‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 179 sur 409 · VBRBES RÉGULIERS EN RE · texte numérisé non relu

VBRBES RÉGULIERS EN RE

Vaincre. Le c final rejette le f à la 3. S. du présent et il se change en qu devant toute voyelle autre que u : Vain-quant. Je vaincSj il vainc^ nous vainquons^ etc. Vaincs^ vainquofis^ vainquez. Que je vainque. Je vainquais^ 'nous vainquions^ etc. Je vainquis. Que je vainquisse. Vaincu, Je vaifwrai. Je vaincrais. Le S. du présent et l'imparfait de l'indicatif sont peu usités : // chasse Vennemiy il vainc sur mer^ il vainc sur ferre (La Br.). Il les convainc par ses expé)'iences (Flécli.).

Vaincre dérive du latin vincére.

Suivre. Le participe prend i au lieu de u : Stmant, Je suisj il suit, nous suivons, etc. SuiSj suivons^ suivez. Que je suive. Je suivais. Je suivis. Que je suivisse. Suivi, Je suivrai. Je suivrais.

Suivre dérive de sequëre, forme \ailgaire du déponent sequi^ moyennant la consonnification de u en v et la mutation de ë en i et en ut (seqvere, severe, sev're, eivre, suivre). Ce verbe fait son participe en i, comme s'il appartenait à la coi\jagaison en ir^ à laquelle on le rapportait souvent dans l'ancienne langue, ainsi que le prouvent les fonnes suivir, sievir.

Coudre. La finale est s faible. On intercale entre 8 et r un d (caus'd-re) qu'un usage capricieux a conserv^é au S. du présent : Constant, Je couds, il coud, nûus cousons, etc. Couds, causons^ cousez. Que je couse. Je cousais. Je cousis. Que je cousisse. Cousu. Je coudrai. Je coudrais.

Coudre, anciennement cousdrey est venu du latin consuére, qui est déjà cogère au VIII* siècle, d*où ca8*re et, par Tintercalation d'un d euphonique, cofhd^ re, et enfin cou-d-re. Le participe passé, bien qu'il soit en u, est régulièrement dérivé du latin classique consutum.

Naître. Le radical est naiss- ou fuiis' dont la finale est un s fort; on intercale t entre s et r ; naître pour nais-t-re, d'oiije naîtrai, je naîtrais; devant t, la finale s est remplacée par un accent circonfiexe sur le / qui précède. Naître a au prétérit un second radical naqu- : Naiss-afit, Je nais, il imît, nous naissons, etc. Nais, naissons, naissez. Que je naisse. Je naissais. Je naquis (autrefois nasquis). Que je JMquisse. Le participe est né, — Le composé renaître n'est pas déffectif et il est usité même aux temps composés : // est rené à Vespérance, Les mélodieuses colotnbes renées dans le chant de Vhofmne (Mich.).

Naître, anciennement naistre, vient de nascêre, forme du latin vulgaire pour naaci; la finale s représente 8C latin (nasc're, nas're, d'où, par l'interc^lation d'un t euphonique et la mutation de a en a», nais-t-re et naître). La forme barbare nascivi donna l'ancien français nasqui, aujourd'hui naquis. Né est formé régulièrement de la forme forte natum.

Titre, c'est-à-dire fis-We. Ce verbe subsiste à côté de la forme moderne tisser, mais seulement au participe tissu et aux temps composés. Pour les autres temps, on emploie le verbe tisser, dont on ne se sert qu'au sens propre. Ainsi on peut dire également il a tissu ou tissé cette étoffe, mais on dira // a tissu (et

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