CHAPITRE DIXIÈME
De la Proposition.
878. Toute proposition ou expression d’un jugement de l’esprit est
un assemblage de mots, et doit nécessairement exprimer deux
idées sous la relation de sujet et d’attribut, oLûmI. Il s’ensuit de là
que les parties constitutives d’une proposition se réduisent à un sujet,
^ 9 et à un attribut, 1 OJ^q .
879. On a déjà vu que la langue arabe n’a pas de verbe abstrait qui indique l’existence intellectuelle du sujet avec relation à un attribut,
le verbe q 1 > étant comme tout autre verbe un verbe concret dont on ne fait usage pour lier le sujet avec l'attribut que là où il s’agit d’exprimer un temps ou un mode indispensable pour la clarté du sens. Il se met alors au prétérit pour désigner un évènement passé, et à l’aoriste pour indiquer un évènement futur, excepté dans les propositions négatives et interrogatives dans lesquelles on l’emploie au prétérit pour exprimer le présent ; mais ce dernier usage est un pur pléonasme qui est même assez fréquent hors de ces propositions (n?‘ 468 suiv.).