. Les pronoms afiixes v^, ^^,
*=5, ^1==" sont censés former un mot séparé, comme dans cet exemple: »CjLlà.. Le is est regardé comme un o, dans ces mots, par exemple : ^^V IÀJ^\ 7y .
123. f Je ne puis déterminer précisément quelles sont les lettres comprises sous la dénomination de. v^jUt-v^ homogènes.^ Voici celles que j'ai remarquées :
qui sont particulières à quelques tribus arabes. Les règles qu'il pose ne sont pas toujours d'accord avec les observations que j'ai consignées ici, ce qui ne doit pas surprendre, parce qu'il y a, entre les diverses écoles des grammairiens arabes et des lecteurs de l'Alcoran, différence d'opinions sur plusieurs points de ce système euphonique. Gomme ceci n'est d'aucune utilité pour l'étude de la langue, je n'ai pas voulu m'élendre davantage sur ce sujet, et je me borne à renvoyer les lecteurs qui .seraient curieux d'approfondir cette matière aux commentateurs de l'Alcoran, au Dictionnaire de Djewhari et à la Grammaire arabe de M. Lumsden, p. 481 et suiv.
(1) Béidhawi, dans un passage de son Commentaire sur l'Alcoran, que j'ai inséré dans mon Anthologie grammaticale arabe, p. 4, compte IS lettres qui ne sont susceptibles d'insertion que dans leurs semblables, et 13 qui s'insèrent
Le vO éprouve l'élision devant les lettres ^, -, .J, 3, j, ,y^,
Le ô, devant les trois lettres vO, [>" et (r- ; Le -, devant le o»;
Le -, devant les lettres vO, ~i', -►, -i ,j, ^ .-■. (j« et jio; Le 3 , devant les lettres c^ , - , (^ et (j<a ; Le ., devant le J.
Le ,^- et le ^ s'élident réciproquement; Le ^ souffre pareillement l'élision devant le ^; Le (ji élide le «^^Tet le o/'pi'oduit le même effet sur le ^; Le J est élidé devant le , et lej;
Enfin, le . éprouve l'élision lorsqu'il est suivi du . ou du J.(i)
aussi bien dans leurs analogues que dans leurs semblables. La première catégorie renferme les lettres ', ■-, j, ij^, (/=, ^J=, ■=, ■», ^, ^, ^, /», «, J et >Ç, et la deuxième, les lettres w", O», w', -;^, p-,'2, -^ijjj) ;,'-'> Jj, ^, Jet j^,.
Béidhawi,au lieu du mol jwJLsrv , se sert de l'expression w^tiJo», qui en est l'équivalent.
(1) Pour ne rien omettre de ce qui concerne cette matière, je dois faire observer que, suivant la Grammaire des Maronites, les permutations de lettres ont lieu seulement quand la première est djezmée, soit que les deux lettres se trouvent dans le même mot ou dans deux mots en contact (p. 30 et 31), et qu'elles ont lieu plus communément entre les lettres du même organe (p. 31|.Les changements que certaines lettres éprouvent dans leur prononciation, à raison de la rencontre de quelque autre lettre, sont, suixant la même Grammaire (p. 37 et suiv.).ceux que voici :
Le w» , devant le >> s et le /• , se cliauge en la lettre qui le suit.
Le w» se change en ■*» après le (jo et le », et en ^ après le J .
Le •«^ , devant les lettres -^ j i > r -^ > (^ et i , se change en la lettre suivante.
Il en est de même du devant le 1 ;
Du ^ devant le 0.> et le i;
Ou •i devant les lettres w' , ^ et ■« ;