‹ Grammaire arabeChapitre 316 sur 339 · Livre cinquième. Chapitre dixième · texte numérisé non relu

Livre cinquième. Chapitre dixième

945. La concordance qui a lieu lorsque le sujet précède le verbe, est la môme lorsqu’il est souscntendu avaut été exprimé auparavant.

946. Il peut arriver qu’un même nom serve de sujet à deux ou à plusieurs verbes ; alors ces verbes concordent en nombre et eu genre

avec le nom qui leur sert de sujet s’ils en sont précédés comme j»B

lAjtüj Zaïd s'est levé et s’est assis; oiA*5j v^o>ls -jy» Marie s'est

, O 5 C»0 , , 0*0*, 5 0,0 rC , ))L Ù)

levée et s'est assise; QyfG •> 02 J*- i*- 5 * com ~

mandent ce qui est bien et défendent ce qui est mal; s’ils en sont

suivis, on se contente d’en faire concorder un seul qui est le plus souvent

celui qui précède le sujet immédiatemeut, comme

tes deux esclaves ont prévariqué et commis des violences;

tdlujt j tes deux fis font le bien et pratiquent le mal. Quel-

, ,o ro y > , y o >

ques grammairiens permettent aussi de dire oLoS

947. Il peut pareillement arriver que le même nom serve de sujet à un verbe et de complément à un autre. Si cela arrive, on peut 1? sousentendre tout-à-fait le complément et n’exprimer que le sujet, soit qu’on mette d’abord le verbe auquel le nom sert de complément et ensuite

celui auquel il sert de sujet, comme fai frappé

Zaïd et Zaïd m'a frappé ; *, y*c J? y»*, o^y« f ai passé près cTAmr et Amr a passé près de moi; soit qu’on mette d’abord le verbe auquel le nom sert de sujet et ensuite celui auquel il sert de complément, comme

, C w rC 5 0,,, , , ,

Q ! lXjjJ i c^y yo j (jyyü les deux Zaïds m'ont frappé et je les ai frappés. Dans le premier cas, c’est à dire, en mettant d’abord le verbe, auquel le nom sert de complément, il est selon quelques grammairiens permis de donner à ce verbe le pronom affixe pour représenter le nom,

comme fai frappé Zaïd et il m'a frappé. On

De la Concordance.

peut aussi 2? employer le nom comme complément de l’un des deux vertes et donner à l’autre auquel le nom aurait dû servir de sujet , le nombre et le genre de ce sujet, comme vy/jyoj les

O .. Cl A ~ ,»#• » ~ 5 «•

Zaïds m'ont frappé, et je les ai frappés;

fai frappé les deux Zaïds et les deux Zaïds m'ont frappé.

948. Quand il s’agit d’exprimer un attribut commun à deux propositions avec un verbe tel que ^ être, j !-*> devenir, il suffit d’exprimer cet attribut une seule fois en le sousentendant ou en lui substituant le pronom isolé pour la seconde fois, comme L^.y 1 ou

Losuyo »Aj; qIs^ 8 Lj t y^jS ou euiin Lajy* qû; c’est

à dire, fêtais malade et Zaïd était malade. De ces trois manières de rendre la même pensée la première est la plus autorisée.

949. On ^suivrait aussi la règle précédente s’il s’agissait d’un attribut commun à deux propositions nominales soumises à l'influence d’un verbe du coeur , l’une ayant pour sujet le nom qui sert avec son

attribut de régime à l’autre , comme U Le \ Juj ^ ou

Lite iiAj; 8 U ou enfin Ule ÎAj; (jpJLk?

c’est à dire, Zaïd m'a cru savant et fai cru Zaïd savant. Si les sujets étaient de genre ou de nombre différent, il faudrait répéter l’attribut, ainsi: l L s>5 je regarde Zaïd et Amr

comme mes deux frères et tous deux me regai'dent aussi comme leur

frère; ou bien s’exprimer de l’une ou de l’autre des deux manières

suivantes : 1 sLS ^Lîàuj q&I et ÎuXjj ^Ulajj

950. Dans les trois derniers exemples, c’est le second verbe dont

Page 1