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erôes dérivés du verbe trilittère primitif.
110. Nous avous divisé les formes dérivées de la racine en quatre classes, selon le nombre des lettres serviles qui y entrent (n? 74). Ces lettres serviles et les voyelles attachées à chaque forme sont le seul caractéristique qu’il y ait pour la distinguer des autres formes, car les inflexions finales et les augments de l’aoriste sont pour toutes les mêmes que celles du verbe primitif.
.111. La première classe des verbes dérivés comprend la deuxième, la troisième et la quatrième forme. Ces formes ont pour voyelle de l’avant-dernière lettre radicale un fatha au prétérit actif. A l’aoriste, la même lettre est affectée d’un kesra et les augments d’un damma.
112. Les voyelles de la deuxième radicale du prétérit et des augments de l’aoriste du passif sont, dans ces trois formes, les mêmes que celles du verbe primitif.
Du Verbe.
113. L’impératif se forme de l’aoriste conditionnel par la suppression de l’augment, auquel on substitue à la quatrième forme un élif mu par un fatha.
114. L’élif caractéristique de la troisième forme devient à la voix passive homogène à la voyelle de la première radicale, et celui de la quatrième forme disparaît, lorsqu’il survient une lettre servile comme à l’aoriste et au participe.
115. Les trois autres classes des verbes dérivés ont comme la première un fatha pour voyelle de l’avant-dernière radicale du prétérit actif. L’avant-dernière lettre de l’aoriste a aussi un fatha dans la cinquième et la sixième forme , mais dans les autres elle est affectée d’un kesra. Les augments de l’aoriste prennent un fatha au lieu du damma qu'ils ont dans les verbes dérivés de la première classe. L’élif initial de la septième forme et des formes suivantes se supprime, lorsqu’il survient pne lettre servile formative.
116. L’impératif se forme de l’aoriste conditionnel en supprimant les augments que l’on remplace par un élif mu par un kesra dans les formes dont le prétérit commence par cette lettre.
117. Le caractéristique de la voix passive de ces trois classes des formes dérivées est le même que celui du verbe primitif, le damma qui s’attache à la première radicale et aux augments du prétérit ainsi qu’à ceux de l’aoriste. L’élif de la troisième forme devient à la sixième homogène à la voyelle précédente.
118. La neuvième et la onzième forme, ayant la signification neutre, ne sont pas usitées à la voix passive.
119. Les verbes dérivés de la première classe ont plusieurs formes de nom d’action, comme on le verra dans la suite. Les verbes dérivés des trois autres classes n’en ont chacun qu’une seule.
120. Les noms d’agent et de patient de toutes les formes dérivées
se forment des aoristes des deux voix en substituant au ^ formatif un ^ mn par un damma et en doublant la voyelle de la dernière radicale. La voyelle de l’avant-dernière radicale reste la môme, excepté à la voix active de la cinquième et de la sixième forme où elle change en un kesra. Les noms de patient des formes dérivées s’emploient aussi comme noms d'action. • • • . •