Livre cinquième. Chapitre dixième
900. Les grammairiens arabes donnent à l’apposition une plus grande étendue qu’on ne lui donne ordinairement; ils en distinguent
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quatre espèces , savoir : la qualification ! ou *â*aj î , la con-
jonction v î , la corroboration Lu I , et la permutation
901. La qualification consiste à qualifier par un adjectif un nom
qui précède, comme £<?/ homme est venu chez
moi; ou qui suit, quoique l’adjectif semble se rapporter à un nom qui
le précède, comme s L=» un homme est venu chez
moi dont le frère est beau.
902. La conjonction est de deux espèces : la conjonction propre-
ment dite v^àlac, dont nous avons parlé plus haut (n? 831), et la con-
jonction explicative ^ f quand après un nom on ajoute un
autre dont l’omission pourrait donner lieu à quelque méprise, comme
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cXjj ton frère Zaïd est venu chez moi .
903. La corroboration est la répétition d’une expression ayant pour but d’ajouter au discours de Penergie (n?’ 368 et 849). On com-
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prend encore sous cette dénomination l’usage des mots u-Ài , , Js ,
, ouoi , employés
après un nom de chose.
904. La permutation ou le remplacement d’un mot par un autre,
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est de quatre sortes: 1? permutation du tout pour le tout J«xJ 1 JAj
1 y » , que l’on appelle aussi permutation de la chose pour la chose
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^ ovX»; exemples: j» l» Omar ton frère
Do Complément.
s'est levé; ^^]yS &ulMî le peuple de la
ville, les grands et les petits, sont venus chez moi. 2? permutation
de la partie pour le tout U* 3 *'"' ; exemples:
aitè 1 fai mangé le gâteau, c’est à dire, son tiers ;
0 9 9 0* 9 O *OrO
pi*™) «JJül ces gens, c’est à dire, une partie seulement sont venus chez moi. 3? permutation du contenu pour le contenant ou du con-
* O rC *c 9 * * 9 90 & O * * * *
tenant pour le contenu J'Aj ; exemples:
Zaïd m'a été utile, je veux dire, sa science ; n*s J Uï I
ils t'interrogeront au sujet du mois sacré, je veux dire, de P action
de combattre en ce mois. 4? permutation de terreur JaUil <jv\j, quand on substitue une expression à une autre qui était échappée par une erreur involontaire (n? 394).
905. Il arrive aussi de trouver deux verbes mis l’un par apposition à l’autre; exemple: «y! sîUAj fiel il envoya, c’est à dire, il
en avertit son père.
Du Complément.
906. Tous les mots qui ont une signification générale et relative à un terme quelconque exigent nécessairement un complément dès qu’il faut les déterminer. Les cas qui caractérisent le complément sont le génitif et l’accusatif; le nominatif ne sert que pour le complément appositif , c’est à dire , le mot mis par apposition soit au sujet ou à l’attribut.
907. Pour le génitif, le cas caractéristique du complément des noms et des prépositions, nous renvoyons au chapitre où il est traité
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particulièrement de ce cas (n? 476). Ce qui reste a en dire ici se réduit aux observations suivantes :