‹ Grammaire arabeChapitre 6 sur 339 · Livre premier. Chapitre premier · texte numérisé non relu

Livre premier. Chapitre premier

Le u& représente une articulation plus dure que le à. Les Persans et les Turcs le prononcent comme s.

Le £> est un t dur et prononcé d'une manière emphatique.

Le ne diffère point d’un s fortement prononcé. Dans les manuscrits on lui a très-souvent substitué un \jo.

Le £ ne saurait être exprimé par aucune lettre de nos alphabets. Il se prononce à peu près comme 1’ 1 hamzé ou le hamza seul, dont il représente aussi la figure, mais d’une manière gutturale.

Le £ est F r grasseyé des Parisiens ou des Provençaux.

Le répond exactement à l’ f.

Le ,jj ressemble au g dans le mot gouffre, proféré par le gosier; cependant la prononciation de cette lettre n’est pas partout la même.

Le >il est un A: dont l'articulation n'est pas comme celle de la lettre précédente formée du gosier. Il se prononce encore tantôt comme g devant a et o, tantôt comme le c italien devant ». Quelquefois aussi il est mouillé, c’est à dire suivi d'un t bref.

Le J répond à 1’ / et le p à 1’ m.

Le q se prononce de différentes manières selon les lettres avec lesquelles il se trouve en concurrence. Devant un v il représente l’articulation d'un j», et lorsqu’il est suivi d'une des lettres comprises dans

le mot technique , on redouble cette lettre et on donne au q

un son nasal devant ^ $ O (* » mais on ne le fait pas entendre du tout devant le ^ et le J. U conserve sa valeur naturelle devant un «, et en ^5 au milieu d’un mot. Ces différentes manières de prononcer le q sont quelquefois indiquées par des caractères écrits en rouge au dessus du G .

Le », est le w anglais. Il sert souvent à allonger la voyelle qui la précède ou à former une diphthongue avec elle; mais il perd sa valeur naturelle lorsqu’il tient lieu d’un élif. Les Persans et les Turcs prononcent cette lettre comme un ».

Le s doit être aspiré comme 1’ h dans le mot honte. Etant ponctué à là fin d’un mot, il se prononce comme un o, mais dans ce cas, il ne se fait guère entendre dans l'arabe vulgaire.

Le t 5 est tantôt consonne, et alors il a la même articulation que 1 y dans le mot yacht, tantôt il fait fonction d’une lettre de prolongation

Division des Lettres.

oh il forme une diphthongue avec la voyelle, précédente. Il tient aussi souvent lieu d’un élif.

Le wâJi pÜ n’est pas une lettre particulière 5 c’est un et un

wàJ' groupés ensemble.

Division des Lettres.

9. Les grammairiens arabes divisent les lettres de leur alphabet en plusieurs classes. Nous n’en rapportous ici que celles dont la connaissance est nécessaire soit pour la prononciation soit pour l’orthographe ou les étymologies de la langue. Ces classes se réduisent au nombre de quatre, scion l’organe qui concourt principalement à leur articulation, selon leur forée, leur emploi et leur compatibilité ensemble.

a. Par rapport aux organes avec lesquels elles se prononcent, les

lettres arabes se divisent 1 ? en gutturales : 2 ? en palatales: 3? en dentales: is à o et & 3 4? en linguales:

U J u*> U» u* j j ; enfin en labiales : 3 j» i s uj .

b. Par rapport à leur force , on appelle infirmes x-L*i I

les lettres ^5 •> 1 parce qu’elles sont sujettes à diverses permutations.

Ces lettres se nomment encore lettres douces quand elles

sont djezmées après un fatha, et lettres de prolongation sXJL I ^ ou servant à allonger les voyelles.

c. Par rapport à leur emploi, les lettres sont ou radicales

ou serviles Les lettres serviles, ainsi nommées parce qu’elles

servent à former les inflexions grammaticales et les dérivés, sont com-

prises dans les deux mots techniques üUâj . Toutes les autres

lettres s’appellent radicales, c’est à dire qu’elles servent à former des mots radicaux.

d. Par rapport à leur compatibilité, on divise les lettres en compatibles et incompatibles. Les compatibles sont celles qui peuvent concourir ensemble dans le même mot radical 5 les incompatibles sont celles

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