‹ Grammaire arabeChapitre 306 sur 339 · Livre cinquième. Chapitre dixième · texte numérisé non relu

Livre cinquième. Chapitre dixième

on fait quelquefois usage du pronom de séparation, et alors, si le sujet est un pronom affixc, on prend celui de la même personne à laquelle appartient l’affixe (n? 723).

891. De même que l’on emploie quelquefois le pronom où il n’est pas nécessaire pour distinguer le sujet de l’attribut, de même on le supprime aussi où il pourrait en résulter des doutes à cet égard, si le sujet n’était pas complexe et suffissamment distingué par-là de l’attribut;

3,0 CM «v «4 - Cl 3 m S

exemples: sXX*. qJcXM la religion aux yeux de Dieu

SJ- ^ - m rc , oy, * a» , y oy , , » -c

est Fislamisme ; ***- aln S JJu

Luw «**- oJûi ! ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de

Dieu sont semblables à un grain qui a produit sept épis. — La suppression du pronom ne peut pas non plus rendre le sens douteux, si après la proposition il ne survient pas d'autres mots que Ton puisse regarder

comme l’attribut du sujet, comme xUt Mahomet est

3 , , O y 0*0 3 W fC .

F apôtre de Dieu; U <Jse xU!^ et Dieu est celui

dont il faut implorer Fassistance contre ce que vous racontez.

892. Suivant les grammairiens arabes, le sujet ne peut être indéterminé que dans les circonstances suivantes: 1? quand son attribut

est un terme circonstanciel qui le précède , comme ^ Us* vX^UmI ! & il y a dans la mosquée un âne. 2? quand il est précédé d’un adverbe

négatif, interrogatif ou de l’adverbe J, comme ^ 1 <Vi î J, \X=*\ U il n'y

a personne dans la maison ; ^ÎlXjî & ^LmÛ( est-ce qu'il y a un

homme dans la maison f 3? quand c’est un diminutif, le diminutif ayant une signification moins vague à cause qu’il renferme l’adjectif petit.

De la Proposition.

4? quand c’est uu nom qui suppose après lui un complément, comme

qIs la totalité des hommes périt , c’est à dire, tous les hommes

sont mortels. 5v quand c’est un mol qui renferme la valeur de la con-

jonction q! si, comme or* quiconque, U quoi que ce soit. 6? quand

la proposition exprime un voeu, comme salut sur vous!

893. Ajoutez aux circonstances ci-dessus une autre où le nom servant de sujet dans une proposition nominale est indéterminé parce qu’il est accompagné de quelque addition qui sert à le restreindre ou à

l’expliquer ; exemples : un serviteur fidèle , 1 iXjj Vj U?

«• ) , , ) o „ Oc£

quelqu'un qui frappe Zàid, J une oeuvre de piété, Oj juj

, « fC , O ,

ordonner ce qui est juste, et» plp des gens généreux d'entre

les hommes. Il n’y a donc rien d’obscur dans des propositions telles que

*5 , > , o , , , , o Oo , O, o,, O )o« O o ,

aïJuû o-» ojx) qys paroles obligeantes

ef de V indulgence sont préférables à une aumône suivie de mauvais

o > o , - o £ o, , , o > o Oo , < * , il) 0,5

précédés ; ^Jr-rw-^ l •> U'jmw* ^ K-o î ««e servante

vraie croyante est meilleure qu'une servante polythéiste quand même celle-ci vous plairait mieux.

894. Pour expliquer des constructions qui semblent contraires aux règles précédentes , les grammairiens ont recours à des ellipses. Par

exemple , dans le passage du Koran sur. 12 , v. 19 : y* J S

O , Oo ,, îoI o ) ))ù£ o), o5

jA*ai \ y> ! ! j*Xi ils sousentendent le mot I mon

affaire, en le faisant servir d'attribut aux mots -y? une patience

louable, quoiqu’on puisse aussi considérer ces mots comme formant eux-mêmes une proposition complète et traduire, comme s’il y avait

O , - o-o-a r I - Oo , w 5,

U 13, iY a rftY: z/a contraire , coj

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suggéré quelque chose, mais la patience est une chose louable. y Le sujet est déterminé logiquement quoiqu’il ne le soit pas grammaticalement.

