PREFACE IX
sur les rapports logiques et invariables des différentes parties du discours, soit par l'effet de la multiplicité des termes techniques empruntés de la langue arabe et auxquels les traducteurs et les commentateurs se sont contentés de donner des formes et une terminaison latines, ou bien qu'ils ont rendus par des termes barbares qui n'offrent à l'esprit aucune idée claire et précisa. La connaissance de ces termes techniques est cependant d'une nécessité indispensable à quiconque veut entendre les grammairiens, les lexicographes et les scoliastes arabes; et je ne connais aucun livre qui puisse fournir l'intelligence de ces expressions, si ce n'est les grammaires mêmes dont il s'agit. Pour réunir les divers avantages que peuvent produire les deux méthodes suivies, l'une par les grammairiens dont je viens de parler, l'autre par Erpénius et ceux qui l'ont imité, j'ai cru devoir indiquer, autant qu'il m'a été possible, dans tout le cours de ma grammaire, les dénominations données par les écrivains arabes aux éléments de la parole et de l'écriture, aux parties du discours, à toutes les formes et les variations dont chacune d'elles est susceptible, et aux différentes sortes de rapports qui s'établissent, soit entre plusieurs propositions, soit entre les diverses parties d'une même proposition. Non content de cela, après avoir présenté toutes les parties de la syntaxe selon la méthode qui m'a paru la plus conforme à l'analyse logique du langage, j'ai cru nécessaire de traiter de nouveau le même sujet suivant la marche adoptée par les grammairiens arabes.