Les verbes qui ont pour seconde radicale un ^ pren
nent, pour la plupart, à l'aoriste un kesra, parce qu'ils sont de la forme j*J, aoriste J.*Ài , comme j-^^i, aoriste de jU., qui est pour 'yL II en est cependant quelques-uns qui sont de la forme J*s, aoriste Ji« (n» 349); ceux-là prennent pour voyelle, à l'aoriste, un fatha, comme «^l^Vpour .^s%f , aoriste de w'L» , qui est pour J,^.
522. L'impératif n'a pas ôiélif d'union, parce que la première radicale est mue, comme dans ^ et j~., et que Yélif d'union ne peut avoir lieu que devant une lettre djezmée (no 131).
523. Il n'y a aucune dilïérence, au prétérit et à l'aoriste de la voix objective, entre les verbes dont la seconde radicale est un j et ceux dont la seconde radicale est un ^.
524. 7 Cependant, ceux dont la seconde radicale est uuj et qui sont de la forme J-xà, aoriste Jji«, peuvent, à la voix objective, dans les personnes où la troisième radicale est djezmée, prendre pour voyelle de la première radicale un dhamma au lieu d'un kesra; on peut donc dire C^ et C^ au lieu de cJiâ et '.SJi; alors, il n'y a aucune dilïérence entre ces personnes du prétérit à la voix subjective et les mêmes personnes à la voix objective: d'où il résulte une sorte de confusion nommée par les grammairiens arabes rr-'^'.
525. f II parait que quelques grammairiens arabes n'altéraient pas tant la forme régulière de la voix objective dans les verbes concaves, et qu'ils disaient J-i, en prononçant rapidement la première voyelle; du moins est-ce ainsi que quelques lecteurs de l'Alcoran prononçaient Jj,^ja-i, • ,=>. et '^^, comme on l'observe dans certains manuscrits. ("
(1) Djewhari.au mot ç-^, observe qu'on dit, à la voix objective, ^> ou ^, ou même ç-^, et qu'il en est de même de J^, u>r-f et autres verbes sembla-
526. •{- Il n'est pas inutile d'observer que, dans les verbes concaves dont la première radicale est un C-'.ce o s'unit par un teschdid avec le c^ formatif des secondes personnes du prétérit et de la première personne du singulier du même temps (n" 337). Ainsi, de voU on fait, à la première personne
du singulier, c^, et aux secondes personnes, ô-^, c^, U^, etc.
527. X Dans les verbes concaves dont la dernière radicale est un j, la même chose a lieu toutes les fois que ce ., étant djezmé, doit être suivi d'un . formatif (n» 340). Ainsi, de ^Uj on fait, à la troisième personne du pluriel féminin du prétérit et à la seconde personne du pluriel féminin de l'impératif,
w.*; à la première personne du pluriel commun du prétérit, LI^; à la troisième personne du pluriel féminin de l'aoriste,
528.7 Cette observation et la précédente s'appliquent également aux verbes dérivés, et il est essentiel d'y faire attention pour trouver la racine, surtout quand on lit de l'arabe écrit sans voyelles ni signes orthographiques.