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Livre premier. Chapitre premier

qui ne le peuvent point. Ces dernières sont les gutturales et bien d’autres. Il y a pourtant des exceptions à cette règle qui d'ailleurs n'ernpèche pas que les lettres incompatibles se trouvent en concurrence lorsqu’elles sont employées comme lettres serviles.

e. On divise les lettres encore en solaires et lunaires yà.

On appelle solaires les lettres q J b tjo <j- t rjj «3 3 via o. Toutes les autres se nomment lunaires.

10. Les Arabes ont trois points - voyelles qui se mettent au dessus ou au dessous de la consonne dont elles déterminent la prononciation.

Go- G - o-

Le premier de ces signes, appelé fatha ou (^), répond à

- - - Go -

l’a ou à l’e ouvert; exemple: Oü3- — le second, appelé kesra

ou \ij (— ), est tantôt i tantôt e fermé; exemple — le troi- 2 . o-,

sième damma ou + se prononce tantôt o tantôt ou tau-

tôt eu ; exemple : .

a. On ne saurait fixer des règles précises pour donner chaque fois à ces signes le son exact qui leur convient; il se modifie non seulement selon la consonne avec laquelle la voyelle se prononce, mais aussi selon l'usage du pays. En général on peut observer 1? que le futha répond à l'a, le kesra à IV et le damma à l’o, lorsqu'ils concourent avec une des consonnes fortes et gutturales ^ la \jo ija 2? que

dans une syllabe mixte où il n’entre aucune de ces consonnes fortes et gutturales et dans une syllabe simple qui. ne commence pas par une de ces lettres ou en est suivie, le futha se prononce comme l’a quatrième des Anglais, et comme un e ouvert, si cette syllabe est suivie d'une syllabe longue. s b. Les lettres l ^ ^ étant précédées la première d’un fatha, la se-

^ conde d'un kesra et la troisième d'un damma , ont longue la valeur que

les trois points-voyelles ont brève ; exemples : nâsir — nesir

— noçour. Ces lettres s’appellent alors vXll lettres de

prolongation; cependant elles ne servent à prolonger le son qu'au commencement et au milieu, jamais à la fin d'un mot.

c. Les Arabes à l’exemple des anciens, omettent au milieu de quelques mots, l’élif de prolongation et placent pour indiquer cette omission,

Division des Lettres.

le fatha précédent perpendiculairement sur sa consonne ; exemples :

- l - l G t- - > I- .91- o I Oi >- £ J l t/ ; S

IwXP — — *j ? — aA* î — jJ t

rf. Ils distinguent de Félif de prolongation 5 Félif bref

Hjyà&A s__àJ T c'est à dire fl final d’un mot ou le ^5 qui en tient lieu, quoiqu’ ils les emploient quelquefois indistinctement dans le même nom

propre; exemples: et l*S Koba.

e. Le j et le ^5 précédés d'un fatha servent à former les diphthon- 9 o- 9 orgues aï et âoà comme , ou ils remplacent un élif , et alors

ils perdent leur valeur naturelle; exemples: »^-U> — .

— — ***>. Dans ce cas, le fatha- allongé prend communé-

ment la figure que nous venons d’indiquer.

f. Le ^ de prolongation est, dans çertains cas, suivi d’un élif muet, comme à la troisième personne du pluriel du parfait des verbes ;

exemples 'sy 0 * — ^ .

11 . Les points-voy elles doublés à la fin des mots forment des terminaisons fréquentes dans l’arabe littéral. Les grammairiens appellent

ces voyelles doublées falha nasal jmm \ qJj-o

» S «• J ti, o -

kesra nasal (~) et (lamina nasal ( 2 ) ; exemples: VY

bâbin — Ijü bàban. — Le mot qJj-j nunnation, dérivé

du nom de la lettre indique l’articulation de cette lettre après une

voyelle. Le noun compris dans les voyelles nasales est susceptible des mêmes nuances dans 1a prononciation que le noun consonne (n? 8).

a. Le fatha nasal doit toujours être suivi d’un 1 , excepté quand il se trouve sur un », devant un ^5 muet et selon l’ancien orthographe,

aussi sur le hamza ; exemples: au Ueu de I—

b. Les voyelles nasales ne se prononcent pas à la fin d’un mot

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