‹ Grammaire arabeChapitre 308 sur 339 · Toute annexion propre est regardée par les grammairiens · texte numérisé non relu

Toute annexion propre est regardée par les grammairiens

arabes comme renfermant une des prépositions o , ou £ . Quand on

dit, par exemple, Aj; f esclave de Zaïd, *j'L> une bague

O .Os, JO-

de fer, çytr ! le jeûne <F aujourd’hui , c’est, suivant eux, comme

si on disait ^Odl |.bUJÎ f esclave qui appartient à Zaïd,

-O O V OrC ' 3 O St S

iAjiAo qX une bague faite de fer ; J. p t le jeûne observé

dans ce jour.

909. Quoique le terme antécédent d’un rapport d’annexion ne puisse pas être déterminé par l’article parce qu’il l’est déjà par le terme conséquent, il y a néanmoins quelques circonstances contraires à cette règle.

910. Le terme conséquent peut prendre l'article lorsque l’annexion est fictive. On a déjà vu que les grammairiens arabes comprennent aussi sous l’annexion fictive tous les rapports où, au lieu de l’adjectif qualificatif et de son complément grammatical , il entre un nom d’agent transitif avec son complément logique (n? 480). Alors il faut voir quel temps ce nom exprime. S’il exprime le présent, l’imparfait ou le futur, il peut prendre son complément au génitif, ou bien le prendre à l’accusatif de même que le verbe d’où il est dérivé, et dans l’un et l’autre cas, il peut avoir ou ne

Ç. A fO > »

pas avoir l’article; exemples: (j~UJl Jj'ii ou Jj'ü quelqu'un

«te

ï rf 3 b £ - ~ 3 , b£

qui tue y tuait y tuera les hoimnes ; JJ lai S ou (j*Uiî JJUüî

celui qui tue, tuait, tuera les hommes ; quelqu'un qui me fait,

faisait, fera des reproches ; celui qui me fait, faisait , fera

Du Complément. 395

des reproches. S’il exprime le prétérit, il doit prendre son complément au génitif comme tout autre nom , et ne peut point avoir l’article 5

St rc y ^

exemples: JoiS celui qui a tué les hommes; ^ celui qui

m’a fait des reproches — . On ne peut cependant pas donner l’article au nom d’agent singulier, si le mot qui lui sert de complément n’a pas aussi l’article ou un complément qui a l’article, ou si le nom d’agent n’est pas lui-même déterminé par un pronom affixe. Des constructions suivantes :

o^Orc y St % 0,0 SL - y s> î

«Xoül i-jjLaJI celui qui frappe F esclave, î u-lj V; UaJÎ celui

qui frappe la tête de Vesclave y celui qui le frappe, ' r >jLtea}\

celui qui frappe un esclave y Aj ; w ) ^ ' celui qui frappe Zàid ,

A-jj tAxc LoaJ I celui qui frappe P esclave de Zàid y Liait

celui qui frappe son esclave, il n’y a que les trois premières qui soient correctes, les autres sont fautives. Au duel, au contraire, et au pluriel régulier, on peut donner l’article au nom d’agent sans aucune des conditions nécessaires pour le lui donner au singulier; exemples:

s O , , r S* * O ' + O + O , 5 £ Cl , , O , , 0 , O , y Si £

vXçc UjLaJÎ, j LzaSî, cXjj 1 ,

> - o » o - s E « o - , S ï » o « o, S E tj - .a, , 5 s E

«lXac ^Lsaiij J^LoaJ I, L)uj y^Looi), lXjj Juc

sOyÆ y^UaJl. Ces exemples font voir que le nom d’agent, suivi du génitif, rejette les terminaisons du duel et du pluriel régulier et que, suivi de l’accusatif, il les conserve ou les rejette aussi. Le complément étant un pronom personnel, il se met à l’accusatif, quelquefois comme

pronom alfixe: ? «quelquefois

comme pronom isolé: »l*> qU^uoh, quelquefois il se

joint au nom d’agent par l’intermédiaire de la préposition J : !,

AÎ Q^Uail.

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