Si la dernière radicale du verbe est un j, elle se con
sur le verset .1 de la H» surale de l'Alcoran, à l'occasion du mot i^jr^^. i Que, dans cette troisième personne du pluriel féminin de l'aoriste, quelques Arabes
substituaient le O au ^ et qu'ils disaient ^j^^^ au lieu de i^j^^. •
fond pareillement, an moyen d'nn ieschdid, avec le ^ formatit de la première personne du pluriel du prétérit et avec celui qui forme la troisième personne du pluriel féminin du même
temps. Exemples : l^', j^j"! et J^==,pour Lw!, ^^^^-j»' el^^^.
341. Tous les verbes trilitères, primitifs et réguliers, se conjuguent à la voix subjective, comme ^-^^ , et leurs lettres, soit radicales, soit formatives des temps, des nombres, des genres et des personnes, sont affectées des mêmes voyelles ou signes orthographiques que celles de ce même verbe, à l'exception de la seconde lettre radicale, qui peut recevoir les trois voyelles, et, à cet égard, voici ce qu'il faut observer.
342. La seconde lettre radicale des verbes trilitères a ordinairement pour voyelle un fatha, lorsque ces verbes sont actifs, soit qu'ils soient relatifs ou absolus, transitifs ou intransitifs, comme j-^ secourir, f-^ et -oii être assis, ^y^ frapper.
343. Un assez grand nombre de verbes ont pour voyelle de la seconde radicale un kesra. Les verbes de cette classe sont ordinairement neutres, comme ~y être joyeux, ,^ être triste, ijoy être malade. Quelques-uns cependant sont actifs et transitifs, comme J.*c faire, ou intransitifs, comme Se savoir.
344. Un grand nombre de verbes neutres ont pour voyelle de la seconde radicale un dhamma, comme i^y^"^ être beau,
\^ être laid, au moral comme au physique.
345. Plusieurs verbes peuvent prendre les trois voyelles ou deux seulement, mais alors leur signification varie suivant
la voyelle dont la deuxième radicale est affectée. Ainsi .j=^ signifie être triste et '^j^ attrister ; yi^^ bâtir, peupler, cultiver, j*£ vivre longtemps, j-as^ être cultivé, habité; j^Ls demander humblement un secours, quelque petit qu'il soit, aJJ être content
de ce qu'on a; ~J fendre, diviser, ^ji être fendu; ii. élever,
!ti . être tioble, jii. être doué d'une voix haute ; ■J-^\ manger.
J.^=! être mangé de la rouille; y^ être nombreux, j^ surpasser
quelque chose en nombre; ji.^ être petit de dimension, ji-^o être
vil, estimé à peu de valeur ; jx^^ être plus jeune qu'un autre, le surpasser en jeunesse. Cette variété dans la forme du verbe pri-
mitif trilitère se nomme »j>^ figure.
346. On peut donc regarder le kesra ou le dhamma de la deuxième radicale comme le signe ordinaire des verbes neutres, avec cette distinction que le dhamma indique communément une qualité constante, naturelle et habituelle, et le kesr'a une manière d'être accidentelle (n» 320) ou une signification métaphorique; il y a cependant des verbes qui conservent la
même signification avec différentes voyelles. Ainsi, 3y, iy et ij» signifient également être unique, impair.
347. La seconde lettre radicale, quelle que soit sa voyelle à la troisième personne du singulier masculin du prétérit, la conserve dans toutes les inflexions de ce temps.
348. Lorsque la deuxième lettre radicale a pour voyelle au prétérit un fatha, cette voyelle se change ordinairement à
l'aoriste en un dhamma ou en un kesra, comme *— ^^ écrire, aoriste ^^,^Cj; ^J^ s'asseoir, aoriste ^j^liî. Il faut en excepter les verbes dont la deuxième ou la troisième radicale est une des lettres gutturales I, —,-,«.,& et s, car, dans ce cas, le fatha du prétérit demeure ordinairement à l'aoriste, comme J** faire, aoriste J*à^, ; ai' couper, aoriste ^i^..
349. Si la deuxième radicale a pour voyelle au prétérit un kesra, on lui substitue, à l'aoriste, un fatha, comme II* savoir,
/Te-- '
aoriste J*j. Quelques verbes cependant, en très petit nombre, conservent le kesra à l'aoriste, comme ^j^..~^, aoriste ^,^«~s^. .
350. Si la deuxième radicale a pour voyelle au prétérit un dhamma, elle le conserve à l'aoriste, comme (^«~=>. être beau, aoriste ^j"^..
