‹ Grammaire arabe de Silvestre de Sacy. 3. ©d., pub. par l'Institut de Carthage et rev. par L. MachuelChapitre 26 sur 188 · On dislingue encore le medda nécessaire ^\V et le · texte numérisé non relu

On dislingue encore le medda nécessaire ^\V et le

medda accidentel i> >u; . Le medda nécessaire est celui qui a

lieu lorsqu'une lettre de prolongation est suivie immédiatement, dans le même mot, d'une autre lettre djezmée; exemple:

i L« . Le medda est accidentel toutes les fois que la dernière

consonne d'un mot, étant précédée d'une lettre de prolongation, perd dans la prononciation la voyelle qui doit lui appartenir et devient quiescente, parce que le mot dont elle fait partie est le dernier d'une période, et que le lecteur doit se

reposer (no 75) ; exemples : .Ll.^ ! , ,j^<^ , ^1^^, • La même

chose a lieu si l'avant-dernière lettre du mot, au lieu d'être une lettre de prolongation, est un j ou un ^ djezmé, comme

dans v>:>r^ et ^^^ . Le medda accidentel n'est indiqué par aucun signe dans l'écriture, et la lettre qui termine une période ou même un chapitre de l'Alcoran conserve la voyelle écrite, quoiqu'on ne doive pas la prononcer. Les lecteurs de l'Alcoran ne sont pas même d'accord sur l'usage du medda accidentel.

149. f Lorsque Vélif (\\x\ commence un mot ou monosyllabe est suivi d'une des lettres ' , j et ^ djezmées ou quiescentes, cet I est toujours, dans les manuscrits dont je viens de parler, marqué d'un medda: mais il y a cette différence que, lorsque la lettre suivante est un t, elle disparait entièrement, ainsi que le fatha qui la précède; lorsque c'est un j ou un ^, on la conserve ainsi que le dhamma ou le kesra par lesquels est

mû l'ëW/" précédent; exemples: Uj»I , ^^1, jU^', o^^M .

160. f On place aussi un medda sur le s final servant de pronom affixe, par la raison que j'ai déjà dite (n" 147) , mais ce medda est figuré en encre rouge.

Dans les deux derniers cas que je viens d'indiquer, le medda est figuré plus petit que dans les autres circonstances.

151. Dans les livres imprimés, et même dans les manuscrits où l'on conserve les signes des voyelles, on omet souvent le medda, sans qu'il en résulte aucune difficulté réelle pour la lecture.

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