Livre cinquième. Chapitre huitième
« boire ; V astre luisant d'une lumière rou-
geâtre.
839. En joignant par une particule conjonctive plusieurs compléments d'une même préposition ou d'un même nom dont le premier soit un pronom affixe représentant le génitif, on doit répéter l’antécédent;
exemple: ^ Ji5 il dit à moi et à mon serviteur.
840. On trouve cependant des exemples contraires à cette règle
surtout en poésie, comme (•lysu! xj *7# n'ont pas cru
Go ^ « o y + 9 o* 5 *«
e» /«i ew mosquée inviolable; ^îl>jî <3
Zaïd est dans la maison et Amrou est dans la chambre ,* L<ui L«
il n'y a personne autre que lui et son cheval.
841. Ce ne sont que les écrivains des siècles inférieurs qui se
permettent de donner pour compléments plusieurs noms à un autre sans avoir recours au pronom affixe, comme pvM 0 3^1 y <Xi
pour so Là=* f lXj Moïse fait mention des fis et
des petits-fils d’Adam (n? 479).
842. On emploie la conjonction *> très-fréquemment pour lier deux phrases dont l’une sert à développer l’autre, <3 usu ! j (n? 721); exemple:
ts.rO # G * G O 5 JO* -. J t ~o<* r* * O * Q t *</+ *
4 (*- r Oüy tiUô <3 vjüyi q!
et il est nécessaire qu'il use de la modération en cela, car la modération est un grand appui dans toutes les choses. Pour cela il faut voir si la proposition incidente est nominale ou verbale, affirmative ou négative. Si la phrase est verbale et affirmative, le verbe étant à l’aoriste, on se sert de la conjonction en la faisant - suivre de l’adverbe
Des Conjonctions.
«AS, ou on se contente du simple verbe; exemples: «A5^ jJ
0 9 0- - rL 9 9 - - 9-0-
1 i ^ J' ' pourquoi me faites-vous du mal comme
vous savez que je suis V apôtre de Dieu qui a été envoyé chez vous ?
L^> ^ U était perché sur la branche
<Fun arbre agitant ses ailes. Il en est de même si la phrase verbale est affirmative, le verbe étant au prétérit; mais dans ce cas on peut encore employer l’adverbe sans la conjonction ou la conjonction sans l’adverbe. Si la phrase verbale est négative et que le verbe soit au conditiounel précédé de [J , on met ou ne met pas la conjonction ; mais si la phrase verbale est négative et que le verbe soit à l’aoriste précédé de l'adverbe^, la conjonction^, manque le plus souveut(no 811). Dans les phrases incidentes où le pronom personnel de la troisième personne entre pour sujet, on supprime quelquefois non seulement la conjonction mais aussi
- y ~ + o y , ;; ro y i
le pronom lui-même; exemple: 4-0 +$> ^loî ^^5
ceux-là sont dévoués au feu oà ils resteront éternellement (n?’ 430, 431 et 721); suppression qui n’a guère lieu lorsque le pronom personnel sert
de complément au nom qui fait le sujet; exemple: ^^«Aj j *®3 y? •} o '\f> j ai passe près du froment dont boisseau se vendait à un dirhem.
843. Après une négation il ne suffit pas de la simple conjonction ^ pour joindre plusieurs mots ; il faut y ajouter l’adverbe K quelle que soit d’ailleurs la particule négative qui précède (n? 366). La même particule négative se répète seulement quand la négation doit se répéter avec la même force; exemple: £j»j ^ q&j Jtï U*à
G ,OrO +
wÀA3 jj i il a raison dans ce qu’il a dit, mais il a donné une description qui n'est pas cornplette et qui n’est pas non plus trèsexacte.
Sellier, grammaire arabe.