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CHAPITRE SECOND

Règles de permutation des lettres infirmes.

35. On a déjà remarqué que les lettres 1 ^ s'appellent infir-

mes parcequ'clles sont sujettes à diverses permutations

que les grammairiens arabes regardent comme une espèce d'infirmité. Ces permutations changent quelquefois tellement les racines des mots qui renferment une ou plusieurs de ces lettres, qu'il est nécessaire de donner quelques règles pour les reconnaître.

Règles générales.

36. Les lettres infirmes ne se changent pas au commencement d'un mol. L’î initial étant précédé d'une des particules inséparables

! y J il j J i est toujours pensé la première lettre du mot et ne souffre

aucun changement.

37. L’ I et le ^ au commencement d’un mot se suppriment quelquefois, comme dans les impératifs de quelques verbes hamzés et dans les formes dérivées des verbes assimilés ; suppression dont il sera parlé dans le chapitre sur le verbe. — Les deux mêmes lettres se changent quel-

que fois entre elles au commencement d’un mot, exemple: pour

38. Les lettres infirmes étant quiescentes et précédées de voyelles hétérogènes, leur deviennent homogènes. L’ I est homogène au fatha,

OZ ‘jj 9 -

le au kesra et le $ au damma; • exemples: y* — — yj pour

— y \j. — Celte analogie des lettres infirmes avec les trois

voyelles a fait donner au fatha le nom de au kesra celui

o « Orc y o i «• ; «s > o i

de et ai^ damma celui de ,^>1.

Règles de permutation des lettres infirmes.

39. Souvent le ► et le t s précédés d’un fatha ne changent point et X prenant un djezma, forment une diphthongue avec la voyelle qui précède,

ou ils tiennent la place d’un I quiescent et alors ils ne prennent point de djezma (n? 10 , e).

40. Les lettres infirmes disparaissent entièrement avant une lettre ^ djezmée, si ce n’est dans les duels et les pluriels de l’aoriste et de l'impératif énergiques, dans la onzième conjugaison et dans les formes dérivées des verbes sourds, où la lettre djezmée, quoiqu' elle ne soit pas écrite, est virtuellement renfermée dans le tesehdid (n? 10 , a).

41. Les lettres infirmes se trouvant à la fin d'un mot après un éiif servile et quiescent , se changeut en hamza , mais elles ne sont plus considérées comme des lettres finales , lorsqu’il survient un suffixe ;

exemple:

Règles particulières à l ' !.

42. L’ 1 au milieu d’un mot devient un ► ou un ^5 selon la voyelle

par laquelle il est mu, comme — S**" pour ù'; — Etant

mu par un fatha, il devient homogène à la voyelle dont il est immédiateo r » * é «

ment précédé, comme o 'j-w —

43. De deux élifs qui se suivent immédiatement au milieu d’un mot, l’un étant un I hamzé et mu par un fatha et l’autre un S de prolon-

gation, le premier se change en j, comme

44. Quand le ^ et le i 5 remplacent un l radical , ils sont toujours surmontés d’un hamza et le ^ écrit sans points diacritiques (n? 20 ). Pour supprimer ce hamza, il faut que la lettre précédente soit elle-même

un hamza; exemples: — e !'Âj I — pour 1^5 ' — «ÎAjI — -

qUj 1 .

45. Lorsque l’élif à la fin d’un mot est mu par un domina et pré-

cédé d’un fatha, on peut le conserver, comme — Ua^ul — U-ü* —

1 jiù I ou le changer en *, , comme .

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