1(54 DES DIîTEBENTES PARTIES
351. Le verbe primitif trilitère peut donc suivre dans sa conjugaison l'un de ces six paradigmes, ou, comme les appellent
les grammairiens arabes, w-',^' portes : 1» Jjià, aoriste j-»^.'i 2" J*J, aoriste jAlJ. 3° Jj^, aoriste Jxi.;; 4° J*i, aoriste J*4; 5° J*3 , aoriste j«^' ; ô" J»3 , aoriste J»1j. . Les trois premières formes sont les plus usitées; on les nomme ^l jj'i!l jLs-, z'&'&K-
à.-dire portes principales, a la lettre, étais des portes. Il faut observer que, toutes les fois que le verbe primitif ré-
gulier exprime l'idée de supériorité IJU^ (no309), il suit constamment le paradigme J**, aoriste J»^,.
352. Quelle que soit la voyelle de la seconde lettre radicale à la troisième personne du singulier masculin de l'aoriste, elle se conserve dans toutes les inflexions de ce temps.
353. A l'impératif, la deuxième lettre radicale a toujours la même voyelle qu'à l'aoriste. Si cette voyelle est un fatha ou un Aresraj'é/j/" caractéristique de l'impératif aura pour voyelle
un /resra, comme t-d^' assieds-toi, Ja) sache, de , r»^^ et J.^;
si la seconde radicale a pour voyelle un dhamma, Té/i/" prend
aussi pour voyelle un dhamma, comme ^,^x=i écris, J-*3i
assieds-toi, ûe -^^^-^V". ^^ .Xxï>.(i)
354. Le pluriel féminin de la forme énergique de l'aoriste et de l'impératif présente une singularité qui mérite d'être
(1) Erpénius affirme que Tpa/ d'union qui caractérise l'impératif dans le verbe
trilitère régulier disparait quelquefois après les conjonctions j et v 9 . Gela
pourrait être et rentrerait dans ce qiii a été dit précédemment ( n» 1.31 ) de la suppression permise de Vélif liamzé. Je ne trouve pourtant rien de semblable dans le Liber Tasripki, ni dans les grammaires de Guadagnuoli, Martellotlo, M. Lumsden et autres, qui ont suivi les grammairiens arabes. M. FraRhn (de Numor. Bulgar. forte antiquhsimo, p. 29) croit que cette observation est bien fondée; mais il n'en cite qu'un seul exemple tiré d'Elmacin et qui, selon toute apparence, n'est qu'une erreur de copiste ou une faute typographique.
DU ûrSCOURg M
remarquée, c'est qu'on y trouve, contre la règle ordinaire (nol01),uue lettre de prolongation suivie d'une lettre djezmée,
car .Iu^JLj est la même chose que ^uIcxj. C'est une exception à cette règle, exception qu'il faut ajouter à celle qu'on a donnée précédemment (n» 183).
355. On substitue quelquefois à l'impératif des verbes trilitères un mot qui ne peut ni se décliner ni se conjuguer et qui
est de la forme JLii ou JUs. Ainsi, de Jy descendre, se forme
J^jj ou J]jj descends.
356. L'aoriste est, comme on le voit dans le paradigme, le seul temps qui admette des variations pour indiquer différents modes, et ces variations ne tombent que sur les inflexions finales. Les Arabes considèrent ces variations dans les inflexions finales de l'aoriste comme des cas, et c'est là une des raisons pour lesquelles ils assimilent l'aoriste aux noms et le nomment
c^'-ja» semblable. Ce que je nomme aoriste de l'indicatif, ds le
nomment «i, ou f-j^y, ou encore Jj^' > '^^î /^ c,L^isJt
aoriste de la première classe; l'aoriste du subjonctif est nommé
par eux ^j^.^i ou ^ '^~=J^, et celui du mode conditionnel ^f>-
ou fi'fF^- Les mots ^. et ^^y , qui, quand il s'agit des noms,
répondent à ce que nous appelons le nominatif , signiùeni pro-
nonce avec un dhamma pour voyelle finale; ■~^-^-^ et ■^.^'j.^.aj^ signifient prononcé avec un fatha pour voyelle finale, et, dans les noms, ces dénominations répondent à ce que nous appe-
Ions l accusatif; quant aux mots >y^ et pj^i ils signifient que la dernière consonne est sans voyelle et est affectée du djezma. En ce qui concerne la forme énergique de l'aoriste et de l'impératif, les grammairiens arabes l'appellent noun d'énergie -^^ ' ^i^ . La première forme se distingue par le surnom
de iLiJ' pesante; la seconde est nommée «^ légère.