‹ Grammaire arabe de Silvestre de Sacy. 3. ©d., pub. par l'Institut de Carthage et rev. par L. MachuelChapitre 40 sur 188 · t La suppression totale du hamza se nomme Jj.—ù · texte numérisé non relu

t La suppression totale du hamza se nomme Jj.—ù

allégement ou J^;^ adoucissement ,ei le hamza ainsi supprimé

s'appelle i i tt.=s:^ allégé oa a.I^.,....-- arfoî<ci.Quand,au lieu de supprimer tout à fait le hamza, on lui conserve une partie de son articulation, cela se nomme, ou J-:;^, par opposition à la suppression totale désignée alors exclusivement sous le nom

de s^a-a-^i-jOu ^f~i ^^ Jrri*~' adoucissement entre deux, c'est-àdire incomplet, par opposition à J-nf-^. Dans les manuscrits coufiques, où il y a des signes ajoutés, peut-être après coup, pour indiquer les voyelles, Vélif unique conservé porte deux voyelles si le hamza supprimé doit être prononcé par un kesra ou un dhamma. Dans, le premier cas, comme dans ^Sj], Vélif porte le signe du fatha et celui du kesi-a; dans le second, l'é/t/ porte aussi le signe du fatha et celui du dhamma; mais, outre

(1) Voyez Alcoraii, sur. 10, vers. 90; sur. Il , vers. 72, et sur. 12, vers. 40, édition de Hinckelmann.

11 me parait vraisemblable qu'on doit, dans ce cas, prononcer ânta, dlidou , àldna, ârbabou, comme si le second ' , perdant sa voyelle et son hamza, était changé en ' de prolongation. Au reste, il y a beaucoup de différences d'opinions à cet égard entre les lecteurs de l'Alcoran et les grammairiens.

cela, il est suivi d'un ; quiescent ou de prolongation. C'est comme si l'on écrivait en caractère neskhi :

iJslioj ,! pour ^—CLoH

190. f Dans certains Alcorans.dont l'orthographe représente plus exactement celle des anciens manuscrits, on conserve les

deux ! ou bien l'on remplace le second par un j ou un ^. Si l'articulation de Vélifào'û être supprimée, on place au-dessus

de cette lettre un petit (-., abréviation du mot ï 14— ^. ce qui indique qu'on n'en doit tenir aucun compte. Si, au lieu d'être entièrement supprimée, elle doit être remplacée par celle d'un j, on indique cela en plaçant sur la sommité de l'élifim petit ^, et au-dessous de la même lettre un petit ^ en encre rouge. h'élif doit-il être changé dans la prononciation en un ^, on se contente de placer un petit ^c sur la tête de cette lettre. L'éit/" ainsi converti dans la prononciation en j ou en ^ se nomme

iJôI* , c'est-à-dire commué. Dans ces trois cas, ou supprime le hamza.

200. •]- L'élif est encore sujet à quelques autres permutations qui ne s'observent que dans les mêmes manuscrits dont je viens de parler. Ces permutations ont lieu quand, de deux mots qui se suivent immédiatement, le premier finit et le second commence par un I ou un liamza. Si le hamsa final du premier mot a pour voyelle un fatha, Vélif initial du second mot disparait, ainsi que sa voyelle propre, dans la prononciation. Cette suppression est indiquée parla couleur de la voyelle qui est en rouge et par un petit , ^ de la même couleur, comme dans cet exemple :

Vélif du mot ^f} est surmonté d'un , - et le kesra, ainsi

que ce , ^, est en encre rouge.

Si le hamza final du premier mot a pour voyelle un dhamma,

l'é/i/ initial du second mol perd sa voyelle et il se change luimême en un j qui ne fait d'autre fonction que celle de lettre de prolongation. Pour indiquer cette permutation, on place au-dessus de cet I un petit ^ et au-dessous de la même lettre un j , l'un et l'autre écrits en encre rouge. La voyelle qui devait appartenir à ce second ) est aussi peinte en Touge. Ainsi dans ces exemples :

J,! îUJ ^ et Sî! i'i4^

le kesra des mots J,! et 'ii' est en rouge, et l'on voit au-dessus de Vélif un petit , -^ et au-dessous un j de la même couleur. Si le hamza final du premier mot a pour voyelle un kesra, ré/î/" initial du second mot perd sa voyelle el se change en un ^ de prolongation, ce qu'on indique par la couleur rouge de la voyelle et par un petit ^ placé sur la tête de Yélif. Par exemple, dans ces mots:

l'é/i/ initial des mots j! et Js! est surmonté d'un ^ peint en encre rouge, ainsi que le fatha.

Dans tous ces cas, l'é/z/perd son hamza.

201. t Toutes ces observations sont sans doute particulières à l'orthographe de l'Alcoran.qui forme une science spéciale,

connue sous le nom de ^stsr*^*') *w. ; les signes dont j'ai parlé

ne se trouvent même que dans un petit nombre de manuscrits de ce livre. (')

§ m. - RÈGLES PARTICULIÈRES AU j

Page 1