IL — RÈGLES PARTICULIÈRES A VÉLIF
185. L'élifhamzé mû au milieu d'un mot se change enj s'il a pour voyelle un dhamma, et en ^ s'il a pour voyelle un kesra, soit qu'il soit précédé d'une voyelle ou d'une lettre djezmée. Exemples :
;j pour ^\j
186. Uélif hanizé mû au milieu d'un mot par un fatha se change en^ quand il est précédé immédiatement d'un dhamma et en ^ quand il est précédé immédiatement d'un ^esra. Quelques grammairiens autorisent même ce changement de Vélif hamzé en j ou en ^ en supprimant tout à fait l'articulation du hamza et lors même que le cas dont il s'agit a lieu entre deux mots consécutifs. Exemples :
Jj^ et Jlj.
pour
jiL.:
pour
187. Le hamza ou é/i/" hamzé, étant quiescent au milieu d'un mot, peut être changé en un t , un . ou un ^ quiescent, conformément à la voyelle dont il est précédé, l'articulation du hamza étant tout à fait supprimée. Exemples :
Jl!j pour J-l^'
fit t t r
188. Le hamza étant précédé d'im j on d'un ^ quiescent, lequel fait fonction de lettre servile,pent se changer en j après un 5 et en ^ après un ^c, et s'unir par un teschdid avec la lettre précédente, l'articulation du hamza étant tout à fait à supprimer.!*) Exemples :
tjj !i;» pour Sr.j. — A>
189. Au milieu d'un mot, le hamza étant précédé d'une lettre quiescente autre qu'un . ou uu -, ou peut supprimer le hamza et transporter la voyelle qui lui appartient sur la lettre précédente. Exemples :
'k-JL^^f pour a Ij.ua/»
J j__^-» — Jjj>— ^
(1) Plusieurs des permutations ou altérations dont le hamza est susceptible
peu\ent se i-.-soudrc en une rétçle générale qu'on verra par la suite : c'est que
' les racines qui ont un iU<i hanizé pour seconde ou troisième radicale peuvent
toujours se convertir en racines concaves, comme J'J' et .'— - , ou en racines
défectueuses, comme Ij.;, Sj'" "' c'fj ' ^'"^' ''°" '"' ^if"^ ^'^ C^"*' comme on ditj^ , Sj" et ^-^j , pour : ij*-^ , ^ly et j^.^ : on dit
de même <flj pour ^j^\ •, comme w
^~fa pour \.^--'^.
IQO.L'é/t/liamzé.mù à la fin d'un mot, se change enj quand il est précédé immédiatement d'un dhamma, et en ^ quand il est précédé immédiatement d'un kesra. Exemples :
pour
191. L'é/i/hamzé, à la fin d'un mot, étant précédé d'un fatha, peut se changer en j quand il est mû par un dhamma, et en ^, quand il est mû par un kesra. Exemples :
pour
Mais on peut écrire aussi bien LLiJ ou jL;-iJ, ayant soin de ne point mettre de medda sur rê/i/.C'est ainsi qu'on lit le plus
souvent dans les grammairiens s'j::I-*J' et .'i;;wo— ''.
192. Vélif hamzé, à la fin d'un mot, étant précédé d'une lettre djezmée, s'écrit par un hamza seulement (n" 128) ; mais on peut transporter la voyelle sur la lettre djezmée, et alors le hamza se change en ' , en ^ ou en ^, suivant la voyelle qui le précède. Ainsi l'on écrit :
ij — 4^ pour
^j-lT -
193. S'il se rencontre dans un même mot deux ! hamzés de suite et que le premier des deux soit mû par une voyelle et le second djezmé, celui-ci perd de droit son hamza et se prononce simplement comme lettre de prolongation, se changeant, s'il y a lieu, en j ou en ^. Exemples :
pour ,., --M
194. L'élif de prolongation, étant précédé d'un autre i mû par un fatha, disparait; cette suppression est indiquée par la position du faiha (n" 71), qu'on place perpendiculairement, ou par le medcla (n" l'iS), comme dans
, --' on f -■ ! pour , A\
Cette suppression a lieu aussi quelquefois, dans certains mots très usités, pour l'é/i/ de prolongation, quoiqu'il ne soit pas précédé d'un autre ! (n» 71), comme dans
c^*~^- pour J^-^^
105. Il arrive souvent que de deux î qui se rencontrent au milieu d'un mot, dont le premier est un ! hamzé mû par un faiha et le second par un ! de prolongation, le premier se cliange en j sans /(az/v^a, comme :
'jj^|y j pour !.^^1Lj ou 'jj — -"t— '
Cependant, c'est surtout après un t hamzé que cela a lieu, comme dans le dernier exemple, et il ne faut changer ainsi Xélif hamzé en j que quand cela est autorisé par l'usage. Ce serait une faute d'écrire
Jl — ' pour J
vw^ji; — » pour ^,' »