‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 152 sur 409 · B6 FLEXION DU RADICAL · texte numérisé non relu

B6 FLEXION DU RADICAL

ê) La finale, da radical peut encore sabir d'autres changements; ainsi gn devient n devant une terminaison-consonne : je ptain-Sj et le / ou K des verbes aller j falloir j valoir et vouloir se mouille devant les terminaisons muettes du présent du subjonctif : aSley faUlej vaUUj veuille.

3. Quiuid la finale du radical est une voyeUe^ elle reste partout intacte, ce qui a lieu dans un certain nombre de verbes de la 1*^ conjugaison, comme cré-ery pri-er^ tu-er, lou-er^ et dans les seuls verbes rire^ conclure et exdure de la 4* : cré-ions^ pri-ions, tu-ions, la^ionSj ri-ions^ condu^^ons^ etc.

4. La voydle radicale peut être atteinte dans les verbes irréguliers de trois manières différentes :

a) Comme en français un mot ne peut pas se terminer par drax syllabes muettes consécutives, on rend sonore le e muet du radical devant toute terminaison atone soit en lui donnant Taccent grave, soit en doublant la consonne qui suit : mener, jemèn^eijder^jej^'e; nom prenons, qt^il prenn-e, etc.

C'est pour la même raison que le e muet de la 1. S. du présent devient sonore et prend Taccent aigu dans la forme interrôgative : Aimé^? eueSU-jé? Il en est de même dans : Eussejel dussi-je! mmije! (§ 50).

h) Dans les verbes mourir ^ pouvoir, mouvoir, voulidr^ devoir, tenir, venir ^ seoir et asseoir^ la voyelle radicale se diphtongue, ou en au, « en oi ou ia, quand elle est accentuée, c'est-i-dire que Faccent tonique, tombe sur le radical et non pas sur la terminaison, ce qui a lieu aux trois personnes du singulier et à la troisième personne du pluriel du présent de Tindicatif, de l'impératif et du subjonctif^ comme mourir^ qui fait au présent de l'indicatif : Je meiurs^ tu maura, il meurf, nous nwuronSj vous mourez, ils meurent] vouloir, qui fait au présent du subjonctif : que je vexïiUe, tu veuilles, U vauîKe, nous voulions, tous vouliez, ils veuillent.

Le radical buv- (originairement bev-) change de même u eu oî quand il est accentué : je bois, que je boive, etc.

n y a encore les verbes savoir et avoir qui changent a en ai dans certaines formes accentuées ou même atones : je sais, tu seis, il seit;fei^ qi^U Bit, ayant, j^tc.

c) Aux temps du passé (prétérit, imparfait du subjonctif et participe passé), dont la fiexion distingue proprement les verbes irréguliers des verbes réguliers, la voyelle radicale peut se contracter avec la voyelle de la terminaison, je dis-(m, je di-8, ou s'élider complètement,^ lis-ais, j^ l-us.

Lt contraction des veiiies irrégoliers au prétérit explique les homonymies suivantes : il pUU de pleuiMnr et U pUut de plài^re (plais-re) ; il cr-ut de eroi-re et il er-if I de croiirê (crois-t-re).

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