895. Des trois cas qu’il y a dans les noms arabes , le premier, le nominatif, sert à indiquer le sujet et l’attribut afec leurs appositifs, tandisque les deux autres, le génitif et l’accusatif, caractérisent leurs compléments.

896. Ce qui a été dit sur la syntaxe du nominatif comme sujet suffit pour ne pas y revenir (n? 468). Nous ne citerons qu’un exemple qui servira à montrer que l’on en fait quelquefois ellipse non seulement avec les verbes impersonnels, mais aussi avec les verbes personnels. Le voici :

f - w a O • G - G -C Aw./ - O < ^ « rC G

£ jZJ ! yl y> ^1 JjLo! J==dô

) G Zê G ^GmC y ^ G rC G ,

kL* koyül y ! après avoir fini la Chine, (l’auteur) a

passé à la description de la mer orientale et a commencé par les îles qui s’y trouvent à touest.

897. L’expression qu’on ajoute à un mot pour en modifier, expliquer, restreindre ou déterminer la signification, est ou appositif, si elle

exprime un rapport d’identité, ou complément, si elle exprime un rapport %

de relation.

De F Appositif .

898. L’appositif peut comme le mot avec, lequel il est mis en rapport

d’apposition, être un nom, un adjectif ou uu pronom; exemples:

-* t ; î - Oo 0-*

sL I J Mohammed V apôtre de Dieu ; Xi '»-ij une fille vierge ;

« g £ fl 6 g ^

«LM Dieu vivant ; iAS* ce Zaï

Un exemple de deux

l)e l’Appositif.

I v 7Ct r

pronoms personnels jAil mis l’un par apposition à l’autre se trouve

à la page 318.

899. Quelquefois au lieu de l’adjectif on emploie comme appositif'

un nom d’action, par exemple : un homme juste, ^

O ? CM^ O St rO O o

l il fut étonné de leurs propos faux et menteurs,

SAc U i </c« endroits nombreux, 'A> ü u ys;J ! ^ 5 gi

ensuite la mer coule d'un courant rapide, AL «« pays fer -

tile , une forteresse dévastée. Alors ce mot concorde

avec celui qu'il qualifie pur rapport à la qualité de fini ou d'indéfini , et par rapport au cas; mais il 11 e change jamais son genre et demeure toujours au singulier à quelque nombre que soit le nom qualifié. Ainsi l’on dira une ville dévastée, v ' qLXÂjA* deux villes

dévastées, v' f> q Ax des villes dévastées. — Cet usage a également

lieu avec quelques autres noms comme A^wl! le temple sacré ,

iLjd=su ! la Caba sacrée, f î î A?«v mois sacrés ,

5 00 *c > o , o? ? co rc y ~ o * y o £

gAll i la mer salée, gil! t le lac salé ; et surtout avec

les noms qui marquent la matière lorsqu’ils sont, joints à des noms qui marquent la forme pourvu qu’ils aient l’article les uns et les autres ; sans

cela il faut former un rapport d’annexion, comme v^AJl | «AuJi ou

~ * y * * y Si o ro y }L o5 s y JL.

un idole d'or; iûaàj! (j*b=ül ou U«o un gobelet

d£ argent, 1 l-j La>j \ ou -» ^ rfe.s* vêtements de soie;

* ï ^ W ) # î a ^ O rC ^ W rf A W O i. ^ a ^ a a x ^ ^

exemple : h L*3 ' 3 y ' V ^ o® ^ £r* 5

Cr X -0

yuùJi \ et il les dépouilla des vêtements de soie quelles portaient cl leur en fit mettre de poil.

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