faut encore excepter de la règle précédente Vélif
d'union, comme dans j^'>\j , ainsi que Vélif qu\ se met après
le j quiescent à la fm d'un mot (n» 68), comme dans ].j^; mais ce dernier élif est muet et n'influe pas d'une manière sensible sur la prononciation.
(1) J'ai suivi ici la règle donnée par l'auteur du >— ^^j-^ ' ^-^ ^^ , imprimé
à Rome en 1610, p. 33; néanmoins, je ne connais jusqu'à présent aucun exemple du j ou du i3 faisant fonction de lettres de prolongation et suivis d'une
autre lettre djezmée. Si la règle est vraie, on doit dire ^j^ , au prétérit du passif ou voix objective de la troisième forme dérivée du verbe sourd, comme on dit
J L» et -^ I i ; mais j'ai cherché inutilement des exemples de cette forme passive.
Une raison de croire que l'observation de l'auteur du Tasrifesi inexacte, et que cette exception n'a lieu qu'avec Vélif de prolongation, c'est que, dans la première forme de l'aoriste énergique (ou futur paragogique lourd d'B>pénius),
on dit avec Vélif, au duel, (J'/^M > c) v^*~' ' ®* *" pluriel féminin,
1 uj-^o , ^ bj-oo , tandis qu'à la seconde personne du singulier féminin
on dit jv)^r°^ st ion ;^ij^^ ' ^t au pluriel masculin, ^^j'^ > (J./"°*'
et non jj j/^*iî t ijj j-*^^ • La même chose a lieu à la première forme de l'impératif énergique (ou impératif paragogique lourd d'Erpénius). M. Lumsden (a Grammar of Ihe arable tangiiage, p. 479) admet la forme
passive ■Jj*' pour ^ •î«oJ , mais je crains que ce ne soit une invention des grammairiens systématiques, et que l'usage ne la justifie point.