Si l’on trouve quelquefois un nom mis par apposition au
pronom interrogatif q*, ce nom est toujours indéterminé; exemples:
1 fs ^ quel homme? a ^ ywe/ cavalier? (n? 495).
713. Cette espèce d’apposition a aussi lieu avec le conjonctif dans
ces phrases : e'J q+j o , y’ai rencontré quelqu'un qui t'est
agréable; ÜÇl I v^> ^ fti bUai Üj il nous suffit
de t amour du prophète pour nous distinguer des autres.
714. Les pronoms interrogatifs ^ et U ne sont susceptibles d’aucune variation de genre, de nombre, ni de cas ; le masculin sert aussi pour le féminin , le singulier pour le duel et le pluriel, et le nominatif
pour le génitif et l’accusatif ; exemples : ^ o ^ dis-7noi
quelle était ta mère? sù y^>- ^ quelles sont ses forces et
.. o £ o .. > & oî .
ses troupes auxiliaires? q* de qui es- tu le Jils? ^*>1 ^
je ne sais pas près de qui fai passé? ^ i 'à
eGo^Lé je ne sais pas qui ton serviteur a tué? J> L« quelles sontelles? U de quel nom rappellerons-nous? etc. Le pronom ,J>
dans l’avant-dernier exemple se rapporte au mot preuves , qui est
du genre féminin comme pluriel irrégulier. D’ailleurs l’interrogatif U ne se dit que des êtres non raisonnables et ne peut concorder avec le verbe qu’au singulier.
715. La règle précédente n’est pas sans restriction. Il y a une circonstance ou l'interrogatif se décline ; c’est lorsque quelqu’un s’informe
De l’Article et des Pronoms.
d’une personne dont il a été fait mention auparavant. Par exemple, si quelqu’un a dit il est venu chez moi un homme, on lui
demandera >-G> q ue i homme ? en mettant l’interrogatif au même cas où est le nom auquel il se rapporte ; mais pour faire usage de cette forme, il faut que l’on n’ajoute rien après ce mot, autrement on doit le laisser indéclinable. Un exemple contraire a cet usage est celui qui suit :
I 0^-3 ciJüi fjj li 1 ils se sont approchés de mon feu hospitalier. Je leur ai dit: Qui êtes-vous? (n? 345). — Si le
nom qui donne lieu à la question n’est pas un nom commun indéterminé, mais un nom propre, on laisse l’interrogatif indéclinable et on décline le nom que l’on répète en le faisant concorder en cas, ou bien en le mettant invariablement au nominatif comme attribut d’une proposition nominale. Quelques grammairiens ne restreignent pas cet usage
du pronom interrogatif 0 * au seul nom propre ; ils permettent aussi de
o + + + y o + y+Oro+*o+o +
dire: «Ajj 0 * quel page de Zaïd? 1^** 0 * quel Amrou
et son fis? 1 y**-} 0^^ |»^Lc 0 » quel page de Zaïd et quel Amrou?
5 j*s^ y* lXjj quel Zaïd fis cT Amrou ? pour demander à quelqu’un
0+ + + y > o + + y+Omù+ *o + y ot +
qui a dit f&à olxs fai tué le page de Zaid;
fai vu Amrou et son fis; fai frappé le
page de Zaïd et Amrou ; -**■ rj* iXj y o ,y 1 fai passé près de
Zaid, fis d’ Amrou.
716. Pour employer le conjonctif ^ 5 ! dans le sens interrogatif et sans complément, il faut le décliner régulièrement dans les mêmes circonstances où l’on
décline l’interrogatif cr» (n? 715), avec la seule différence qu’il n’est pas
nécessairement suivi d’une pause. Ainsi l’on dira (j^s-Lo [> quels
deux hommes, mon ami? en interrogeant une personne qui a dit ’j