‹ Grammaire arabe de Silvestre de Sacy. 3. ©d., pub. par l'Institut de Carthage et rev. par L. MachuelChapitre 80 sur 188 · Les verbes qui ont pour seconde radicale unj ou un · texte numérisé non relu

Les verbes qui ont pour seconde radicale unj ou un

sont nommés par les Arabes v«j9-' , c est-à-dire creux ou concaves, et LJ-LjLj! jj, c'est-à-dire verbes de trois lettres, iiarce qu'un de leurs caractères est de n'avoir que trois lettres à la première personne du singulier du prétérit, oii les verbes réguliers et les verbes défectueux en ont quatre, comme on le voit en comparant w-As j'ai dit,\evhe concave, avec vj>A.xi=> j'ai écrit, .^^.^ je suis allé, O'j Vi j'ai fait la guerre.

516. Ces verbes et les verbes de la classe suivante sont ceux qui s'éloignent le plus des formes régulières; le nombre de ces verbes est très grand, et par cela môme il est essentiel d'en bien connaître la conjugaison.

517. Les verbes qui ont pour seconde radicale un j ou un ^ sont irréguliers aux première, quatrième, septième, huitième et dixième formes seulement; les autres formes se conjuguent régulièrement.

518. Dans ces verbes, la seconde lettre radicale perd toujours sa voyelle; la seconde radicale elle-même disparait quelquefois, et, lorsqu'elle est quiescente,elle éprouve diverses mutations. Toutes les règles qui indiquent les anomalies de

ces verbes se trouvent parmi les règles de permutation communes au j et au ^ (n"* 229-239), et il ne s'agit que d'en taire ici l'application. Nous allons donner le paradigme de la conjugaison de ces verbes, tant à la voix subjective qu'à la voix objective; nous y ajouterons quelques observations.

[Voyez les trois tableaux ci-contre. Le premier pré- .sente la voix subjective d'un verbe dont la seconde radicale est un j; le deuxième, celle d'un verbe dont la seconde radicale est un ^, et le troisième, la voix objective de ces deux verbes.]

OBSERVATIONS

519. J'ai dit que toutes les irrégularités auxquelles est sujette la conjugaison des verbes concaves sont comprises dans les règles de permutation communes au j et au ^. C'est conformément à ces règles qu'on dit, à la troisième personne du

singulier masculin du prétérit, JU» pour J^ et ^l^ pour

^j^ (no 233); qu'à la seconde et à la première personne du

même temps, on dit vj>ij', vl>^ et O^-Aà. pour C-J^, O-JJJ et vj>i^ (no 234); qu'à l'aoriste indicatif on dit Jy-i et ^^U^

fi, c r

pour J'.i6 et v^.sJ (no 236), et à l'aoriste conditionnel Jw et

■~-i^i (no 233). Il en est ainsi des autres anomalies, auxquelles il ne s'agit que d'appliquer les règles comprises sous les nos 229 et suivants, jusqu'au no 239.

520. Les verbes qui ont pour seconde radicale un j prennent un dhamma à l'aoriste, si le prétérit est de l'une des formes

J*j et J»5, comme J jS>, aoriste de J^ , qui est pour JJ, et J J=j!, aoriste de JU», qui est pour Jys. Mais si la seconde radicale a pour voyelle naturelle, au prétérit, un kesra, l'aoriste prend un faiha, comme ^^. pour <^^i, aoriste de -^^, qui est pour ^ja. (no 349).

Page 1