CHAPITRE ONZIÈME
De la Prosodie.
.1014. La versification des Arabes consiste dans la rime et en outre dans une succession régulière de syllabes brèves et de syllabes longues, et c’est ce dernier caractéristique qui distingue essentiellement
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leurs poésies de ce genre de prose appelé où on trouve de même
la rime jointe à toute l’élévation du style poétique, comme par exemple dans le Koran.
1015. Les syllabes sont ou brèves ou longues : elles sont brèves, s’il n’v entre qu’une consonne et une simple voyelle ; elles sont longues,
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si après la consonne et la simple voyelle, il survient encore une lettre
quiescente.
1016. Pour marquer la quantité prosodique, les Arabes ne se servent pas des signes grecs et latins, parce que leur usage n’est pas de compter les syllabes dont un vers est composé ; chez eux les éléments de
la versification sont au nombre de six que l’on représente ainsi: ^ ( — )
£ji - ('->>->) (<->) (o) q**j (u u ) (uou) et dont
on appelle le premier y corde légère, le second
corde lourde , le troisième £5+^ 'Aïj pieu conjoint, le quatrième
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yj iïjZ* /trVtt disjoint, le cinquième petite cloison,
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le sixième idoii grande cloison, noms qui semblent être emprun-
tés des parties et des pièces qui constituent une tente
1017. De la combinaison variée de syllabes brèves et longues se forme un très-grand nombre de pieds differents dont la disposition
respective produit seize mètres , qui s’éloignent ou s’approchent plus