‹ Grammaire arabeChapitre 331 sur 339 · Livre cinquième. Chapitre dixième · texte numérisé non relu

Livre cinquième. Chapitre dixième

pas aussi à ht particule restrictive ^1 précédée de la négation U parce

que avec cette particule il n’y a aucune équivoque dans le sens, que l’on mette le complément avant ou après le sujet.

1003. Des deux compléments immédiats qui se joignent aux verbes doublement transitifs (n? 920), le premier se met suivant l’ordre des idées avant le second 1? quand l’inversion rendrait le sens obscur, comme

fai donné à Zaïd Amr ; 2? quand l’action exprimée par le verbe est restreinte au second complément par Uil et ^ ! comme

U je n’ai donné à Zaïd qu’une pièce d’ar-

gent ; 3? quand le premier complément est un pronom allixe, comme

je lui ai donné une pièce d’or. On doit au contraire intervertir cet ordre 1? quand la restriction faite avec ûi î et Si tombe

' Cj + Z P, O ) & rt»5 ,

sur le premier complément, comme *3 î Lo je n’ai

donné une pièce d’argent à d’autre qu’à Zaïd; 2? quand le premier

complément est un nom et le second un pronom affixe, comme IcXjj xXxlic ! quant à la pièce d'argent, je lai donnée à Zaïd ; 3? quand le premier complément est en rapport d’annexion avec un pronom affixe qui se rapporte au second, comme L§x3b fai fait habiter la maison par celui qui l’a bâtie; mais ou dirait aussi bien i»Aj ajLo I ou «wLo IvXjj parce qu’ici c’est le

second complément qui est en rapport d’annexion avec un pronom affixe qui se rapporte au premier. Hors les circonstances indiquées on est libre de faire inversion ou de suivre l’ordre régulier.

1004. Observez que le premier des deux compléments qui se joigneut au

verbe doublement transitif I donner est le nom de la personne à qui l’on donne, elle second le nom de la chose que l’on donne. Il en est de même du

De la Construction.

verbe j i qui signifie proprement faire venir, mais qui est vraisem-

blablement be môme mot que mal prononcé. En employant la

tournure passive, on devra mettre le premier complément au nominatif et conserver le second à l’accusatif, construction dont tes langues classiques offrent bien des exemples.

1005. Les compléments des noms doivent suivre immédiatement tes noms auxquels ils servent de complément, et ce n'est qu’en poésie que l'on se permet quelquefois d'interposer un terme étranger comme une expression interjective ou circonstancielle ou une epithète entre les deux

mots qui forment un rapport d’annexion ; exemptes : ' q I

oyû la brebis entend la voix, par Dieu, de son maître ;

(3 UT comme si le livre était écrit

w» /owr rfe /« mam d’un juif ; *5 L> I ’ï qi u ysu S Jt i Ls> ils sont tous deux les frères, à la guerre, de quiconque n'a pas de

- - iOrC O-. £ 0*0 7 ~ O - & *7 0*0 m * O * * 7 O **

frère ; ^by’ïî <3* o*

je me suis sauvé, et déjà le descendant de Morad avait trempé son épée dans le sang du fis d'Abou Taleb le maître des marais (des terres basses situées entre Wâsel et Basra). En faisant entrer dans un

rapport d’annexion le pronom en comme conséquent, on doit 1e mettre après l’antécédent soit qu’on l’emploie interrogativement ou conjonctive-

ment; exemples: en Jls tiLoi J b' en Jats jli'

il dit: Contre qui as-tu décidé? Contre ton frère germain , fut la réponse. Il demanda: Sur le témoignage de qui?

1006. Les compléments circonstanciels ont leur place à la fin de la proposition entière, après 1e verbe, 1e sujet et les compléments objectifs, et ne peuvent être déplacés que là où ils n’en résulte aucune obscurité.

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