Livre premier. Chapitre premier
de points, ponctuée, marquée d'un seul point, üLl£«
marquée de deux points, X î-L£w« marquée de trois points, il y a encore d’autres signes qui se mettent au dessus ou au dessous des lettres dont la ressemblance pourrait induire le lecteur en erreur. Les lettres, au contraire, qui ne peuvent guère se confondre avec les autres comme le 0 et le ^ finals, perdent souvent leurs points diacritiques.
6 . Lorsqu’ un mot est trop long pour finir avec une ligne, on n’en transporte pas la dernière partie à l'autre ligne, au moyen d’un tiret, mais on l'écrit à la marge ou dans l'interligne supérieur. Pour cela, il faut que cette partie ne soit pas liée à droite, autrement on préfère remplir la ligne en allongeant le mot précédent. Quelquefois aussi on finit le mot en remontant et formant un angle avec la ligne où il ne peut pas entrer.
Nous parlerons de l’accent, de la ponctuation et des abréviations à la fin de ce chapitre.
7. L'ordre des lettres arabes que présente le tableau alphabétique, est l'ordre vulgaire et tient à leur figure. On les a anciennement rangées d'une autre manière que l'on suit encore lorsqu’on veut les employer comme chiffres. Cette ancienne disposition des lettres arabes est représentée par huit mots fictifs et insignifiants que voici :
Des vingt -huit lettres dont ees mots sont composés, neuf indiquent les unités , neuf les dixaines , neuf les centaines et une le nombre 1000 . Elles suivent une progression contraire à celle du chiffre que les Arabes
appellent chiffre indien ainsi:
Chiffre indien.
Les Maures disposent l’alphabet arabe dans l’ordre qui suit: — v j 1
i £ £ U° LN 5 Qf jj-.
De la Prononciation.
De ta Prononciation.
8. Les lettres arabes ont été rendues dans le tableau alphabétique, autant qu’il a été possible, par des caractères français. Nous y ajoutons encore quelques remarques.
Le I ne se fait guère plus sentir dans la prononciation que l’esprit doux des Grecs ou l’h muet des Français. Cette lettre est marquée d’un signe (— ) nommé hnmza, lorsqu’elle est mue par une voyelle, mais elle n’a pas ce signe, lorsqu’elle, est brève ou muette ou qu’elle sert à allonger le son de la voyelle précédente.
Le v ' répond au b et le o au t.
Le peut se rendre par le fr des Grecs ou le th anglais dans les mots qui commencent en anglo-saxon par un fi. Cette lettre est non seulement dans l’écriture mais aussi dans la prononciation souvent confondue avec la lettre précédente. Les Persans et les Turcs la prononcent comme p avec une cédille.
Le — est le g italien suivi des voyelles e, ï, comme dans le mot giorno. En Egypte on le prononce comme le g français devant les voyelles a, o.
Le £. se prononce avec une forte aspiration , comme le c devant a, o, u articulé à la florentine.
Le -r peut se rendre par le jota espagnol ou le ch allemand, lorsqu’il est précédé d’un a ou d’un o. Pour articuler nettement le son de cette lettre , on n’a qu’ à grasseyer en prononçant les lettres chr dans chrétien, christianisme etc.
Le à répond exactement au d.
Le >3 indique une articulation qui est à celle du ^ à peu près comme le o est au o. On peut comparer cette lettre au th anglais dans les mots anglo-saxons qui commencent par un d. Les Egyptiens et les Syriens lui substituent le et les Persans et les Turcs la prononcent comme le s.
Le j répond à l’r, le j au s et le à 1’ s.
Le u&> est le ch dans le mot cheval ou le sch allemand.
Le exige pour être prononcé, un gonflement de gorge, qui lui donne un ton plus dur que celui du u- avec lequel il est souvent confondu dans l’écriture.